Assez amateur de BD historico-romaine en général, et malgré la déception de Les Aigles de Rome, je me suis laissé convaincre par la lecture de ces Boucliers de Mars. L'intrigue initiale (le bouclier tombant car les cordes ont été sciées) est assez facile mais je trouve que la suite est bien ficelée à partir du moment où l'histoire se transfère à la frontière de l'empire romain.
La série monte bien en puissance et du coup je me retrouve impatient de lire la suite.
D'un point de vue historique, c'est plutôt pas mal, à part peut être deux trois anachronismes sur la fin qui dénotent par rapport à la qualité de l'ensemble.
Les dessins sont bien adaptés à ce type de récit et contrairement à un des avis précédents, je trouve les personnages plutôt bien travaillés.
Lecture conseillée en attendant la suite ...
Les critiques très élogieuses de ce roman graphique m'ont convaincu de le lire et j'ai bien fait.
L'histoire est en réalité celle de l'auteur, dont l'enfance et l'adolescence ont manifestement été compliquées, entre deux parents extrêmement croyants et puritains.
Il raconte ici son histoire d'amour avec une fille à la famille aussi étrange que la sienne. Ces deux asociaux se découvrent au milieu d'un camp de vacances pour jeunes chrétiens où, comme dans tout groupe américain, ce sont les grandes gueules et les plus sportifs qui tiennent le haut du pavé.
Le dessin est très poétique et les personnages ne manquent pas de chair.
Un joli roman qui laisse une trace.
Je ne coche pas pour autant "à acheter". Ce n'est pas le genre d'album que je relirais. Donc, "à emprunter" plutôt.
J'attendais depuis longtemps de découvrir cette histoire d'un jeune et beau séminariste de bonne famille, surdoué de la peinture, qui se retrouve dans un petit village perdu du Nicaragua, pour réaliser dans l'église paroissiale une fresque de la Passion du Christ.
La simple mission artistique va devenir expérience initiatique, sous la houlette d'un prêtre adepte de la théologie de la Libération.
Gabriel, qui ne connaissait que les milieux favorisés de Managua, découvre tout à la fois la vraie vie de ses compatriotes, l'engagement politique et l'amour.
J'ai dévoré les deux tomes en savourant à la fois la construction parfaite de l'histoire et les dessins magnifiques de Lepage, qui fait de la forêt un personnage à part entière.
J'hésite entre 4 et 5. Je n'exclus pas de monter la note au maximum si ce double album continue de me laisser la même impression avec le temps.
Un peu perplexe à sa sortie en librairie, je n'avais pas craqué sur l'achat de cette BD (peut-être le prix).
Je l'ai trouvée hier à la bibliothèque et je me suis plongé dedans d'une traite. Véritable plongée dans le monde des TAAF avec ses décors et ses "gueules", ce carnet de voyage est absolument grandiose. Il redonne par une narration sans trop de fioritures et bien évidemment par des dessins majestueux l'ambiance de ce que vivent les hivernants de ces territoires lointains.
Une mention particulière pour le rendu des environnements croisés et pour les doubles pages très fortes.
Fan de Rémi Gaillard, je ne savais pas à quoi m'attendre avec cet album... Et bien je n'ai pas été déçue à la lecture.
Depuis le temps qu'il tape sur la télé qui lui avait piqué des idées à ses débuts, il leur rend bien la pareille :) J'ai passé une bon moment de franche rigolade (surtout avec Youn qui finit toujours ridiculement à poil, comme à ses débuts au morning live).
Je le conseille pour les fans de Rémi comme moi !!!
Excellente nouvelle série !
Alexis Laumaillé nous propose une nouvelle variation sur le thème du pauvre type qui se retrouve malgré lui détenteur d'un secret aux conséquences peut-être incalculables. Sauf que cette fois le secret est dans sa chair... Une idée de génie, je dois bien le dire. Et, contrairement à d'autres séries où l'idée de départ est complètement gâchée par un traitement quelconque, cette fois-ci le travail de développement est finement pensé. Ainsi nous avons droit à l'histoire parallèle de ces deux hommes que le hasard réunira charnellement. Mais de façon inversée, si j'ose dire. Et au milieu de tout ça, des flash-backs sur le "Jour zéro" (qui aurait pu être un autre titre -bien qu'un peu prétentieux- pour la série).
La structure du récit est comparable à celle du mouvement de l'eau après qu'un projectile soit tombé dedans : ça part de part et d'autre. Mais comme le temps est linéaire, ici ça ne part que dans deux directions : vers le futur et le passé par rapport à ce jour zéro. Alors bien sûr, le fin mot de l'histoire, ainsi que ses tenants et ses aboutissants, ne sera connu que lorsque le troisième tome sera paru, ce qui est désormais chose faite. Et je dois dire que c'est assez bluffant. Il faut lire le tout comme un ensemble, mais c'est vraiment finement réalisé, bravo à l'auteur.
J'émets cependant des réserves sur des petits détails. Ainsi, comment Abel peut-il parler de façon apparemment intelligible au bout de seulement quelques jours après sa greffe de la mâchoire ? Mais Laumaillé réussit à faire passer ces détails grâce, comme je l'ai déjà signalé, à une narration impeccable. Surtout que les personnages ont presque tous une part d'ombre.
Je ne suis pas trop fan de son graphisme au départ. Il manque apparemment de maturité, les personnages semblent avoir des looks et des morphologies aux volumes variables, mais au fil des pages cette -légère- gêne disparaît totalement. Laumaillé place finalement peu de décors dans ses cases, et ce style épuré participe au profit, là encore, d'une efficacité maximale.
Oui, les dessins ne sont pas élaborés. Et alors ?
Ce qui importe ici, c'est la qualité des échanges vifs et concis entre l'homme et Dieu.
L’intérêt de cette histoire réside dans cet astucieux mélange de vannes qui s’enchaînent sans répit et de réflexions pertinentes sur la vie, le monde et l’homme. Parce que "La nostalgie de Dieu", ce n’est pas seulement drôle, c’est intelligent et chaque réplique fait mouche.
A travers le dialogue entre un homme et Dieu, l’on découvre ainsi des réflexions et certaines réponses aux questions que l’on pourrait poser si nous étions face à Dieu. Autant dire que le point de vue de l’auteur est assez inattendu. Ce qui rend cette histoire unique et savoureuse.
La bande dessinée vient d'être adaptée au théâtre et se joue en ce moment à Paris, jusqu'au 15 septembre, à la comédie Contrescarpe.
AHAHAHAHAHAHAHAH
Bon, je schématise un peu, mais c'est à peu près ma réaction à la lecture de cette nouvelle série. C'est une parodie de ce que je tiens pour la plus grande imposture en termes de succès littéraire et cinématographique dans la sphère du fantastique, au long de la décennie écoulée. Et peut-être pour le siècle en cours. Mais je m'égare.
Le scénariste Zaz a choisi de coller au plus près des personnages et de l'intrigue du roman original et du film qui en a été tiré, même si, adaptation au format BD oblige, il a été obligé de sabrer une partie de l'intrigue, préférant utiliser -et ridiculiser- les scènes les plus symboliques. Comme lorsque Edouard vient sauver Bella d'une bande de loubards ; comme lorsqu'il la porte à toute allure sur un flanc de montagne (je me suis pissé dessus en voyant cette scène dans le film). La scène de la rencontre avec les Culdelaine est aussi pas mal, même si à mon avis il aurait pu aller plus loin dans l'outrage. Le clin d'oeil à Vampire Diaries, autre tête de proue du sous-genre vampirique des années 2000 et 2010, est sympathique également. Mais tout cela manque peu de liant, on a un peu l'impression de lire une suite de gags, même si le scénariste rajoute quelques vannes redondantes (sans être inutiles).
Le dessin d'Esdras est sympathique, hésitant visiblement entre un style réaliste et du gros nez. Bella par exemple, ressemble par moments à la petite fille dans Lilo et Stitch. Le ton humoristique ne l'aide pas à choisir, c'est vrai. Mais les personnages sont pour la plupart assez expressifs, et avec l'aide de Gwen il parvient à installer de vraies ambiances, ce qui place la parodie au-dessus du tout-venant en termes graphiques.
Une parodie donc assez réussie, qui doit transformer l'essai de la cohérence pour être vraiment très bonne.
Franchement, il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé en lisant une BD !!
C'est rock n'roll, c'est trash, c'est innovant, c'est dérangeant, c'est.... tellement bon !!!
Les dessins peuvent refroidir (au début, j'ai hésité à l'acheter de peur de ne pas du tout adhérer aux dessins), mais finalement, ils servent magnifiquement bien l'histoire un peu pulp (dans le sens original du terme). Et oui, ça fait penser à ces vieilles BD des années 70'/80' (remis un peu au goût du jour avec la série Doggybags). La couleur aidant bien à maintenir cette ambiance sur la durée.
Après, l'histoire peut sembler chaotique d'un premier abord, mais finalement, tout s’emboîte de façon assez bonne même si on reste dans une histoire plutôt linéaire. Le tout formant un véritable petit road movie vraiment plaisant.
Je recommande fortement cette histoire !
Après lecture des six premiers tomes de la réédition, je dois dire que cette série est vraiment très sympa.
Parlant d'un fait de société pas facile à traiter, le travestissement, Tsukasa Hojo, pourtant pas forcément réputé pour sa finesse concernant la chose, réussit pourtant à faire une série intelligente et drôle. Passons vite sur les incohérences de base et de circonstance (une "famille" où tout le monde a changé de sexe, au moins dans l'allure, je ne suis pas sûre qu'il y en ait beaucoup tout de même) et parlons du reste. Chez les Wakanae, personne, pas même Masahaki, n'est ce qu'il semble être, sur le plan du sexe bien sûr. Entre ceux qui changent de sexe par conviction, par besoin (j'espère que personne ne sera choqué par mes mots mal choisis), certains cultivent l'ambigüité, comme Shion, ou se retrouvent "obligés" de changer de sexe. Ce qui procure un panel de possibilités scénaristiques assez intéressant. Bien sûr, Hojo traite tout cela sur le ton de l'humour, sa meilleure arme, et peut-être le meilleur angle d'attaque. Et y réussit fort bien, puisque les quiproquos succèdent aux situations incongrues et que finalement on se marre bien. Il y a un peu de redites au bout de 6 tomes, des situations qui commencent à se répéter, mais pas trop non plus.
Et puis toujours ce dessin élégant de Hojo, qui a fait son succès et des émules. Un seul regret, les personnages masculins euh non féminins, comme Shion et sa mère, ont parfois tendance à se ressembler...
A lire, tout de même.
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Les Boucliers de Mars
Assez amateur de BD historico-romaine en général, et malgré la déception de Les Aigles de Rome, je me suis laissé convaincre par la lecture de ces Boucliers de Mars. L'intrigue initiale (le bouclier tombant car les cordes ont été sciées) est assez facile mais je trouve que la suite est bien ficelée à partir du moment où l'histoire se transfère à la frontière de l'empire romain. La série monte bien en puissance et du coup je me retrouve impatient de lire la suite. D'un point de vue historique, c'est plutôt pas mal, à part peut être deux trois anachronismes sur la fin qui dénotent par rapport à la qualité de l'ensemble. Les dessins sont bien adaptés à ce type de récit et contrairement à un des avis précédents, je trouve les personnages plutôt bien travaillés. Lecture conseillée en attendant la suite ...
Blankets - Manteau de neige
Les critiques très élogieuses de ce roman graphique m'ont convaincu de le lire et j'ai bien fait. L'histoire est en réalité celle de l'auteur, dont l'enfance et l'adolescence ont manifestement été compliquées, entre deux parents extrêmement croyants et puritains. Il raconte ici son histoire d'amour avec une fille à la famille aussi étrange que la sienne. Ces deux asociaux se découvrent au milieu d'un camp de vacances pour jeunes chrétiens où, comme dans tout groupe américain, ce sont les grandes gueules et les plus sportifs qui tiennent le haut du pavé. Le dessin est très poétique et les personnages ne manquent pas de chair. Un joli roman qui laisse une trace. Je ne coche pas pour autant "à acheter". Ce n'est pas le genre d'album que je relirais. Donc, "à emprunter" plutôt.
Muchacho
J'attendais depuis longtemps de découvrir cette histoire d'un jeune et beau séminariste de bonne famille, surdoué de la peinture, qui se retrouve dans un petit village perdu du Nicaragua, pour réaliser dans l'église paroissiale une fresque de la Passion du Christ. La simple mission artistique va devenir expérience initiatique, sous la houlette d'un prêtre adepte de la théologie de la Libération. Gabriel, qui ne connaissait que les milieux favorisés de Managua, découvre tout à la fois la vraie vie de ses compatriotes, l'engagement politique et l'amour. J'ai dévoré les deux tomes en savourant à la fois la construction parfaite de l'histoire et les dessins magnifiques de Lepage, qui fait de la forêt un personnage à part entière. J'hésite entre 4 et 5. Je n'exclus pas de monter la note au maximum si ce double album continue de me laisser la même impression avec le temps.
Voyage aux îles de la Désolation
Un peu perplexe à sa sortie en librairie, je n'avais pas craqué sur l'achat de cette BD (peut-être le prix). Je l'ai trouvée hier à la bibliothèque et je me suis plongé dedans d'une traite. Véritable plongée dans le monde des TAAF avec ses décors et ses "gueules", ce carnet de voyage est absolument grandiose. Il redonne par une narration sans trop de fioritures et bien évidemment par des dessins majestueux l'ambiance de ce que vivent les hivernants de ces territoires lointains. Une mention particulière pour le rendu des environnements croisés et pour les doubles pages très fortes.
Rémi Gaillard emmerde la télé
Fan de Rémi Gaillard, je ne savais pas à quoi m'attendre avec cet album... Et bien je n'ai pas été déçue à la lecture. Depuis le temps qu'il tape sur la télé qui lui avait piqué des idées à ses débuts, il leur rend bien la pareille :) J'ai passé une bon moment de franche rigolade (surtout avec Youn qui finit toujours ridiculement à poil, comme à ses débuts au morning live). Je le conseille pour les fans de Rémi comme moi !!!
La Main du singe
Excellente nouvelle série ! Alexis Laumaillé nous propose une nouvelle variation sur le thème du pauvre type qui se retrouve malgré lui détenteur d'un secret aux conséquences peut-être incalculables. Sauf que cette fois le secret est dans sa chair... Une idée de génie, je dois bien le dire. Et, contrairement à d'autres séries où l'idée de départ est complètement gâchée par un traitement quelconque, cette fois-ci le travail de développement est finement pensé. Ainsi nous avons droit à l'histoire parallèle de ces deux hommes que le hasard réunira charnellement. Mais de façon inversée, si j'ose dire. Et au milieu de tout ça, des flash-backs sur le "Jour zéro" (qui aurait pu être un autre titre -bien qu'un peu prétentieux- pour la série). La structure du récit est comparable à celle du mouvement de l'eau après qu'un projectile soit tombé dedans : ça part de part et d'autre. Mais comme le temps est linéaire, ici ça ne part que dans deux directions : vers le futur et le passé par rapport à ce jour zéro. Alors bien sûr, le fin mot de l'histoire, ainsi que ses tenants et ses aboutissants, ne sera connu que lorsque le troisième tome sera paru, ce qui est désormais chose faite. Et je dois dire que c'est assez bluffant. Il faut lire le tout comme un ensemble, mais c'est vraiment finement réalisé, bravo à l'auteur. J'émets cependant des réserves sur des petits détails. Ainsi, comment Abel peut-il parler de façon apparemment intelligible au bout de seulement quelques jours après sa greffe de la mâchoire ? Mais Laumaillé réussit à faire passer ces détails grâce, comme je l'ai déjà signalé, à une narration impeccable. Surtout que les personnages ont presque tous une part d'ombre. Je ne suis pas trop fan de son graphisme au départ. Il manque apparemment de maturité, les personnages semblent avoir des looks et des morphologies aux volumes variables, mais au fil des pages cette -légère- gêne disparaît totalement. Laumaillé place finalement peu de décors dans ses cases, et ce style épuré participe au profit, là encore, d'une efficacité maximale.
La Nostalgie de Dieu
Oui, les dessins ne sont pas élaborés. Et alors ? Ce qui importe ici, c'est la qualité des échanges vifs et concis entre l'homme et Dieu. L’intérêt de cette histoire réside dans cet astucieux mélange de vannes qui s’enchaînent sans répit et de réflexions pertinentes sur la vie, le monde et l’homme. Parce que "La nostalgie de Dieu", ce n’est pas seulement drôle, c’est intelligent et chaque réplique fait mouche. A travers le dialogue entre un homme et Dieu, l’on découvre ainsi des réflexions et certaines réponses aux questions que l’on pourrait poser si nous étions face à Dieu. Autant dire que le point de vue de l’auteur est assez inattendu. Ce qui rend cette histoire unique et savoureuse. La bande dessinée vient d'être adaptée au théâtre et se joue en ce moment à Paris, jusqu'au 15 septembre, à la comédie Contrescarpe.
Bloodlight
AHAHAHAHAHAHAHAH Bon, je schématise un peu, mais c'est à peu près ma réaction à la lecture de cette nouvelle série. C'est une parodie de ce que je tiens pour la plus grande imposture en termes de succès littéraire et cinématographique dans la sphère du fantastique, au long de la décennie écoulée. Et peut-être pour le siècle en cours. Mais je m'égare. Le scénariste Zaz a choisi de coller au plus près des personnages et de l'intrigue du roman original et du film qui en a été tiré, même si, adaptation au format BD oblige, il a été obligé de sabrer une partie de l'intrigue, préférant utiliser -et ridiculiser- les scènes les plus symboliques. Comme lorsque Edouard vient sauver Bella d'une bande de loubards ; comme lorsqu'il la porte à toute allure sur un flanc de montagne (je me suis pissé dessus en voyant cette scène dans le film). La scène de la rencontre avec les Culdelaine est aussi pas mal, même si à mon avis il aurait pu aller plus loin dans l'outrage. Le clin d'oeil à Vampire Diaries, autre tête de proue du sous-genre vampirique des années 2000 et 2010, est sympathique également. Mais tout cela manque peu de liant, on a un peu l'impression de lire une suite de gags, même si le scénariste rajoute quelques vannes redondantes (sans être inutiles). Le dessin d'Esdras est sympathique, hésitant visiblement entre un style réaliste et du gros nez. Bella par exemple, ressemble par moments à la petite fille dans Lilo et Stitch. Le ton humoristique ne l'aide pas à choisir, c'est vrai. Mais les personnages sont pour la plupart assez expressifs, et avec l'aide de Gwen il parvient à installer de vraies ambiances, ce qui place la parodie au-dessus du tout-venant en termes graphiques. Une parodie donc assez réussie, qui doit transformer l'essai de la cohérence pour être vraiment très bonne.
Le Syndrome de Warhol
Franchement, il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé en lisant une BD !! C'est rock n'roll, c'est trash, c'est innovant, c'est dérangeant, c'est.... tellement bon !!! Les dessins peuvent refroidir (au début, j'ai hésité à l'acheter de peur de ne pas du tout adhérer aux dessins), mais finalement, ils servent magnifiquement bien l'histoire un peu pulp (dans le sens original du terme). Et oui, ça fait penser à ces vieilles BD des années 70'/80' (remis un peu au goût du jour avec la série Doggybags). La couleur aidant bien à maintenir cette ambiance sur la durée. Après, l'histoire peut sembler chaotique d'un premier abord, mais finalement, tout s’emboîte de façon assez bonne même si on reste dans une histoire plutôt linéaire. Le tout formant un véritable petit road movie vraiment plaisant. Je recommande fortement cette histoire !
F.Compo
Après lecture des six premiers tomes de la réédition, je dois dire que cette série est vraiment très sympa. Parlant d'un fait de société pas facile à traiter, le travestissement, Tsukasa Hojo, pourtant pas forcément réputé pour sa finesse concernant la chose, réussit pourtant à faire une série intelligente et drôle. Passons vite sur les incohérences de base et de circonstance (une "famille" où tout le monde a changé de sexe, au moins dans l'allure, je ne suis pas sûre qu'il y en ait beaucoup tout de même) et parlons du reste. Chez les Wakanae, personne, pas même Masahaki, n'est ce qu'il semble être, sur le plan du sexe bien sûr. Entre ceux qui changent de sexe par conviction, par besoin (j'espère que personne ne sera choqué par mes mots mal choisis), certains cultivent l'ambigüité, comme Shion, ou se retrouvent "obligés" de changer de sexe. Ce qui procure un panel de possibilités scénaristiques assez intéressant. Bien sûr, Hojo traite tout cela sur le ton de l'humour, sa meilleure arme, et peut-être le meilleur angle d'attaque. Et y réussit fort bien, puisque les quiproquos succèdent aux situations incongrues et que finalement on se marre bien. Il y a un peu de redites au bout de 6 tomes, des situations qui commencent à se répéter, mais pas trop non plus. Et puis toujours ce dessin élégant de Hojo, qui a fait son succès et des émules. Un seul regret, les personnages
masculinseuh non féminins, comme Shion et sa mère, ont parfois tendance à se ressembler... A lire, tout de même.