Véritable coup de coeur, cet album est un petit bijou d'intelligence et de justesse. On suit la petite vie tranquille d'une jeune fille chez son papi et les scènes quotidiennes d'un petit village. Au fil de la lecture, on ne sait trop où l'auteur veut nous emmener, on sent l'atmosphère s'alourdir. Jusqu'au moment où apparaît une étrange silhouette accompagnée d'un enfant capuchonné, qui se baladent dans le village. Mais personne à part Luce ne semble les remarquer.
Ce qui se joue véritablement ici, c'est l'incompréhension de l'héroïne face à la mort. Son jeune âge ne lui permet pas de comprendre ce qu'est véritablement cette notion. Mais après tout, pour nous aussi c'est un mystère. Que sait-on réellement de cette ultime étape ? Et de ce point de vue, on se met facilement à la place de Luce et on a aussi envie de crier après cette mort qui nous arrache ceux qu'on aime. C'est loin d'être larmoyant, c'est juste d'une vérité profonde et traité sur un ton humaniste.
Au fil de l'album, la parole se fait plus rare et davantage percutante. Les images suffisent à nous faire ressentir ce que l'auteur cherche à exprimer et d'ailleurs se suffisent à elles-mêmes : puissantes, poignantes et justes.
Et puis graphiquement, on atteint des sommets. Là encore, c'est ultra simple, mais les expressions, les attitudes, les décors sont fouillés et travaillés à la perfection. La bouille de Luce, par exemple, est croquée de manière très réelle, à tel point qu'on a l'impression de côtoyer cette gamine ou de penser qu'elle existe réellement.
Je terminerais par cette petite citation (elle est de Coluche je crois, mais pas sûr) : "Un seul tueur en série ne sera jamais arrêté : la mort".
Pour les amateurs de la série Fables, cet album est un indispensable. Pour les autres, c'est une très belle entrée en matière.
Le scénariste et créateur de la série, Bill Willingham y suit la recette de Neil Gaiman lorsqu'il a produit le formidable hors-série Sandman - Nuits Éternelles. Il s'est entouré d'un panel de grands dessinateurs et illustrateurs et, ensemble, ils offrent au lecteur un recueil d'histoires courtes plus belles les unes que les autres et qui offrent surtout un jour nouveau à chacun des personnages de la série mère, Fables.
Les graphismes sont divers mais quasiment tous excellents. Ce sont de vrais styles, pleins de personnalités, s'approchant parfois de l'illustration et parfois plus proches du style comics classique. C'est varié, coloré, joli, plaisant à lire et à regarder. Un vrai bonheur visuel.
L'album est élégamment encadré par un récit illustré mettant en scène Blanche-neige face au Sultan et les conditions qui vont l'amener à raconter ses histoires durant 1001 nuits. C'est un récit fluide et agréable, accompagné d'illustrations de toute beauté.
Chacune des bandes-dessinées qui composent ensuite ces "nuits" nous amènent à en apprendre davantage sur des personnages clés de la série Fables, qu'il s'agisse de Neige, Bigby, le Roi Cole et autres Gobe-mouche. Ce sont des contes pleins de finesse, parfois dramatiques, parfois humoristiques, parfois cruels et durs.
L'amateur de la série mère découvrira par ce biais de nombreux faits importants sur la vie des fables avant leur arrivée à Fableville. Et celui qui ne connait pas la série mère pourra découvrir avec bonheur des contes simples mais intelligents, plaisants, drôles ou touchants.
Formidable !
Comme Ro, j’ai pensé aussi à Chaque chose de Julien Neel. Il y a forcément quelque chose de commun à ce type de récit d’enfance autobiographique… « Ma maman est en Amérique… » m’a cependant nettement plus enthousiasmé. Il y a quelque chose du « Petit Nicolas » dans ces pages, un ton juste qui permet aux auteurs d’envisager le monde à la première personne au travers des yeux d’un enfant.
La différence, c’est que si chez Le petit Nicolas, ce point de vue servait essentiellement à faire travailler nos zygomatiques, ici, Regnaud et Bravo vont un cran plus loin. Du rire, il y en a, mais l’essentiel n’est pas là. Dès les premières pages, on a plus ou moins deviné ce que l’enfant ne sait pas, ce qu’on lui a caché… Nous savons d’emblée, par notre regard d’adulte, ce que l’enfant ignore, alors même que nous n’avons accès qu’à son point de vue… C’est là toute la force de cet ouvrage qui se place quelque part, dans cette espèce de zone floue entre la naïveté et l’imaginaire de l’enfance et notre propre regard désenchanté d’adulte. Simple et efficace, tendre et surprenant, c’est un des albums essentiels de l’année 2007.
Série abandonnée, pas d'option d'achat
Pat Mills et Adrian Smith nous font ici un récit d'héroïc-fantasy sur un ton poétique.
On y retrouve toutes les différentes races de personnages qui font ce genre de récit, avec sont lot de magie, de trahisons, de batailles grandioses, sans oublier une petite dose d'humour. Certains pourraient dire que c'est du déjà vu, mais avec le talent de Mills ÇA CHANGE TOUT !
Mon regard sur cette BD est purement subjectif, car j'ai beaucoup de plaisir à lire les oeuvres de Mills, Requiem, Chevalier Vampire - Sha et maintenant Broz.
J'aime le style graphique des dessinateurs dont s'entoure ce scénariste. Ces univers sombres et lugubres à l'atmosphère oppressante, mais toujours colorés avec maîtrise.
Les bulles sont d'une blancheur laiteuse et laissent transparaître très légèrement le dessin, elles se détachent sans s'imposer.
Pour l'histoire je la recommande aux fans de ce genre de lecture et aux autres aussi, pourquoi ne pas essayer ?
Quel bonheur ...
- de trouver une BD qui allie un bon scénario avec un dessin superbe.
- de retrouver une colorisation, non informatisée, sortant du lot tout en étant éclatante de beauté.
- de voir un nouvel éditeur sortir une si belle série aussi rapidement.
- de prendre autant de plaisir à feuilleter une BD.
- de voir deux auteurs confirmés mettre leur savoir faire en commun.
- etc...
Vivement la suite qui promet d'être au moins aussi bonne.
Le 5/5 tend les bras à cette nouvelle série qui s'avère être une excellente surprise pour le début de l'année.
Incontournable, irremplaçable, inévitable, inimitable, le must dans le policier, du moins certainement dans son genre…
Certains diront : « peu crédible ce monde exclusivement peuplé d’animaux… ». C’est notamment à ce moment-là que j’admire le travail des auteurs qui nous offrent des histoires (chaque tome présente une histoire) terriblement bien construites, du moins le premier et le deuxième tomes sont excellents, le troisième est un peu moins bon… Les enquêtes policières sont palpitantes, le rythme est soutenu, les intrigues sont bonnes, les personnages sont très bien trouvés et chaque animal est parfaitement adapté à son rôle. Un pari réussi pour les auteurs !
Les dessins, je n’ai pas grand-chose à dire, regardez les autres avis, dites-vous que ce qui nous est proposé relève du génie et vous aurez une idée de la beauté graphique qui nous est proposée !
Il faut du temps pour que les autres tomes viennent étoffer la série et franchement, j'apprécie toujours autant lire les nouveaux albums. Cela reste très (très) bon, chaque histoire développe son univers et son ambiance; éléments que les auteurs arrivent parfaitement à faire ressentir au lecteur. Point de baisse de régime donc, ça reste de la bombe!
Waaahooooo !
J'en ai pris plein les yeux et plein la tête avec ces 2 tomes de La Licorne !! Quelle claque visuelle !! ça ne m'étais pas arrivé depuis Ledroit et Requiem, Chevalier Vampire.
Quel talent mes amis ! Sur un scénario captivant et riche en rebondissements, les dessins d'Anthony Jean ne font rien de plus que sublimer le tout, pour porter La Licorne en haut des sommets de la bande dessinée Historico-fantastique !!
Pour finir, je tiens à rassurer ceux qui ont pu lire ici et là que le scénario serait trop complexe : que nenni ! Personnellement j'étais complètement plongé dans l'histoire, et la compréhension ne m'a pas causé de soucis. Un retour sur les pages précédentes de temps en temps, bien sûr, mais avec des dessins aussi beau c'est un vrai plaisir !
Quelle merveille !
C'est toujours délicat de se lancer dans la lecture d'une série quand celle-ci a reçu tant et tant d'éloges. On ne peut forcément qu'être déçu. Certains diront qu'il n'y a qu'à pas lire les avis, mais je trouve que c'est l'atout principal de ce site et combien de fois ai-je été bien aiguillé par eux. On ne peut être que déçu donc, mais dans ce cas précis, c'est l'inverse qui se produit : on est époustouflé. Les dessins sont magnifiques, d'une impressionnante précision. Les personnages, que cela vienne du dessin ou du scénario, ont un charisme incroyable, et les histoires sont d'une crédibilité terrible. Bref, c'est un must have !
Je piaffe d'impatience pour la prochaine sortie.
Contrairement aux deux avis ci-dessous, j'ai bien aimé, j'ai accroché à la constitution de l'équipe, aux dessins, aux couleurs.
Il faut dire que j'avais lu ces avis avant de lire cet album, mais comme je ne peux passer à côté d'une BD sur les pirates... Et j'ai donc été très agréablement surpris.
Cette BD reprend la suite de l'immanquable œuvre de Stevenson : L'île au trésor, mais 15 années après, et c'est avec plaisir que nous retrouvons les principaux protagonistes de ce voyage sur l'île de Flint. Dès lors, il y a deux catégories de lecteurs, ceux qui ont lu l'île au trésor, et les autres. Pour les premiers, il est aisé de replonger dans l'aventure pour voir l'évolution des personnages de Stevenson. Pour les autres, je peux imaginer que présenter 7 personnages en profondeur sur un seul album est une entreprise ambitieuse mais pour le moins compliquée. C'est le principe de la série.
Je conseille cet achat aux amoureux d'aventures et de l'île au trésor
Cette trilogie nous emmène à Creeper Creek, une bourgade paumée à l’ambiance lourde, qui n’est pas ce que les Etats-Unis ont produit de meilleur. Tout les habitants se connaissent. Un jour, un mystérieux tueur s’amuse à les massacrer. Et c’est juste le jour où une actrice de seconde zone des faubourgs d’Hollywood, débarque dans ce pays. Celle-ci va vite se retrouver bien malgré elle dans un véritable film cauchemardesque.
L’ambiance des films d’horreur style « scream » dans le monde de la BD avec les emprunts du genre (les fausses pistes, les personnages un peu perturbés etc…). Très intéressant même si on devine rapidement l’identité du meurtrier.
Le scénario de Callède (déjà auteur des « enchaînés ») est diablement efficace même s’il n’est pas novateur. On sent une inspiration à travers les romans de Stephen King. J’ai vraiment accroché à cette histoire angoissante avec cette ambiance pesante. Le fantastique est présent dans les cauchemars et les rêves. La fin de l’histoire tente de ménager des scènes explicatives avec des scènes d’action un peu spectaculaire ce qui ne plombe pas la lecture de l’album.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Funérailles de Luce
Véritable coup de coeur, cet album est un petit bijou d'intelligence et de justesse. On suit la petite vie tranquille d'une jeune fille chez son papi et les scènes quotidiennes d'un petit village. Au fil de la lecture, on ne sait trop où l'auteur veut nous emmener, on sent l'atmosphère s'alourdir. Jusqu'au moment où apparaît une étrange silhouette accompagnée d'un enfant capuchonné, qui se baladent dans le village. Mais personne à part Luce ne semble les remarquer. Ce qui se joue véritablement ici, c'est l'incompréhension de l'héroïne face à la mort. Son jeune âge ne lui permet pas de comprendre ce qu'est véritablement cette notion. Mais après tout, pour nous aussi c'est un mystère. Que sait-on réellement de cette ultime étape ? Et de ce point de vue, on se met facilement à la place de Luce et on a aussi envie de crier après cette mort qui nous arrache ceux qu'on aime. C'est loin d'être larmoyant, c'est juste d'une vérité profonde et traité sur un ton humaniste. Au fil de l'album, la parole se fait plus rare et davantage percutante. Les images suffisent à nous faire ressentir ce que l'auteur cherche à exprimer et d'ailleurs se suffisent à elles-mêmes : puissantes, poignantes et justes. Et puis graphiquement, on atteint des sommets. Là encore, c'est ultra simple, mais les expressions, les attitudes, les décors sont fouillés et travaillés à la perfection. La bouille de Luce, par exemple, est croquée de manière très réelle, à tel point qu'on a l'impression de côtoyer cette gamine ou de penser qu'elle existe réellement. Je terminerais par cette petite citation (elle est de Coluche je crois, mais pas sûr) : "Un seul tueur en série ne sera jamais arrêté : la mort".
Fables - 1001 Nuits de Neige
Pour les amateurs de la série Fables, cet album est un indispensable. Pour les autres, c'est une très belle entrée en matière. Le scénariste et créateur de la série, Bill Willingham y suit la recette de Neil Gaiman lorsqu'il a produit le formidable hors-série Sandman - Nuits Éternelles. Il s'est entouré d'un panel de grands dessinateurs et illustrateurs et, ensemble, ils offrent au lecteur un recueil d'histoires courtes plus belles les unes que les autres et qui offrent surtout un jour nouveau à chacun des personnages de la série mère, Fables. Les graphismes sont divers mais quasiment tous excellents. Ce sont de vrais styles, pleins de personnalités, s'approchant parfois de l'illustration et parfois plus proches du style comics classique. C'est varié, coloré, joli, plaisant à lire et à regarder. Un vrai bonheur visuel. L'album est élégamment encadré par un récit illustré mettant en scène Blanche-neige face au Sultan et les conditions qui vont l'amener à raconter ses histoires durant 1001 nuits. C'est un récit fluide et agréable, accompagné d'illustrations de toute beauté. Chacune des bandes-dessinées qui composent ensuite ces "nuits" nous amènent à en apprendre davantage sur des personnages clés de la série Fables, qu'il s'agisse de Neige, Bigby, le Roi Cole et autres Gobe-mouche. Ce sont des contes pleins de finesse, parfois dramatiques, parfois humoristiques, parfois cruels et durs. L'amateur de la série mère découvrira par ce biais de nombreux faits importants sur la vie des fables avant leur arrivée à Fableville. Et celui qui ne connait pas la série mère pourra découvrir avec bonheur des contes simples mais intelligents, plaisants, drôles ou touchants. Formidable !
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
Comme Ro, j’ai pensé aussi à Chaque chose de Julien Neel. Il y a forcément quelque chose de commun à ce type de récit d’enfance autobiographique… « Ma maman est en Amérique… » m’a cependant nettement plus enthousiasmé. Il y a quelque chose du « Petit Nicolas » dans ces pages, un ton juste qui permet aux auteurs d’envisager le monde à la première personne au travers des yeux d’un enfant. La différence, c’est que si chez Le petit Nicolas, ce point de vue servait essentiellement à faire travailler nos zygomatiques, ici, Regnaud et Bravo vont un cran plus loin. Du rire, il y en a, mais l’essentiel n’est pas là. Dès les premières pages, on a plus ou moins deviné ce que l’enfant ne sait pas, ce qu’on lui a caché… Nous savons d’emblée, par notre regard d’adulte, ce que l’enfant ignore, alors même que nous n’avons accès qu’à son point de vue… C’est là toute la force de cet ouvrage qui se place quelque part, dans cette espèce de zone floue entre la naïveté et l’imaginaire de l’enfance et notre propre regard désenchanté d’adulte. Simple et efficace, tendre et surprenant, c’est un des albums essentiels de l’année 2007.
Broz
Série abandonnée, pas d'option d'achat Pat Mills et Adrian Smith nous font ici un récit d'héroïc-fantasy sur un ton poétique. On y retrouve toutes les différentes races de personnages qui font ce genre de récit, avec sont lot de magie, de trahisons, de batailles grandioses, sans oublier une petite dose d'humour. Certains pourraient dire que c'est du déjà vu, mais avec le talent de Mills ÇA CHANGE TOUT ! Mon regard sur cette BD est purement subjectif, car j'ai beaucoup de plaisir à lire les oeuvres de Mills, Requiem, Chevalier Vampire - Sha et maintenant Broz. J'aime le style graphique des dessinateurs dont s'entoure ce scénariste. Ces univers sombres et lugubres à l'atmosphère oppressante, mais toujours colorés avec maîtrise. Les bulles sont d'une blancheur laiteuse et laissent transparaître très légèrement le dessin, elles se détachent sans s'imposer. Pour l'histoire je la recommande aux fans de ce genre de lecture et aux autres aussi, pourquoi ne pas essayer ?
Le Bois des Vierges
Quel bonheur ... - de trouver une BD qui allie un bon scénario avec un dessin superbe. - de retrouver une colorisation, non informatisée, sortant du lot tout en étant éclatante de beauté. - de voir un nouvel éditeur sortir une si belle série aussi rapidement. - de prendre autant de plaisir à feuilleter une BD. - de voir deux auteurs confirmés mettre leur savoir faire en commun. - etc... Vivement la suite qui promet d'être au moins aussi bonne. Le 5/5 tend les bras à cette nouvelle série qui s'avère être une excellente surprise pour le début de l'année.
Blacksad
Incontournable, irremplaçable, inévitable, inimitable, le must dans le policier, du moins certainement dans son genre… Certains diront : « peu crédible ce monde exclusivement peuplé d’animaux… ». C’est notamment à ce moment-là que j’admire le travail des auteurs qui nous offrent des histoires (chaque tome présente une histoire) terriblement bien construites, du moins le premier et le deuxième tomes sont excellents, le troisième est un peu moins bon… Les enquêtes policières sont palpitantes, le rythme est soutenu, les intrigues sont bonnes, les personnages sont très bien trouvés et chaque animal est parfaitement adapté à son rôle. Un pari réussi pour les auteurs ! Les dessins, je n’ai pas grand-chose à dire, regardez les autres avis, dites-vous que ce qui nous est proposé relève du génie et vous aurez une idée de la beauté graphique qui nous est proposée ! Il faut du temps pour que les autres tomes viennent étoffer la série et franchement, j'apprécie toujours autant lire les nouveaux albums. Cela reste très (très) bon, chaque histoire développe son univers et son ambiance; éléments que les auteurs arrivent parfaitement à faire ressentir au lecteur. Point de baisse de régime donc, ça reste de la bombe!
La Licorne
Waaahooooo ! J'en ai pris plein les yeux et plein la tête avec ces 2 tomes de La Licorne !! Quelle claque visuelle !! ça ne m'étais pas arrivé depuis Ledroit et Requiem, Chevalier Vampire. Quel talent mes amis ! Sur un scénario captivant et riche en rebondissements, les dessins d'Anthony Jean ne font rien de plus que sublimer le tout, pour porter La Licorne en haut des sommets de la bande dessinée Historico-fantastique !! Pour finir, je tiens à rassurer ceux qui ont pu lire ici et là que le scénario serait trop complexe : que nenni ! Personnellement j'étais complètement plongé dans l'histoire, et la compréhension ne m'a pas causé de soucis. Un retour sur les pages précédentes de temps en temps, bien sûr, mais avec des dessins aussi beau c'est un vrai plaisir !
Blacksad
Quelle merveille ! C'est toujours délicat de se lancer dans la lecture d'une série quand celle-ci a reçu tant et tant d'éloges. On ne peut forcément qu'être déçu. Certains diront qu'il n'y a qu'à pas lire les avis, mais je trouve que c'est l'atout principal de ce site et combien de fois ai-je été bien aiguillé par eux. On ne peut être que déçu donc, mais dans ce cas précis, c'est l'inverse qui se produit : on est époustouflé. Les dessins sont magnifiques, d'une impressionnante précision. Les personnages, que cela vienne du dessin ou du scénario, ont un charisme incroyable, et les histoires sont d'une crédibilité terrible. Bref, c'est un must have ! Je piaffe d'impatience pour la prochaine sortie.
Sept pirates
Contrairement aux deux avis ci-dessous, j'ai bien aimé, j'ai accroché à la constitution de l'équipe, aux dessins, aux couleurs. Il faut dire que j'avais lu ces avis avant de lire cet album, mais comme je ne peux passer à côté d'une BD sur les pirates... Et j'ai donc été très agréablement surpris. Cette BD reprend la suite de l'immanquable œuvre de Stevenson : L'île au trésor, mais 15 années après, et c'est avec plaisir que nous retrouvons les principaux protagonistes de ce voyage sur l'île de Flint. Dès lors, il y a deux catégories de lecteurs, ceux qui ont lu l'île au trésor, et les autres. Pour les premiers, il est aisé de replonger dans l'aventure pour voir l'évolution des personnages de Stevenson. Pour les autres, je peux imaginer que présenter 7 personnages en profondeur sur un seul album est une entreprise ambitieuse mais pour le moins compliquée. C'est le principe de la série. Je conseille cet achat aux amoureux d'aventures et de l'île au trésor
Comptine d'Halloween
Cette trilogie nous emmène à Creeper Creek, une bourgade paumée à l’ambiance lourde, qui n’est pas ce que les Etats-Unis ont produit de meilleur. Tout les habitants se connaissent. Un jour, un mystérieux tueur s’amuse à les massacrer. Et c’est juste le jour où une actrice de seconde zone des faubourgs d’Hollywood, débarque dans ce pays. Celle-ci va vite se retrouver bien malgré elle dans un véritable film cauchemardesque. L’ambiance des films d’horreur style « scream » dans le monde de la BD avec les emprunts du genre (les fausses pistes, les personnages un peu perturbés etc…). Très intéressant même si on devine rapidement l’identité du meurtrier. Le scénario de Callède (déjà auteur des « enchaînés ») est diablement efficace même s’il n’est pas novateur. On sent une inspiration à travers les romans de Stephen King. J’ai vraiment accroché à cette histoire angoissante avec cette ambiance pesante. Le fantastique est présent dans les cauchemars et les rêves. La fin de l’histoire tente de ménager des scènes explicatives avec des scènes d’action un peu spectaculaire ce qui ne plombe pas la lecture de l’album. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5