Une vraie surprise !
Ayant lu les romans je me suis régalé avec ce premier tome, riche tant au niveau du scénario et d'une véritable ambiance (très) adaptée pour le dessin. Stephen King plane derrière tout ce projet ambitieux et sûrement complexe à mettre en page, le casting qui entoure ce petit bijou est de grande qualité !
J'attends la suite avec impatience, toutefois j'ai cru comprendre qu'il n'y aurait que trois tomes, ce qui me paraît peu pour l'ampleur du récit.
Ma note aurait pu être de 5/5 si cela n'avait été mon premier avis sur BDtheque.
Amicalement, Endo.
Cet album n’est pas sans reproches : tout comme Kael, je n’aime pas trop cette mise en couleur un peu trop « guimauve ». Mais pour le reste, je suis entièrement séduit. Ce jeune auteur frappe fort dès son premier album. Autant vous prévenir de suite, comme toutes les oeuvres qui ont de la personnalité, ce premier tome divisera les lecteurs.
Il se dégage de cette bd une atmosphère étrange, irréelle, carrément onirique. Tout contribue à indiquer au lecteur qu’il n’est pas devant la réalité mais face à une vision subjective proprement allégorique. Comment expliquer sans être confus… En fait, derrière ce récit se cache une autre réalité plus prosaïque, plus quotidienne, nous n’avons accès qu’à la version symbolique de l’histoire. Du coup, cela demande un certain effort de la part du lecteur pour interpréter cette histoire, accepter qu’entre deux cases un personnage change d’endroit comme par enchantement, accepter qu’un personnage surgisse de nulle part parce qu’il émerge brutalement de la réalité pour entrer dans le monde subjectif du personnage principal… Raphaël Drommelschlager mélange les niveaux de réalités et c’est plutôt troublant…
Rien de bien mystérieux, rassurez-vous, on n’est pas non plus devant le David Lynch le plus tordu ou les récits les plus mystérieux d’Andréas… mais il faut néanmoins être prêt à jouer le jeu, sinon le risque est grand de passer complètement à côté de l’essentiel…
Au-delà de ce caractère onirique, cet album n’est pas sans rappeler « Candélabres » pour son caractère intimiste et fantastique, tout d’abord, mais aussi pour la nature des sentiments décrits. Y’a un côté « fleur bleue » qu’il faut également accepter et qui repoussera aussi certains.
Je pense aussi à Candélabres pour le caractère dépouillé du dessin. Tout comme Algésiras, Drommelschlager évite de charger ses décors pour accorder une vraie importance aux personnages. Son trait est fin, son découpage très étudié. Certaines planches m’ont carrément bleufés par leur mise en page.
Ce premier album est, à mon sens, l’une des bds les plus originales et les plus intéressantes de cette rentrée ! A essayer ! A vos risques et périls… Entre ceux qui l’adoreront et ceux qui la détesteront, il y aura peu de demi-mesure, je pense…
Nous avons là une jolie ballade très poétique. Normal : la poésie constitue le socle même de ce récit tiré d'une réalité historique dans un Paris artistique à la recherche de son messie. Le décadent était un journal qui a voulu constituer un mouvement se réclamant du poète Arthur Rimbaud porté disparu dans les milieux artistiques de la capitale.
La revue, sous l'impulsion de Baju son directeur de publication, envoie alors un jeune homme, Adrien, à la recherche du mystérieux poète qui a cessé d'écrire à l'âge de 21 ans à la suite de sa rupture mouvementée avec Verlaine. Il va partir alors en Afrique entre Aden et Harar sur les traces de l'écrivain. Adrien est en réalité fasciné par ce poète. Il a produit des faux de Rimbaud pour la revue. La honte du scandale qui a suivi ces publications l'oblige à prendre une ligne de fuite...
Les dessins et les couleurs sont un véritable régal pour les yeux. Des décors somptueux à couper le souffle, des cadrages intelligents, des ambiances subtiles et enchanteresses, des couleurs réalisées à l'aquarelle ! Bref, j'ai éprouvé une véritable fascination visuelle devant l'intensité et l'incroyable beauté du trait avec une ambiance fin XIXème siècle parfaitement rendue. Je suis sidéré d'apprendre que c'est l'une des premières bd de ce dessinateur talentueux.
Pour couronner le tout, nous avons droit à la fin de l'ouvrage à un dossier très instructif sur les personnages évoquées, sur le scandale de la revue et sur les décadents; bref une petite remise en perspective agrémentée de croquis.
Pour autant, nous sommes entraînés dans une sorte de voyage aux confins de la folie dans les méandres d'un esprit halluciné. Il faut s'accrocher ! J'avais peur d'une fin un peu banale mais il n'en n'est rien. Tout ce récit un peu initiatique pour le jeune Adrien va prendre un sens. La ligne de fuite est un merveilleux voyage intime sur la recherche de soi. Qui aurait pu prévoir que c'est dans la fuite qu'on peut trouver une sorte de salut et de rédemption de l'être ?
Nous avons là une oeuvre originale loin de toutes facilités ! Plongez dans cette atmosphère onirique bardée de poésie et de rêves poétiques !
Après lecture des 4 tomes.
Je confirme le ressenti de la majorité des avis postés pour cette série, l'ensemble est d'un excellent niveau.
L'histoire est habilement menée et distille les informations de façon continue jusqu'à la chute.
Le dessin est agréable mais aurait mérité une recolorisation car les couleurs manquent de nuances (cette série date...) bien que l'on observe une amélioration dans le tome 4.
Je ne connaissais pas cette série qui se trouve en vente pour 15 euros les 4 tomes. Avant d'investir j'ai consulté BDT, ce qui m'a poussé à y aller. Il faut reconnaître que les couvertures ne sont pas vendeuses, et qu'un feuilletage rapide ne pousse pas non plus à la consommation.
Je conseille vivement l'achat si vous avez la chance de tomber sur un lot bradé (opération déstockage de Glénat).
Woah, cette oeuvre m'a vraiment plu. Si je n'ai pas mis 5/5, c'est juste car les événements sont très compactés et il n'y a quasi aucune romance, mais bon... c'est une BD hhistorique :)
Pour résumer, la BD nous plonge entièrement dans l'ambiance de la pègre des années folles et 1930 a 1940 ! Notamment par les couleurs très bien sélectionnées. De plus, la narration (bien que je trouve celle-ci parfois un peu trop présente) permet de nombreux détails historiques importants.
Donc mon avis global est très très positif. D'ailleurs, c'est pour dire, il s'agit de ma première bd historique et je l'ai lue 3 fois le jour de mon achat ! Si il y en a qui sont attirés par cet univers mafioso, ne soyez pas repoussés à l'idée que c'est une BD historique, pas comme moi j'ai fait au début :)) ; les points négatifs que j'ai cités plus haut sont amoindris une fois la lecture lancée !
Remarqué par la série Ring Circus en tant que dessinateur, Cyril Pedrosa signe avec « Trois ombres » un one-shot qu’il réalise de A à Z.
Cet album vient d’être classé comme essentiel au festival d’Angoulême 2008.
A mon avis, il serait dommage de ne pas être tenté par la lecture de cette bd car le graphisme est magnifique !
L’histoire met en scène une petite famille de campagne composée d’un couple et de leur jeune fils. Tout va pour le meilleur des monde pour ce foyer jusqu’au jour où trois cavaliers énigmatiques vont apparaître puis revenir quotidiennement sans que la famille sache ce qu’ils viennent faire…
Au niveau du scénario, j’ai eu le sentiment assez bizarre que l’auteur a changé de registre à la moitié du livre, je m’explique…
La première partie de la bd m’est apparue pleine de sensibilité et d’émotion. En effet, comment peut-on être insensible au bonheur de la famille dans les premières pages ? Comment peut-on rester de glace devant la case représentant le père nu dans la nuit en train de pester contre la présence des trois ombres ?
Cette moitié m’a particulièrement scotché à la lecture de ce livre par son intensité dramatique et sa narration impeccable. Bref, malgré son volume imposant, l’album se lit sans ennui.
Si la bd avait continué de cette façon, j’aurais sans hésiter mis la note maximale ! Mais attention, cela ne veut pas dire que la suite est ratée, non, elle est tout simplement différente…
Pour la deuxième partie, l’auteur a basculé son récit vers une trame plus aventureuse. Si je ne me suis pas ennuyé un seul instant, je ne me suis pas pour autant passionné par cette lecture comme je l’avais été pour la première moitié de la bd. L’histoire bascule aussi vers la réflexion et de plus en plus vers le fantastique, l’émotion devient alors moins présente pour ensuite rebondir dans les dernières pages.
Au niveau du traitement graphique,"Trois ombres" semblent avoir été dessiné par un Cyril Pedrosa en très grande forme. Ok, l’auteur nous présente une bd entièrement réalisée en noir et blanc, ce qui est une première pour Pedrosa mais, tout de même, j’ai été bluffé par son trait ! De plus, j’ai adoré l’utilisation intelligente du fusain qui renforce les scènes de tension. En voyant ce dessin magnifique, je n’ai qu’un souhait : que Cyril Pedrosa fasse d’autres bd en noir et blanc !
Au final, je vous recommande chaudement la lecture de « Trois ombres » même si la deuxième moitié m’a laissé un peu sur ma faim. La première partie de l’album m’est apparu époustouflante par son lot d’émotions. Le dessin de Cyril Pedrosa est, à mon avis, magnifique.
« Trois ombres » est, pour moi, un des albums les plus marquants de 2007.
Alors tout d'abord je viens de me mettre depuis peu à la lecture de bd/comics, j'ai avant tout ça commencé par les mangas, j'en possède quasiment 300 et cela dans tous les styles.
J'ai acheté nonnonba en lisant les quelques avis que j'avais lus sur ce site, cependant depuis ce manga s'est un peu fait descendre donc je vais ajouter mon petit grain de sable.
Vous l'aurez compris j'ai beaucoup aimé ce manga, c'est difficile à décrire mais d'une histoire banale, l'auteur nous garde en haleine pendant 400 pages sans que l'on puisse savoir pourquoi (un peu comme Le Sommet des dieux).
L'histoire est plutôt banale avec le petit garçon mais il y a un sens plus profond dans la suite du manga (et pas la question "qu'est ce que l'amour" ou une question bateau dans le style).
Le manga à du mal à se lancer, cependant les histoires avec le père lance l'action et on ne s'arrête plus, je n'ai vraiment pas vu les 400 pages.
En relisant mon commentaire je m'aperçois que j'ai oublié de préciser que ce n'était pas un manga ou la moitié concerne la philosophie et l'autre moitié l'action, je dirai plutôt qu'occasionnellement l'action entraîne une réflexion sans tomber dans la lourdeur.
Autre gros point fort, lorsque l'histoire passe sur des choses importantes de la culture japonaise que nous ne connaissons pas nous avons le droit à l'explication en fin d'ouvrage, il y a quelques choses comme 25-30 aides à la lecture (qui sont souvent une petite phrase du style "le fait d'être (signe astrologique) est synonyme d'être tendre...."). J'en ai raté certains au cours de ma lecture sans pour autant m'en apercevoir, ce n'est donc pas un énorme problème au niveau de la compréhension.
C'est donc pour moi un excellent achat.
Après la lecture de ce premier tome je me dis que la suite peut être prometteuse.
Les dessins sont très soignés, les couleurs magnifiques et le scénario débute très bien. Pour les lecteurs de bd qui aiment les univers fantastiques avec de drôles d'habitants dans un monde parallèle c'est à mon avis un bon achat à faire. En tout cas, moi je coure l'acquérir.
Bref j'ai vraiment hâte de lire la suite de nos personnages principaux auxquels on s'attache déjà.
C'est un manga vraiment bien dans le genre, un petit bijou aux dessins plutôt "old school" (ce qui fait tout son charme).
La finesse des détails pour certaines scènes rend l'horreur mesurée... (Pas de gore pour du gore)
Je vous le conseille à tous...
J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Gally nous propose une histoire que pas mal d’entre nous aimeraient vivre. Remonter dans le temps pour réparer les erreurs, humilier ceux qui vous ont pourri, ainsi de suite… C’est alléchant. En décidant de placer cela sous un angle « jeunesse », elle cherche l’universalité de son récit. Et ça marche ! je me suis de suite pris d’affection pour Lola (alter ego de l’auteure ?), et l’ai accompagnée dans sa rédemption et sa vengeance. J’ai bien aimé certains passages, comme le moment où elle arrive à se débarrasser d’une bande de « loubards » de 12 ans venus venger l’humiliation de la sœur de l’un d’entre eux. Le trait de Gally est clair, très agréable, facile à apprécier.
Cependant, comme bien des albums pour enfants, ça se lit très vite ; heureusement d’autres tomes vont suivre, je l’espère rapidement. C’est drôle, c’est frais, c’est de la bonne BD jeunesse ça ma bonne dame !
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La Tour sombre
Une vraie surprise ! Ayant lu les romans je me suis régalé avec ce premier tome, riche tant au niveau du scénario et d'une véritable ambiance (très) adaptée pour le dessin. Stephen King plane derrière tout ce projet ambitieux et sûrement complexe à mettre en page, le casting qui entoure ce petit bijou est de grande qualité ! J'attends la suite avec impatience, toutefois j'ai cru comprendre qu'il n'y aurait que trois tomes, ce qui me paraît peu pour l'ampleur du récit. Ma note aurait pu être de 5/5 si cela n'avait été mon premier avis sur BDtheque. Amicalement, Endo.
Les Voyages de Kaël
Cet album n’est pas sans reproches : tout comme Kael, je n’aime pas trop cette mise en couleur un peu trop « guimauve ». Mais pour le reste, je suis entièrement séduit. Ce jeune auteur frappe fort dès son premier album. Autant vous prévenir de suite, comme toutes les oeuvres qui ont de la personnalité, ce premier tome divisera les lecteurs. Il se dégage de cette bd une atmosphère étrange, irréelle, carrément onirique. Tout contribue à indiquer au lecteur qu’il n’est pas devant la réalité mais face à une vision subjective proprement allégorique. Comment expliquer sans être confus… En fait, derrière ce récit se cache une autre réalité plus prosaïque, plus quotidienne, nous n’avons accès qu’à la version symbolique de l’histoire. Du coup, cela demande un certain effort de la part du lecteur pour interpréter cette histoire, accepter qu’entre deux cases un personnage change d’endroit comme par enchantement, accepter qu’un personnage surgisse de nulle part parce qu’il émerge brutalement de la réalité pour entrer dans le monde subjectif du personnage principal… Raphaël Drommelschlager mélange les niveaux de réalités et c’est plutôt troublant… Rien de bien mystérieux, rassurez-vous, on n’est pas non plus devant le David Lynch le plus tordu ou les récits les plus mystérieux d’Andréas… mais il faut néanmoins être prêt à jouer le jeu, sinon le risque est grand de passer complètement à côté de l’essentiel… Au-delà de ce caractère onirique, cet album n’est pas sans rappeler « Candélabres » pour son caractère intimiste et fantastique, tout d’abord, mais aussi pour la nature des sentiments décrits. Y’a un côté « fleur bleue » qu’il faut également accepter et qui repoussera aussi certains. Je pense aussi à Candélabres pour le caractère dépouillé du dessin. Tout comme Algésiras, Drommelschlager évite de charger ses décors pour accorder une vraie importance aux personnages. Son trait est fin, son découpage très étudié. Certaines planches m’ont carrément bleufés par leur mise en page. Ce premier album est, à mon sens, l’une des bds les plus originales et les plus intéressantes de cette rentrée ! A essayer ! A vos risques et périls… Entre ceux qui l’adoreront et ceux qui la détesteront, il y aura peu de demi-mesure, je pense…
La Ligne de fuite
Nous avons là une jolie ballade très poétique. Normal : la poésie constitue le socle même de ce récit tiré d'une réalité historique dans un Paris artistique à la recherche de son messie. Le décadent était un journal qui a voulu constituer un mouvement se réclamant du poète Arthur Rimbaud porté disparu dans les milieux artistiques de la capitale. La revue, sous l'impulsion de Baju son directeur de publication, envoie alors un jeune homme, Adrien, à la recherche du mystérieux poète qui a cessé d'écrire à l'âge de 21 ans à la suite de sa rupture mouvementée avec Verlaine. Il va partir alors en Afrique entre Aden et Harar sur les traces de l'écrivain. Adrien est en réalité fasciné par ce poète. Il a produit des faux de Rimbaud pour la revue. La honte du scandale qui a suivi ces publications l'oblige à prendre une ligne de fuite... Les dessins et les couleurs sont un véritable régal pour les yeux. Des décors somptueux à couper le souffle, des cadrages intelligents, des ambiances subtiles et enchanteresses, des couleurs réalisées à l'aquarelle ! Bref, j'ai éprouvé une véritable fascination visuelle devant l'intensité et l'incroyable beauté du trait avec une ambiance fin XIXème siècle parfaitement rendue. Je suis sidéré d'apprendre que c'est l'une des premières bd de ce dessinateur talentueux. Pour couronner le tout, nous avons droit à la fin de l'ouvrage à un dossier très instructif sur les personnages évoquées, sur le scandale de la revue et sur les décadents; bref une petite remise en perspective agrémentée de croquis. Pour autant, nous sommes entraînés dans une sorte de voyage aux confins de la folie dans les méandres d'un esprit halluciné. Il faut s'accrocher ! J'avais peur d'une fin un peu banale mais il n'en n'est rien. Tout ce récit un peu initiatique pour le jeune Adrien va prendre un sens. La ligne de fuite est un merveilleux voyage intime sur la recherche de soi. Qui aurait pu prévoir que c'est dans la fuite qu'on peut trouver une sorte de salut et de rédemption de l'être ? Nous avons là une oeuvre originale loin de toutes facilités ! Plongez dans cette atmosphère onirique bardée de poésie et de rêves poétiques !
Le Jeu de Pourpre
Après lecture des 4 tomes. Je confirme le ressenti de la majorité des avis postés pour cette série, l'ensemble est d'un excellent niveau. L'histoire est habilement menée et distille les informations de façon continue jusqu'à la chute. Le dessin est agréable mais aurait mérité une recolorisation car les couleurs manquent de nuances (cette série date...) bien que l'on observe une amélioration dans le tome 4. Je ne connaissais pas cette série qui se trouve en vente pour 15 euros les 4 tomes. Avant d'investir j'ai consulté BDT, ce qui m'a poussé à y aller. Il faut reconnaître que les couvertures ne sont pas vendeuses, et qu'un feuilletage rapide ne pousse pas non plus à la consommation. Je conseille vivement l'achat si vous avez la chance de tomber sur un lot bradé (opération déstockage de Glénat).
Les Parrains - Il était une fois à New York (Mafia Story)
Woah, cette oeuvre m'a vraiment plu. Si je n'ai pas mis 5/5, c'est juste car les événements sont très compactés et il n'y a quasi aucune romance, mais bon... c'est une BD hhistorique :) Pour résumer, la BD nous plonge entièrement dans l'ambiance de la pègre des années folles et 1930 a 1940 ! Notamment par les couleurs très bien sélectionnées. De plus, la narration (bien que je trouve celle-ci parfois un peu trop présente) permet de nombreux détails historiques importants. Donc mon avis global est très très positif. D'ailleurs, c'est pour dire, il s'agit de ma première bd historique et je l'ai lue 3 fois le jour de mon achat ! Si il y en a qui sont attirés par cet univers mafioso, ne soyez pas repoussés à l'idée que c'est une BD historique, pas comme moi j'ai fait au début :)) ; les points négatifs que j'ai cités plus haut sont amoindris une fois la lecture lancée !
Trois ombres
Remarqué par la série Ring Circus en tant que dessinateur, Cyril Pedrosa signe avec « Trois ombres » un one-shot qu’il réalise de A à Z. Cet album vient d’être classé comme essentiel au festival d’Angoulême 2008. A mon avis, il serait dommage de ne pas être tenté par la lecture de cette bd car le graphisme est magnifique ! L’histoire met en scène une petite famille de campagne composée d’un couple et de leur jeune fils. Tout va pour le meilleur des monde pour ce foyer jusqu’au jour où trois cavaliers énigmatiques vont apparaître puis revenir quotidiennement sans que la famille sache ce qu’ils viennent faire… Au niveau du scénario, j’ai eu le sentiment assez bizarre que l’auteur a changé de registre à la moitié du livre, je m’explique… La première partie de la bd m’est apparue pleine de sensibilité et d’émotion. En effet, comment peut-on être insensible au bonheur de la famille dans les premières pages ? Comment peut-on rester de glace devant la case représentant le père nu dans la nuit en train de pester contre la présence des trois ombres ? Cette moitié m’a particulièrement scotché à la lecture de ce livre par son intensité dramatique et sa narration impeccable. Bref, malgré son volume imposant, l’album se lit sans ennui. Si la bd avait continué de cette façon, j’aurais sans hésiter mis la note maximale ! Mais attention, cela ne veut pas dire que la suite est ratée, non, elle est tout simplement différente… Pour la deuxième partie, l’auteur a basculé son récit vers une trame plus aventureuse. Si je ne me suis pas ennuyé un seul instant, je ne me suis pas pour autant passionné par cette lecture comme je l’avais été pour la première moitié de la bd. L’histoire bascule aussi vers la réflexion et de plus en plus vers le fantastique, l’émotion devient alors moins présente pour ensuite rebondir dans les dernières pages. Au niveau du traitement graphique,"Trois ombres" semblent avoir été dessiné par un Cyril Pedrosa en très grande forme. Ok, l’auteur nous présente une bd entièrement réalisée en noir et blanc, ce qui est une première pour Pedrosa mais, tout de même, j’ai été bluffé par son trait ! De plus, j’ai adoré l’utilisation intelligente du fusain qui renforce les scènes de tension. En voyant ce dessin magnifique, je n’ai qu’un souhait : que Cyril Pedrosa fasse d’autres bd en noir et blanc ! Au final, je vous recommande chaudement la lecture de « Trois ombres » même si la deuxième moitié m’a laissé un peu sur ma faim. La première partie de l’album m’est apparu époustouflante par son lot d’émotions. Le dessin de Cyril Pedrosa est, à mon avis, magnifique. « Trois ombres » est, pour moi, un des albums les plus marquants de 2007.
NonNonBâ
Alors tout d'abord je viens de me mettre depuis peu à la lecture de bd/comics, j'ai avant tout ça commencé par les mangas, j'en possède quasiment 300 et cela dans tous les styles. J'ai acheté nonnonba en lisant les quelques avis que j'avais lus sur ce site, cependant depuis ce manga s'est un peu fait descendre donc je vais ajouter mon petit grain de sable. Vous l'aurez compris j'ai beaucoup aimé ce manga, c'est difficile à décrire mais d'une histoire banale, l'auteur nous garde en haleine pendant 400 pages sans que l'on puisse savoir pourquoi (un peu comme Le Sommet des dieux). L'histoire est plutôt banale avec le petit garçon mais il y a un sens plus profond dans la suite du manga (et pas la question "qu'est ce que l'amour" ou une question bateau dans le style). Le manga à du mal à se lancer, cependant les histoires avec le père lance l'action et on ne s'arrête plus, je n'ai vraiment pas vu les 400 pages. En relisant mon commentaire je m'aperçois que j'ai oublié de préciser que ce n'était pas un manga ou la moitié concerne la philosophie et l'autre moitié l'action, je dirai plutôt qu'occasionnellement l'action entraîne une réflexion sans tomber dans la lourdeur. Autre gros point fort, lorsque l'histoire passe sur des choses importantes de la culture japonaise que nous ne connaissons pas nous avons le droit à l'explication en fin d'ouvrage, il y a quelques choses comme 25-30 aides à la lecture (qui sont souvent une petite phrase du style "le fait d'être (signe astrologique) est synonyme d'être tendre...."). J'en ai raté certains au cours de ma lecture sans pour autant m'en apercevoir, ce n'est donc pas un énorme problème au niveau de la compréhension. C'est donc pour moi un excellent achat.
Le Grand Mort
Après la lecture de ce premier tome je me dis que la suite peut être prometteuse. Les dessins sont très soignés, les couleurs magnifiques et le scénario débute très bien. Pour les lecteurs de bd qui aiment les univers fantastiques avec de drôles d'habitants dans un monde parallèle c'est à mon avis un bon achat à faire. En tout cas, moi je coure l'acquérir. Bref j'ai vraiment hâte de lire la suite de nos personnages principaux auxquels on s'attache déjà.
L'Ecole emportée
C'est un manga vraiment bien dans le genre, un petit bijou aux dessins plutôt "old school" (ce qui fait tout son charme). La finesse des détails pour certaines scènes rend l'horreur mesurée... (Pas de gore pour du gore) Je vous le conseille à tous...
Sale morveuse !
J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Gally nous propose une histoire que pas mal d’entre nous aimeraient vivre. Remonter dans le temps pour réparer les erreurs, humilier ceux qui vous ont pourri, ainsi de suite… C’est alléchant. En décidant de placer cela sous un angle « jeunesse », elle cherche l’universalité de son récit. Et ça marche ! je me suis de suite pris d’affection pour Lola (alter ego de l’auteure ?), et l’ai accompagnée dans sa rédemption et sa vengeance. J’ai bien aimé certains passages, comme le moment où elle arrive à se débarrasser d’une bande de « loubards » de 12 ans venus venger l’humiliation de la sœur de l’un d’entre eux. Le trait de Gally est clair, très agréable, facile à apprécier. Cependant, comme bien des albums pour enfants, ça se lit très vite ; heureusement d’autres tomes vont suivre, je l’espère rapidement. C’est drôle, c’est frais, c’est de la bonne BD jeunesse ça ma bonne dame !