Un très bon thriller, ce manga, qui garde en haleine jusqu'au bout.
Nos jeunes protagonistes sont des plus attachants, et l'on est captivé par le doute qui subsiste presque jusqu'au bout en ce qui concerne l’innocence, ou la culpabilité des élèves ou des professeurs...
Professeur obsédé pédophile, jeune mythomane, jeune professeur fraîchement arrivée, élève surdoué charismatique et parfois manipulateur, tour à tour, on est susceptible de soupçonner n'importe qui...
Le dessin est très bon, la mise en page excellente, la lecture est très fluide ce qui est très agréable.
Pour le lectorat mâle, Kei Sanbe, a pris un malin plaisir à dessiner Mademoiselle Kai, jeune professeur aux formes généreuses, dans des postures souvent équivoques et volontiers émoustillantes ...
Seul bémol, les explications finales sur les fameux mystères qui entourent cette école sur une île isolée ne sont pas toutes à la hauteur de mes espérances. Une justification limite, ça aurait pu passer, mais deux, trois...Ça fait trop...
La responsabilité du petit chien dans les faits apparemment mystérieux, le somnambulisme de Chû qui voudrait en expliquer d'autres...Mouais...
Malgré tout, les 4 tomes de ce manga se laissent dévorer très facilement, et restent de très bonne facture.
( 208 )
J'avais déjà lu cette fameuse série il y a longtemps. Sous la forme de la 1ère édition de l'intégrale (2000, 2001 ?). Dans une brocante j'ai retrouvé les 6 tomes à 10 euros !!! Je me suis donc empressé de les acheter et les ai lus d'une traite.
Eh bien c'est vraiment très bon. C'est vrai que cette série a moins de renommée que son illustre ainée mais c'est tout de même un sacré morceau de SF jodorowskienne. L'histoire est vraiment prenante mais moins mystique et avec un peu moins d'envergure cosmique mais c'est du tout bon. Les dessins sont très bons, ils arrivent à maturité dès le 3ème album et le style du 6ème (le dernier) préfigure les technopères (les pirates).
J'ai noté pendant la lecture de ces 6 tomes beaucoup d'éléments ultra modernes pour l'époque (début des années 90) préfigurant le basculement de notre societé vers une ère de plaisir de masse lobotomisé :
- les personnages ont des écrans sur leurs sortes de e-pads retransmettant la télé.
- le peuple boit du " cocafol dark". Comment ne pas penser au Coca 0 ou à la boisson énergisante dark dog.
- Le peuple est accro à la télévision et l'arrêt des programmes crée chez eux une réelle crise de manque. Comme pour les réseaux sociaux type facebook.
Les références à la drogue sont omniprésentes dans cette bd, Jodo et Janjetov ont sûrement été de grands consommateurs. En plus de la multitude de drogues futuristes consommées par les personnages, il y a des allusions partout dans chaque coins des images (mdma, acid ... ) et également des clins d'oeil à la culture techno qui va avec, alors en plein boum (TB303 écrit sur un mur, une boite à rythme synthétiseur de sons culte dans le milieu de l'acid house de cette époque). Je mets ça sur le compte de Janjetov. Et puis l'un des "méchants" principaux n'est-il pas le pouvoir techno-techno ?
Pour ce qui est du scénario, j'adore. Le personnage de Louz est magnifique. On passe d'une fille à papa aristo complètement cynique et cruelle mais qui ne s'en rend pas vraiment compte. Puis à cause des évenements elle se met à changer pour devenir plus humaine et réellement amoureuse de John Difool. C'est simple mais beau et très émouvant car ce dernier ne la reconnaitra plus quand il se fera effacer la mémoire par le pouvoir techno techno.
Bon après je ne vais pas revenir sur tous les élements qui m'ont plu, il y en a trop (les homéoputes, le prez qui change de corps, le présentateur bouffon ultra cynique et sadique, les terroristes anarchos-psychotiques ...)
A lire tout de même après l'Incal originel.
J'ai adoré. Les intouchables de la BD franco-belge en prennent pour leur grade.
Romain Dutreix manie la ligne claire avec force et délicatesse et ses histoires sont jusqu'au-boutistes. On n'a pas l'impression qu'il pratique beaucoup l'autocensure, c'est assez agréable.
L'histoire de Boule et Bill (vieux cocker croulant et grelottant) en cité HLM m'a vraiment fait marrer.
L'histoire du Schtroumf qui schtroumf tout le temps et qui schtroumf sa femme à force de schtroumfer est très drôle également.
Les différents Titeuf sont certes cruels mais pas forcément inutiles. Démontrant que beaucoup d'enfants à travers le monde aimeraient avoir les "malheurs" de Titeuf plutôt que les leurs.
Quant au Lucky Luke paranoïaque... Impitoyable!
Un album que je recommande vivement pour la qualité du dessin (très agréable et stylé) ainsi que pour la qualité de son humour.
C’est à l’issue de la deuxième lecture que j’ai pu apprécier toute la richesse de cette BD.
Graphique d’abord. Les dessins sont certes magnifiques mais c’est la représentation du Japon d’antan qui est le plus impressionnant. Taniguchi reconstitue avec brio et réalisme cette époque en proposant nombre de décors et paysages urbains.
Thématique ensuite.
Loin de se complaire dans la contemplation comme dans certaines de ses autres productions, l’auteur aborde de très nombreux thèmes. Les figures du père et de la mère sont extrêmement travaillées. Je ne connais pas la vie de Taniguchi mais je ne serais pas étonné qu’il ait intégré beaucoup d’éléments autobiographiques. Par ailleurs, il s’intéresse au déterminisme familial (le héros se comporte comme son père) et aux difficultés à faire des choix. Tout ça sonne juste et ne gêne en rien le rythme et l’intérêt de l’histoire.
Narratif enfin. Le récit, très dense, est absolument bouleversant, sans pathos ou manichéisme. L’histoire est passionnante. Le fait de revivre son adolescence est un fantasme courant et Taniguchi exploite intelligemment ce postulat de départ pour permettre à son héros de comprendre l’homme décevant et triste qu’il est devenu.
Quartier lointain est définitivement une BD culte.
A découvrir absolument !
Elephant Man est un personnage que je pensais connaître depuis le sublime film de David Lynch. Mais en lisant cette bande dessinée, je l'ai (re)découvert.
Forcément, s'agissant d'une biographie, le scénario est somme toute balisé mais Denis Van P. a su garder le cap et maintenir l'intérêt sans sombrer dans le misérabilisme, même si le format de la BD contraint à forcément beaucoup élaguer.
Côté dessin, la mise en forme est superbe, nonobstant certaines cases trop sombres. Mais le dessin est beau, limpide et finalement parfaitement adapté malgré ce style non réaliste.
Une chouette BD hors du temps et des modes.
J'ai relu ces dernières semaines plusieurs tomes de la série et je me suis rendu compte que j'aimais autant les Schtroumpfs que dans ma jeunesse. Enfin, cela dépend des albums.
J'aime beaucoup les premiers tomes qui sont remplis d'imagination, de poésie et d'humour. Les personnages sont attachants et je ne trouve pas cela absolument gnan-gnan. Le dessin de Peyo est absolument superbe et il est un grand de la bande dessinée franco-belge à gros nez.
Malheureusement, cela se gâte un peu au fil des albums. Cela commence avec le tome 11 et le tome 12. Les histoires qui donnent leurs titres à ces deux albums sont bonnes, mais les histoires courtes qui viennent ensuite sont un peu oubliables. Après il y a un tome 13 qui se laisse lire, mais ensuite viennent les tomes 14-15 qui sont franchement horribles. J'ai entendu dire que Peyo avait fini par détester les Schtroumpfs vu que tout le monde voulait qu'il continue de faire des histoires de Schtroumpfs alors que sa série préférée était Johan et Pirlouit et donc ces deux tomes semblent avoir été réalisés sans aucune passion de la part de Peyo. En plus, je crois qu'il était trop débordé avec le succès des Schtroumpfs pour pouvoir avoir le temps d'imaginer des histoires incroyables.
Heureusement, après il passe au Lombard et il fait un tome 16 qui est vraiment bon, mais ensuite Peyo meurt et depuis c'est son fils aidé de co-scénaristes et de dessinateurs qui a pris la relève. Si les premiers tomes sont plutôt sympathiques, après le tome 22 je trouve que les histoires sont sans grand intérêt hormis celle qui se moque des vacances. Les autres ont quelques scènes pas mal, mais cela n'a pas la force des albums de Peyo. Le problème vient du fait que les repreneurs ne maitrisent pas autant la satire que Peyo et Delporte et aussi ils utilisent trop Gargamel qui apparait souvent inutilement.
Je conseille donc principalement les albums de Peyo aux enfants.
Je lorgne sur cet album depuis un moment – la VO est dans mon panier Amazon depuis plusieurs mois. La couverture magnifique (voir ici) avait retenu mon attention en librairie, mais le résumé un peu « space » m’avait fait craindre une histoire un peu trop onirique et loufoque. La parution chez Futuropolis est l’occasion de franchir le pas…
… et j’ai adoré ! L’histoire de fond est finalement très typée « roman graphique », avec cet homme paniquant un peu à l’idée de devenir papa, et qui a surtout des souvenirs douloureux enfouis au plus profond de lui, et qui vont refaire surface soudainement lors d’une découverte sous-marine à première vue anodine.
S’en suivent de longues déambulations teintées d’onirisme (virant parfois au cauchemar) montrant un homme qui perd les pédales et qui tente tant bien que mal de donner un sens à ce qui lui arrive. C’est touchant, bien écrit, intrigant au possible, et la fin est bien amenée et satisfaisante. La narration mêlant passages oniriques et sauts dans le temps est habile et ne perd jamais le lecteur (ou en tout cas jamais bien longtemps).
Le dessin en noir et blanc est magnifique, et parfaitement adapté pour représenter la petite ville côtière de Nouvelle Ecosse, cadre de cette histoire.
Un coup de cœur en ce qui me concerne.
C'est incroyable que je sois passé à côté de ce roman graphique malgré toutes les bonnes critiques. Je pense qu'il s'agit d'un incontournable qui est presque passé inaperçu. J'ai été véritablement séduit par cette histoire d'amour qui traverse tous les préjugés. Cela a l'air tellement personnel qu'on se demande si l'auteure serait bien Emma.
J'ai rarement lu une bd aussi bien réalisée tout en douceur, en harmonie et avec une telle sensibilité jusque dans le graphisme. J'avais peur du bleu notamment du bleu marine, de cet océan où l'on peut se noyer. Cependant, le bleu est également une couleur chaude qui prend tout ce sens en lisant cette magnifique œuvre. J'ai eu la gorge nouée à la fin de cet album.
L'amour qu'elles ont éveillé a permis de continuer le chemin, et sans doute de faire comprendre à la société qu'on devait légaliser le mariage gay. C'est une grosse avancée sociale qui se justifie pleinement. Cette œuvre prend une autre dimension dans ce débat.
L'utilisation de la couleur bleue tout au long de l'album est franchement ingénieuse. Et pour un premier album, c'est un coup de maître ! Le talent à l'état pur, oui cela existe. Je suis heureux d'avoir découvert ce one-shot puissant et tendre à la fois. Note maximale car un sans faute !
Petit ajout :
Voilà que je vois que mon dernier 5 étoiles a été repris par un film qui s’est vu décerné la palme d’or lors du Festival de Cannes 2013 par mon réalisateur préféré qui était président du jury à savoir Steven Spielberg. Je me disais bien qu’il y avait de la matière pour un faire un très bon film. C’est un pied de nez magistral à ceux qui manifestent actuellement contre une loi qui donne des droits aux couples de personnes de même sexe qui s’aiment. J’en suis heureux car cela va faire parler de cette bd qui était passée un peu inaperçu et que j’ai découvert récemment par hasard. Pour ma part, cela faisait des années que je n’avais plus qualifié une œuvre culte. Pour une fois, j’ai eu du flair. Et je ne suis pas visiblement le seul. Le film aurait fait l’unanimité. Il convient maintenant de faire découvrir la bd.
Note Dessin: 4.5/5 - Note scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Vu le beau temps de cet après-midi (La Lorraine c'est sympa souvent en septembre, fin de l'hiver chez nous), j'avais le choix en ce très joli lundi de pentecôte 2013 entre ranger mes bds ou lire ce Junk qui squatte ma table de chevet depuis une semaine ben ni une ni deux le choix était vite fait et sans regret car les deux tomes que regroupe cette intégrale ont été avalé d'un coup !
Alors Bruno j'ai toujours adoré son trait mais alors avec Pothier au scénario, je crois ni plus ni loin qu’il s’agit probablement de son meilleur bouquin !
L’ensemble est génial et prenant tout simplement pour qui apprécie les westerns crépusculaires !!!
Difficile de produire un scénario original, pourtant celui-ci propose une intrigue des plus simples mais des plus réjouissantes avec une intrigue à la clé dont seulement les toutes dernières pages proposeront une explication des plus surprenantes à mon sens : séparé depuis plus de 15 ans, un gang d’hors la loi se réunit pour retrouver le trésor d’un officier confédéré qui est à l’origine de leur séparation.
Seuls hics : ce trésor n’est qu’un leurre permettant de révéler un traitre et les « héros » au caractère bien embouché ont vieilli d’où leur surnom de « junk » qu’on peut qualifier ici péjorativement d’ « antiquités ».
Le premier tome base les retrouvailles d’une bande atypique qui n’aurait pas dépareillé dans la série « Sept » de David Chauvel à l’exception qu’ils ne correspondent pas à ce chiffre mais le graphisme élégant de Bruno assisté de couleurs froides mais inspirées de Laurence Croix sied particulièrement à recréer un cadre neigeux digne du « Grand Silence » de Corbucci.
Et c’est tout à fait réussi car cette ode au passé et à l’amitié contient tout ce qu’il faut d’intrigues et de parenthèses du quotidien pour entretenir la curiosité du lecteur.
L’ensemble prend un ton drastiquement dramatique dès la fin du premier tome pour recentrer l’action sur le supposé traitre et un autre gang perfide et avide du même butin. De larges scènes de gunfights comme il se doit achèvent de relier le tout avec cohérence et un plaisir jubilatoire constant sur toute la lecture.
Les dessins de Bruno changent radicalement avec le style pseudo-réaliste généralement adopté pour les westerns de bande dessinée et ce n’est pas pour me déplaire. Je connaissais l’auteur pour avoir su imprimer un ton afro-américain constant et juste sur ses œuvres précèdentes mais je reconnais qu’il a habilement relevé le défi sur Junk.
Ce ne serait rien sans le scénario de Nicolas Pothier suffisamment malin pour tenir en haleine le lecteur par des dialogues subtils rendant l’ensemble des desperados attachants et réalistes.
Et la fin est loin d'être décevante, tout juste un peu intrigante et boucle de façon satisfaisante ce joli diptyque dont l'édition au grand format est juste parfaite avec cette excellente idée que d'avoir repris les couvertures des 2 tomes (initiative qui se perd lors des intégrales hélas).
Bref un gros coup de coeur pour moi ! Et les couleurs de Laurence Croix sont toujours aussi belles !!! Dire que j'étais passé complètement à côté pour je ne sais quelle raison et que l'indisponibilité du tome 2 (tout du moins dans mes contrées) me privait du plaisir de cette oeuvre donc cette intégrale est tombée à point nommée !
Fans de westerns ou de Bruno, si vous ne connaissez pas ce joli bouquin, il n'y a plus d'excuses ! Chapeau bas aux auteurs !
Cette série est fidèle à l'esprit des autres BDs que j'ai lues de la collection Bayou dirigée par Joann Sfar (le génial Aya de Yopougon de la même scénariste, Chaque chose, Le Local, Princesse aime princesse, Le Rouge vous va si bien), c'est à dire des romans graphiques assez peu originaux, mais souvent loufoques et avec une ambiance sympa, accompagnés d'un graphisme un peu 'nouvelle BD'.
Comme je le disais, j'aime vraiment bien le graphisme (qui ressemble beaucoup à celui de Clément Oubrerie, qui a collaboré avec Marguerite Abouet sur Aya de Yopougon), c'est à dire joliment ombragé, assez clair, pas toujours super précis mais très efficace avec des couleurs claires.
Pour le scénario, on retrouve vraiment l'esprit de la série Aya, on suit une jeune étudiante en art, très altruiste (comme Aya), mais tout le monde ne s'en rend pas compte à cause de son cynisme (comme Aya) et à cause du fait que ça la rend des fois un peu agressive (comme Aya). Elle ne s'intéresse pas non plus aux hommes (comme Aya) mais est très travailleuse (vous avez saisi ?). Comme dans son autre série principale, la prolifération des personnages et la densité du récit sont aussi des éléments notables mais est-ce qu'ils rendent la série meilleure ? Comme pour Aya (désolé), chaque album se termine sur un fin ouverte, on ne sait pas si une suite sortira (mais est-ce que ça vaut le coup de sortir 6 tomes aussi ? Je ne pense pas, car déjà, au bout de 2 tomes je commence à me lasser).
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L'Île de Hôzuki
Un très bon thriller, ce manga, qui garde en haleine jusqu'au bout. Nos jeunes protagonistes sont des plus attachants, et l'on est captivé par le doute qui subsiste presque jusqu'au bout en ce qui concerne l’innocence, ou la culpabilité des élèves ou des professeurs... Professeur obsédé pédophile, jeune mythomane, jeune professeur fraîchement arrivée, élève surdoué charismatique et parfois manipulateur, tour à tour, on est susceptible de soupçonner n'importe qui... Le dessin est très bon, la mise en page excellente, la lecture est très fluide ce qui est très agréable. Pour le lectorat mâle, Kei Sanbe, a pris un malin plaisir à dessiner Mademoiselle Kai, jeune professeur aux formes généreuses, dans des postures souvent équivoques et volontiers émoustillantes ... Seul bémol, les explications finales sur les fameux mystères qui entourent cette école sur une île isolée ne sont pas toutes à la hauteur de mes espérances. Une justification limite, ça aurait pu passer, mais deux, trois...Ça fait trop... La responsabilité du petit chien dans les faits apparemment mystérieux, le somnambulisme de Chû qui voudrait en expliquer d'autres...Mouais... Malgré tout, les 4 tomes de ce manga se laissent dévorer très facilement, et restent de très bonne facture. ( 208 )
Avant l'Incal
J'avais déjà lu cette fameuse série il y a longtemps. Sous la forme de la 1ère édition de l'intégrale (2000, 2001 ?). Dans une brocante j'ai retrouvé les 6 tomes à 10 euros !!! Je me suis donc empressé de les acheter et les ai lus d'une traite. Eh bien c'est vraiment très bon. C'est vrai que cette série a moins de renommée que son illustre ainée mais c'est tout de même un sacré morceau de SF jodorowskienne. L'histoire est vraiment prenante mais moins mystique et avec un peu moins d'envergure cosmique mais c'est du tout bon. Les dessins sont très bons, ils arrivent à maturité dès le 3ème album et le style du 6ème (le dernier) préfigure les technopères (les pirates). J'ai noté pendant la lecture de ces 6 tomes beaucoup d'éléments ultra modernes pour l'époque (début des années 90) préfigurant le basculement de notre societé vers une ère de plaisir de masse lobotomisé : - les personnages ont des écrans sur leurs sortes de e-pads retransmettant la télé. - le peuple boit du " cocafol dark". Comment ne pas penser au Coca 0 ou à la boisson énergisante dark dog. - Le peuple est accro à la télévision et l'arrêt des programmes crée chez eux une réelle crise de manque. Comme pour les réseaux sociaux type facebook. Les références à la drogue sont omniprésentes dans cette bd, Jodo et Janjetov ont sûrement été de grands consommateurs. En plus de la multitude de drogues futuristes consommées par les personnages, il y a des allusions partout dans chaque coins des images (mdma, acid ... ) et également des clins d'oeil à la culture techno qui va avec, alors en plein boum (TB303 écrit sur un mur, une boite à rythme synthétiseur de sons culte dans le milieu de l'acid house de cette époque). Je mets ça sur le compte de Janjetov. Et puis l'un des "méchants" principaux n'est-il pas le pouvoir techno-techno ? Pour ce qui est du scénario, j'adore. Le personnage de Louz est magnifique. On passe d'une fille à papa aristo complètement cynique et cruelle mais qui ne s'en rend pas vraiment compte. Puis à cause des évenements elle se met à changer pour devenir plus humaine et réellement amoureuse de John Difool. C'est simple mais beau et très émouvant car ce dernier ne la reconnaitra plus quand il se fera effacer la mémoire par le pouvoir techno techno. Bon après je ne vais pas revenir sur tous les élements qui m'ont plu, il y en a trop (les homéoputes, le prez qui change de corps, le présentateur bouffon ultra cynique et sadique, les terroristes anarchos-psychotiques ...) A lire tout de même après l'Incal originel.
Impostures
J'ai adoré. Les intouchables de la BD franco-belge en prennent pour leur grade. Romain Dutreix manie la ligne claire avec force et délicatesse et ses histoires sont jusqu'au-boutistes. On n'a pas l'impression qu'il pratique beaucoup l'autocensure, c'est assez agréable. L'histoire de Boule et Bill (vieux cocker croulant et grelottant) en cité HLM m'a vraiment fait marrer. L'histoire du Schtroumf qui schtroumf tout le temps et qui schtroumf sa femme à force de schtroumfer est très drôle également. Les différents Titeuf sont certes cruels mais pas forcément inutiles. Démontrant que beaucoup d'enfants à travers le monde aimeraient avoir les "malheurs" de Titeuf plutôt que les leurs. Quant au Lucky Luke paranoïaque... Impitoyable! Un album que je recommande vivement pour la qualité du dessin (très agréable et stylé) ainsi que pour la qualité de son humour.
Quartier lointain
C’est à l’issue de la deuxième lecture que j’ai pu apprécier toute la richesse de cette BD. Graphique d’abord. Les dessins sont certes magnifiques mais c’est la représentation du Japon d’antan qui est le plus impressionnant. Taniguchi reconstitue avec brio et réalisme cette époque en proposant nombre de décors et paysages urbains. Thématique ensuite. Loin de se complaire dans la contemplation comme dans certaines de ses autres productions, l’auteur aborde de très nombreux thèmes. Les figures du père et de la mère sont extrêmement travaillées. Je ne connais pas la vie de Taniguchi mais je ne serais pas étonné qu’il ait intégré beaucoup d’éléments autobiographiques. Par ailleurs, il s’intéresse au déterminisme familial (le héros se comporte comme son père) et aux difficultés à faire des choix. Tout ça sonne juste et ne gêne en rien le rythme et l’intérêt de l’histoire. Narratif enfin. Le récit, très dense, est absolument bouleversant, sans pathos ou manichéisme. L’histoire est passionnante. Le fait de revivre son adolescence est un fantasme courant et Taniguchi exploite intelligemment ce postulat de départ pour permettre à son héros de comprendre l’homme décevant et triste qu’il est devenu. Quartier lointain est définitivement une BD culte. A découvrir absolument !
Joseph Carey Merrick
Elephant Man est un personnage que je pensais connaître depuis le sublime film de David Lynch. Mais en lisant cette bande dessinée, je l'ai (re)découvert. Forcément, s'agissant d'une biographie, le scénario est somme toute balisé mais Denis Van P. a su garder le cap et maintenir l'intérêt sans sombrer dans le misérabilisme, même si le format de la BD contraint à forcément beaucoup élaguer. Côté dessin, la mise en forme est superbe, nonobstant certaines cases trop sombres. Mais le dessin est beau, limpide et finalement parfaitement adapté malgré ce style non réaliste. Une chouette BD hors du temps et des modes.
Les Schtroumpfs
J'ai relu ces dernières semaines plusieurs tomes de la série et je me suis rendu compte que j'aimais autant les Schtroumpfs que dans ma jeunesse. Enfin, cela dépend des albums. J'aime beaucoup les premiers tomes qui sont remplis d'imagination, de poésie et d'humour. Les personnages sont attachants et je ne trouve pas cela absolument gnan-gnan. Le dessin de Peyo est absolument superbe et il est un grand de la bande dessinée franco-belge à gros nez. Malheureusement, cela se gâte un peu au fil des albums. Cela commence avec le tome 11 et le tome 12. Les histoires qui donnent leurs titres à ces deux albums sont bonnes, mais les histoires courtes qui viennent ensuite sont un peu oubliables. Après il y a un tome 13 qui se laisse lire, mais ensuite viennent les tomes 14-15 qui sont franchement horribles. J'ai entendu dire que Peyo avait fini par détester les Schtroumpfs vu que tout le monde voulait qu'il continue de faire des histoires de Schtroumpfs alors que sa série préférée était Johan et Pirlouit et donc ces deux tomes semblent avoir été réalisés sans aucune passion de la part de Peyo. En plus, je crois qu'il était trop débordé avec le succès des Schtroumpfs pour pouvoir avoir le temps d'imaginer des histoires incroyables. Heureusement, après il passe au Lombard et il fait un tome 16 qui est vraiment bon, mais ensuite Peyo meurt et depuis c'est son fils aidé de co-scénaristes et de dessinateurs qui a pris la relève. Si les premiers tomes sont plutôt sympathiques, après le tome 22 je trouve que les histoires sont sans grand intérêt hormis celle qui se moque des vacances. Les autres ont quelques scènes pas mal, mais cela n'a pas la force des albums de Peyo. Le problème vient du fait que les repreneurs ne maitrisent pas autant la satire que Peyo et Delporte et aussi ils utilisent trop Gargamel qui apparait souvent inutilement. Je conseille donc principalement les albums de Peyo aux enfants.
Jack Joseph - Soudeur sous-marin
Je lorgne sur cet album depuis un moment – la VO est dans mon panier Amazon depuis plusieurs mois. La couverture magnifique (voir ici) avait retenu mon attention en librairie, mais le résumé un peu « space » m’avait fait craindre une histoire un peu trop onirique et loufoque. La parution chez Futuropolis est l’occasion de franchir le pas… … et j’ai adoré ! L’histoire de fond est finalement très typée « roman graphique », avec cet homme paniquant un peu à l’idée de devenir papa, et qui a surtout des souvenirs douloureux enfouis au plus profond de lui, et qui vont refaire surface soudainement lors d’une découverte sous-marine à première vue anodine. S’en suivent de longues déambulations teintées d’onirisme (virant parfois au cauchemar) montrant un homme qui perd les pédales et qui tente tant bien que mal de donner un sens à ce qui lui arrive. C’est touchant, bien écrit, intrigant au possible, et la fin est bien amenée et satisfaisante. La narration mêlant passages oniriques et sauts dans le temps est habile et ne perd jamais le lecteur (ou en tout cas jamais bien longtemps). Le dessin en noir et blanc est magnifique, et parfaitement adapté pour représenter la petite ville côtière de Nouvelle Ecosse, cadre de cette histoire. Un coup de cœur en ce qui me concerne.
Le Bleu est une couleur chaude
C'est incroyable que je sois passé à côté de ce roman graphique malgré toutes les bonnes critiques. Je pense qu'il s'agit d'un incontournable qui est presque passé inaperçu. J'ai été véritablement séduit par cette histoire d'amour qui traverse tous les préjugés. Cela a l'air tellement personnel qu'on se demande si l'auteure serait bien Emma. J'ai rarement lu une bd aussi bien réalisée tout en douceur, en harmonie et avec une telle sensibilité jusque dans le graphisme. J'avais peur du bleu notamment du bleu marine, de cet océan où l'on peut se noyer. Cependant, le bleu est également une couleur chaude qui prend tout ce sens en lisant cette magnifique œuvre. J'ai eu la gorge nouée à la fin de cet album. L'amour qu'elles ont éveillé a permis de continuer le chemin, et sans doute de faire comprendre à la société qu'on devait légaliser le mariage gay. C'est une grosse avancée sociale qui se justifie pleinement. Cette œuvre prend une autre dimension dans ce débat. L'utilisation de la couleur bleue tout au long de l'album est franchement ingénieuse. Et pour un premier album, c'est un coup de maître ! Le talent à l'état pur, oui cela existe. Je suis heureux d'avoir découvert ce one-shot puissant et tendre à la fois. Note maximale car un sans faute ! Petit ajout : Voilà que je vois que mon dernier 5 étoiles a été repris par un film qui s’est vu décerné la palme d’or lors du Festival de Cannes 2013 par mon réalisateur préféré qui était président du jury à savoir Steven Spielberg. Je me disais bien qu’il y avait de la matière pour un faire un très bon film. C’est un pied de nez magistral à ceux qui manifestent actuellement contre une loi qui donne des droits aux couples de personnes de même sexe qui s’aiment. J’en suis heureux car cela va faire parler de cette bd qui était passée un peu inaperçu et que j’ai découvert récemment par hasard. Pour ma part, cela faisait des années que je n’avais plus qualifié une œuvre culte. Pour une fois, j’ai eu du flair. Et je ne suis pas visiblement le seul. Le film aurait fait l’unanimité. Il convient maintenant de faire découvrir la bd. Note Dessin: 4.5/5 - Note scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Junk
Vu le beau temps de cet après-midi (La Lorraine c'est sympa souvent en septembre, fin de l'hiver chez nous), j'avais le choix en ce très joli lundi de pentecôte 2013 entre ranger mes bds ou lire ce Junk qui squatte ma table de chevet depuis une semaine ben ni une ni deux le choix était vite fait et sans regret car les deux tomes que regroupe cette intégrale ont été avalé d'un coup ! Alors Bruno j'ai toujours adoré son trait mais alors avec Pothier au scénario, je crois ni plus ni loin qu’il s’agit probablement de son meilleur bouquin ! L’ensemble est génial et prenant tout simplement pour qui apprécie les westerns crépusculaires !!! Difficile de produire un scénario original, pourtant celui-ci propose une intrigue des plus simples mais des plus réjouissantes avec une intrigue à la clé dont seulement les toutes dernières pages proposeront une explication des plus surprenantes à mon sens : séparé depuis plus de 15 ans, un gang d’hors la loi se réunit pour retrouver le trésor d’un officier confédéré qui est à l’origine de leur séparation. Seuls hics : ce trésor n’est qu’un leurre permettant de révéler un traitre et les « héros » au caractère bien embouché ont vieilli d’où leur surnom de « junk » qu’on peut qualifier ici péjorativement d’ « antiquités ». Le premier tome base les retrouvailles d’une bande atypique qui n’aurait pas dépareillé dans la série « Sept » de David Chauvel à l’exception qu’ils ne correspondent pas à ce chiffre mais le graphisme élégant de Bruno assisté de couleurs froides mais inspirées de Laurence Croix sied particulièrement à recréer un cadre neigeux digne du « Grand Silence » de Corbucci. Et c’est tout à fait réussi car cette ode au passé et à l’amitié contient tout ce qu’il faut d’intrigues et de parenthèses du quotidien pour entretenir la curiosité du lecteur. L’ensemble prend un ton drastiquement dramatique dès la fin du premier tome pour recentrer l’action sur le supposé traitre et un autre gang perfide et avide du même butin. De larges scènes de gunfights comme il se doit achèvent de relier le tout avec cohérence et un plaisir jubilatoire constant sur toute la lecture. Les dessins de Bruno changent radicalement avec le style pseudo-réaliste généralement adopté pour les westerns de bande dessinée et ce n’est pas pour me déplaire. Je connaissais l’auteur pour avoir su imprimer un ton afro-américain constant et juste sur ses œuvres précèdentes mais je reconnais qu’il a habilement relevé le défi sur Junk. Ce ne serait rien sans le scénario de Nicolas Pothier suffisamment malin pour tenir en haleine le lecteur par des dialogues subtils rendant l’ensemble des desperados attachants et réalistes. Et la fin est loin d'être décevante, tout juste un peu intrigante et boucle de façon satisfaisante ce joli diptyque dont l'édition au grand format est juste parfaite avec cette excellente idée que d'avoir repris les couvertures des 2 tomes (initiative qui se perd lors des intégrales hélas). Bref un gros coup de coeur pour moi ! Et les couleurs de Laurence Croix sont toujours aussi belles !!! Dire que j'étais passé complètement à côté pour je ne sais quelle raison et que l'indisponibilité du tome 2 (tout du moins dans mes contrées) me privait du plaisir de cette oeuvre donc cette intégrale est tombée à point nommée ! Fans de westerns ou de Bruno, si vous ne connaissez pas ce joli bouquin, il n'y a plus d'excuses ! Chapeau bas aux auteurs !
Bienvenue
Cette série est fidèle à l'esprit des autres BDs que j'ai lues de la collection Bayou dirigée par Joann Sfar (le génial Aya de Yopougon de la même scénariste, Chaque chose, Le Local, Princesse aime princesse, Le Rouge vous va si bien), c'est à dire des romans graphiques assez peu originaux, mais souvent loufoques et avec une ambiance sympa, accompagnés d'un graphisme un peu 'nouvelle BD'. Comme je le disais, j'aime vraiment bien le graphisme (qui ressemble beaucoup à celui de Clément Oubrerie, qui a collaboré avec Marguerite Abouet sur Aya de Yopougon), c'est à dire joliment ombragé, assez clair, pas toujours super précis mais très efficace avec des couleurs claires. Pour le scénario, on retrouve vraiment l'esprit de la série Aya, on suit une jeune étudiante en art, très altruiste (comme Aya), mais tout le monde ne s'en rend pas compte à cause de son cynisme (comme Aya) et à cause du fait que ça la rend des fois un peu agressive (comme Aya). Elle ne s'intéresse pas non plus aux hommes (comme Aya) mais est très travailleuse (vous avez saisi ?). Comme dans son autre série principale, la prolifération des personnages et la densité du récit sont aussi des éléments notables mais est-ce qu'ils rendent la série meilleure ? Comme pour Aya (désolé), chaque album se termine sur un fin ouverte, on ne sait pas si une suite sortira (mais est-ce que ça vaut le coup de sortir 6 tomes aussi ? Je ne pense pas, car déjà, au bout de 2 tomes je commence à me lasser).