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Couverture de la série Les Feux d'Askell
Les Feux d'Askell

Ces aventures maritimes fantastiques et burlesques ont été publiées juste avant Lanfeust De Troy, utilisant de ce fait, quelques codes d'heroic fantasy pas encore trop usés en 1993, qui deviendront ensuite trop clichés à cause des séries de fantasy lancées dans le sillage de Lanfeust. Ici, l'équipe hétéroclite constituée par les héros principaux (un mercenaire trapu, une danseuse érotique, un filou habile au lancer de couteaux, un pédant rimailleur et un mousse astucieux) était donc suffisamment originale pour susciter l'intérêt du lecteur. Je ne sais pas si on peut qualifier vraiment ce récit de fantasy, c'est un peu inclassable comme genre, l'univers est riche, inventif, plein de bonnes idées, le monde d'Askell est un monde liquide entouré d'îles, et si on veut vraiment y voir de la fantasy, c'est une fantasy inhabituelle où l'eau joue un grand rôle, car la fantasy a bien plus souvent pour décor la forêt ou la montagne. Ici, le décor donne donc un aspect très original à cette aventure. Les personnages sont consistants et chacun joue son rôle, sauf peut-être Keresquin qui n'est parfois guère utile aux autres ; son personnage est souvent aussi insupportable que celui de Cybil est agréable à regarder, elle se dévoile sûrement un peu trop gratuitement, mais elle est active et ne se contente pas de jouer la potiche de service. L'humour qui pourrait gâcher toutes ces péripéties s'incruste parfaitement et ne déborde jamais, sans oublier quelques scènes bien saignantes dues à la grosse hache de Dao X'ian. Tout ça est bien distrayant, embelli par le dessin superbe et fluide de Mourier qui avec la couleur directe offre un rendu très esthétisant, bien plus joli que ce qu'il fait sur Trolls De Troy. Aussi, la frustration n'en est que plus grande lorsque les auteurs ne donnent pas suite après le tome 3, gâchant ainsi non seulement un potentiel assez riche, mais surtout en se foutant des lecteurs qui se sont engagés dans cette histoire, attendant de façon hypothétique un tome 4 annoncé qui ne viendra jamais ; c'est un mépris caractérisé du public.

20/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Pieter Hoorn
Pieter Hoorn

Cette belle aventure maritime au temps de la Compagnie des Indes montre bien la rivalité entre les puissances des nations qui tentaient de défier toujours le voisin pour s'approprier les routes marchandes et ainsi jouir d'un rôle économique important. Le sujet, bien développé par Giroud est donc instructif et intéressant car jamais traité en BD. Il permet aussi de mettre en lumière le rôle de la cartographie, science qui se développait au XVIIIème siècle en essayant de repousser les limites des cartes connues ; le géographe Pieter Hoorn campe donc un héros volontaire et sympathique. Puisque ce récit est vu sous l'angle hollandais, le rôle des Français ici n'est guère flatteur, mais à cette période de l'Histoire, les Français étaient en guerre contre les Provinces Unies et l'Angleterre, donc la partie historique est fidèlement reconstituée, avec parfois une abondance de dialogues qui peut ennuyer le lecteur préférant l'action. Mais il y a aussi de l'exotisme, des îles sauvages avec des indigènes, c'est l'époque des découvertes qui a parfois un petit côté "révoltés du Bounty" fort plaisant. Malgré une fin un peu expédiée et quelques facilités peu gênantes, le scénario tient la route, et graphiquement, Norma s'est surpassé ; je crois que de toutes ses séries, c'est celle où son dessin est le plus appliqué, notamment dans les décors et les vaisseaux. Une bonne série d'aventure.

20/10/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ténèbres
Ténèbres

A la sortie du premier tome de la série, je n'avais absolument rien trouvé à redire (n'ayant pas une grande culture de ce genre d'aventure, le côté déjà-vu ne m'avait pas gênée du tout), je trouvais que ça se lisait vraiment bien, que la narration était très bonne, bien dosée, que la mise en page était un régal, les couleurs magnifiques et que même dans les pages sombres, tout était très lisible. J'avais trouvé les jeux de lumière excellents, le trait précis, dynamique et très accrocheur, voire même hypnotique... Je m'étais même demandée qui donc était ce dessinateur qui produisait là visiblement sa première oeuvre en bande dessinée... Au scénario, Bec est donc capable de tout. Me désespérer avec Prométhée, ne me convaincre qu'à moitié avec Carême et me subjuguer avec le premier tome de "Ténèbres dans lequel il nous distillait petit à petit les bases de son récit, tout en laissant planer le mystère tant sur l'identité de certains personnages clés que sur la chronologie même des événements. Après lecture des 3 premiers tomes, je modérai un peu mon enthousiasme de départ mais trouvai cette série toujours aussi sympathique à suivre, malgré ses facilités et ses incohérences. En revanche, j'espérai que le tome à venir serait le dernier, au risque sinon de délayer plus que nécessaire ! Le quatrième tome est sorti et n'est pas le dernier, le dernier sera le prochain a priori. Je le qualifierais de tome de transition, où les acteurs du final se rassemblent sur les lieux de l'ultime affrontement. Honnêtement vues les dernières planches, si les hommes s'en sortent face aux monstres, ça tiendra du miracle ! Ce tome reste agréable à suivre, plus clair car se déroulant principalement hors des zones sinistrées, pas mal quoi, mis à part l'incohérence de la princesse en tenue légère dans la neige qui survit alors qu'à côté d'elle des hommes emmitouflés se plaignent du froid... Une série qui reste cohérente et de qualité constante, contrairement à ce que je craignais ce 4ème tome n'est pas de trop, j'espère tout de même que la conclusion tiendra la route, à suivre !

28/08/2009 (MAJ le 20/10/2013) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ombre blanche
L'Ombre blanche

Cette série est intrigante... Nous sommes en présence d'une sorte de guerre de succession, avec une créature mystérieuse qui enlève le prétendant direct au trône.. Un subtil jeu d'échecs se met alors en place, d'autant plus que certaines têtes tombent dès ce premier tome. Ce qui est intrigant c'est que dans ce jeu du chat et de la souris, c'est un peu difficile, mais que l'on sent un gros potentiel, en termes d'histoire torturée. C'est du médiéval fantastique sans fantastique, ça ressemble un peu au "Trône de Fer"... Sur le plan du dessin je dois dire que je suis globalement enthousiaste vis-à-vis d'Antoine Carrion. Il y a de la puissance dans sa mise en scène, une véritable ampleur dans ses décors, ses costumes... mais que parfois les visages de ces personnages me semblent manquer de rigueur, de régularité... Parfois les visages sont rudes, battus par les intempéries et la guerre, parfois ils sont d'une pureté presque cristalline, alors que rien ne le justifie. Je suis bien évidemment curieux de lire la suite...

19/10/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Couleur de peau : miel
Couleur de peau : miel

L’adoption est un sujet difficile. Difficile parce que lorsqu’elle est internationale, l’enfant adopté a souvent une couleur de peau différente, et que dans ce cas l’adoption se « voit » tout de suite. La couleur de Jung est miel. C’est ce qui est écrit dans le dossier d’adoption dont héritent ses parents. Jung est l’un de ces centaines de milliers d’enfants coréens adoptés à l’étranger depuis 50 ans, depuis la fin de la guerre qui a laissé son pays exsangue et rempli d’orphelins. Jung est un auteur de BD, mais c’est aussi un enfant adopté. C’est une condition avec laquelle il a vécu à partir de l’âge de 5 ans, et cela le suivra toute sa vie. Jung a grandi à Séoul, trouvant sa nourriture dans les poubelles, errant dans les rues. Mais cette vie-là ne l’intéresse plus, sa vie est depuis 36 ans en Belgique, dans la famille Hénin. Une famille où il y a déjà 4 enfants biologiques, et où une petite sœur de Corée le rejoindra plus tard. Une famille où les parents ne sont pas parfaits, mais où il n’a manqué de rien. Une famille, tout simplement. Un entourage qui manque à des milliers d’enfants de par le monde, des enfants qui attendent des parents, des parents qui n’arrivent jamais pour certains. Jung a eu de la chance. « Couleur de peau : miel » est une autobiographie avant tout. Jung s’est posé beaucoup de questions sur ses origines. Sur sa mère, en particulier. Une mère dont il ne retrouvera probablement jamais la trace, mais à laquelle il n’en veut pas. Au contraire, il éprouve beaucoup de tendresse. L’avantage de ne rien savoir de ses parents biologiques, c’est qu’on peut les fantasmer à loisir. Là aussi, Jung a eu de la chance. Car parfois les origines d’enfants adoptés ne sont pas reluisantes. Mais l’adoption est un geste merveilleux. Il permet à plusieurs personnes de trouver une famille, à un enfant de s’épanouir, à des parents de combler un manque, de donner tout l’amour qu’ils ont en eux. Cela n’a rien à voir avec de la charité, ni avec une démarche humanitaire. C’est différent. Jung nous propose donc de plonger dans son histoire, avec ses yeux d’enfant adopté, donc une sensibilité très particulière, car en général ce sont les adoptants qui témoignent de leur expérience au travers de livres, films, etc. Il passe très vite sur sa vie « d’avant », sur laquelle il a visiblement tiré un trait, qu’il a enfouie dans un coin de son cerveau pour l’heure presque inaccessible. Cependant cette introspection a fait remonter quelques souvenirs, et Jung a décidé de se livrer sans fard, et probablement sans tricher. On a donc droit à une histoire très plaisante, avec de nombreux traits d’humour. L’auteur a décidé de ne pas se limiter au sujet de son adoption et de ses conséquences, mais aussi de nous parler de son apprentissage, de son histoire personnelle, comme ce passage très drôle sur son apprentissage de la sexualité. Remarquons tout de même que les thèmes relatifs à l’adoption (l’abandon, le déracinement, l’identité, l’Asie) parsèment son oeuvre. Quelque part, il avait besoin d’en parler, et cet album lui permet de le faire, de façon plus précise, plus honnête, quelque part. Pas de misérabilisme, pas de grands discours moralisateurs, pas de sensiblerie à outrance et c’est même un peu « confus ». A l’évidence l’auteur a décidé de coucher sur le papier ses idées presque dans l’ordre où elles surviennent, ce qui lui fait faire parfois des va-et-vient dans le temps. Cela ne gêne aucunement dans la lecture, au contraire ce parfum de spontanéité est tout à son honneur. Cette fraîcheur se ressent aussi au niveau graphique, puisque Jung propose un trait assez différent de ce qu’il fait d’habitude, un trait plus rond, plus « jeté », en un noir et blanc extrêmement lisible. Cela donne un triptyque essentiel, très fort, duquel l’émotion n’est pas exempt (j’ai par exemple été très touché par cette anecdote d’une jeune fille adoptée aux Etats-Unis qui après avoir retrouvé sa mère biologique, très pauvre, lui offre un somptueux dîner… au cours duquel sa mère ne mange qu’un bol de riz, et à l’issue duquel elle lui donne même quelques wons coréens…), mais qui n’hésite pas à ménager des plages de détente, avec des passages… croustillants. Jung n’aborde pas encore trop la politique d’adoption de la Corée, ni ses conséquences, mais il entrouvre la porte. Le deuxième tome faiblit un peu, mais j'avais surtout peur du troisième tome, quelque peu tardif, réalisé en parallèle avec un long métrage qui raconte son histoire, et surtout son voyage en Corée, près de 40 ans après l'avoir quittée. J'avais peur que ce troisième tome soit vide, qu'il ne soit qu'une sorte de coquille vide, un carnet de voyage d'un Européen allant en Asie. Et il n'en fut rien, absolument rien. Jung garde ce malaise, cette impossibilité d'accepter totalement sa condition, il n'arrive pas à chasser de son esprit le petit Jung de 5 ans. Mais le voyage aura tout de même servi, puisqu'au retour il semble plus serein, débarrassé de certaines névroses, et peut-être y aura-t-il un mieux dans la vie de Jung ? C'est tout ce que je lui souhaite. A lire absolument, que vous soyez concerné(e) par le sujet ou non.

05/10/2007 (MAJ le 17/10/2013) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Peau de l'ours
La Peau de l'ours

J’ai beaucoup aimé Le Beau Voyage du même auteur, j’enchaine donc directement sur La Peau de l'ours, avec cette fois Oriol au dessin… et deuxième coup de cœur ! L’histoire est certes assez classique : un vieillard aveugle raconte sa jeunesse à un jeune venant lui lire son horoscope quotidiennement. Ce dernier découvre avec stupeur le passé troublé du vieil homme, alors qu’il travaillait pour un chef mafieux. La narration en flashbacks est parfaitement maitrisée et nous révèle au compte-goutte les détails d’une intrigue prenante et bien construite. On la pense pliée quand page 51 survient un retournement de situation bien amené. J’ai beaucoup aimé la fin, je l’ai trouvé très belle. Le dessin anguleux de Oriol est particulier (surtout sur les nez !) mais très esthétique, et mis en valeur par des couleurs chaudes très réussies. Une histoire prenante que je recommande vivement.

15/10/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Beau Voyage
Le Beau Voyage

Un « roman graphique » pure souche comme le soulignent déjà les autres posteurs. Benoît Zidrou nous raconte la vie de Léa, jeune femme s’intéressant à son passé suite à la mort de son père. Des souvenirs morbides remontent tout doucement à la surface -le ton est la plupart du temps très noir, le sujet abordé (que je passe sous silence pour ne pas spoiler) est tabou et difficile. De nombreux passages m’ont énormément touché, et je suis ressorti bouleversé de ma lecture. Mais il faut noter que l’auteur ne verse pas trop dans le larmoyant. Le ton est juste, et surtout la fin fait preuve d’optimisme et nous rappelle que le meilleur moyen d’aller de l’avant est de confronter ses démons. Une morale qui me plait. Le dessin de Benoît Springer se fait discret tout en servant parfaitement le récit. Vraiment un chouette « roman graphique », un des tout meilleurs du genre, je suis étonné qu’il n’y ait pas plus d’avis… un coup de cœur !

15/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Spider-Man - La Mort de Jean DeWolff
Spider-Man - La Mort de Jean DeWolff

Pour mon 2500 énième avis, il fallait une oeuvre exceptionnelle et ça sera '' La mort de Jean Dewolff '' par Peter David. Cette histoire est un des classiques de Spider-Man et dès que j'en ai entendu parler, je voulais la lire. Je ne suis pas déçu. C'est une des meilleures histoires de Spider-Man que j'ai lues. L'histoire est non seulement intéressante, mais le coté psychologique est bien maîtrisé. Spider-Man se trouve face au méchant qui a tué une de ses amies de manière complètement crédible et cela ne tombe pas dans l'exagération comme certains comics des années 90 où plusieurs super-héros étaient devenus de vrais salauds. J'ai aussi aimé la collaboration entre Spider-Man et Daredevil qui donne droit à des bonnes scènes. La suite de cette histoire n'atteint pas le sommet du récit original, mais c'est tout de même excellent. Encore une fois le coté psychologique est bien maîtrisé et il y a de bonnes idées. En plus du retour du Rédempteur, il y a le méchant récurrent Electro qui est montré comme quelqu'un de dangereux et qui n'est pas le bouffon qu'on voit dans certains récits. De plus, il y a aussi deux passages humoristiques avec Mary-Jane qui m'ont bien fait rire. Bref, si vous aimez Spider-Man, c'est une histoire pour vous !

15/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)

Baaammm ! Yeahhh ! Encore une bonne baffe comme je les aime ! C'est complètement par hasard que je suis tombé sur cette BD. On ne pourra pas dire que c'est la couverture qui m’ait cajolé la rétine, car de ce côté là, l'emballage de cet album est un peu comme le fumet d'un munster : mieux vaut ne pas s'arrêter à sa première impression si on veut en apprécier pleinement la saveur... En fait, c'est le nom d'Arthur Qwak qui m'a interpellé. Au cours de l'interview que j'ai mené en début d'année de Riff Reb's à Angoulême, il m'avait parlé de leur collaboration et de l'atelier qu'ils avaient fondé (Asylum) où les rejoindront Cromwell, Edith et quelques autres... il ne m'en fallait pas moins pour titiller ma curiosité ! Et ceux pour qui la curiosité est un vilain défaut peuvent se la carrer en suppo' ! Merde ! Mais quelle BD ! Entre la narration et le dessin qui se jouent des lignes directrices induites par le scénario, on sent que môssieur aime conter, raconter, jouer, se faire plaisir, et à nous aussi forcément ! Ça part comme un vulgaire polar : dialogues de flics qui parlent carrosserie entre deux constatations sur une scène de crime, et sans vraiment imprimer ce qui nous arrive on va se retrouver 2/3 galaxies plus loin, accroché au string d'une Lola Cordova pas piquée des hannetons ! Dans le genre Rock'n Roll, j'aimerai croiser des personnages de BD aussi trempés et entiers beaucoup plus souvent !!! Cru, mais pas vulgaire, l'histoire se permet de flirter avec le sexe, tout en restant au service de l'histoire de façon intelligente. On est loin des plans cul racoleurs que certaines BD voient fleurir, histoire de faire se trémousser le fond de calbute de quelques jeunes pré-pubères ou autre libidineux en mal de courbes. Qwak pousse son personnage à fond, comme son scénario, et nous embarque dans une histoire aussi déjantée que son personnage. Le plus hallucinant (hé oui, avec ces pages tout le monde se doit d'avoir sa paille dans le nez et son taz sous la langue) c'est que malgré le départ tous azimuts, tout s'imbrique petit à petit pour se conclure d'une façon plus que satisfaisante. Car souvent, après un tel trip, la descente est plutôt grimaçante et on a les dents qui grincent... Là, rien de tout ça ! Bien au contraire... Et ce qui fait qu'on en redemande page après page, c'est le délire graphique auquel se livre Qwak. Son Photoshop et sa carte graphique ont du fumer sec ! On sent l'homme de dessin animé qui porte à la narration l'attention la plus infime au moindre détail. Entre la composition des planches et ses découpages, ses trips de colorisation, on pourrait s'attendre à un cercueil vous ravageant la gueule en trois coups de cuillère à pot, mais non, rien de tout cela : ça fait plus que tenir la route et c'est un véritable feu d'artifice que nous sers Qwak ! Lola Cordova, un trip à ne surtout pas manquer !

14/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Hell School
Hell School

Excellent, ce premier tome de Hell School !! Je n’ai qu’une seule envie : connaitre la suite. Pourtant, à voir la couverture, je ne m’attendais à rien de particulier. Je craignais même de tomber sur une histoire déjà mille fois lue, avec des démons voire des vampires tellement à la mode actuellement. Mais je me fourrais bien profondément le doigt dans l’œil (ouille !) Je n’avais pas tenu compte du nom des auteurs… déjà responsables du très bon « Les Démons d'Alexia », et j’avais tort. Nous nous retrouvons ici au cœur d’une école chic et select isolée du monde. Rien de vraiment particulier en apparence sinon que, comme dans bien des écoles, un bizutage attend les nouveaux arrivants. Et c’est là que tout s’enflamme car, vous vous en doutez, quelques fortes têtes vont s’opposer à cette tradition… et c’est très mal vu. Le thème central est donc le rapport à l’autorité des adolescents. Et qu’ils s’y opposent ou qu’ils s’y plient, ces jeunes sont soumis à forte pression. Ajoutez un mystère omniprésent, de nombreux rôles importants (outre nos trois rebelles, un directeur complice, un président de bizutage bouffé par la pression, une élève étrange, un prof de math charmeur, et j’en passe), un récit en constante progression et vous obtenez ce très accrocheur premier tome. J’ai aimé : - l’originalité du scénario ; - le crescendo avec lequel l’angoisse est amenée ; - le fait que de multiples zones d’ombre viennent titiller la curiosité du lecteur ; - un excellent dessin dans la plus pure tradition du franco-belge (dans la même lignée qu’un Gazzotti, par exemple) ; - la complémentarité du trio vedette, dont chacun conserve une part de mystère ; - la richesse de ce premier tome, qui ne se contente pas de nous introduire le concept ; - le fait que la série nous soit annoncée d’emblée en trois tomes. Voici donc une série que je rapprocherais tant au niveau de la qualité d’ensemble, du public visé que de l’ambiance étrange créée de « Seuls ». Et, cerise sur le gâteau, ce n’en est pas un clone !!! Franchement, ce serait dommage de passer à côté.


Après lecture du deuxième tome, ma bonne impression se confirme et j'attends déjà avec impatience le troisième et dernier volet de ce thriller en milieu estudiantin. J'ai relu mon avis à la fin du premier tome et je ne vois rien à y changer. C'est du tout bon dans ce genre grand public ! De plus, en ciblant une partie de la thématique sur les baptêmes estudiantins, les auteurs ont on ne peut plus tapé dans le mille, puisque le sujet est au cœur de l'actualité (le recteur de l'ULG vient en effet de suspendre les activités de baptême suite à un accident ayant entrainé un oedème cérébral chez une étudiante de médecine vétérinaire). Moderne et efficace. Prenant dans son intrigue. Truffé de personnages aux profils psychologiques intéressants. A ne pas rater ! Vraiment !

09/01/2013 (MAJ le 12/10/2013) (modifier)