Curieusement la maquette m'aurait fait penser à une BD de chez Delcourt...
Ne pouvant la placer dans "Vécu" (trop peu sérieuse et un peu trop fantastique, sans doute), Glénat l'a donc replacée dans "Grafica".
Je dois avouer avoir bien aimé cet album. Je ne l'ai pas trouvé transcendant, mais le personnage de Saint-Germain est assez jouissif (et jouisseur), et cela m'a plu. Il faut croire que le scénariste s'en est donné à coeur joie, et que le dessinateur l'a suivi dans ses petits délires. Parce que quand même, c'est loin d'être mauvais au niveau du dessin. Je trouve toutefois que ce style semi-réaliste n'est pas encore arrivé à maturité. Les visages, en particulier celui de Saint-Germain, me semblent un peu changeants d'une case à l'autre. Pour en revenir au scénario, cela s'opacifie un peu dans le second tome, même si je trouve que le léger parfum de steampunk n'est pas pour me déplaire... L'univers commence doucement à se mettre en place, attendons encore pour juger plus avant...
Ma note est une note d'attente, car l'histoire semble recéler de nombreuses surprises, et j'attends de voir comment cela va évoluer. Le début est très prometteur.
Voici un parti pris plutôt intéressant pour une œuvre commerciale : chacun des 6 tomes parus ou à paraître est la pièce d’un complot que l’on est amené à lire dans n’importe quel ordre !
Une belle idée au service d’un projet commercial annoncé sur tous les fronts peut-il pour autant constituer une œuvre solide ?
Ici et contrairement aux idées reçues, la réponse est mille fois oui, OUI !
Pourtant rien de très original ici si ce n’est le traitement ludique et interactif du choix de lecture. Chaque album met en avant un personnage qui pourra devenir secondaire dans un autre bouquin de la série. Les 60 pages racontent donc la même histoire et pratiquement le même déroulement des faits mais par différents cotés de la lorgnette.
Ce n’est pas un procédé nouveau, Berceuse assassine utilise le même procédé tout en respectant l’ordre établi et l’histoire me rappelle SOS Bonheur, autre figure incontournable dont Alter Ego se veut un remix édulcoré mais pas sans saveur…
Que l’on commence par Camille, Fouad ou Darius (ainsi que les 3 autres à venir je suppose), le récit est nerveux, autonome et plonge le lecteur directement au cœur d’une intrigue dont il ne saisit pas tous les enjeux mais dont chaque tome apporte sa pierre et ses réponses à l’édifice.
Le schéma est pourtant basique et inhérent au découpage d’un film d’action : une mise en situation rapide et intrigante suivie d’un flash back puis du déroulement de l’histoire. Il s’agit à chaque fois de personnages à priori banals mais pris de remords qui se posent des questions et vont être confrontés à une organisation médicale louche genre Umbrella pour les connaisseurs de Resident Evil, les zombies en moins car si touche fantastique il y a, elle est discrète et se base plus sur des spéculations scientifiques.
Après les personnages sont plutôt attachants et plus complexes qu’il n’y parait. On évite également la répétition grâce à une variété des caractères et de l’action et un raccrochage des wagons plutôt logique et bien inséré vers la toute fin des 60 pages de chaque volume. Le principe d’ange gardien et de connexion cachée des individus a éveillé toute mon attention. La lecture entamée, on n’a de cesse d’en vouloir davantage, facilité en cela par un découpage quasi parfait et une clarté des dessins somme toute classique mais pas désagréable.
Il y a quelques jolis clins d’œil (Wolverine ou Le Punisher dans Darius ?) à y découvrir…
La cohérence des croisements narratifs épate car on en ressort avec le sentiment d’avoir lu dans l’ordre idéal ce qui n’est pas le moindre des compliments puisqu’il n’y a pas d’ordre établi.
Cerise sur le gâteau, chaque tome peut presque se lire comme une histoire indépendante dont on n’aurait pas tous les aboutissants mais qui reste satisfaisante malgré tout. On sent qu’il y a une belle harmonie d’auteurs derrière tout cela…
Alors certes le dessin peut sembler classique mais il me rappelle la belle époque des bds franco-belges que je lisais avec un plaisir coupable sans nul autre but que de passer un moment agréable et sans prise de tête. Les propos et dialogues restent cependant adultes et n’ont rien à envier à d’autres œuvres. C’est rétro tout en demeurant actuel… Mention spéciale à Darius et Fouad, deux personnages que j’espère retrouver dans les autres pièces du puzzle…
Pourtant Uchronies nageait sur des eaux similaires avec moins de cohérence mais c’est bien à l’œuvre de Van Hamme que je pense en premier lieu. Un septième tome fera le lien et la conclusion de cette chouette collection de pur divertissement dont j’ai lu les 3 premiers tomes à la suite.
Pire, je rêverais presque d’une adaptation pour le petit écran avec le même découpage interactif.
Il est agréable de se faire surprendre dans un série grand public rappelant par son intensité mes premières lectures de bds d’aventure dans le magazine Spirou des années 80 (Jérome K Jérome Bloche, 421, Ginger etc…) et cultivant le coté ludique des jeux vidéo d’aujourd’hui tout en publiant les différentes œuvres dans des délais plus que raisonnables.
Un thriller haletant sur la manipulation ! Encore SVP !!!!
Eh bien moi j'ai bien aimé cette BD.
Certes, elle ne propose rien d'exceptionnel, les situations et les différents personnages proposés sont finalement assez communs. J'ai trouvé que l'ensemble s'enchaînait bien, et comme le signale Polette le fait d'avoir choisi de faire des histoires courtes accrochées plutôt qu'une suite de gags était une bonne idée. Signalons d'ailleurs que le gag sous-entend une mécanique toute particulière, et disons-le tout net, casse-gueule. Isabelle Bauthian s'en sort donc bien, avec cette histoire "à peu près vraie". C'est pour ça aussi qu'il n'y a rien d'outré, on reste dans une optique d'authenticité. En revanche les grands discours moralistes des personnages m'ont carrément gonflé. Cela n'apportait pas forcément un plus à l'histoire, à part du bavardage. Et le bavardage, les clients du cabinet de voyance s'en chargent...
Jolie découverte du trait de Rebecca Morse (déjà entrevu dans "En chemin... elle rencontre"), son dessin très actuel est très agréable à l'oeil, avec des influences manga bien digérées et intégrées à son style propre. Dessinatrice à suivre, sans nul doute.
Bref, un album qui n'appartient pas forcément au panthéon de la BD, mais qui permet de passer un agréable moment de détente, sur un univers quotidien, dépeint sans forfanterie ni artifices. Authentique et sympathique.
Ah on l'attendait, le dernier Alfred !
Dans un registre assez nouveau pour lui, l'auteur de certaines des plus belles pages de ces dernières années revient avec ce "Désespoir du Singe". Il s'agit d'un projet assez ancien, porté par Jean-Philippe Peyraud, scénariste (et dessinateur) inspiré par les histoires d'amour et l'humour.
Dans un environnement plein de bruit et de fureur, dans une ambiance de fin d'un monde (et pas DU monde), une société ressemblant à l'URSS agonisante semble vivre ses dernières heures. Répressions aveugles, police composée de brutes épaisses, poches révolutionnaires sur le point d'exploser, tout y est. Et au milieu du chaos, deux êtres réunis par l'Art, l'un peintre raté et immature, l'autre une pasionaria prête à planter des têtes sur des piques, mais d'une beauté renversante. Leur amour est-il impossible ? L'avenir le dira.
Au milieu de ce chaos, quelques traits de tendresse sous la plume d'Alfred, qui a durci son trait, le rendant plus adulte, plus dur. Mais il y a toujours de la poésie (et des oiseaux !) dans ce dessin. Un trait surprenant, mais toujours dans le bon sens, comme lorsqu'on voit ces faciès grotesques (au sens premier du terme) et ces silhouettes anguleuses représentant les forces de l'ordre... Le dessin d'Alfred évolue quand même pas mal au fil de cette série.
Encore une fois, c'est magnifique, même lorsque c'est Delf, et non plus Myriam, qui met en couleurs ce dessin somptueux, à l'instar de la couverture.
Merci Alfred. Où tu iras, j'irai.
Beaucoup de choses ont été dites sur cet album. C’est normal, Bec est l'un des auteurs les plus "excitants" du moment.
Avec "Prométhée" il ne déçoit toujours pas. Ayant amassé pas mal d'éléments de mythologie et de données par rapport au temps, il nous propose une histoire assez difficile à classer, brassant de nombreux thèmes. On ne passe pas loin du fouillis et de la confusion, car les personnages et les situations sont nombreux. Mais c'est normal, le récit est très ambitieux.
Après lecture du tome 4, je reste très prudent quant à mon appréciation ; les évènements se suivent et se ressemblent. Il y a quand même une petite évolution sur ce dernier tome, tandis que le reste de l'histoire patine. J'ai un peu peur que Bec étire son récit inutilement...
Prométhée ? C’est... prometteur.
J'ai franchement bien aimé cette bd qui renouvelle le genre du western en reprenant certains mythes existants. Il y a réellement une inventivité comme par exemple l'explication de ce qui va donner naissance à la légende du Père Noël via la publicité. Quand on pense qu'il s'agissait d'un ténébreux personnage qui offrent des cadeaux plutôt empoisonnés ! Il faut découvrir de toute urgence cette lecture car vous passeriez sans doute à côté de quelque chose d'unique. Bref, cela réserve de sacrés surprises !
J'avais déjà bien aimé certaines oeuvres de cet auteur comme Chiens de prairie réalisé en 1996 ou encore L'Oeil du chasseur réalisé en 1988. Je retrouve un style d'écriture toujours aussi mordant. En l'espèce, ce western cottoie le fantastique et l'ésotérique comme la magie vaudou. Le ton des dialogues est résolument acide. Il faut dire que notre jeune héroïne qui se présente comme la fille de Billy le Kid ne fait pas dans la dentelle.
Au final, un auteur de talent pour une histoire tout à fait original où le plaisir de lecture sera maximal. C'est un véritable coup de coeur...
C'est un véritable petit bijou que ce titre ! C'est pourtant la première oeuvre d'Olivier Milhaud accompagné du dessinateur de Lou !. Le talent est manifeste tant il éclate aux yeux.
En effet, l'auteur a su créer un univers bien particulier qui est un mélange de genres bien dosé. Tout d'abord, le cadre de cette auberge fortifiée dénommée le coq vert est véritablement enchanteur. On est dans un havre de paix où l'on rêve de vivre. Il y a une douceur inoubliable loin des tribulations de la ville industrielle et des bruits de guerre. J'ai littéralement adoré!
On va très vite s'attacher aux différents personnages qui composent cette communauté à commencer par Polpette le cuisinier. La cuisine va d'ailleurs occuper une place importante puisque des recettes seront parsemés ici et là. On a envie d'y gouter. Le prego ou la fabada de Péréro n'auront plus aucun secret pour vous. Et puis, il y a le comte Fausto qui est un personnage hautement charismatique. On peut également succomber aux charmes de la ravissante et volcanique Alméria. Que du plaisir à la découverte de cette oeuvre!
Au-delà de ces aspect, il y a une véritable intrigue car le monde extérieur vient rattraper la vie de ces habitants. La noirceur est présente par petites touches. C'est une bd adulte sur une imagerie presque enfantine. Il ne faudra pas se fier aux apparences! Plongez-vous dans ce savoureux mélange culinaire d'humour et d'action, de poésie et de trahison! C'est une ode à l'amitié et à la simplicité! :)
Il y a longtemps que je n'avais pas reçu un tel choc en lisant une BD, et, autant le dire tout de suite, il s'agit là d'une des meilleures série que j'ai pu lire avec de cape et de crocs ou la nef des fous par exemple. Et pourtant, je n'ai lu que les 4 premiers tomes sur les 5 cinq en ce moment. Pourtant, avec un titre comme millénaire et un monsieur avec une croix en couverture du premier tome, ce n'était pas gagné. Mais il faut dire que bien souvent le scénario frôle le génie et remet en cause nombres de piliers de la religion qu'elle soit chrétienne, juive, musulmane ou païenne. Et c'est sûrement cela qui m'a plu dans cette série, qui arrive à remettre en cause les croyances sans pour autant les dénigrer les défoncer.
Les scénarios sont basés sur un fil conducteur qui est fort intéressant, et surtout, jamais exploré dans la bande dessinée (enfin, il me semble). En gros, nous entre 997 et 998, alors que Hugues Capet est revenu d'entre les morts. Raedwald le saxon est un trafiquant de reliques dont on dit que l'esprit est aussi aiguisé qu'une lame. Dans le premier tome, la femme et l'enfant bâtard de Hugues de Francie sont tués sur les bord d'une route par des bandits commandité par un homme mystérieux. Notre héros, accompagné d'Arnulf son acolyte, golgoth maniant habilement la hache, découvre le massacre et trouve un survivant au visage cramé. Ils croisent alors un comte qui demande à ce que le corps soit vite amené dans une abbaye qui soigne les brûlés en suppliant saint Polycarpe. Sauf que l'on va vite tomber dans une conspiration de l'église de Cluny visant à priver le roi d'héritier pour pouvoir prendre le pouvoir. Et s'ensuit une suite d'évènements incroyables avec une dose de surnaturel finement trouvé et surtout une phase d'enquête remarquable. Et l'on va retrouver cela dans tous les tomes, avec pour fil conducteur un peuple mêlé dans la religion que l'on nomme changelin et qui se déplace dans des vaisseaux volants lumineux.
Évidemment, cela peut paraître un peu brouillon, mais le tout est très lisible et l'histoire frôle sincèrement le génie. Jamais encore je n'avais vu de la S.F mêlée à de l'historique et il faut dire que cela marche rudement bien!
La partie enquête n'est pas pour autant délaissée, et on évolue dans des aventures digne d'un Sherlock Holmes du moyen-âge. En général, l'explication de fin est excellente et on prend un plaisir fou à suivre les aventures de nos deux compères. D'ailleurs, ils font une paire dont le fonctionnement est rodé puisque j'ai senti une grosse référence à Astérix et Obélix mais pour adulte avec un humour plus fin et surtout avec une dose d'action sanguinolente beaucoup plu crue. Car malgré les quelques phrases d'humour, les auteurs n'oublient jamais de nous rappeler dans quelle époque on avance et que la pitié à cette époque n'existait pas. Même les enfants y passent, ce qui rajoute une grosse touche de véracité et cela est vraiment appréciable. Putain, les mecs osent et c'est fort!
Bien entendu, tout cela est servi par des dessins de toute beauté. Les personnages sont très bien faits, les visages reflètent bien les expressions et les émotions, mais surtout, les paysages, le décors ainsi que les animaux sont sublimement faits. Les scènes d'action sont lisibles, violentes, et surtout elles donnent une impression de mouvement. Les perspectives sont parfaites et parfois, on se retrouve avec un dessin pleine page qui nous en met plein les yeux. Les couleurs sont sciemment choisies et conviennent parfaitement à l'ambiance de la série. Les différents monstres parsemant les albums sont eux aussi fort agréables comme les goules sarrasines à tête de sanglier ou encore les trolls des montagnes scandinaves.
Au final, Millénaire est une bombe qu'il faut se procurer à tout prix et qui réserve un lot de surprises fantastiques non négligeables. Jamais encore je n'ai lu de scénario si génial et qui mêle si habilement les genres sans se planter ou sans partir en eau de boudin. Je conseille fortement et vivement à tous les amateurs d'histoire, de fantastique, et aussi de S.F! Par contre, les chrétiens risquent de ne pas apprécier et verront peut être leur foi mise à l'épreuve dans cet ouvrage, qui, finalement, annihile toutes haines religieuses et raciales.
Vous êtes fan des Cramps et de tout l'univers garage 60's?
Vous êtes fan d'Ed Wood et des nanars SF en noir et blanc?
Alors cette BD est pour vous.
Quand vous lirez certaines planches de cette BD vous ne pourrez pas vous empêcher d'entendre les Trashmen chanter Surfin' Bird.
De voir en Eddy le regretté Lux Interior.
C'est vraiment une très belle BD jeunesse.
Le dessin est joli, fin et mignon. Une fois encore, il fait penser à de l'illustration jeunesse plutôt qu'à de la BD, mais il colle bien à l'ambiance de la BD : j'ai beaucoup aimé.
Le scénario aussi est bon, même si il s'adresse vraiment aux jeunes (il y a peu de textes dans ses 32 pages), mais cette ballade qui excite notre imaginaire est très poétique.
Une belle BD que je conseille aux enfants qui apprennent à lire : maintenant je vais me promener en forêt moi aussi :) !
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Nos enjeux sociaux
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Saint-Germain
Curieusement la maquette m'aurait fait penser à une BD de chez Delcourt... Ne pouvant la placer dans "Vécu" (trop peu sérieuse et un peu trop fantastique, sans doute), Glénat l'a donc replacée dans "Grafica". Je dois avouer avoir bien aimé cet album. Je ne l'ai pas trouvé transcendant, mais le personnage de Saint-Germain est assez jouissif (et jouisseur), et cela m'a plu. Il faut croire que le scénariste s'en est donné à coeur joie, et que le dessinateur l'a suivi dans ses petits délires. Parce que quand même, c'est loin d'être mauvais au niveau du dessin. Je trouve toutefois que ce style semi-réaliste n'est pas encore arrivé à maturité. Les visages, en particulier celui de Saint-Germain, me semblent un peu changeants d'une case à l'autre. Pour en revenir au scénario, cela s'opacifie un peu dans le second tome, même si je trouve que le léger parfum de steampunk n'est pas pour me déplaire... L'univers commence doucement à se mettre en place, attendons encore pour juger plus avant... Ma note est une note d'attente, car l'histoire semble recéler de nombreuses surprises, et j'attends de voir comment cela va évoluer. Le début est très prometteur.
Alter Ego
Voici un parti pris plutôt intéressant pour une œuvre commerciale : chacun des 6 tomes parus ou à paraître est la pièce d’un complot que l’on est amené à lire dans n’importe quel ordre ! Une belle idée au service d’un projet commercial annoncé sur tous les fronts peut-il pour autant constituer une œuvre solide ? Ici et contrairement aux idées reçues, la réponse est mille fois oui, OUI ! Pourtant rien de très original ici si ce n’est le traitement ludique et interactif du choix de lecture. Chaque album met en avant un personnage qui pourra devenir secondaire dans un autre bouquin de la série. Les 60 pages racontent donc la même histoire et pratiquement le même déroulement des faits mais par différents cotés de la lorgnette. Ce n’est pas un procédé nouveau, Berceuse assassine utilise le même procédé tout en respectant l’ordre établi et l’histoire me rappelle SOS Bonheur, autre figure incontournable dont Alter Ego se veut un remix édulcoré mais pas sans saveur… Que l’on commence par Camille, Fouad ou Darius (ainsi que les 3 autres à venir je suppose), le récit est nerveux, autonome et plonge le lecteur directement au cœur d’une intrigue dont il ne saisit pas tous les enjeux mais dont chaque tome apporte sa pierre et ses réponses à l’édifice. Le schéma est pourtant basique et inhérent au découpage d’un film d’action : une mise en situation rapide et intrigante suivie d’un flash back puis du déroulement de l’histoire. Il s’agit à chaque fois de personnages à priori banals mais pris de remords qui se posent des questions et vont être confrontés à une organisation médicale louche genre Umbrella pour les connaisseurs de Resident Evil, les zombies en moins car si touche fantastique il y a, elle est discrète et se base plus sur des spéculations scientifiques. Après les personnages sont plutôt attachants et plus complexes qu’il n’y parait. On évite également la répétition grâce à une variété des caractères et de l’action et un raccrochage des wagons plutôt logique et bien inséré vers la toute fin des 60 pages de chaque volume. Le principe d’ange gardien et de connexion cachée des individus a éveillé toute mon attention. La lecture entamée, on n’a de cesse d’en vouloir davantage, facilité en cela par un découpage quasi parfait et une clarté des dessins somme toute classique mais pas désagréable. Il y a quelques jolis clins d’œil (Wolverine ou Le Punisher dans Darius ?) à y découvrir… La cohérence des croisements narratifs épate car on en ressort avec le sentiment d’avoir lu dans l’ordre idéal ce qui n’est pas le moindre des compliments puisqu’il n’y a pas d’ordre établi. Cerise sur le gâteau, chaque tome peut presque se lire comme une histoire indépendante dont on n’aurait pas tous les aboutissants mais qui reste satisfaisante malgré tout. On sent qu’il y a une belle harmonie d’auteurs derrière tout cela… Alors certes le dessin peut sembler classique mais il me rappelle la belle époque des bds franco-belges que je lisais avec un plaisir coupable sans nul autre but que de passer un moment agréable et sans prise de tête. Les propos et dialogues restent cependant adultes et n’ont rien à envier à d’autres œuvres. C’est rétro tout en demeurant actuel… Mention spéciale à Darius et Fouad, deux personnages que j’espère retrouver dans les autres pièces du puzzle… Pourtant Uchronies nageait sur des eaux similaires avec moins de cohérence mais c’est bien à l’œuvre de Van Hamme que je pense en premier lieu. Un septième tome fera le lien et la conclusion de cette chouette collection de pur divertissement dont j’ai lu les 3 premiers tomes à la suite. Pire, je rêverais presque d’une adaptation pour le petit écran avec le même découpage interactif. Il est agréable de se faire surprendre dans un série grand public rappelant par son intensité mes premières lectures de bds d’aventure dans le magazine Spirou des années 80 (Jérome K Jérome Bloche, 421, Ginger etc…) et cultivant le coté ludique des jeux vidéo d’aujourd’hui tout en publiant les différentes œuvres dans des délais plus que raisonnables. Un thriller haletant sur la manipulation ! Encore SVP !!!!
Yessika voyance - Amour, travail, argent...
Eh bien moi j'ai bien aimé cette BD. Certes, elle ne propose rien d'exceptionnel, les situations et les différents personnages proposés sont finalement assez communs. J'ai trouvé que l'ensemble s'enchaînait bien, et comme le signale Polette le fait d'avoir choisi de faire des histoires courtes accrochées plutôt qu'une suite de gags était une bonne idée. Signalons d'ailleurs que le gag sous-entend une mécanique toute particulière, et disons-le tout net, casse-gueule. Isabelle Bauthian s'en sort donc bien, avec cette histoire "à peu près vraie". C'est pour ça aussi qu'il n'y a rien d'outré, on reste dans une optique d'authenticité. En revanche les grands discours moralistes des personnages m'ont carrément gonflé. Cela n'apportait pas forcément un plus à l'histoire, à part du bavardage. Et le bavardage, les clients du cabinet de voyance s'en chargent... Jolie découverte du trait de Rebecca Morse (déjà entrevu dans "En chemin... elle rencontre"), son dessin très actuel est très agréable à l'oeil, avec des influences manga bien digérées et intégrées à son style propre. Dessinatrice à suivre, sans nul doute. Bref, un album qui n'appartient pas forcément au panthéon de la BD, mais qui permet de passer un agréable moment de détente, sur un univers quotidien, dépeint sans forfanterie ni artifices. Authentique et sympathique.
Le Désespoir du Singe
Ah on l'attendait, le dernier Alfred ! Dans un registre assez nouveau pour lui, l'auteur de certaines des plus belles pages de ces dernières années revient avec ce "Désespoir du Singe". Il s'agit d'un projet assez ancien, porté par Jean-Philippe Peyraud, scénariste (et dessinateur) inspiré par les histoires d'amour et l'humour. Dans un environnement plein de bruit et de fureur, dans une ambiance de fin d'un monde (et pas DU monde), une société ressemblant à l'URSS agonisante semble vivre ses dernières heures. Répressions aveugles, police composée de brutes épaisses, poches révolutionnaires sur le point d'exploser, tout y est. Et au milieu du chaos, deux êtres réunis par l'Art, l'un peintre raté et immature, l'autre une pasionaria prête à planter des têtes sur des piques, mais d'une beauté renversante. Leur amour est-il impossible ? L'avenir le dira. Au milieu de ce chaos, quelques traits de tendresse sous la plume d'Alfred, qui a durci son trait, le rendant plus adulte, plus dur. Mais il y a toujours de la poésie (et des oiseaux !) dans ce dessin. Un trait surprenant, mais toujours dans le bon sens, comme lorsqu'on voit ces faciès grotesques (au sens premier du terme) et ces silhouettes anguleuses représentant les forces de l'ordre... Le dessin d'Alfred évolue quand même pas mal au fil de cette série. Encore une fois, c'est magnifique, même lorsque c'est Delf, et non plus Myriam, qui met en couleurs ce dessin somptueux, à l'instar de la couverture. Merci Alfred. Où tu iras, j'irai.
Prométhée
Beaucoup de choses ont été dites sur cet album. C’est normal, Bec est l'un des auteurs les plus "excitants" du moment. Avec "Prométhée" il ne déçoit toujours pas. Ayant amassé pas mal d'éléments de mythologie et de données par rapport au temps, il nous propose une histoire assez difficile à classer, brassant de nombreux thèmes. On ne passe pas loin du fouillis et de la confusion, car les personnages et les situations sont nombreux. Mais c'est normal, le récit est très ambitieux. Après lecture du tome 4, je reste très prudent quant à mon appréciation ; les évènements se suivent et se ressemblent. Il y a quand même une petite évolution sur ce dernier tome, tandis que le reste de l'histoire patine. J'ai un peu peur que Bec étire son récit inutilement... Prométhée ? C’est... prometteur.
La Frontière
J'ai franchement bien aimé cette bd qui renouvelle le genre du western en reprenant certains mythes existants. Il y a réellement une inventivité comme par exemple l'explication de ce qui va donner naissance à la légende du Père Noël via la publicité. Quand on pense qu'il s'agissait d'un ténébreux personnage qui offrent des cadeaux plutôt empoisonnés ! Il faut découvrir de toute urgence cette lecture car vous passeriez sans doute à côté de quelque chose d'unique. Bref, cela réserve de sacrés surprises ! J'avais déjà bien aimé certaines oeuvres de cet auteur comme Chiens de prairie réalisé en 1996 ou encore L'Oeil du chasseur réalisé en 1988. Je retrouve un style d'écriture toujours aussi mordant. En l'espèce, ce western cottoie le fantastique et l'ésotérique comme la magie vaudou. Le ton des dialogues est résolument acide. Il faut dire que notre jeune héroïne qui se présente comme la fille de Billy le Kid ne fait pas dans la dentelle. Au final, un auteur de talent pour une histoire tout à fait original où le plaisir de lecture sera maximal. C'est un véritable coup de coeur...
Le Viandier de Polpette
C'est un véritable petit bijou que ce titre ! C'est pourtant la première oeuvre d'Olivier Milhaud accompagné du dessinateur de Lou !. Le talent est manifeste tant il éclate aux yeux. En effet, l'auteur a su créer un univers bien particulier qui est un mélange de genres bien dosé. Tout d'abord, le cadre de cette auberge fortifiée dénommée le coq vert est véritablement enchanteur. On est dans un havre de paix où l'on rêve de vivre. Il y a une douceur inoubliable loin des tribulations de la ville industrielle et des bruits de guerre. J'ai littéralement adoré! On va très vite s'attacher aux différents personnages qui composent cette communauté à commencer par Polpette le cuisinier. La cuisine va d'ailleurs occuper une place importante puisque des recettes seront parsemés ici et là. On a envie d'y gouter. Le prego ou la fabada de Péréro n'auront plus aucun secret pour vous. Et puis, il y a le comte Fausto qui est un personnage hautement charismatique. On peut également succomber aux charmes de la ravissante et volcanique Alméria. Que du plaisir à la découverte de cette oeuvre! Au-delà de ces aspect, il y a une véritable intrigue car le monde extérieur vient rattraper la vie de ces habitants. La noirceur est présente par petites touches. C'est une bd adulte sur une imagerie presque enfantine. Il ne faudra pas se fier aux apparences! Plongez-vous dans ce savoureux mélange culinaire d'humour et d'action, de poésie et de trahison! C'est une ode à l'amitié et à la simplicité! :)
Millénaire
Il y a longtemps que je n'avais pas reçu un tel choc en lisant une BD, et, autant le dire tout de suite, il s'agit là d'une des meilleures série que j'ai pu lire avec de cape et de crocs ou la nef des fous par exemple. Et pourtant, je n'ai lu que les 4 premiers tomes sur les 5 cinq en ce moment. Pourtant, avec un titre comme millénaire et un monsieur avec une croix en couverture du premier tome, ce n'était pas gagné. Mais il faut dire que bien souvent le scénario frôle le génie et remet en cause nombres de piliers de la religion qu'elle soit chrétienne, juive, musulmane ou païenne. Et c'est sûrement cela qui m'a plu dans cette série, qui arrive à remettre en cause les croyances sans pour autant les dénigrer les défoncer. Les scénarios sont basés sur un fil conducteur qui est fort intéressant, et surtout, jamais exploré dans la bande dessinée (enfin, il me semble). En gros, nous entre 997 et 998, alors que Hugues Capet est revenu d'entre les morts. Raedwald le saxon est un trafiquant de reliques dont on dit que l'esprit est aussi aiguisé qu'une lame. Dans le premier tome, la femme et l'enfant bâtard de Hugues de Francie sont tués sur les bord d'une route par des bandits commandité par un homme mystérieux. Notre héros, accompagné d'Arnulf son acolyte, golgoth maniant habilement la hache, découvre le massacre et trouve un survivant au visage cramé. Ils croisent alors un comte qui demande à ce que le corps soit vite amené dans une abbaye qui soigne les brûlés en suppliant saint Polycarpe. Sauf que l'on va vite tomber dans une conspiration de l'église de Cluny visant à priver le roi d'héritier pour pouvoir prendre le pouvoir. Et s'ensuit une suite d'évènements incroyables avec une dose de surnaturel finement trouvé et surtout une phase d'enquête remarquable. Et l'on va retrouver cela dans tous les tomes, avec pour fil conducteur un peuple mêlé dans la religion que l'on nomme changelin et qui se déplace dans des vaisseaux volants lumineux. Évidemment, cela peut paraître un peu brouillon, mais le tout est très lisible et l'histoire frôle sincèrement le génie. Jamais encore je n'avais vu de la S.F mêlée à de l'historique et il faut dire que cela marche rudement bien! La partie enquête n'est pas pour autant délaissée, et on évolue dans des aventures digne d'un Sherlock Holmes du moyen-âge. En général, l'explication de fin est excellente et on prend un plaisir fou à suivre les aventures de nos deux compères. D'ailleurs, ils font une paire dont le fonctionnement est rodé puisque j'ai senti une grosse référence à Astérix et Obélix mais pour adulte avec un humour plus fin et surtout avec une dose d'action sanguinolente beaucoup plu crue. Car malgré les quelques phrases d'humour, les auteurs n'oublient jamais de nous rappeler dans quelle époque on avance et que la pitié à cette époque n'existait pas. Même les enfants y passent, ce qui rajoute une grosse touche de véracité et cela est vraiment appréciable. Putain, les mecs osent et c'est fort! Bien entendu, tout cela est servi par des dessins de toute beauté. Les personnages sont très bien faits, les visages reflètent bien les expressions et les émotions, mais surtout, les paysages, le décors ainsi que les animaux sont sublimement faits. Les scènes d'action sont lisibles, violentes, et surtout elles donnent une impression de mouvement. Les perspectives sont parfaites et parfois, on se retrouve avec un dessin pleine page qui nous en met plein les yeux. Les couleurs sont sciemment choisies et conviennent parfaitement à l'ambiance de la série. Les différents monstres parsemant les albums sont eux aussi fort agréables comme les goules sarrasines à tête de sanglier ou encore les trolls des montagnes scandinaves. Au final, Millénaire est une bombe qu'il faut se procurer à tout prix et qui réserve un lot de surprises fantastiques non négligeables. Jamais encore je n'ai lu de scénario si génial et qui mêle si habilement les genres sans se planter ou sans partir en eau de boudin. Je conseille fortement et vivement à tous les amateurs d'histoire, de fantastique, et aussi de S.F! Par contre, les chrétiens risquent de ne pas apprécier et verront peut être leur foi mise à l'épreuve dans cet ouvrage, qui, finalement, annihile toutes haines religieuses et raciales.
Dinosaur Bop
Vous êtes fan des Cramps et de tout l'univers garage 60's? Vous êtes fan d'Ed Wood et des nanars SF en noir et blanc? Alors cette BD est pour vous. Quand vous lirez certaines planches de cette BD vous ne pourrez pas vous empêcher d'entendre les Trashmen chanter Surfin' Bird. De voir en Eddy le regretté Lux Interior.
La Colline
C'est vraiment une très belle BD jeunesse. Le dessin est joli, fin et mignon. Une fois encore, il fait penser à de l'illustration jeunesse plutôt qu'à de la BD, mais il colle bien à l'ambiance de la BD : j'ai beaucoup aimé. Le scénario aussi est bon, même si il s'adresse vraiment aux jeunes (il y a peu de textes dans ses 32 pages), mais cette ballade qui excite notre imaginaire est très poétique. Une belle BD que je conseille aux enfants qui apprennent à lire : maintenant je vais me promener en forêt moi aussi :) !