Cette trilogie qui revisite l'histoire d'Huckleberry Finn est une excellente surprise !
Mon 4 n'est pas loin d'un 5 et l'avenir dira si cette série mérite de devenir un classique.
Nous suivons les traces d'Huck, enfant battu à la recherche de son frère, et de Charley Williams, musicien noir distrait et immature, que le shérif raciste de la ville a tôt fait d'accuser du meurtre de Huck.
Tom, le frère de Huck, semble être devenu le roi des "hobos", ces vagabonds du rail qui parcourent le pays dans ou sous les wagons d'immenses trains de marchandises. Et nous découvrons, sur les pas de Huck et Charley, devenus hobos à leur tour, cette contre-société très organisée.
L'errance des deux compères est aussi prétexte à visiter le sud des Etats-Unis, en plein cœur de la Dépression, alors que sévit encore une ségrégation implacable. Des grandes demeures des riches blancs aux junk-points où les noirs font la fête le samedi soir, c'est tout un monde qui surgit, d'autant plus dur qu'il est en pleine crise morale et économique.
Le scénario est rythmé et très construit, sous des dehors nonchalants. Les personnages, complexes et charpentés, évoluent au fil des albums. Le dessin de Steve Cuzor, enfin, maîtrisé et plein de vitalité, ajoute au charme de cet album.
On murmure que Cuzor serait envisagé, comme Ralph Meyer (Berceuse assassine), pour reprendre Blueberry. Il en ont tous les deux l'étoffe, sans conteste.
Tome 1:Tome 2:Tome 3:
Excellente série historique.
Le tome 1 est le moins bon, notamment à cause du dessin. Celui que j'ai pu lire, avant réédition (celui avec la couverture bleue) est en noir et blanc, sans contraste, et il y a quelques ratés dans les proportions et les postures des personnages (par exemple, quelqu'un qui tombe sur le ventre, bras en avant, et paumes vers le haut...).
Malgré tout, il reste lisible et parvient à nous intéresser au début de cette intrigue.
Les tomes suivants sont bien mieux, déjà, le dessin est beaucoup plus maitrisé, et on a droit à une coloration en teints de sépia tout à fait appréciable.
Il n'est pas irréprochable, bien sûr, quelques phylactères sont mal orientés, quelques cases manquent de lisibilité, mais heureusement très rarement.
Par ailleurs, certains visages se ressemblent beaucoup trop et jettent de la confusion sur certains personnages.
L'intrigue est de plus en plus intéressante, on a envie de savoir ce que notre personnage principal va devenir...Va-t-il survivre aux nombreux combats de gladiateurs qui l'attendent ? Ses ennemis intimes auront-ils raison de lui et de sa famille ?
On nous propose une belle brochette de personnages, tous très bien croqués, et attachants.
Grosse, grosse, énoooorme cerise sur le gâteau, on nous propose à la fin de chaque tome une postface qui revient sur certains éléments abordés dans l'histoire: mœurs, bâtiment, lois, combats de gladiateurs…etc, tout cela est très bien expliqué et rend cette lecture encore plus agréable qu'elle ne l'était déjà.
Pour info, l'un des co-auteur est archéologue à Arles, donc, la qualité des infos est garantie, et je peux vous dire que l'on revoit, avec grand plaisir, beaucoup de nos préjugés et idées reçues sur l'empire romain ! Vous constaterez en effet que l'on a été un peu pollué, notamment par le cinéma Hollywoodien de ce côté là.
Enfin, on s'aperçoit que les auteurs ont pris plaisir à glisser dans les albums des lieux ou des personnages authentiques.
Une très bonne trouvaille que cette BD, trop peu connue, à découvrir, vraiment.
(253)
Franchement, la bd n'est pas trop mal déja, il y de bonnes blagues. Alors pour la description de Django, et bien, je dois juste dire que c'est un renard qui habite au Far-West, assez louche comme ça (mais je l'adore quand même), accompagné de son meilleur ami qui est un ours et qui semble être crétin (mais pas aussi con que Patrick et les blondes réunies). Au niveau de la bande dessinée, on va rencontrer des personnages géniaux au point de se faire avoir par Django ^^ . Les dessins et couleurs sont très bien faits aussi. Tout a été soigné, de plus il n'y a aucune faute d'orthographe niveau dialogues (mis à part un italien qui se noie, dans une des pages) je n'ai pas à me plaindre. Si un jour, on m'offrait la bande dessinée, je l’accepterai volontiers...
Aaaaah ces auteurs « espagnols » plus je les découvre et plus j’adhère à ce qu’ils font, tant au niveau dessins que scénarios. Tony Sandoval n’échappe donc pas à la règle.
Il signe ici une oeuvre remarquable qui nous enchante dès la lecture de la première planche. Impossible de décrocher tant les dialogues sont beaux et captivants.
Ensuite les personnages sont vraiment mignons et en même temps mystérieux, spécialement la jeune fille au look gothique avec ses petits yeux noirs au regard perçant.
Les dessins et les couleurs sont magnifiques, stylés. Rien que ça, ça vaut l’achat !!
L’histoire quant à elle, est superbe avec de l’émotion, du rêve, de l’étrange et mérite vraiment qu’on s’y attardent surtout que ça se lit assez vite donc pas d’excuse.
Un coup de coeur comme celui de Polo à la fin du livre.
Le baron noir est une brillante satire de notre société utilisant les animaux de façon métaphorique. Ainsi le baron noir, redoutable prédateur avide de moutons, pourrait symboliser le patronat ou, en élargissant un chouilla, les banquiers et autres « requins de la finance » (celui-ci parle constamment de quotas à respecter à propos de ses proies) ; les moutons représentent le peuple, tantôt résignés à finir dévorés , tantôt comptant sur l’effet de groupe pour échapper à leur cruelle destinée.
Nous trouvons également tonne de figurants : des rhinocéros policiers, ne faisant pas dans la finesse et frappant sans se poser de question ; une autruche, tête enfouie dans le sable, niant les tragédies qui l’entourent ; un ours médecin qui louche (Aïe, Aïe).
Il est vrai que la lecture d’un album du baron noir en une seule traite peut s’avérer relativement pénible (malgré la qualité des strips), l’humour étant assez répétitif. C’est pour cela que je recommanderais une lecture au-goutte-à-goutte, aidée d’une invention très pratique que l’on nomme marque-page.
Alors là, Matthieu Bablet, je connaissais pas et SACREBLEU, quel dessinateur talentueux !!!
Ses planches sont d’une beauté que je ne vois que trop rarement ! Son style est à la fois incisif, subtil, d’une précision chirurgicale ; et ses couleurs… magnifiques, tout simplement.
Nous sommes là en face d’une oeuvre où le lecteur apprendra (ou réapprendra) à contempler. Effectivement, les dialogues ne sont pas légion ; de nombreuses pages sont muettes, nous laissant ainsi admirer les somptueux paysages et décorums antiques détaillés aux perspectives audacieuses. Ce parti-pris de l’auteur colle bien avec le sujet de la quête.
Un roi immortel va partir de sa ville fortifiée « L’Hyperborée » après que tous ses habitants soient morts. Il va partir à la rencontre des dieux afin de les questionner à propos de son don hors du commun. Il vit cette particularité comme une malédiction, luttant pendant son périple pour que ses souvenirs ne disparaissent pas comme les gens qu’il a autrefois aimés.
J’ai trouvé ce thème de l’immortalité intelligemment abordé :
_On ne peut lutter contre cette mémoire, qui tôt ou tard s’effacera. Le passé deviendra poussière comme s’il n’avait existé.
_A quoi cela sert-il d’être immortel si l’on voit tous ses proches, ceux que l’on aime, partir ?
Notre ancien roi, solitaire, va rencontrer sur sa route nombre de créatures fabuleuses issues de la riche mythologie grecque : harpies, Sphynge (ou Sphynx), Cyclope,… L’auteur nous offre d’ailleurs un lexique en fin d’album de tout le bestiaire rencontré durant l’aventure.
Belle découverte, album poétique dont j’attends impatiemment la suite…
Une excellente série de strips humoristiques que j'avais découvert dans le journal Tintin, étant enfant.
Déjà, à l'époque, j'avais apprécié l'humour second degré de cette BD sans prétentions.
Je la redécouvre aujourd'hui avec plaisir. Bien sûr, le dessin est un peu démodé, mais reste tout à fait acceptable pour des gags en trois cases.
L'humour fait toujours mouche, et, sérieusement, certains gags sont vraiment bons, alors que je trouve que faire rire ou même sourire avec aussi peu de substrat visuel est un exercice très difficile.
Une bonne série des années 70, à découvrir ou redécouvrir.
( 248 )
Frank Margerin dessine dans Métal Hurlant depuis le n°4 en mars 1976, des récits courts, des petites fables où évoluent des pépères et des mémères, des Français moyens, des concierges acariâtres, des ringards en peignoir ou en marcel à trous très marrants dans leurs intérieurs petit-bourgeois bien franchouillards, ainsi que des petits boutiquiers comme on n'en voit plus guère, des vieux grincheux, toute une faune populaire et passéiste qu'il confrontait parfois avec des jeunes. C'est ainsi qu'est né Lucien en 1979.
Margerin a ensuite très vite fait évoluer ses personnages fétiches qui restent les loulous de banlieue et à qui il donne la vedette, introduisant de temps en temps un de ces pépères si rigolos. L'action se situe dans une banlieue intemporelle, qui paraît sixties, mais qui finalement hésite entre les années 70 et 80 ; une banlieue qui n'existe plus, celle d'avant la fracture sociale, le rap violent et les voitures incendiées, une sorte de banlieue fleurie.
J'ai tout de suite été fan des frasques hilarantes de Lucien et de ses potes Ricky, Gillou et Riton, parce que je m'y identifiais, j'ai eu ma période rocker avec l'attirail perfecto, santiags à bouts pointus, mob à siège léopard, scotché au flipper à boire des mousses et à draguer les filles, en s'exprimant dans notre franc-parler de l'époque, entre les années 77 et 82. Margerin a parfaitement compris qu'il s'adressait à une catégorie de lecteurs en devenant un peu l'emblème d'un courant propre aux années 80 : la BD rock au ton adulte ; il a mis en place un univers riche, attachant, plein de bonhomie et de tendresse, où son petit monde peuplé de rockers naïfs et sensibles vit des aventures cocasses toute simples, dominées par le rire.
Sa vision de la société est réaliste par son esprit, avec un sens aigu de l'observation, bien rendu surtout dans les différentes "tribus" de jeunes qu'il y avait à cette époque (punks, babas, skins, bcbg....), le tout restitué dans un style graphique en partie caricatural qui favorise les rondeurs, avec en plus des fonds de case qui fourmillent de petits détails savoureux. Les bulles bien remplies pourraient ralentir la lecture, mais elles contiennent le plus souvent des dialogues fort drôles qui éclairent le lecteur sur la vie de ces gentils loubards pas bien méchants qui, même s'ils vivent à notre époque, rêvent des années 60, des teen-agers, des Chaussettes Noires et du Golf Drouot, époque qu'ils n'ont pourtant pas connue mais dont ils sont fans pour sa mythologie.
La série a ensuite élargi son public, Margerin ayant su toucher et amuser plusieurs générations depuis plus de 30 ans ; il s'en dégage une bonne humeur, un goût pour les tronches marrantes, une verve et une fraîcheur inimitables, bref, un vrai plaisir. L'achat est recommandé, surtout les premiers albums qui sont les plus spontanés dans leur drôlerie, jusqu'a Lulu s'maque ; après, il y a un net changement, le héros s'embourgeoise et vieillit, le ton est différent tout en restant amusant.
Que c'est drôle (au moins la première fois : une fois qu'on connaît la chute ça l'est moins). Emile Bravo est vraiment un excellent auteur.
J'aime bien l'avis du posteur précédent qualifiant de conte philosophique cet ouvrage. La fin est peut être plus drôle pour un adulte que pour un enfant encore que.
Le dessin est attrayant coloré et met bien l'histoire en valeur.
A découvrir absolument comme beaucoup d'oeuvres de Bravo.
Alors là les auteurs m'ont une nouvelle fois bluffé. C'est beau, c'est émouvant, que dire de plus.
Le scénario est simple mais bien déroulé. Que faire lorsque l'on aime quelqu'un et que ce n'est pas réciproque. Ce récit pour enfant est poétique, bien écrit bien qu'un peu compliqué pour le public visé.
Le scénario est magnifiquement servi par le dessin mariant couleurs sombres et chatoyantes à merveille.
A découvrir de toute urgence.
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O'Boys
Cette trilogie qui revisite l'histoire d'Huckleberry Finn est une excellente surprise ! Mon 4 n'est pas loin d'un 5 et l'avenir dira si cette série mérite de devenir un classique. Nous suivons les traces d'Huck, enfant battu à la recherche de son frère, et de Charley Williams, musicien noir distrait et immature, que le shérif raciste de la ville a tôt fait d'accuser du meurtre de Huck. Tom, le frère de Huck, semble être devenu le roi des "hobos", ces vagabonds du rail qui parcourent le pays dans ou sous les wagons d'immenses trains de marchandises. Et nous découvrons, sur les pas de Huck et Charley, devenus hobos à leur tour, cette contre-société très organisée. L'errance des deux compères est aussi prétexte à visiter le sud des Etats-Unis, en plein cœur de la Dépression, alors que sévit encore une ségrégation implacable. Des grandes demeures des riches blancs aux junk-points où les noirs font la fête le samedi soir, c'est tout un monde qui surgit, d'autant plus dur qu'il est en pleine crise morale et économique. Le scénario est rythmé et très construit, sous des dehors nonchalants. Les personnages, complexes et charpentés, évoluent au fil des albums. Le dessin de Steve Cuzor, enfin, maîtrisé et plein de vitalité, ajoute au charme de cet album. On murmure que Cuzor serait envisagé, comme Ralph Meyer (Berceuse assassine), pour reprendre Blueberry. Il en ont tous les deux l'étoffe, sans conteste.
Arelate
Tome 1:
Tome 2:
Tome 3:
Excellente série historique.
Le tome 1 est le moins bon, notamment à cause du dessin. Celui que j'ai pu lire, avant réédition (celui avec la couverture bleue) est en noir et blanc, sans contraste, et il y a quelques ratés dans les proportions et les postures des personnages (par exemple, quelqu'un qui tombe sur le ventre, bras en avant, et paumes vers le haut...).
Malgré tout, il reste lisible et parvient à nous intéresser au début de cette intrigue.
Les tomes suivants sont bien mieux, déjà, le dessin est beaucoup plus maitrisé, et on a droit à une coloration en teints de sépia tout à fait appréciable.
Il n'est pas irréprochable, bien sûr, quelques phylactères sont mal orientés, quelques cases manquent de lisibilité, mais heureusement très rarement.
Par ailleurs, certains visages se ressemblent beaucoup trop et jettent de la confusion sur certains personnages.
L'intrigue est de plus en plus intéressante, on a envie de savoir ce que notre personnage principal va devenir...Va-t-il survivre aux nombreux combats de gladiateurs qui l'attendent ? Ses ennemis intimes auront-ils raison de lui et de sa famille ?
On nous propose une belle brochette de personnages, tous très bien croqués, et attachants.
Grosse, grosse, énoooorme cerise sur le gâteau, on nous propose à la fin de chaque tome une postface qui revient sur certains éléments abordés dans l'histoire: mœurs, bâtiment, lois, combats de gladiateurs…etc, tout cela est très bien expliqué et rend cette lecture encore plus agréable qu'elle ne l'était déjà.
Pour info, l'un des co-auteur est archéologue à Arles, donc, la qualité des infos est garantie, et je peux vous dire que l'on revoit, avec grand plaisir, beaucoup de nos préjugés et idées reçues sur l'empire romain ! Vous constaterez en effet que l'on a été un peu pollué, notamment par le cinéma Hollywoodien de ce côté là.
Enfin, on s'aperçoit que les auteurs ont pris plaisir à glisser dans les albums des lieux ou des personnages authentiques.
Une très bonne trouvaille que cette BD, trop peu connue, à découvrir, vraiment.
(253)
Django Renard
Franchement, la bd n'est pas trop mal déja, il y de bonnes blagues. Alors pour la description de Django, et bien, je dois juste dire que c'est un renard qui habite au Far-West, assez louche comme ça (mais je l'adore quand même), accompagné de son meilleur ami qui est un ours et qui semble être crétin (mais pas aussi con que Patrick et les blondes réunies). Au niveau de la bande dessinée, on va rencontrer des personnages géniaux au point de se faire avoir par Django ^^ . Les dessins et couleurs sont très bien faits aussi. Tout a été soigné, de plus il n'y a aucune faute d'orthographe niveau dialogues (mis à part un italien qui se noie, dans une des pages) je n'ai pas à me plaindre. Si un jour, on m'offrait la bande dessinée, je l’accepterai volontiers...
Le Cadavre et le Sofa
Aaaaah ces auteurs « espagnols » plus je les découvre et plus j’adhère à ce qu’ils font, tant au niveau dessins que scénarios. Tony Sandoval n’échappe donc pas à la règle. Il signe ici une oeuvre remarquable qui nous enchante dès la lecture de la première planche. Impossible de décrocher tant les dialogues sont beaux et captivants. Ensuite les personnages sont vraiment mignons et en même temps mystérieux, spécialement la jeune fille au look gothique avec ses petits yeux noirs au regard perçant. Les dessins et les couleurs sont magnifiques, stylés. Rien que ça, ça vaut l’achat !! L’histoire quant à elle, est superbe avec de l’émotion, du rêve, de l’étrange et mérite vraiment qu’on s’y attardent surtout que ça se lit assez vite donc pas d’excuse. Un coup de coeur comme celui de Polo à la fin du livre.
Le Baron Noir
Le baron noir est une brillante satire de notre société utilisant les animaux de façon métaphorique. Ainsi le baron noir, redoutable prédateur avide de moutons, pourrait symboliser le patronat ou, en élargissant un chouilla, les banquiers et autres « requins de la finance » (celui-ci parle constamment de quotas à respecter à propos de ses proies) ; les moutons représentent le peuple, tantôt résignés à finir dévorés , tantôt comptant sur l’effet de groupe pour échapper à leur cruelle destinée. Nous trouvons également tonne de figurants : des rhinocéros policiers, ne faisant pas dans la finesse et frappant sans se poser de question ; une autruche, tête enfouie dans le sable, niant les tragédies qui l’entourent ; un ours médecin qui louche (Aïe, Aïe). Il est vrai que la lecture d’un album du baron noir en une seule traite peut s’avérer relativement pénible (malgré la qualité des strips), l’humour étant assez répétitif. C’est pour cela que je recommanderais une lecture au-goutte-à-goutte, aidée d’une invention très pratique que l’on nomme marque-page.
Adrastée
Alors là, Matthieu Bablet, je connaissais pas et SACREBLEU, quel dessinateur talentueux !!! Ses planches sont d’une beauté que je ne vois que trop rarement ! Son style est à la fois incisif, subtil, d’une précision chirurgicale ; et ses couleurs… magnifiques, tout simplement. Nous sommes là en face d’une oeuvre où le lecteur apprendra (ou réapprendra) à contempler. Effectivement, les dialogues ne sont pas légion ; de nombreuses pages sont muettes, nous laissant ainsi admirer les somptueux paysages et décorums antiques détaillés aux perspectives audacieuses. Ce parti-pris de l’auteur colle bien avec le sujet de la quête. Un roi immortel va partir de sa ville fortifiée « L’Hyperborée » après que tous ses habitants soient morts. Il va partir à la rencontre des dieux afin de les questionner à propos de son don hors du commun. Il vit cette particularité comme une malédiction, luttant pendant son périple pour que ses souvenirs ne disparaissent pas comme les gens qu’il a autrefois aimés. J’ai trouvé ce thème de l’immortalité intelligemment abordé : _On ne peut lutter contre cette mémoire, qui tôt ou tard s’effacera. Le passé deviendra poussière comme s’il n’avait existé. _A quoi cela sert-il d’être immortel si l’on voit tous ses proches, ceux que l’on aime, partir ? Notre ancien roi, solitaire, va rencontrer sur sa route nombre de créatures fabuleuses issues de la riche mythologie grecque : harpies, Sphynge (ou Sphynx), Cyclope,… L’auteur nous offre d’ailleurs un lexique en fin d’album de tout le bestiaire rencontré durant l’aventure. Belle découverte, album poétique dont j’attends impatiemment la suite…
La Tribu Terrible
Une excellente série de strips humoristiques que j'avais découvert dans le journal Tintin, étant enfant. Déjà, à l'époque, j'avais apprécié l'humour second degré de cette BD sans prétentions. Je la redécouvre aujourd'hui avec plaisir. Bien sûr, le dessin est un peu démodé, mais reste tout à fait acceptable pour des gags en trois cases. L'humour fait toujours mouche, et, sérieusement, certains gags sont vraiment bons, alors que je trouve que faire rire ou même sourire avec aussi peu de substrat visuel est un exercice très difficile. Une bonne série des années 70, à découvrir ou redécouvrir. ( 248 )
Lucien
Frank Margerin dessine dans Métal Hurlant depuis le n°4 en mars 1976, des récits courts, des petites fables où évoluent des pépères et des mémères, des Français moyens, des concierges acariâtres, des ringards en peignoir ou en marcel à trous très marrants dans leurs intérieurs petit-bourgeois bien franchouillards, ainsi que des petits boutiquiers comme on n'en voit plus guère, des vieux grincheux, toute une faune populaire et passéiste qu'il confrontait parfois avec des jeunes. C'est ainsi qu'est né Lucien en 1979. Margerin a ensuite très vite fait évoluer ses personnages fétiches qui restent les loulous de banlieue et à qui il donne la vedette, introduisant de temps en temps un de ces pépères si rigolos. L'action se situe dans une banlieue intemporelle, qui paraît sixties, mais qui finalement hésite entre les années 70 et 80 ; une banlieue qui n'existe plus, celle d'avant la fracture sociale, le rap violent et les voitures incendiées, une sorte de banlieue fleurie. J'ai tout de suite été fan des frasques hilarantes de Lucien et de ses potes Ricky, Gillou et Riton, parce que je m'y identifiais, j'ai eu ma période rocker avec l'attirail perfecto, santiags à bouts pointus, mob à siège léopard, scotché au flipper à boire des mousses et à draguer les filles, en s'exprimant dans notre franc-parler de l'époque, entre les années 77 et 82. Margerin a parfaitement compris qu'il s'adressait à une catégorie de lecteurs en devenant un peu l'emblème d'un courant propre aux années 80 : la BD rock au ton adulte ; il a mis en place un univers riche, attachant, plein de bonhomie et de tendresse, où son petit monde peuplé de rockers naïfs et sensibles vit des aventures cocasses toute simples, dominées par le rire. Sa vision de la société est réaliste par son esprit, avec un sens aigu de l'observation, bien rendu surtout dans les différentes "tribus" de jeunes qu'il y avait à cette époque (punks, babas, skins, bcbg....), le tout restitué dans un style graphique en partie caricatural qui favorise les rondeurs, avec en plus des fonds de case qui fourmillent de petits détails savoureux. Les bulles bien remplies pourraient ralentir la lecture, mais elles contiennent le plus souvent des dialogues fort drôles qui éclairent le lecteur sur la vie de ces gentils loubards pas bien méchants qui, même s'ils vivent à notre époque, rêvent des années 60, des teen-agers, des Chaussettes Noires et du Golf Drouot, époque qu'ils n'ont pourtant pas connue mais dont ils sont fans pour sa mythologie. La série a ensuite élargi son public, Margerin ayant su toucher et amuser plusieurs générations depuis plus de 30 ans ; il s'en dégage une bonne humeur, un goût pour les tronches marrantes, une verve et une fraîcheur inimitables, bref, un vrai plaisir. L'achat est recommandé, surtout les premiers albums qui sont les plus spontanés dans leur drôlerie, jusqu'a Lulu s'maque ; après, il y a un net changement, le héros s'embourgeoise et vieillit, le ton est différent tout en restant amusant.
La Leçon de Pêche
Que c'est drôle (au moins la première fois : une fois qu'on connaît la chute ça l'est moins). Emile Bravo est vraiment un excellent auteur. J'aime bien l'avis du posteur précédent qualifiant de conte philosophique cet ouvrage. La fin est peut être plus drôle pour un adulte que pour un enfant encore que. Le dessin est attrayant coloré et met bien l'histoire en valeur. A découvrir absolument comme beaucoup d'oeuvres de Bravo.
Coeur de pierre
Alors là les auteurs m'ont une nouvelle fois bluffé. C'est beau, c'est émouvant, que dire de plus. Le scénario est simple mais bien déroulé. Que faire lorsque l'on aime quelqu'un et que ce n'est pas réciproque. Ce récit pour enfant est poétique, bien écrit bien qu'un peu compliqué pour le public visé. Le scénario est magnifiquement servi par le dessin mariant couleurs sombres et chatoyantes à merveille. A découvrir de toute urgence.