Superbe tome d'ouverture pour ce triptyque. Graphiquement c'est époustouflant.
Cela demande une lecture posée tant certaines cases regorgent de détails.
L'histoire est rondement menée, elle est assez classique mais son traitement en fait une BD très agréable à lire. J'attendrai donc avec impatience la suite de cette série.
L'essai reste à transformer sur la suite...
"Astérix", un grand classique. A lire absolument. De 7 à 77 ans (et même plus), chaque génération y trouvera son compte :
- Les plus jeunes sauront apprécier l’aventure et les gags ;
- Les ados, découvriront les jeux de mots, les anachronismes et les caricatures hilarantes ;
- Et les plus anciens y trouveront une satire de la politique et de la vie moderne.
Les dessins d’Uderzo sont splendides, bien que les personnages changent un peu d’apparence au fils des premiers albums. Les scénarii de Goscinny sont grandioses, humour et aventure garantie. A la mort de ce dernier, c’est Uderzo qui endosse les deux casquettes. Beaucoup disent que l’histoire a perdu en qualité depuis. Moi, je ne suis tout à fait d’accord car les albums suivants : "Le grand fossé", "Le fils d’Astérix" et "Astérix chez Rahazade" font aussi partis de mes préférés. Je dirai donc que Goscinny est irremplaçable mais Uderzo s’en sort extrêmement bien.
Mon album préféré est: "Astérix en Corse".
Encore une fois comme pour Sin City, une fois n’est pas coutume, c’est l’adaptation cinématographique qui m’a poussé à lire "300", et grand bien m’en a pris.
L’histoire dépeint la bataille des Thermopyles menée par le roi de Sparte, Léonidas, accompagné de ses 300 soldats contre l’envahisseur Perse. Miller réécrit l’Histoire avec un grand H, en prenant certaines libertés et en y apportant une dimension fantastique et théâtrale. Là où le récit est le plus fort, et où l’auteur est talentueux, c’est dans sa manière de retranscrire et de faire passer l’émotion et l’état d’esprit des Spartiates, inflexibles et déterminés jusqu’à la mort. Au départ on peut s’attendre à un affrontement basique bien manichéen, mais en grattant un chouya, on y découvre des thèmes, tel que le totalitarisme, la démocratie... Et contrairement à ceux qui y voient une sorte d’apologie du totalitarisme-démocratique :S face à l’axe du mal, moi, j’y vois une réflexion, voire une satire.
Le dessin brut de décoffrage de Miller est superbe. Son cadrage et ses prises de vue donne le tournis, c’est renversant. Ce format à l’italienne, assez rare en comics, donne aux planches une lecture assez atypique et dépaysante, passant de gigantesques cases à de minuscules vignettes, c’est du grand art.
Les couleurs de Varley, ne sont pas en reste, parfaitement en harmonie avec le dessin et l’ambiance. Sa palette de couleurs est à la fois très sombre et terne avec une très légère pointe d’exotisme. J’aime particulièrement la façon dont ressort le rouge, ça frappe l’œil mais ce n’est ni vulgaire ni criard, idem pour l’application des textures. Chapeau.
Pour tous ceux qui en ont marre du quotidien gris et brouillé, voici une perle de poésie et d'humanisme.
"Broussaille", c'est d'abord une atmosphère.
Une atmosphère authentique, féérique, qui tient beaucoup, il est vrai, au talent graphique de Frank Pé. Celui-ci, sans être révolutionnaire, est ce qui se fait de mieux en ligne claire franco-belge. Les histoires sont vraiment très sympas.
Mes albums préférés sont "Les Sculpteurs de lumière" et "La Nuit du Chat", pour toute la poésie qui s'en dégage...
A LIRE ABSOLUMENT !
Après Aldébaran, la suite est tout à fait à la hauteur. L'essentiel de mon avis reprendra celui de la première série.
Par contre la propension de Leo à placer du sexe sans raison est un peu agaçante. Et la fin du cycle ressemble à Beverly Hills. Dommage, car Leo a bien digéré ses lectures SF et construit un méta-cycle qui pourrait être placé tout en haut.
On retiendra cependant le superbe dessin qui donne un véritable cachet, unique, à la série.
Une fresque très ambitieuse ayant pour but de reconstituer toute la "matière de Bretagne", sans reprendre les détournements de Chrétien de Troyes.
Même si la densité d'information contenue dans chaque album est proprement gigantesque, le raffinement du trait et le travail effectué en amont par David Chauvel, le scénariste, en font une oeuvre tout à fait à part dans la production BD actuelle, à classer auprès des grands classiques des légendes arthuriennes.
Attention cependant, le dessin ne plaira pas à tout le monde, je conseille donc de feuilleter et d'en lire des extraits avant de se jeter dessus ou même de l'acheter.
"Le chant des Malpas", une ballade champêtre fantastique...
Boisserie nous dévoile l’histoire d’une jeune villageoise qui, frappée par la foudre, acquiert le pouvoir de guérir tous les maux de ses concitoyens en chantant. Ce don du ciel attire la convoitise et tout le monde veut s’octroyer ses soins en s’accaparant la jeune fille. Ajoutez à cela un complot politique pour s’emparer du trône, un mousquetaire et un cardinal tout droit sortis de l’œuvre de Dumas, le tout se déroulant à une période non définie hors de notre Histoire, et vous obtenez ce petit (enfin pas loin de 70 pages tout de même) one shot sympathique, sans grande ambition mais fort divertissant.
C’est un petit peu long à se mettre en place mais ça reste tout de même bien rythmé. Petit défaut, -le happy end-, arrive sans prévenir et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Non pas que j’aurais souhaité une fin différente mais juste moins abrupte, mieux amenée dans le dernier quart. Le tandem entre le mousquetaire volage et le valet bonne conscience est bien écrit et plutôt drôle.
Les dessins de Bara sont tout bonnement superbes. Je pense sans trop me tromper que le trait de Loisel est une de ses inspirations. Ces gueules cassés, anguleuses et crochues ; ces femmes rondes (pas toutes) ; et cette façon de faire du beau avec du moche et du vieillot, me conforte dans cette idée. Vous noterez aussi la forme des phylactères avec leurs queues zigzagantes caractéristiques du style Loisel (Il n’est pas le seul à avoir repris ça, et c’est plutôt une bonne chose vu que c’est bien plus vivant et plus chouette qu’un truc tout rectiligne). Attention, je parle bien d’inspiration et pas de pâle copie. Par exemple son encrage est bien plus épais et l’ensemble plus épuré. Si l’histoire ne vous tente pas, jetez au moins un coup d’œil pour le dessin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes.
Les couleurs de Champion magnifient encore plus le dessin. Ces tons brunâtres et verdâtres (dit comme ça, ça peut faire peur, mais il y a pas de quoi) sont parfaits. Les paysages rendent particulièrement bien : de belles petites cartes postales bucoliques.
J’ai longtemps hésité entre 3 et 4 pour la note mais le dessin magnifique a fait pencher ma balance sur le 4.
"Carthago" Tin Din Tin Din Tin Din Tin ... ♪♫♪♫ [Musique de John Williams pour ceux qui n'auraient pas reconnu ^^]
Après Sanctuaire, Bec replonge dans les profondeurs océaniques, mais cette fois c’est en tant que scénariste qu’il s’atelle à la tâche. Bien que le milieu soit identique, le propos est totalement différent, l’ambiance beaucoup moins sombre, et le fantastique a disparu (Bon il y a bien cette petite fille qui semble avoir des dons de divination, mais ça n’a pas l’air, jusque-là, de peser très fort sur l’histoire). L’intrigue porte sur la découverte secrète plus ou moins récente d’un mégalodon, gigantesque requin préhistorique censé avoir disparu depuis des milliers d’années. Tous les protagonistes cherchent chacun à leur manière de se saisir du(/des) bestiau(x). Une poignée de scientifiques alliés à une fondation écologique secrète plus ou moins extrémiste veut étudier le mégalodon. Un groupe industriel puissant avec un directeur énigmatique veut étouffer l’affaire. Et un riche collectionneur associé à un mercenaire veut le capturer.
Ce premier tome est seulement une mise en place de la base des péripéties à venir avec la présentation de tous les personnages et de leurs intentions, le tout exposé par des sauts dans le temps plus moins ou longs (pas toujours linéaires) en partant de l’époque du Miocène à aujourd’hui. C’est très hollywoodien, comme au début d’un grand film d’aventure où l’on zappe d’un personnage à l’autre tout en introduisant le sujet dans le temps et l’espace. C’est diablement efficace et très prenant, quand on arrive à la fin de l’album, on est très frustré de ne pas avoir la suite et le vrai commencement de l’histoire.
Les dessins de Henninot sont bons. Son trait est réaliste et moderne. Rien de grave, je chipote mais je trouve les visages féminins un chouya trop épurés/lisses. Les planches sont biens orchestrées, le cadrage est intéressant, j’ai encore en tête la scène où le requin attaque le catamaran, nickel. De très belles cases bien détaillées sur certains paysages et architectures qui font presque regretter le vide du fond d’autres vignettes. La couverture est superbe.
Les couleurs de Rieu collent à l’ambiance et au dessin, tantôt sombres, tantôt lumineuses. En somme, elles font bien leur job, sans esbroufe ni facilité.
Hé bien moi, je l'ai bien aimée cette série !
J'adore ces bolides futuristes et toutes les autres sortes de machines présentent dans la série. Les dessins sont bien colorisés. Et le scénario n'est pas si mauvais que ça.
Je ne connais pas l'univers de Golden City mais je ne pense pas que je vais le lire car c'est bien cette histoire de course autour du monde qui m'a plu.
Certains trouvent les méchants ridicules. Et bien pas moi, ils ont bel et bien des motifs contre le jeune Daytona ou contre M. Styler.
Si je cherche un défaut à la série, je dirais que les histoires qui se déroulent en parallèle ont quand même du mal à se recouper. Il y a quatre tomes et seulement trois déjà parus, donc je pense que le dernier tome sera riche en action et en dénouement.
Finalement, bonne série. Très beaux dessins, machines démentes, héros attachant...
...et que de jolies filles...
J’ai immédiatement été séduit par l’univers original de cette série. On est en 1864, pourtant les bateaux – par exemple - sont tous droit sortis d’un futur encore très lointain. Ce mélange est superbement réussi. Un des personnages est Victor Hugo en personne, d’ailleurs une partie de l’action se passe dans sa maison, tandis qu’un autre est tout simplement Gavroche. Génial !
Et cette déformation de la guerre de sécession à grands coups de chars d’assauts, c’est très bon…
Tout ça est en plus vraiment très bien illustré. Un trait fin pour un dessin réaliste et précis comme je les aime. Les couleurs ne sont pas en reste. L’ensemble est très coloré, parfois un peu flashy mais j’ai beaucoup aimé.
L'intrigue est, elle, moins originale. Par contre très efficace : Une bonne dose d’aventure, pas mal d’action, quelques rebondissements sympas. On ne s’ennuie pas une minute, tout à fait le genre de série qui me plaît.
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Siegfried
Superbe tome d'ouverture pour ce triptyque. Graphiquement c'est époustouflant. Cela demande une lecture posée tant certaines cases regorgent de détails. L'histoire est rondement menée, elle est assez classique mais son traitement en fait une BD très agréable à lire. J'attendrai donc avec impatience la suite de cette série. L'essai reste à transformer sur la suite...
Astérix
"Astérix", un grand classique. A lire absolument. De 7 à 77 ans (et même plus), chaque génération y trouvera son compte : - Les plus jeunes sauront apprécier l’aventure et les gags ; - Les ados, découvriront les jeux de mots, les anachronismes et les caricatures hilarantes ; - Et les plus anciens y trouveront une satire de la politique et de la vie moderne. Les dessins d’Uderzo sont splendides, bien que les personnages changent un peu d’apparence au fils des premiers albums. Les scénarii de Goscinny sont grandioses, humour et aventure garantie. A la mort de ce dernier, c’est Uderzo qui endosse les deux casquettes. Beaucoup disent que l’histoire a perdu en qualité depuis. Moi, je ne suis tout à fait d’accord car les albums suivants : "Le grand fossé", "Le fils d’Astérix" et "Astérix chez Rahazade" font aussi partis de mes préférés. Je dirai donc que Goscinny est irremplaçable mais Uderzo s’en sort extrêmement bien. Mon album préféré est: "Astérix en Corse".
300
Encore une fois comme pour Sin City, une fois n’est pas coutume, c’est l’adaptation cinématographique qui m’a poussé à lire "300", et grand bien m’en a pris. L’histoire dépeint la bataille des Thermopyles menée par le roi de Sparte, Léonidas, accompagné de ses 300 soldats contre l’envahisseur Perse. Miller réécrit l’Histoire avec un grand H, en prenant certaines libertés et en y apportant une dimension fantastique et théâtrale. Là où le récit est le plus fort, et où l’auteur est talentueux, c’est dans sa manière de retranscrire et de faire passer l’émotion et l’état d’esprit des Spartiates, inflexibles et déterminés jusqu’à la mort. Au départ on peut s’attendre à un affrontement basique bien manichéen, mais en grattant un chouya, on y découvre des thèmes, tel que le totalitarisme, la démocratie... Et contrairement à ceux qui y voient une sorte d’apologie du totalitarisme-démocratique :S face à l’axe du mal, moi, j’y vois une réflexion, voire une satire. Le dessin brut de décoffrage de Miller est superbe. Son cadrage et ses prises de vue donne le tournis, c’est renversant. Ce format à l’italienne, assez rare en comics, donne aux planches une lecture assez atypique et dépaysante, passant de gigantesques cases à de minuscules vignettes, c’est du grand art. Les couleurs de Varley, ne sont pas en reste, parfaitement en harmonie avec le dessin et l’ambiance. Sa palette de couleurs est à la fois très sombre et terne avec une très légère pointe d’exotisme. J’aime particulièrement la façon dont ressort le rouge, ça frappe l’œil mais ce n’est ni vulgaire ni criard, idem pour l’application des textures. Chapeau.
Broussaille
Pour tous ceux qui en ont marre du quotidien gris et brouillé, voici une perle de poésie et d'humanisme. "Broussaille", c'est d'abord une atmosphère. Une atmosphère authentique, féérique, qui tient beaucoup, il est vrai, au talent graphique de Frank Pé. Celui-ci, sans être révolutionnaire, est ce qui se fait de mieux en ligne claire franco-belge. Les histoires sont vraiment très sympas. Mes albums préférés sont "Les Sculpteurs de lumière" et "La Nuit du Chat", pour toute la poésie qui s'en dégage... A LIRE ABSOLUMENT !
Bételgeuse
Après Aldébaran, la suite est tout à fait à la hauteur. L'essentiel de mon avis reprendra celui de la première série. Par contre la propension de Leo à placer du sexe sans raison est un peu agaçante. Et la fin du cycle ressemble à Beverly Hills. Dommage, car Leo a bien digéré ses lectures SF et construit un méta-cycle qui pourrait être placé tout en haut. On retiendra cependant le superbe dessin qui donne un véritable cachet, unique, à la série.
Arthur
Une fresque très ambitieuse ayant pour but de reconstituer toute la "matière de Bretagne", sans reprendre les détournements de Chrétien de Troyes. Même si la densité d'information contenue dans chaque album est proprement gigantesque, le raffinement du trait et le travail effectué en amont par David Chauvel, le scénariste, en font une oeuvre tout à fait à part dans la production BD actuelle, à classer auprès des grands classiques des légendes arthuriennes. Attention cependant, le dessin ne plaira pas à tout le monde, je conseille donc de feuilleter et d'en lire des extraits avant de se jeter dessus ou même de l'acheter.
Le Chant des Malpas
"Le chant des Malpas", une ballade champêtre fantastique... Boisserie nous dévoile l’histoire d’une jeune villageoise qui, frappée par la foudre, acquiert le pouvoir de guérir tous les maux de ses concitoyens en chantant. Ce don du ciel attire la convoitise et tout le monde veut s’octroyer ses soins en s’accaparant la jeune fille. Ajoutez à cela un complot politique pour s’emparer du trône, un mousquetaire et un cardinal tout droit sortis de l’œuvre de Dumas, le tout se déroulant à une période non définie hors de notre Histoire, et vous obtenez ce petit (enfin pas loin de 70 pages tout de même) one shot sympathique, sans grande ambition mais fort divertissant. C’est un petit peu long à se mettre en place mais ça reste tout de même bien rythmé. Petit défaut, -le happy end-, arrive sans prévenir et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Non pas que j’aurais souhaité une fin différente mais juste moins abrupte, mieux amenée dans le dernier quart. Le tandem entre le mousquetaire volage et le valet bonne conscience est bien écrit et plutôt drôle. Les dessins de Bara sont tout bonnement superbes. Je pense sans trop me tromper que le trait de Loisel est une de ses inspirations. Ces gueules cassés, anguleuses et crochues ; ces femmes rondes (pas toutes) ; et cette façon de faire du beau avec du moche et du vieillot, me conforte dans cette idée. Vous noterez aussi la forme des phylactères avec leurs queues zigzagantes caractéristiques du style Loisel (Il n’est pas le seul à avoir repris ça, et c’est plutôt une bonne chose vu que c’est bien plus vivant et plus chouette qu’un truc tout rectiligne). Attention, je parle bien d’inspiration et pas de pâle copie. Par exemple son encrage est bien plus épais et l’ensemble plus épuré. Si l’histoire ne vous tente pas, jetez au moins un coup d’œil pour le dessin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Les couleurs de Champion magnifient encore plus le dessin. Ces tons brunâtres et verdâtres (dit comme ça, ça peut faire peur, mais il y a pas de quoi) sont parfaits. Les paysages rendent particulièrement bien : de belles petites cartes postales bucoliques. J’ai longtemps hésité entre 3 et 4 pour la note mais le dessin magnifique a fait pencher ma balance sur le 4.
Carthago
"Carthago" Tin Din Tin Din Tin Din Tin ... ♪♫♪♫ [Musique de John Williams pour ceux qui n'auraient pas reconnu ^^] Après Sanctuaire, Bec replonge dans les profondeurs océaniques, mais cette fois c’est en tant que scénariste qu’il s’atelle à la tâche. Bien que le milieu soit identique, le propos est totalement différent, l’ambiance beaucoup moins sombre, et le fantastique a disparu (Bon il y a bien cette petite fille qui semble avoir des dons de divination, mais ça n’a pas l’air, jusque-là, de peser très fort sur l’histoire). L’intrigue porte sur la découverte secrète plus ou moins récente d’un mégalodon, gigantesque requin préhistorique censé avoir disparu depuis des milliers d’années. Tous les protagonistes cherchent chacun à leur manière de se saisir du(/des) bestiau(x). Une poignée de scientifiques alliés à une fondation écologique secrète plus ou moins extrémiste veut étudier le mégalodon. Un groupe industriel puissant avec un directeur énigmatique veut étouffer l’affaire. Et un riche collectionneur associé à un mercenaire veut le capturer. Ce premier tome est seulement une mise en place de la base des péripéties à venir avec la présentation de tous les personnages et de leurs intentions, le tout exposé par des sauts dans le temps plus moins ou longs (pas toujours linéaires) en partant de l’époque du Miocène à aujourd’hui. C’est très hollywoodien, comme au début d’un grand film d’aventure où l’on zappe d’un personnage à l’autre tout en introduisant le sujet dans le temps et l’espace. C’est diablement efficace et très prenant, quand on arrive à la fin de l’album, on est très frustré de ne pas avoir la suite et le vrai commencement de l’histoire. Les dessins de Henninot sont bons. Son trait est réaliste et moderne. Rien de grave, je chipote mais je trouve les visages féminins un chouya trop épurés/lisses. Les planches sont biens orchestrées, le cadrage est intéressant, j’ai encore en tête la scène où le requin attaque le catamaran, nickel. De très belles cases bien détaillées sur certains paysages et architectures qui font presque regretter le vide du fond d’autres vignettes. La couverture est superbe. Les couleurs de Rieu collent à l’ambiance et au dessin, tantôt sombres, tantôt lumineuses. En somme, elles font bien leur job, sans esbroufe ni facilité.
Golden Cup
Hé bien moi, je l'ai bien aimée cette série ! J'adore ces bolides futuristes et toutes les autres sortes de machines présentent dans la série. Les dessins sont bien colorisés. Et le scénario n'est pas si mauvais que ça. Je ne connais pas l'univers de Golden City mais je ne pense pas que je vais le lire car c'est bien cette histoire de course autour du monde qui m'a plu. Certains trouvent les méchants ridicules. Et bien pas moi, ils ont bel et bien des motifs contre le jeune Daytona ou contre M. Styler. Si je cherche un défaut à la série, je dirais que les histoires qui se déroulent en parallèle ont quand même du mal à se recouper. Il y a quatre tomes et seulement trois déjà parus, donc je pense que le dernier tome sera riche en action et en dénouement. Finalement, bonne série. Très beaux dessins, machines démentes, héros attachant... ...et que de jolies filles...
Hauteville House
J’ai immédiatement été séduit par l’univers original de cette série. On est en 1864, pourtant les bateaux – par exemple - sont tous droit sortis d’un futur encore très lointain. Ce mélange est superbement réussi. Un des personnages est Victor Hugo en personne, d’ailleurs une partie de l’action se passe dans sa maison, tandis qu’un autre est tout simplement Gavroche. Génial ! Et cette déformation de la guerre de sécession à grands coups de chars d’assauts, c’est très bon… Tout ça est en plus vraiment très bien illustré. Un trait fin pour un dessin réaliste et précis comme je les aime. Les couleurs ne sont pas en reste. L’ensemble est très coloré, parfois un peu flashy mais j’ai beaucoup aimé. L'intrigue est, elle, moins originale. Par contre très efficace : Une bonne dose d’aventure, pas mal d’action, quelques rebondissements sympas. On ne s’ennuie pas une minute, tout à fait le genre de série qui me plaît.