Que peut-on reprocher à cet album ? De ne pas traiter un sujet grave avec gravité? De ne pas fustiger les responsables de cette tuerie ? De ne pas dénoncer, avec le recul, l'absurdité de cette guerre ?
Mais Dumontheuil fait tout cela, et à merveille. Ce pauvre Simon ne comprend rien à ce qui lui arrive, un peu comme tous les pauvres gars qu'on envoie au casse-pipe pour défendre des intérêts qui ne sont pas les leurs ou pour des raisons qu'ils ne comprennent pas vraiment.
Ici l'auteur passe au crible toutes les raisons qui emmènent à ce genre de situation, étudie les comportements, sans pour autant juger les protagonistes. Et à regarder les choses en face, il y a de quoi devenir fou.
Le pauvre Simon en vient à se demander s'il n'aurait pas mieux valu mourir à son heure que de devenir cet espèce de personnage conceptuel, ce soldat inconnu de son vivant.
La Der des Ders, quelle rigolade ! Rien n'a vraiment changé depuis...
Bravo Monsieur Dumontheuil.
Un album surprenant car on ne s’attend vraiment pas au départ à quelque chose de si réussi, en tout cas en ce qui me concerne.
Les décors sont plantés sur la vieille Russie des Tsars, les paysages sauvages sont admirablement mis en images par un dessin utilisant des dilutions de noir pour la mise en couleur. C’est visuellement agréable même si les personnages sont eux un peu figés.
L’histoire, elle, est finalement assez cynique et très bien amenée.
J’ai vraiment aimé la lecture de cet album et je ne peux seulement regretter qu’il se lise si vite.
Peintre, dessinateur, fana d'aviation et de BD, j'applaudis des deux mains à l'arrivée de Romain Hugault dans le monde de la BD aéronautique.
Que dire d'autre, si ce n'est : Que c'est beau !
Chaque vignette pourrait être un tableau indépendant.
Son style, ajouté aux scénarios de Hautière, ne doit pas faire oublier les grands classiques comme Buck Danny, Missions Kimono, Tanguy et Laverdure, ou autre.
Tout comme la série Fox One, ces auteurs apportent une touche nouvelle à un genre qui n'est plus autant prisé de nos jours que dans les années "Pilote", et cette relance est bénéfique pour les amateurs que nous sommes.
Le monde de l'aviation est plus vaste que l'on ne pourrait le penser, et Romain vient d'ouvrir une des portes disponibles, avec un grand talent.
Cet avis aurait pu être posté, avec les mêmes termes, pour son premier album : Le Dernier Envol.
Raymond
Vasco, comme Jhen, m'enchante par ses aventures.
Dessinateur et peintre, je me régale du dessin, que certains critiquent justement pour son classissisme.
Je n'ai pu m'empêcher de reprendre à mon compte l'avis de Nijal, qui exprime, quasiment mot pour mot, le plaisir et les critiques (rares) que m'inspirent cette série.
"Voilà une grande BD historique ! Dans la lignée d'"Alix", "Vasco" nous entraîne dans un monde troublé où déjà l'argent et le pouvoir, au gré des événements historiques, mènent les destinées. Il est vrai que cette BD n'est pas exempte de critiques : on lui reproche souvent des aventures trop rocambolesques, des personnages mollassons et sans saveur. Mais cela empêche-t-il de vibrer lors d'aventures dépaysantes qui nous entraînent aux quatre coins de l'Europe médiévale, mais qui nous rappellent étrangement notre époque, loin de tout romantisme ? Certes les épisodes de la série sont inégaux en qualité, mais quelques perles comme "la bête" ou "la Byzantine" nous réjouissent. Et que dire du dessin, dans la lignée classique de la grande bd franco-belge. Rien que les châteaux-forts et les villes valent le détour ! Quelle précision, quelle minutie !
Il y a néanmoins des critiques louables : soyons sincères, il est vrai que les personnages ne sont pas remarquables par leur expression, et surtout, l'auteur peine, souvent mais pas toujours, à insuffler à l'histoire ce genre d'action qui nous laisse en haleine.
Je comprends bien que cette BD ne peut pas plaire à tout le monde, néanmoins je la conseille à tout les amateurs d'histoire, et autres ! "
Ca fait toujours plaisir de rencontrer quelqu'un qui a une telle similitude de jugement.
Raymond
Fan des histoires racontées par Jacques Martin, j'avoue que j'aime assez les aventures de Jhen !
Dès le départ, le dessin de ces albums évoqua pour moi les enluminures des ouvrages médiévaux, et le dessinateur qui sommeille en moi s'est rué sur ces albums.
Le contexte, tout comme dans la série Vasco, nous emmène dans un monde médiéval encore peu connu, et devient de ce fait très distrayant.
Peu importe que Jhen sois un héros sans défauts, on se laisse mener dans son univers sans trop se poser de questions, et cela suffit pour passer un bon moment.
Enfin, contrairement à Alix et Lefranc, la série n'a pas encore eu le temps de (mal) vieillir, et donc chaque nouvel album se révèle une bonne surprise.
Raymond
Très belle série !
"Courtney Crumrin" est tout simplement l'une de mes séries préférées dans la catégorie fantastique/horreur. Enfin, horreur est un bien grand mot, puisqu'il ne s'y passe au final pas grand-chose de violent. Ce serait même des histoires à raconter au coin du feu à ses petits-enfants...
Le personnage de Courtney Crumrin est pour moi l'un des plus intéressants du genre. C'est une petite fille intrépide, décalée, délurée, mais en même temps une petite fille qui a besoin de se sentir aimée, non seulement par ses parents, mais aussi ses camarades, ses professeurs...
Et contre toute attente, la personne qui va lui apporter le plus d'attention est son grand-oncle, Aloysius, un sorcier désabusé, dont le coeur fond face au mal de vivre de cette pré-adolescente.
Le trait de Naifeh est splendide, c'est un maître du noir et blanc, et j'adore ses monstres, en particulier Tommy le décharné. Ses décors du Royaume de la Nuit sont vertigineux, on pourrait passer des heures à les décortiquer.
A noter que dans cette intégrale se trouvent des hommages de la nouvelle garde française : Yigaël, Griffon, Dutto, Ribet, Nhieu, et même Jason et Trondheim !
Adapter le roman d'Evangelisti était un pari risqué ; un pari que Zentner et Sala ont relevé avec enthousiasme et réussi avec un brio certain.
La trame historique, l'enquête policière, le surnaturel et la science-fiction se mêlent dans une série de très bonne tenue.
J'avoue néanmoins que, passionné d'époque médiévale, les planches consacrées à cette période sont bien plus passionnantes que celles empruntes de science-fiction.
Mais ces tomes sont néanmoins très bien marqués de cet univers froid, sombre et angoissant qui rappelle le célèbre "Nom de la Rose".
Le graphisme ?... un "toilé" qui m'a été rébarbatif au début. Mais j'ai appris à l'apprécier par ces ambiances qu'il dégage, ce mélange de tons qui en font une colorisation "à part". Et puis... quelles gueules, ces personnages !...
Très bonne série.
Mirabelle ?... une héroïne pas trop connue. Et c'est bien dommage...
J'ai vraiment apprécié ce concept de découvrir "l'autre" au travers du regard d'un enfant. Car tout ce que Mirabelle voit au travers de ses yeux n'est pas sans évoquer nos étonnements, nos a priori, nos enthousiasmes aussi face au continent africain.
Peultier ici réussit une bien belle et "mignonne" série, d'une belle finesse, sans misérabilisme.
Il a réussi à me faire passer un réel message d'amitié et de tolérance avec humour et élégance. Une jolie réussite due aussi à un graphisme élégant, lisible, aérien parfois.
Vivre la vie et les sentiments de Mirabelle, c'est -pour le lecteur- l'occasion de découvrir "l'autre"... et de l'apprécier. Pourquoi ne pas essayer ?...
"La Graine de Folie" est une série des plus rocambolesques que je connaisse.
Le scénario est assez bizarre, le premier tome nous plonge dans une ambiance fantastique d'elfes, de reines, de personnages en tout genre. Par contre le 2 et le 3 sont assez spéciaux, l'intrigue se perd dans des carcans, mais où on va... Le tome 4 est excellent, la fin révèle le jeu qui se déroule à deux niveaux avec un point commun remarquable.
Le dessin est très particulier, c'est quitte ou double, on n'aime pas, on adore. Dans les deux cas, il faut avouer que les dessins et les couleurs (importantes aussi) sont remarquables.
Au niveau des découpages, mouais, bon, un peu de mal à suivre à certains moments, les dessins enchevêtrés troublent une lecture classique.
Enfin, les textes qui passent d'un langage commun à soutenu ou au contraire à vulgaire dans les moments d'action. J'aime assez le mélange des genres et je pense qu'ils collent bien à la scène.
Alors, je la conseille aux avertis quand même, ou à ceux qui veulent découvrir autre chose, si vous êtes curieux, pourquoi ne pas essayer (mais il faut la lire jusqu'au bout, la fin est excellente).
Superbe diptyque magnifiquement dessiné. Le scénario semble intemporel, cette BD passera au delà des modes. C'est frais, accessible et original. A découvrir, apprécier et ranger dans sa bibliothèque ;-)
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Le Roi cassé
Que peut-on reprocher à cet album ? De ne pas traiter un sujet grave avec gravité? De ne pas fustiger les responsables de cette tuerie ? De ne pas dénoncer, avec le recul, l'absurdité de cette guerre ? Mais Dumontheuil fait tout cela, et à merveille. Ce pauvre Simon ne comprend rien à ce qui lui arrive, un peu comme tous les pauvres gars qu'on envoie au casse-pipe pour défendre des intérêts qui ne sont pas les leurs ou pour des raisons qu'ils ne comprennent pas vraiment. Ici l'auteur passe au crible toutes les raisons qui emmènent à ce genre de situation, étudie les comportements, sans pour autant juger les protagonistes. Et à regarder les choses en face, il y a de quoi devenir fou. Le pauvre Simon en vient à se demander s'il n'aurait pas mieux valu mourir à son heure que de devenir cet espèce de personnage conceptuel, ce soldat inconnu de son vivant. La Der des Ders, quelle rigolade ! Rien n'a vraiment changé depuis... Bravo Monsieur Dumontheuil.
Kizilkum
Un album surprenant car on ne s’attend vraiment pas au départ à quelque chose de si réussi, en tout cas en ce qui me concerne. Les décors sont plantés sur la vieille Russie des Tsars, les paysages sauvages sont admirablement mis en images par un dessin utilisant des dilutions de noir pour la mise en couleur. C’est visuellement agréable même si les personnages sont eux un peu figés. L’histoire, elle, est finalement assez cynique et très bien amenée. J’ai vraiment aimé la lecture de cet album et je ne peux seulement regretter qu’il se lise si vite.
Au-delà des nuages
Peintre, dessinateur, fana d'aviation et de BD, j'applaudis des deux mains à l'arrivée de Romain Hugault dans le monde de la BD aéronautique. Que dire d'autre, si ce n'est : Que c'est beau ! Chaque vignette pourrait être un tableau indépendant. Son style, ajouté aux scénarios de Hautière, ne doit pas faire oublier les grands classiques comme Buck Danny, Missions Kimono, Tanguy et Laverdure, ou autre. Tout comme la série Fox One, ces auteurs apportent une touche nouvelle à un genre qui n'est plus autant prisé de nos jours que dans les années "Pilote", et cette relance est bénéfique pour les amateurs que nous sommes. Le monde de l'aviation est plus vaste que l'on ne pourrait le penser, et Romain vient d'ouvrir une des portes disponibles, avec un grand talent. Cet avis aurait pu être posté, avec les mêmes termes, pour son premier album : Le Dernier Envol. Raymond
Vasco
Vasco, comme Jhen, m'enchante par ses aventures. Dessinateur et peintre, je me régale du dessin, que certains critiquent justement pour son classissisme. Je n'ai pu m'empêcher de reprendre à mon compte l'avis de Nijal, qui exprime, quasiment mot pour mot, le plaisir et les critiques (rares) que m'inspirent cette série. "Voilà une grande BD historique ! Dans la lignée d'"Alix", "Vasco" nous entraîne dans un monde troublé où déjà l'argent et le pouvoir, au gré des événements historiques, mènent les destinées. Il est vrai que cette BD n'est pas exempte de critiques : on lui reproche souvent des aventures trop rocambolesques, des personnages mollassons et sans saveur. Mais cela empêche-t-il de vibrer lors d'aventures dépaysantes qui nous entraînent aux quatre coins de l'Europe médiévale, mais qui nous rappellent étrangement notre époque, loin de tout romantisme ? Certes les épisodes de la série sont inégaux en qualité, mais quelques perles comme "la bête" ou "la Byzantine" nous réjouissent. Et que dire du dessin, dans la lignée classique de la grande bd franco-belge. Rien que les châteaux-forts et les villes valent le détour ! Quelle précision, quelle minutie ! Il y a néanmoins des critiques louables : soyons sincères, il est vrai que les personnages ne sont pas remarquables par leur expression, et surtout, l'auteur peine, souvent mais pas toujours, à insuffler à l'histoire ce genre d'action qui nous laisse en haleine. Je comprends bien que cette BD ne peut pas plaire à tout le monde, néanmoins je la conseille à tout les amateurs d'histoire, et autres ! " Ca fait toujours plaisir de rencontrer quelqu'un qui a une telle similitude de jugement. Raymond
Jhen (Xan)
Fan des histoires racontées par Jacques Martin, j'avoue que j'aime assez les aventures de Jhen ! Dès le départ, le dessin de ces albums évoqua pour moi les enluminures des ouvrages médiévaux, et le dessinateur qui sommeille en moi s'est rué sur ces albums. Le contexte, tout comme dans la série Vasco, nous emmène dans un monde médiéval encore peu connu, et devient de ce fait très distrayant. Peu importe que Jhen sois un héros sans défauts, on se laisse mener dans son univers sans trop se poser de questions, et cela suffit pour passer un bon moment. Enfin, contrairement à Alix et Lefranc, la série n'a pas encore eu le temps de (mal) vieillir, et donc chaque nouvel album se révèle une bonne surprise. Raymond
Courtney Crumrin
Très belle série ! "Courtney Crumrin" est tout simplement l'une de mes séries préférées dans la catégorie fantastique/horreur. Enfin, horreur est un bien grand mot, puisqu'il ne s'y passe au final pas grand-chose de violent. Ce serait même des histoires à raconter au coin du feu à ses petits-enfants... Le personnage de Courtney Crumrin est pour moi l'un des plus intéressants du genre. C'est une petite fille intrépide, décalée, délurée, mais en même temps une petite fille qui a besoin de se sentir aimée, non seulement par ses parents, mais aussi ses camarades, ses professeurs... Et contre toute attente, la personne qui va lui apporter le plus d'attention est son grand-oncle, Aloysius, un sorcier désabusé, dont le coeur fond face au mal de vivre de cette pré-adolescente. Le trait de Naifeh est splendide, c'est un maître du noir et blanc, et j'adore ses monstres, en particulier Tommy le décharné. Ses décors du Royaume de la Nuit sont vertigineux, on pourrait passer des heures à les décortiquer. A noter que dans cette intégrale se trouvent des hommages de la nouvelle garde française : Yigaël, Griffon, Dutto, Ribet, Nhieu, et même Jason et Trondheim !
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Adapter le roman d'Evangelisti était un pari risqué ; un pari que Zentner et Sala ont relevé avec enthousiasme et réussi avec un brio certain. La trame historique, l'enquête policière, le surnaturel et la science-fiction se mêlent dans une série de très bonne tenue. J'avoue néanmoins que, passionné d'époque médiévale, les planches consacrées à cette période sont bien plus passionnantes que celles empruntes de science-fiction. Mais ces tomes sont néanmoins très bien marqués de cet univers froid, sombre et angoissant qui rappelle le célèbre "Nom de la Rose". Le graphisme ?... un "toilé" qui m'a été rébarbatif au début. Mais j'ai appris à l'apprécier par ces ambiances qu'il dégage, ce mélange de tons qui en font une colorisation "à part". Et puis... quelles gueules, ces personnages !... Très bonne série.
Mirabelle
Mirabelle ?... une héroïne pas trop connue. Et c'est bien dommage... J'ai vraiment apprécié ce concept de découvrir "l'autre" au travers du regard d'un enfant. Car tout ce que Mirabelle voit au travers de ses yeux n'est pas sans évoquer nos étonnements, nos a priori, nos enthousiasmes aussi face au continent africain. Peultier ici réussit une bien belle et "mignonne" série, d'une belle finesse, sans misérabilisme. Il a réussi à me faire passer un réel message d'amitié et de tolérance avec humour et élégance. Une jolie réussite due aussi à un graphisme élégant, lisible, aérien parfois. Vivre la vie et les sentiments de Mirabelle, c'est -pour le lecteur- l'occasion de découvrir "l'autre"... et de l'apprécier. Pourquoi ne pas essayer ?...
La Graine de Folie
"La Graine de Folie" est une série des plus rocambolesques que je connaisse. Le scénario est assez bizarre, le premier tome nous plonge dans une ambiance fantastique d'elfes, de reines, de personnages en tout genre. Par contre le 2 et le 3 sont assez spéciaux, l'intrigue se perd dans des carcans, mais où on va... Le tome 4 est excellent, la fin révèle le jeu qui se déroule à deux niveaux avec un point commun remarquable. Le dessin est très particulier, c'est quitte ou double, on n'aime pas, on adore. Dans les deux cas, il faut avouer que les dessins et les couleurs (importantes aussi) sont remarquables. Au niveau des découpages, mouais, bon, un peu de mal à suivre à certains moments, les dessins enchevêtrés troublent une lecture classique. Enfin, les textes qui passent d'un langage commun à soutenu ou au contraire à vulgaire dans les moments d'action. J'aime assez le mélange des genres et je pense qu'ils collent bien à la scène. Alors, je la conseille aux avertis quand même, ou à ceux qui veulent découvrir autre chose, si vous êtes curieux, pourquoi ne pas essayer (mais il faut la lire jusqu'au bout, la fin est excellente).
L'Autre Monde
Superbe diptyque magnifiquement dessiné. Le scénario semble intemporel, cette BD passera au delà des modes. C'est frais, accessible et original. A découvrir, apprécier et ranger dans sa bibliothèque ;-)