C’est les deux bras levés et en criant « Georges » que je rédige cet avis (et c’est heureux que mon clavier soit un wireless).
Que rajouter aux multiples avis dithyrambiques consultables ci-dessous, si ce n’est que, moi aussi, je suis tombé sous le charme de cette comédie humaine touchante et drôle à l’exquise justesse de ton et au dessin faussement dépouillé.
Je pourrais encore rajouter
- que chaque tome se révèle supérieur à son prédécesseur, plus juste, plus mature, plus profond ;
- que, moi qui ne suis pas fan de cette nouvelle école graphique, j’ai trouvé le trait de Larcenet en parfaite adéquation avec son propos ;
- que l’équilibre entre l’humour et la gravité est digne du travail d’un trapéziste fou au dessus du grand canyon.
Et bien d’autres choses, encore …
Mais, pour justifier le fait que je ne considère pas cette série comme culte, je me dois de mentionner deux points légèrement négatifs :
- primo : bienheureux, ce photographe indépendant issu d’une famille modeste qui peut, alors qu’il n’est qu’au début de sa carrière (on ne lui donnerait pas 30 ans) se permettre de ne plus travailler durant plus d’un an sans connaître de problèmes d’argent ;
- secundo : les monologues des pages illustrant des photographies sont écrit dans un style psychopédagogique que j’ai trouvé relativement pénible.
Maintenant que la crampe me guette, je repose mon clavier, et vous encourage à découvrir cette formidable série.
Un ouvrage original qui retrace le parcours de la Grenouille Noire. On se laisse attraper dès les premières pages par l'auteur, ses doutes et ses aventures. Le monsieur a tenu en haleine le forum Cafésalé tout les jours durant un mois en postant les pages de sa BD au fur et à mesure quelles sortaient de son ordinateur. Cette graphic novel renferme un récit qui bouge beaucoup, appuyé d'une réelle force graphique, il devient difficile de décrocher.
Note de la modération : le posteur semble travailler pour l’éditeur de cette BD.
Voilà une série coup de cœur pour moi! C'est dans un magasin que j'ai littéralement flashé sur la couverture du premier! Une petite fille, seule, dans la brume, avec une ambiance glauque à souhait et qui laisse présager une aventure à la fois gothique et fantastique.
Graphiquement, c'est très joli! Chaque personnage est assez bien fait, les décors sont relativement beaux, bref, c'est pas mal du tout. Mais ce qui fait la force et qui sert énormément les dessins, ce sont les couleurs parfaitement réussies. Dans le manoir on est dans des tons marrons, puis noirs dans les murs du manoir, verts dans les sous-sols ou encore gris-blancs dans les extérieurs. Bref, c'est relativement bien foutu!
Scénaristiquement parlant, on perçoit très vite les influences du cinéma mexicain et espagnol et notamment les films d'un certain Guillermo Del Toro. Ainsi, on retrouve une jeune fille un peu paumée (Le Labyrinthe de Pan), dans une sorte d'orphelinat (L'échine du Diable) avec des personnages mystérieux et monstrueux (Hellboy) et on sait aussi qu'il y a présence d'un virus qui rend les personnes agressives (Blade 2). Mais cela ne me gêne pas le moins du monde car ce réalisateur est mon préféré! De ce fait, je trouve le scénario pas original mais plutôt attirant et énigmatique. Et je me suis laissé embarquer dans cet univers fantastique et uchronique.
Vivement le dénouement final et je conseille fortement !
Achetez cette BD, achetez cette BD...
Dans un univers pour le moins original, où la publicité est reine (au point qu'elle en devient subliminale), nous suivons les aventures de Fergus, détective publicitaire, futur divorcé et copain avec monsieur malchance.
Achetez cette BD, achetez cette BD...
Cette mixture nous donne une aventure assez sympa à suivre, avec une dose d'humour qui, il est vrai, aurait pu être plus cynique et présente. Il faut cependant noter quelques bonnes idées (les publicités sur les animaux, les immeubles lettres, ...). Certaines réparties/remarques des différents protagonistes sont également à noter...
Achetez cette BD, achetez cette BD...
Au niveau des graphismes et couleurs, super génial : "années disco" en couleur directe. La classe...
J'en redemande ==> achetez cette BD, achetez cette BD, il faut en faire une série !
PS : le subliminal a l'air de marcher. En espérant ne pas remplir un caddie de cette BD :-)
Quel plaisir de retrouver Ayroles ; le scénariste génial de De Cape et de Crocs! Pour en plus une BD plutôt sombre sur des vampires! Alors là, je m'attends à tout et pas à n'importe quoi!
Le scénario est classique, une banale chasse aux vampires mais avec pour une fois un vampire moche et détestable et un chasseur des plus charismatique! Ce premier tome reste assez riche et les backgrounds des deux personnages principaux semblent travaillés avec intelligence et profondeur.
L'atmosphère de Londres au XIXème siècle est très bien rendue (quoique qu'un peu trop colorée, j'ai préféré le Londres de From Hell par exemple) et le graphisme est de toute beauté.
Les dessins sont très réussis, on s'attache vraiment aux personnages et surtout à Drake qui malgré sa rudesse, reste un personnage amoureux qui écrit des poèmes. Quant au vampire, il reste énigmatique mais relativement pénible et on a vraiment envie de le voir mourir.
Bref, pari réussi de ce côté-là !
N'étant que le premier tome de cette nouvelle série et connaissant le boulot des deux compères, on peut s'attendre à de grandes choses par la suite !
Je conseille pour les amateurs de vampires comme pour les néophytes !
Mais, mais, mais, mais, mais … mais c’est franchement bien ce petit bouquin ! Surprenant, inventif, amusant, intelligent … oui, oui, oui, je confirme : c’est franchement bien.
Déjà, le titre intrigue tout en nous assurant une œuvre dont les auteurs ne se prennent pas trop au sérieux.
Ensuite, le graphisme surprend. Ce trait haché, parfois mal fini mais capable d’envoûtantes fulgurances fantasmagoriques m’a finalement vraiment bien plu, alors que ce n’est pas un style que j’affectionne d’habitude. La colorisation est également plutôt bien réussie alors que bien des passages se déroulent dans des lieux (et des atmosphères) très sombres. Si je devais le définir, je parlerais de baroque de cirque (mais je crains de ne pas être compris de grand monde). En tous les cas, il est tout à fait dans le ton de cette histoire, et sert parfaitement les propos de son scénariste.
Et à ce sujet, le scénario est bien plus surprenant que son introduction pouvait le laisser supposer. Certes, nous sommes face à une série de crimes sordides perpétrés à la fin du XIXème, mais cet album ne se résume pas à une simple enquête. Il explore des pistes étonnantes, joue aux « experts » (d’époque, via cet élève en médecine légale), n’hésite pas à lancer de fausses pistes, profite de l’opposition entre deux personnages pour encore complexifier l’intrigue, et se clôt d’une manière aussi logique que surprenante. Ajoutez à cela un humour omniprésent mais pas envahissant (il ne s’agit pas d’une farce, mais bien d’un récit policier), et vous comprendrez sans doute pourquoi je suis tombé sous son charme.
(Seul bémol : le lettrage, pas toujours très lisible)
N'empêche. Vivement recommandé
Cette bande dessinée est pour moi une grande réussite de ces dernières années. Je ne suis pourtant pas fan de récit de pirates mais le dessin de Prugne m'a séduit au premier coup d'oeil. Il m'a plongé intégralement dans l'histoire du petit Jack... et m'a donné envie de lire les autres bandes dessinées des deux auteurs.
A lire, à relire.
Bonjour,
Je tenais à dire que j'ai adoré ce manga !
Tout me plait dedans, le style des personnages, le contexte (une peintre rencontre un groupe de Hard), l'ambiance, la manière dont c'est narré et dessiné !
De plus, on reconnait vraiment bien certains lieux et Anahë est très attachante.
De plus, il faut quand même savoir que c'était la première fois que l'auteur faisait un manga et qu'il n'y connaissait rien...
Après pour l'histoire d'écrire à l'orientale, il a fait ça car il n'y connaissait rien et qu'il n'avait aucune expérience en la matière et qu'il a eu comme support d'autres mangas japonais...
Personnellement, ça ne m'a pas gênée, parce que pour moi les mangas c'est automatiquement dans le sens japonais, sinon ça me déstabilise...
Vivement le prochain tome ! (en espérant qu'il soit plus long que le premier...^^)
Douze auteurs ont accepté de livrer un regard décalé sur leur pays en décrivant un aspect particulier. L'initiative des Editions Delcourt est louable car très instructive. Généralement, je n'aime pas les collectifs d'auteurs car mise à part une ou deux séquences, c'est plutôt sans intérêt. Or, en l'espèce, il n'en n'est rien bien au contraire... C'est une approche originale qui donne une autre vision de l'information.
La première nouvelle très ironique est signée par les auteurs de Aya de Yopougon. Cela commence en beauté car il s'agit de traiter du sujet de l'immigration. On a un étudiant qui a réussi ses études de journalisme mais qui n'arrivent pas à trouver un emploi dans la presse ivoirienne. Sa mère regarde la TV et entend le président Sarkozy qui promet des cartes temporaires de 3 ans renouvelables aux diplômés des pays en voie de développement. Elle est folle de joie en criant pathétiquement "Merci Sarkozy, merci !". La suite, à vous de la découvrir. Je vous assure que cela vaut le coup...
Le second chapitre a été confié à un jeune mangaka. Elle traite de ses jeunes filles habitantes de Tokyo qui se livre à des hommes plus âgés en échange de cadeaux (par exemple un collier de chez Cartier). Elles vont prier dans tous les râteliers pour qu'elles réussissent leur bac ou rencontrent éventuellement un beau mec. A côté de cela, la société japonaise a d'autres problèmes bien plus importants à régler mais elles s'en fichent éperdument. C'est un regard vraiment lucide et très acide.
Etienne Davodeau va également signer un récit très engagé en fustigeant le bon père de famille qui tond régulièrement son gazon afin qu'il soit propre alors que l'état du monde se dégrade cruellement... On peut ne pas être d'accord avec cette vision très altermondialiste et écologiste. Pour autant, c'est intéressant d'écouter ce qu'il veut nous dire. Ceux qui possèdent une TV plasma en vont prendre pour leur grade !
J'ai été également très surpris par la vision de la société québécoise par Jimmy Beaulieu. C'est très critique. Je veux juste évoquer un seul aspect parmi tant d'autres. J'ai un ami qui vît depuis 3 ans au Canada. Il m'a indiqué qu'il avait beaucoup de mal à se fondre dans la communauté québécoise. J'ai d'abord pensé que c'était peut-être un cas social. Il n'en n'est rien car cet ami est très ouvert et n'a généralement pas de mal à se faire des connaissances. J'ai moi-même voyagé à travers le Québec. J'ai été également chez l'habitant et je les ai trouvés très conviviaux. Or, cet auteur admet que les touristes disent toujours qu'ils sont accueillants. Or, si on essaye de s'intégrer vraiment, ce n'est pas si simple. Il avoue que leur accueil est chaleureux tant qu'il demeure superficiel:?). J'ai alors repensé à ce que me disait mon ami...
J'ai beaucoup aimé la chronique de Miriam Katin sur la campagne électorale de Barack Obama. Il faut parfois s'accrocher. Sa tante Rosa, d'origine juive, n'a pas pardonné que Mme Hillary Clinton embrasse Mme Arafat dans un moment d'égarement. On s'aperçoit qu'une frange de la population américaine avait peur que Barrack soit communiste ou pire encore: qu'il fasse construire un mineret sur le toit de la maison blanche ! Un grand moment d'anthologie également dans la présentation de Sarah Palin.
Le récit de Sera est sans doute le plus émouvant car il parle de la vie d'un des 7 rescapés du camp d'extermination S27 au Cambodge (parmi 14000 qui ont péri suite au génocide perpétré par Pol Pot). Le Cambodge a bien changé même dans une architecture sauvage qui ne respecte pas les traditions locales. En même temps, le pays s'enlise avec l'Histoire dans des procès qui ne terminent pas. Un pays où l'auteur admet qu'il vaut mieux être un chat qu'un chien (car ils sont mangés)...
L'Amérique du Sud est également présente via son représentant l'argentin Enrique Breccia qui imagine le futur de la terre au XXIIème siècle. Ce récit futuriste est intéressant car il évoque une planète occupée par une plante transgénique symbole d'une culture nécessaire au biocarburants alors qu'il n'y a plus une goutte de pétrole sur Terre. Un récit d'écologie fiction qui se termine de façon onirique, forcément.
L'une des visions les plus surprenantes fut celle de Pierre Bailly sur la Belgique à travers une enquête sur un pays qui se cherche. Il insiste sur le fait que la Belgique est un jeune pays (178 ans d'existence) où 6 rois sans réel pouvoir se sont succédés. Il évoque avec subtilité les tensions linguistiques et les problèmes communautaires. Extrait de son récit: "Le symbole de la capitale de mon pays, c'est un gamin qui pisse" !
Finalement, il n'y a pas un seul de tous ces récits qui ne m'ait pas marqué d'une façon ou d'une autre. Les auteurs ont été très courageux d'exprimer leur point de vue sans concession. Le tour du monde ne fait que commencer. Gageons que la suite conservera cette qualité. Un album par an est prévu. Je l'attends déjà.
Vraiment un gros coup de cœur pour cette série…
Si certains éléments de l’univers de la p’tite Crumrin font effectivement penser à Harry Potter, j’ai également retrouvé la magie du monde créé dans Miss Endicott. Rapidement, le lecteur est plongé dans cet univers plein de sorcellerie. Les histoires sont prenantes, bien que le premier opus soit légèrement en-dessous des autres.
Ma lecture fut divertissante et pleine de surprises. Les personnages sont particuliers, bien développés et attachants. La magie opère et rarement je me suis senti autant emballé par l’atmosphère fantastique d’une série.
Le trait peut sembler par moment simple, mais il s’avère également précis et détaillé sur certaines planches. Encore une fois, le graphisme est au service du récit et l’ensemble formé permet une immersion réelle dans les aventures de la jeune sorcière.
Cette série me semble véritablement incontournable et je la conseillerais sans hésiter. Je ne sais pas si d’autres aventures sont prévues mais il est certain que je serais ravi de lire de nouvelles histoires de la p’tite Crumrin.
Foncez vous procurer ces albums, vous ne serez pas déçus et vous découvrirez un petit bijou qui trouvera sans nul doute sa place dans votre bibliothèque.
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Le Combat ordinaire
C’est les deux bras levés et en criant « Georges » que je rédige cet avis (et c’est heureux que mon clavier soit un wireless). Que rajouter aux multiples avis dithyrambiques consultables ci-dessous, si ce n’est que, moi aussi, je suis tombé sous le charme de cette comédie humaine touchante et drôle à l’exquise justesse de ton et au dessin faussement dépouillé. Je pourrais encore rajouter - que chaque tome se révèle supérieur à son prédécesseur, plus juste, plus mature, plus profond ; - que, moi qui ne suis pas fan de cette nouvelle école graphique, j’ai trouvé le trait de Larcenet en parfaite adéquation avec son propos ; - que l’équilibre entre l’humour et la gravité est digne du travail d’un trapéziste fou au dessus du grand canyon. Et bien d’autres choses, encore … Mais, pour justifier le fait que je ne considère pas cette série comme culte, je me dois de mentionner deux points légèrement négatifs : - primo : bienheureux, ce photographe indépendant issu d’une famille modeste qui peut, alors qu’il n’est qu’au début de sa carrière (on ne lui donnerait pas 30 ans) se permettre de ne plus travailler durant plus d’un an sans connaître de problèmes d’argent ; - secundo : les monologues des pages illustrant des photographies sont écrit dans un style psychopédagogique que j’ai trouvé relativement pénible. Maintenant que la crampe me guette, je repose mon clavier, et vous encourage à découvrir cette formidable série.
Les Carnets de la Grenouille Noire
Un ouvrage original qui retrace le parcours de la Grenouille Noire. On se laisse attraper dès les premières pages par l'auteur, ses doutes et ses aventures. Le monsieur a tenu en haleine le forum Cafésalé tout les jours durant un mois en postant les pages de sa BD au fur et à mesure quelles sortaient de son ordinateur. Cette graphic novel renferme un récit qui bouge beaucoup, appuyé d'une réelle force graphique, il devient difficile de décrocher. Note de la modération : le posteur semble travailler pour l’éditeur de cette BD.
Le Manoir des Murmures
Voilà une série coup de cœur pour moi! C'est dans un magasin que j'ai littéralement flashé sur la couverture du premier! Une petite fille, seule, dans la brume, avec une ambiance glauque à souhait et qui laisse présager une aventure à la fois gothique et fantastique. Graphiquement, c'est très joli! Chaque personnage est assez bien fait, les décors sont relativement beaux, bref, c'est pas mal du tout. Mais ce qui fait la force et qui sert énormément les dessins, ce sont les couleurs parfaitement réussies. Dans le manoir on est dans des tons marrons, puis noirs dans les murs du manoir, verts dans les sous-sols ou encore gris-blancs dans les extérieurs. Bref, c'est relativement bien foutu! Scénaristiquement parlant, on perçoit très vite les influences du cinéma mexicain et espagnol et notamment les films d'un certain Guillermo Del Toro. Ainsi, on retrouve une jeune fille un peu paumée (Le Labyrinthe de Pan), dans une sorte d'orphelinat (L'échine du Diable) avec des personnages mystérieux et monstrueux (Hellboy) et on sait aussi qu'il y a présence d'un virus qui rend les personnes agressives (Blade 2). Mais cela ne me gêne pas le moins du monde car ce réalisateur est mon préféré! De ce fait, je trouve le scénario pas original mais plutôt attirant et énigmatique. Et je me suis laissé embarquer dans cet univers fantastique et uchronique. Vivement le dénouement final et je conseille fortement !
Fergus Détective Publicitaire
Achetez cette BD, achetez cette BD... Dans un univers pour le moins original, où la publicité est reine (au point qu'elle en devient subliminale), nous suivons les aventures de Fergus, détective publicitaire, futur divorcé et copain avec monsieur malchance. Achetez cette BD, achetez cette BD... Cette mixture nous donne une aventure assez sympa à suivre, avec une dose d'humour qui, il est vrai, aurait pu être plus cynique et présente. Il faut cependant noter quelques bonnes idées (les publicités sur les animaux, les immeubles lettres, ...). Certaines réparties/remarques des différents protagonistes sont également à noter... Achetez cette BD, achetez cette BD... Au niveau des graphismes et couleurs, super génial : "années disco" en couleur directe. La classe... J'en redemande ==> achetez cette BD, achetez cette BD, il faut en faire une série ! PS : le subliminal a l'air de marcher. En espérant ne pas remplir un caddie de cette BD :-)
D
Quel plaisir de retrouver Ayroles ; le scénariste génial de De Cape et de Crocs! Pour en plus une BD plutôt sombre sur des vampires! Alors là, je m'attends à tout et pas à n'importe quoi! Le scénario est classique, une banale chasse aux vampires mais avec pour une fois un vampire moche et détestable et un chasseur des plus charismatique! Ce premier tome reste assez riche et les backgrounds des deux personnages principaux semblent travaillés avec intelligence et profondeur. L'atmosphère de Londres au XIXème siècle est très bien rendue (quoique qu'un peu trop colorée, j'ai préféré le Londres de From Hell par exemple) et le graphisme est de toute beauté. Les dessins sont très réussis, on s'attache vraiment aux personnages et surtout à Drake qui malgré sa rudesse, reste un personnage amoureux qui écrit des poèmes. Quant au vampire, il reste énigmatique mais relativement pénible et on a vraiment envie de le voir mourir. Bref, pari réussi de ce côté-là ! N'étant que le premier tome de cette nouvelle série et connaissant le boulot des deux compères, on peut s'attendre à de grandes choses par la suite ! Je conseille pour les amateurs de vampires comme pour les néophytes !
L'Etrange Affaire des corps sans vie
Mais, mais, mais, mais, mais … mais c’est franchement bien ce petit bouquin ! Surprenant, inventif, amusant, intelligent … oui, oui, oui, je confirme : c’est franchement bien. Déjà, le titre intrigue tout en nous assurant une œuvre dont les auteurs ne se prennent pas trop au sérieux. Ensuite, le graphisme surprend. Ce trait haché, parfois mal fini mais capable d’envoûtantes fulgurances fantasmagoriques m’a finalement vraiment bien plu, alors que ce n’est pas un style que j’affectionne d’habitude. La colorisation est également plutôt bien réussie alors que bien des passages se déroulent dans des lieux (et des atmosphères) très sombres. Si je devais le définir, je parlerais de baroque de cirque (mais je crains de ne pas être compris de grand monde). En tous les cas, il est tout à fait dans le ton de cette histoire, et sert parfaitement les propos de son scénariste. Et à ce sujet, le scénario est bien plus surprenant que son introduction pouvait le laisser supposer. Certes, nous sommes face à une série de crimes sordides perpétrés à la fin du XIXème, mais cet album ne se résume pas à une simple enquête. Il explore des pistes étonnantes, joue aux « experts » (d’époque, via cet élève en médecine légale), n’hésite pas à lancer de fausses pistes, profite de l’opposition entre deux personnages pour encore complexifier l’intrigue, et se clôt d’une manière aussi logique que surprenante. Ajoutez à cela un humour omniprésent mais pas envahissant (il ne s’agit pas d’une farce, mais bien d’un récit policier), et vous comprendrez sans doute pourquoi je suis tombé sous son charme. (Seul bémol : le lettrage, pas toujours très lisible) N'empêche. Vivement recommandé
Canoë Bay
Cette bande dessinée est pour moi une grande réussite de ces dernières années. Je ne suis pourtant pas fan de récit de pirates mais le dessin de Prugne m'a séduit au premier coup d'oeil. Il m'a plongé intégralement dans l'histoire du petit Jack... et m'a donné envie de lire les autres bandes dessinées des deux auteurs. A lire, à relire.
Catacombes (Pika)
Bonjour, Je tenais à dire que j'ai adoré ce manga ! Tout me plait dedans, le style des personnages, le contexte (une peintre rencontre un groupe de Hard), l'ambiance, la manière dont c'est narré et dessiné ! De plus, on reconnait vraiment bien certains lieux et Anahë est très attachante. De plus, il faut quand même savoir que c'était la première fois que l'auteur faisait un manga et qu'il n'y connaissait rien... Après pour l'histoire d'écrire à l'orientale, il a fait ça car il n'y connaissait rien et qu'il n'avait aucune expérience en la matière et qu'il a eu comme support d'autres mangas japonais... Personnellement, ça ne m'a pas gênée, parce que pour moi les mangas c'est automatiquement dans le sens japonais, sinon ça me déstabilise... Vivement le prochain tome ! (en espérant qu'il soit plus long que le premier...^^)
Le tour du monde en bande dessinée
Douze auteurs ont accepté de livrer un regard décalé sur leur pays en décrivant un aspect particulier. L'initiative des Editions Delcourt est louable car très instructive. Généralement, je n'aime pas les collectifs d'auteurs car mise à part une ou deux séquences, c'est plutôt sans intérêt. Or, en l'espèce, il n'en n'est rien bien au contraire... C'est une approche originale qui donne une autre vision de l'information. La première nouvelle très ironique est signée par les auteurs de Aya de Yopougon. Cela commence en beauté car il s'agit de traiter du sujet de l'immigration. On a un étudiant qui a réussi ses études de journalisme mais qui n'arrivent pas à trouver un emploi dans la presse ivoirienne. Sa mère regarde la TV et entend le président Sarkozy qui promet des cartes temporaires de 3 ans renouvelables aux diplômés des pays en voie de développement. Elle est folle de joie en criant pathétiquement "Merci Sarkozy, merci !". La suite, à vous de la découvrir. Je vous assure que cela vaut le coup... Le second chapitre a été confié à un jeune mangaka. Elle traite de ses jeunes filles habitantes de Tokyo qui se livre à des hommes plus âgés en échange de cadeaux (par exemple un collier de chez Cartier). Elles vont prier dans tous les râteliers pour qu'elles réussissent leur bac ou rencontrent éventuellement un beau mec. A côté de cela, la société japonaise a d'autres problèmes bien plus importants à régler mais elles s'en fichent éperdument. C'est un regard vraiment lucide et très acide. Etienne Davodeau va également signer un récit très engagé en fustigeant le bon père de famille qui tond régulièrement son gazon afin qu'il soit propre alors que l'état du monde se dégrade cruellement... On peut ne pas être d'accord avec cette vision très altermondialiste et écologiste. Pour autant, c'est intéressant d'écouter ce qu'il veut nous dire. Ceux qui possèdent une TV plasma en vont prendre pour leur grade ! J'ai été également très surpris par la vision de la société québécoise par Jimmy Beaulieu. C'est très critique. Je veux juste évoquer un seul aspect parmi tant d'autres. J'ai un ami qui vît depuis 3 ans au Canada. Il m'a indiqué qu'il avait beaucoup de mal à se fondre dans la communauté québécoise. J'ai d'abord pensé que c'était peut-être un cas social. Il n'en n'est rien car cet ami est très ouvert et n'a généralement pas de mal à se faire des connaissances. J'ai moi-même voyagé à travers le Québec. J'ai été également chez l'habitant et je les ai trouvés très conviviaux. Or, cet auteur admet que les touristes disent toujours qu'ils sont accueillants. Or, si on essaye de s'intégrer vraiment, ce n'est pas si simple. Il avoue que leur accueil est chaleureux tant qu'il demeure superficiel:?). J'ai alors repensé à ce que me disait mon ami... J'ai beaucoup aimé la chronique de Miriam Katin sur la campagne électorale de Barack Obama. Il faut parfois s'accrocher. Sa tante Rosa, d'origine juive, n'a pas pardonné que Mme Hillary Clinton embrasse Mme Arafat dans un moment d'égarement. On s'aperçoit qu'une frange de la population américaine avait peur que Barrack soit communiste ou pire encore: qu'il fasse construire un mineret sur le toit de la maison blanche ! Un grand moment d'anthologie également dans la présentation de Sarah Palin. Le récit de Sera est sans doute le plus émouvant car il parle de la vie d'un des 7 rescapés du camp d'extermination S27 au Cambodge (parmi 14000 qui ont péri suite au génocide perpétré par Pol Pot). Le Cambodge a bien changé même dans une architecture sauvage qui ne respecte pas les traditions locales. En même temps, le pays s'enlise avec l'Histoire dans des procès qui ne terminent pas. Un pays où l'auteur admet qu'il vaut mieux être un chat qu'un chien (car ils sont mangés)... L'Amérique du Sud est également présente via son représentant l'argentin Enrique Breccia qui imagine le futur de la terre au XXIIème siècle. Ce récit futuriste est intéressant car il évoque une planète occupée par une plante transgénique symbole d'une culture nécessaire au biocarburants alors qu'il n'y a plus une goutte de pétrole sur Terre. Un récit d'écologie fiction qui se termine de façon onirique, forcément. L'une des visions les plus surprenantes fut celle de Pierre Bailly sur la Belgique à travers une enquête sur un pays qui se cherche. Il insiste sur le fait que la Belgique est un jeune pays (178 ans d'existence) où 6 rois sans réel pouvoir se sont succédés. Il évoque avec subtilité les tensions linguistiques et les problèmes communautaires. Extrait de son récit: "Le symbole de la capitale de mon pays, c'est un gamin qui pisse" ! Finalement, il n'y a pas un seul de tous ces récits qui ne m'ait pas marqué d'une façon ou d'une autre. Les auteurs ont été très courageux d'exprimer leur point de vue sans concession. Le tour du monde ne fait que commencer. Gageons que la suite conservera cette qualité. Un album par an est prévu. Je l'attends déjà.
Courtney Crumrin
Vraiment un gros coup de cœur pour cette série… Si certains éléments de l’univers de la p’tite Crumrin font effectivement penser à Harry Potter, j’ai également retrouvé la magie du monde créé dans Miss Endicott. Rapidement, le lecteur est plongé dans cet univers plein de sorcellerie. Les histoires sont prenantes, bien que le premier opus soit légèrement en-dessous des autres. Ma lecture fut divertissante et pleine de surprises. Les personnages sont particuliers, bien développés et attachants. La magie opère et rarement je me suis senti autant emballé par l’atmosphère fantastique d’une série. Le trait peut sembler par moment simple, mais il s’avère également précis et détaillé sur certaines planches. Encore une fois, le graphisme est au service du récit et l’ensemble formé permet une immersion réelle dans les aventures de la jeune sorcière. Cette série me semble véritablement incontournable et je la conseillerais sans hésiter. Je ne sais pas si d’autres aventures sont prévues mais il est certain que je serais ravi de lire de nouvelles histoires de la p’tite Crumrin. Foncez vous procurer ces albums, vous ne serez pas déçus et vous découvrirez un petit bijou qui trouvera sans nul doute sa place dans votre bibliothèque.