La Légende des nuées écarlates est, je crois, la seule BD que j'achète d'abord pour le dessin. Moi qui d'habitude suis plus à cheval sur la qualité du scénario que de l'illustration, je reconnais volontiers ma faiblesse et n'ai point honte d'avouer cet écart de conduite.
Car s'il est un talent que l'on reconnait unanimement à Saverio Tenuta, c'est son don pour le dessin. Ce professeur d'une des meilleures école de dessin d'Italie nous le prouve à chaque page de cette série. Mieux, il prouve que son talent s'améliore au fil du temps et ne cesse de nous faire profiter du meilleur de ses capacités à chaque nouveau tome. En effet, avec le recul, on s'aperçoit que les dominantes blanc et rouge du premier tome s'estompent progressivement pour faire place à des couleurs plus chaudes. Arrivé ici, j'émets un bémol tout relatif puisque j'admets préférer le calme blanchâtres des premières planches aux dernières plus festives. Mais cela est un détail insignifiant à côté du régal visuel que l'auteur nous offre à chaque planche, à chaque case même.
Je dis auteur car en effet, le bougre Tenuta n'a pas oublié d'être scénariste. Bien qu'il brille moins par son talent de narrateur que par celui d'illustrateur, pour un premier projet c'est pas mal du tout. Bien sûr le scénario n'est pas autant prenant qu'on pourrait s'y attendre, pourra même en rebuter certains, notamment à cause des multiples flash-back du premier opus. Mais surmontée la difficulté, on se retrouve happé dans un monde qui pourrait être poétique, sans ces histoires grégaires. Bien entendu, avec un samuraï comme protagoniste difficile de faire autrement.
Au final, si je devais donner une note détaillée, ce serait 3.5/5 pour le scénario et 5/5 pour le dessin.
Le Bel Inconnu est une belle surprise que j'ai décidée de classer dans le genre du conte. Cela pourrait aussi bien être du médiéval fantastique, mais comme c'est une histoire racontée par l'un des personnages, je la pense plus proche du conte.
L'histoire commence donc ainsi : Monsieur de Beaujeu est amoureux de sa belle - dont on ne sait pas le nom, - il vient lui brailler son amour sous sa fenêtre, mais celle-ci ne veut rien entendre ; il décide donc de lui conter une histoire de preux chevalier et de princesse. Fort heureusement la Dame reste à sa fenêtre, comment faire autrement ? Cet énergumène s'égosille tant et si fort que tout le voisinage est sorti et finalement profite de son bavardage.
Le récit se déroule dans son sa grande majorité à l'époque du Roi Arthur, mais personne n'en a gardé trace, car Monsieur de Beaujeu l'invente au fur et à mesure pour son aimée. Le Bel Inconnu n'a pas de nom, c'est pour cela qu'on l'appelle ainsi. On lui a prédit un grand avenir, il est donc à la recherche d'une quête à sa mesure et délivrer une princesse serait l'idéal. Son vœu sera exaucé.
Ça part dans le fantastique avec des squelettes, des faunes, des fées, des monstres, des licornes et autres personnages du genre. C'est plein de vigueur, d'entrain, de gaieté, mais c'est aussi une histoire tragique et cela se sent surtout dans le tome 2, moins léger et moins drôle. Le langage est châtié, parfois même on y trouve quelques rimes, c'est excellent.
Le seul reproche vient du lettrage, il est en accord parfait dans le tome 1, rond avec quelques effets qui le font paraître "un peu" plus ancien. Tandis que dans le tome 2, il devient plus moderne et surtout plus petit, ce qui m'a pas mal perturbée, car j'ai été obligée de me concentrer pour le lire, dommage, sinon je crois bien que j'aurais mis 5 étoiles à cette série.
Quant au dessin il est coloré et très rond aussi. Avec des chevaux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux que les premiers Sapiens dessinaient dans leurs grottes. Un vrai régal.
Une œuvre qui oscille entre légèreté et drame, son graphisme est ultra coloré et gai, tandis que son scénario est tragique sur le fond, un peu moins sur la forme ; je l'ai classée en conte car elle en a la saveur et que son personnage principal n'est autre qu'un beau matou aux immenses yeux verts. Elle m'a un peu fait penser aux ambiances des histoires de Nancy Peña, serait-ce à cause du chat ?
Notre chat samouraï, nommé Raiju, se balade dans une petite ville du Japon à la recherche de quelqu'un, et sa tête de chat attire forcément les regards et les questionnements, ce qui ne facilite pas la vie de Raiju, mais il est habitué et continue sa quête sans états d'âme. L'histoire en elle-même est assez courte et en parler est difficile car je ne voudrais pas trop vous en dévoiler.
Juste quelques mots : il y a sur la fin une scène de combat au sabre un peu longuette, mais son issue est surprenante, et c'est justement dans sa longueur que réside tout son intérêt, car la chute n'en est que meilleure. A savoir aussi que tout passe par le dessin et qu'il faut vraiment l'aimer pour apprécier ce joli conte à sa juste valeur, ce qui est mon cas. D'ailleurs cette première lecture a été un peu rapide, pressée que j'étais de connaître le dénouement final ; je n'ai qu'une hâte à présent c'est de la relire.
Autre chose, on découvre pourquoi Raiju est un chat, c'est d'ailleurs la note de l'éditeur sur cette bd, ce que je trouve dommage car cela dévoile une partie de l'intrigue. Je l'ai mise dans le résumé de l'histoire, mais je vous conseille de ne pas la lire avant d'avoir lu la bd.
Si vous aimez les contes, si vous aimez les dessins colorés et vivants, si vous aimez les chats, cette histoire est pour vous.
PS : Ce conte se base sur la mythologie japonaise, dans sa suite Raiden c'est nettement plus prononcé.
"Autour de Kate" est plus qu'une simple intégrale de K une jolie comète et de Lieutenant Kate.
Grâce aux ajouts qui expliquent la genèse de K une jolie comète, les auteurs nous font partager des moments intimes et difficiles de leur vie : la perte d’un amour fou et l’agonie d’un père.
Alors bien sûr, ils auraient pu nous la jouer mélo et gros sanglots, mais finalement non. Pour exorciser leur peine, ils ont opté pour un ton assez rentre-dedans, sans concession par l’intermédiaire d’un lapin "sans-cœur" assez horripilant et pour un style de dessin assez cartoon, plutôt rigolo et mignon (en fait, c’est le même style dans tous les albums d’Efix). Ça choque au début, mais ça marche du tonnerre. Je suis passé par tout un panel de sentiments contradictoires : ému, choqué, en colère, amusé, compatissant.
C’est un bonheur de se faire bousculer par une bd… c’est si rare.
Je pense que les personnes qui ont déjà lu K une jolie comète auraient une toute autre interprétation s’ils la relisaient dans cette nouvelle mouture.
Lieutenant Kate, même si on y retrouve le personnage de K, est complètement différent. C’est un bon polar des familles avec des personnages de flics au caractère bien trempé, limite caricatural. Mais ce qui est surtout étonnant, c’est la refonte totale de l’agencement des cases par rapport à l’original. Ça dynamise le rythme. Ajoutez à ça le N&B du plus bel effet (même si les couleurs de l’original étaient pas mal du tout), j’ai eu grand plaisir à le relire.
Je suis juste déçu que cette série se soit brutalement terminée dès le 1er tome. On sent bien que les auteurs avaient matière à raconter beaucoup de choses sur ces flics. Je suis resté un peu sur ma faim. Dommage.
En conclusion, comme je le disais au début de mon avis : c’est bien plus qu’une simple intégrale. J’en remercie les auteurs.
Il y a, à n'en pas douter, quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette bd ; à la fin de celle-ci il est écrit : "fin de l'épisode" ; d'un autre côté l'éditeur la déclare One shot et la classe dans la collection Single, mais nulle trace de cette mention sur la bd, à croire qu'ils ont voulu faire passer une série inachevée comme un one shot. Alors oui on peut la lire comme un tome unique, bien que la fin soit ouverte et largement acceptable ; mais si on l'a énormément appréciée, comme moi, la frustration de ne pas revoir les personnages est presque intolérable.
Bref, je vais me contenter de ce seul tome (pleure !).
Voici donc une parodie de Stephen King et de ses univers fantastico-décalés. Sean Bazley, le personnage principal, après avoir été emporté par une tornade se retrouve dans un village des plus étranges, avec des habitants étranges, où des événements tout aussi étranges se produisent. C'est drôle, méchant, saignant, décalé et totalement jouissif.
Le graphisme de Redolfi est ici comme je les aime, coloré et très travaillé. Bien que l'histoire se lise finalement et malheureusement trop vite, ça a été pour moi un immense et court plaisir.
Alors là, c'est une sacrée surprise que cette série. J'en avais lu un, étant gamin, et j'ai retrouvé cet album au grenier. Mais, quel dépaysement ! De la SF inspirée, à la Buck Rogers, mâtiné de Star Wars (le couple de robots). C'est ludique, intéressant, comique parfois, bien plus prenant qu'un Valérian (où l'humour prend trop le pas sur les intrigues, à mon avis). Franchement c'est une petite perle ce Gigantik. Le graphisme fait un peu daté dans les deux premiers albums, mais s'améliore au fur et à mesure, la narration est plutôt bonne, et bien menée, malgré des baisses à certains moments (précipitation d'évènements) et certaines expressions assez grotesques, risibles et vieillottes, mais qui ont leur charme : "panndanslespace !" [sic]
A acheter, pour tout amateur de space opera, et de SF.
Edit : les deux derniers albums sont vraiment moins bon, redites, running gags lourds, et manque d'inspiration sur le scenario... Il etait temps que ça s'arrete. Note rabaissée a 3/5.
Nous revoilà replongés dans l'univers des Méta-Barons.
Jodorowsky s'offre le plaisir d'une nouvelle série sur un thème qu'il a largement écumé sans tomber dans de nombreux travers.
La lignée des Castaka est maudite à partir de l'enlèvement, stimulus des instincts bestiaux, guerriers et des sentiments de trahisons qui vont être le moteur de la série mère.
Le dessin est encore meilleur qu'avant et le scénario s'annonce différent que ce que Jodo a l'habitude de faire. Je pense qu'on va avoir de bonnes surprises avec cette série.
Pour le moment je mets 3 étoiles mais la quatrième ne devrait pas tarder à arriver.
Blacksad fait partie de ces séries qui dégagent une atmosphère immédiate grâce aux magnifiques dessins.
En effet, on ne peut pas passer à coté de cette maîtrise graphique et de la beauté de l'œuvre. Absolument tout est parfait, les personnages personnifiés en animaux sont superbes, les décors, ruraux ou urbains, sont sublimes et les différents plans dont nous gratifie Guarnido sont fabuleux. Bref, je ne taris pas d'éloge envers le graphisme !
Niveau scénario, c'est plutôt pas mal fichu. Certains diront que c'est linéaire voire simpliste. Moi je trouve ça réussi car on rentre malgré tout dans chaque histoire et on veut décortiquer et découvrir chaque détail du scénario (tout comme le dessin tant il est riche !).
Le premier tome reste classique et sans surprise mais diantre qu'il est beau !
Pour le deuxième tome (mon préféré), l'histoire est plus élaborée avec une histoire de racisme et de guerre des clans. Le tout est magistralement mis en images et on dévore chaque page de ce petit joyau.
Le troisième tome et pour moi le moins bon même s'il reste intéressant ne serait-ce que pour les planches de Guarnido.
Bref, avec une mise en image parfaite et des scénarios toujours plaisants, c'est du tout bon !
Excellente surprise que ce Topless. En l’achetant, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, mais le ton badin employé par ce pianiste de boîte de striptease m’avait directement conquis. Après lecture, je ne peux que confirmer : ce ton est le principal atout de l’album. En effet, le suspense n’est certainement pas son point fort, et son final, très prévisible, avait dès la première lecture un goût de déjà-vu.
En fait, Topless est un polar au scénario très classique, dont le charme réside avant tout dans la narration à la première personne de son personnage principal, original et désabusé, et dans le graphisme élégant, spontané et audacieux d’Olivier Balez. L’adéquation entre ces deux paramètres provoque une alchimie convaincante et envoutante. Le choix des couleurs est également important dans la réussite de l’œuvre. Olivier Balez n’hésite pas à utiliser des teintes flashantes lorsque le personnage principal part dans un délire, pour retrouver directement les teintes les plus sombres dès que l’ambiance de polar reprend le dessus. L’alternance est très réussie et illumine l’album.
Certes, on peut regretter que l’opus se lise si vite (en fait, il se dévore), mais, avec de tels atouts (graphisme et narration) une relecture reste intéressante.
A découvrir.
Je connais cette équipe de super-héros grâce au dessin animé. Comme j'avais adoré, je voulais savoir comme c'était en comic. Je ne suis pas déçu. Les histoires sont très palpitantes et remplies de bonnes idées. Mais ce qui fait la force de cette série, ce sont les personnages.
Chacun a une personnalité fort bien définie et Marv Wolfman joue très bien avec leurs différentes visions des choses. Il y a beaucoup de chocs de personnalité et c'est magnifiquement montré et développé. C'est aussi réussi que le dessin animé voire même mieux. C'est d'ailleurs un peu dommage que j'ai vu le dessin animé car ça enlève un peu de suspense sur certaines choses (les origines de Raven par exemple), mais ça ne gâche pas du tout ma lecture car Wolfman a beaucoup de talent pour captiver les lecteurs.
Pour ce qui est du dessin de George Perez, je le trouve beau, mais parfois il manque un peu de dynamisme.
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La Légende des nuées écarlates
La Légende des nuées écarlates est, je crois, la seule BD que j'achète d'abord pour le dessin. Moi qui d'habitude suis plus à cheval sur la qualité du scénario que de l'illustration, je reconnais volontiers ma faiblesse et n'ai point honte d'avouer cet écart de conduite. Car s'il est un talent que l'on reconnait unanimement à Saverio Tenuta, c'est son don pour le dessin. Ce professeur d'une des meilleures école de dessin d'Italie nous le prouve à chaque page de cette série. Mieux, il prouve que son talent s'améliore au fil du temps et ne cesse de nous faire profiter du meilleur de ses capacités à chaque nouveau tome. En effet, avec le recul, on s'aperçoit que les dominantes blanc et rouge du premier tome s'estompent progressivement pour faire place à des couleurs plus chaudes. Arrivé ici, j'émets un bémol tout relatif puisque j'admets préférer le calme blanchâtres des premières planches aux dernières plus festives. Mais cela est un détail insignifiant à côté du régal visuel que l'auteur nous offre à chaque planche, à chaque case même. Je dis auteur car en effet, le bougre Tenuta n'a pas oublié d'être scénariste. Bien qu'il brille moins par son talent de narrateur que par celui d'illustrateur, pour un premier projet c'est pas mal du tout. Bien sûr le scénario n'est pas autant prenant qu'on pourrait s'y attendre, pourra même en rebuter certains, notamment à cause des multiples flash-back du premier opus. Mais surmontée la difficulté, on se retrouve happé dans un monde qui pourrait être poétique, sans ces histoires grégaires. Bien entendu, avec un samuraï comme protagoniste difficile de faire autrement. Au final, si je devais donner une note détaillée, ce serait 3.5/5 pour le scénario et 5/5 pour le dessin.
Le Bel Inconnu
Le Bel Inconnu est une belle surprise que j'ai décidée de classer dans le genre du conte. Cela pourrait aussi bien être du médiéval fantastique, mais comme c'est une histoire racontée par l'un des personnages, je la pense plus proche du conte. L'histoire commence donc ainsi : Monsieur de Beaujeu est amoureux de sa belle - dont on ne sait pas le nom, - il vient lui brailler son amour sous sa fenêtre, mais celle-ci ne veut rien entendre ; il décide donc de lui conter une histoire de preux chevalier et de princesse. Fort heureusement la Dame reste à sa fenêtre, comment faire autrement ? Cet énergumène s'égosille tant et si fort que tout le voisinage est sorti et finalement profite de son bavardage. Le récit se déroule dans son sa grande majorité à l'époque du Roi Arthur, mais personne n'en a gardé trace, car Monsieur de Beaujeu l'invente au fur et à mesure pour son aimée. Le Bel Inconnu n'a pas de nom, c'est pour cela qu'on l'appelle ainsi. On lui a prédit un grand avenir, il est donc à la recherche d'une quête à sa mesure et délivrer une princesse serait l'idéal. Son vœu sera exaucé. Ça part dans le fantastique avec des squelettes, des faunes, des fées, des monstres, des licornes et autres personnages du genre. C'est plein de vigueur, d'entrain, de gaieté, mais c'est aussi une histoire tragique et cela se sent surtout dans le tome 2, moins léger et moins drôle. Le langage est châtié, parfois même on y trouve quelques rimes, c'est excellent. Le seul reproche vient du lettrage, il est en accord parfait dans le tome 1, rond avec quelques effets qui le font paraître "un peu" plus ancien. Tandis que dans le tome 2, il devient plus moderne et surtout plus petit, ce qui m'a pas mal perturbée, car j'ai été obligée de me concentrer pour le lire, dommage, sinon je crois bien que j'aurais mis 5 étoiles à cette série. Quant au dessin il est coloré et très rond aussi. Avec des chevaux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux que les premiers Sapiens dessinaient dans leurs grottes. Un vrai régal.
Raiju
Une œuvre qui oscille entre légèreté et drame, son graphisme est ultra coloré et gai, tandis que son scénario est tragique sur le fond, un peu moins sur la forme ; je l'ai classée en conte car elle en a la saveur et que son personnage principal n'est autre qu'un beau matou aux immenses yeux verts. Elle m'a un peu fait penser aux ambiances des histoires de Nancy Peña, serait-ce à cause du chat ? Notre chat samouraï, nommé Raiju, se balade dans une petite ville du Japon à la recherche de quelqu'un, et sa tête de chat attire forcément les regards et les questionnements, ce qui ne facilite pas la vie de Raiju, mais il est habitué et continue sa quête sans états d'âme. L'histoire en elle-même est assez courte et en parler est difficile car je ne voudrais pas trop vous en dévoiler. Juste quelques mots : il y a sur la fin une scène de combat au sabre un peu longuette, mais son issue est surprenante, et c'est justement dans sa longueur que réside tout son intérêt, car la chute n'en est que meilleure. A savoir aussi que tout passe par le dessin et qu'il faut vraiment l'aimer pour apprécier ce joli conte à sa juste valeur, ce qui est mon cas. D'ailleurs cette première lecture a été un peu rapide, pressée que j'étais de connaître le dénouement final ; je n'ai qu'une hâte à présent c'est de la relire. Autre chose, on découvre pourquoi Raiju est un chat, c'est d'ailleurs la note de l'éditeur sur cette bd, ce que je trouve dommage car cela dévoile une partie de l'intrigue. Je l'ai mise dans le résumé de l'histoire, mais je vous conseille de ne pas la lire avant d'avoir lu la bd. Si vous aimez les contes, si vous aimez les dessins colorés et vivants, si vous aimez les chats, cette histoire est pour vous. PS : Ce conte se base sur la mythologie japonaise, dans sa suite Raiden c'est nettement plus prononcé.
Autour de Kate
"Autour de Kate" est plus qu'une simple intégrale de K une jolie comète et de Lieutenant Kate. Grâce aux ajouts qui expliquent la genèse de K une jolie comète, les auteurs nous font partager des moments intimes et difficiles de leur vie : la perte d’un amour fou et l’agonie d’un père. Alors bien sûr, ils auraient pu nous la jouer mélo et gros sanglots, mais finalement non. Pour exorciser leur peine, ils ont opté pour un ton assez rentre-dedans, sans concession par l’intermédiaire d’un lapin "sans-cœur" assez horripilant et pour un style de dessin assez cartoon, plutôt rigolo et mignon (en fait, c’est le même style dans tous les albums d’Efix). Ça choque au début, mais ça marche du tonnerre. Je suis passé par tout un panel de sentiments contradictoires : ému, choqué, en colère, amusé, compatissant. C’est un bonheur de se faire bousculer par une bd… c’est si rare. Je pense que les personnes qui ont déjà lu K une jolie comète auraient une toute autre interprétation s’ils la relisaient dans cette nouvelle mouture. Lieutenant Kate, même si on y retrouve le personnage de K, est complètement différent. C’est un bon polar des familles avec des personnages de flics au caractère bien trempé, limite caricatural. Mais ce qui est surtout étonnant, c’est la refonte totale de l’agencement des cases par rapport à l’original. Ça dynamise le rythme. Ajoutez à ça le N&B du plus bel effet (même si les couleurs de l’original étaient pas mal du tout), j’ai eu grand plaisir à le relire. Je suis juste déçu que cette série se soit brutalement terminée dès le 1er tome. On sent bien que les auteurs avaient matière à raconter beaucoup de choses sur ces flics. Je suis resté un peu sur ma faim. Dommage. En conclusion, comme je le disais au début de mon avis : c’est bien plus qu’une simple intégrale. J’en remercie les auteurs.
Rayban Dog
Il y a, à n'en pas douter, quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette bd ; à la fin de celle-ci il est écrit : "fin de l'épisode" ; d'un autre côté l'éditeur la déclare One shot et la classe dans la collection Single, mais nulle trace de cette mention sur la bd, à croire qu'ils ont voulu faire passer une série inachevée comme un one shot. Alors oui on peut la lire comme un tome unique, bien que la fin soit ouverte et largement acceptable ; mais si on l'a énormément appréciée, comme moi, la frustration de ne pas revoir les personnages est presque intolérable. Bref, je vais me contenter de ce seul tome (pleure !). Voici donc une parodie de Stephen King et de ses univers fantastico-décalés. Sean Bazley, le personnage principal, après avoir été emporté par une tornade se retrouve dans un village des plus étranges, avec des habitants étranges, où des événements tout aussi étranges se produisent. C'est drôle, méchant, saignant, décalé et totalement jouissif. Le graphisme de Redolfi est ici comme je les aime, coloré et très travaillé. Bien que l'histoire se lise finalement et malheureusement trop vite, ça a été pour moi un immense et court plaisir.
Gigantik
Alors là, c'est une sacrée surprise que cette série. J'en avais lu un, étant gamin, et j'ai retrouvé cet album au grenier. Mais, quel dépaysement ! De la SF inspirée, à la Buck Rogers, mâtiné de Star Wars (le couple de robots). C'est ludique, intéressant, comique parfois, bien plus prenant qu'un Valérian (où l'humour prend trop le pas sur les intrigues, à mon avis). Franchement c'est une petite perle ce Gigantik. Le graphisme fait un peu daté dans les deux premiers albums, mais s'améliore au fur et à mesure, la narration est plutôt bonne, et bien menée, malgré des baisses à certains moments (précipitation d'évènements) et certaines expressions assez grotesques, risibles et vieillottes, mais qui ont leur charme : "panndanslespace !" [sic] A acheter, pour tout amateur de space opera, et de SF. Edit : les deux derniers albums sont vraiment moins bon, redites, running gags lourds, et manque d'inspiration sur le scenario... Il etait temps que ça s'arrete. Note rabaissée a 3/5.
Castaka
Nous revoilà replongés dans l'univers des Méta-Barons. Jodorowsky s'offre le plaisir d'une nouvelle série sur un thème qu'il a largement écumé sans tomber dans de nombreux travers. La lignée des Castaka est maudite à partir de l'enlèvement, stimulus des instincts bestiaux, guerriers et des sentiments de trahisons qui vont être le moteur de la série mère. Le dessin est encore meilleur qu'avant et le scénario s'annonce différent que ce que Jodo a l'habitude de faire. Je pense qu'on va avoir de bonnes surprises avec cette série. Pour le moment je mets 3 étoiles mais la quatrième ne devrait pas tarder à arriver.
Blacksad
Blacksad fait partie de ces séries qui dégagent une atmosphère immédiate grâce aux magnifiques dessins. En effet, on ne peut pas passer à coté de cette maîtrise graphique et de la beauté de l'œuvre. Absolument tout est parfait, les personnages personnifiés en animaux sont superbes, les décors, ruraux ou urbains, sont sublimes et les différents plans dont nous gratifie Guarnido sont fabuleux. Bref, je ne taris pas d'éloge envers le graphisme ! Niveau scénario, c'est plutôt pas mal fichu. Certains diront que c'est linéaire voire simpliste. Moi je trouve ça réussi car on rentre malgré tout dans chaque histoire et on veut décortiquer et découvrir chaque détail du scénario (tout comme le dessin tant il est riche !). Le premier tome reste classique et sans surprise mais diantre qu'il est beau ! Pour le deuxième tome (mon préféré), l'histoire est plus élaborée avec une histoire de racisme et de guerre des clans. Le tout est magistralement mis en images et on dévore chaque page de ce petit joyau. Le troisième tome et pour moi le moins bon même s'il reste intéressant ne serait-ce que pour les planches de Guarnido. Bref, avec une mise en image parfaite et des scénarios toujours plaisants, c'est du tout bon !
Topless
Excellente surprise que ce Topless. En l’achetant, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, mais le ton badin employé par ce pianiste de boîte de striptease m’avait directement conquis. Après lecture, je ne peux que confirmer : ce ton est le principal atout de l’album. En effet, le suspense n’est certainement pas son point fort, et son final, très prévisible, avait dès la première lecture un goût de déjà-vu. En fait, Topless est un polar au scénario très classique, dont le charme réside avant tout dans la narration à la première personne de son personnage principal, original et désabusé, et dans le graphisme élégant, spontané et audacieux d’Olivier Balez. L’adéquation entre ces deux paramètres provoque une alchimie convaincante et envoutante. Le choix des couleurs est également important dans la réussite de l’œuvre. Olivier Balez n’hésite pas à utiliser des teintes flashantes lorsque le personnage principal part dans un délire, pour retrouver directement les teintes les plus sombres dès que l’ambiance de polar reprend le dessus. L’alternance est très réussie et illumine l’album. Certes, on peut regretter que l’opus se lise si vite (en fait, il se dévore), mais, avec de tels atouts (graphisme et narration) une relecture reste intéressante. A découvrir.
The New Teen Titans (Teen Titans)
Je connais cette équipe de super-héros grâce au dessin animé. Comme j'avais adoré, je voulais savoir comme c'était en comic. Je ne suis pas déçu. Les histoires sont très palpitantes et remplies de bonnes idées. Mais ce qui fait la force de cette série, ce sont les personnages. Chacun a une personnalité fort bien définie et Marv Wolfman joue très bien avec leurs différentes visions des choses. Il y a beaucoup de chocs de personnalité et c'est magnifiquement montré et développé. C'est aussi réussi que le dessin animé voire même mieux. C'est d'ailleurs un peu dommage que j'ai vu le dessin animé car ça enlève un peu de suspense sur certaines choses (les origines de Raven par exemple), mais ça ne gâche pas du tout ma lecture car Wolfman a beaucoup de talent pour captiver les lecteurs. Pour ce qui est du dessin de George Perez, je le trouve beau, mais parfois il manque un peu de dynamisme.