Les derniers avis (9618 avis)

Par jurin
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rouge comme la neige
Rouge comme la neige

Quel magnifique dessin ! Quelle claque ! J’ai rarement vu un si beau résultat, un graphisme détaillé, ciselé, proportions et cadrages proches de la perfection, un ensemble plongé dans un ton indéfinissable bien que peut-être rougeâtre, sur les 110 planches il faut oser mais la réussite est au rendez-vous et quelle réussite ! Il faut aussi remercier les éditions Casterman car le livre est très beau avec un papier de qualité et ce pour un prix défiant toute concurrence. Cerise sur le gâteau, le scénario n’est pas en reste, l’histoire de cette mère a la recherche de sa fille disparue est bouleversante, une histoire originale et bien pensée où la psychologie des personnages est bien traitée. Excellente BD, à mon avis un des meilleurs Westerns de ces dernières années.

27/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Collectionneuse
La Collectionneuse

Cette BD propose en effet de suivre un épisode particulier de la vie de Pascal Girard, celle où il fait la connaissance d'une collectionneuse un peu particulière... Un peu à la manière d'un Fabcaro, mais en moins grinçant, Pascal Girard est un loser, ou plutôt une sorte de bohème qui vit chez des copains après une rupture, et semble ne pas s'inquiéter pour sa vie professionnelle, un peu chaotique. Bon, c'est un peu n'importe quoi par moments, mais on sourit quand même pour ces gentilles mésaventures. Le style graphique est sans complexe, semi-réaliste et sympathique. Il n'y a pas de cases, simplement des dessins les uns à côté des autres. Sympathique, donc ; un petit 3,5/5.

25/04/2014 (modifier)
Par Arsenike
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alice au pays des merveilles (Soleil)
Alice au pays des merveilles (Soleil)

BD totalement décalée, les dessins sont bien fait avec un style inimitable quand à l'histoire elle suis une trame principale relevée par beaucoup de rebondissements insolites qui rythment cette histoire déjà bien hors du commun. En bref série que je suis depuis le début et que je ne suis pas prête de laisser filer!

23/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Seul autour du monde
Seul autour du monde

Et dire que j’ai failli totalement passer à côté de cet album… Il faut avouer que la couverture ne donne pas spécialement envie. Sorte de photomontage du pauvre digne d’un quelconque magazine dédié à la voile, elle n’engage vraiment pas, cette couverture. Quant au titre, quelque peu ronflant, lui non plus n’est pas de nature à me convaincre de franchir le pas. Ouvrir l’album ne me rassure pas. Ce trait extrêmement réaliste ressemble trop à des photos retouchées pour me séduire au premier coup d’œil. Non qu’il soit mauvais (loin de là) mais ce n’est pas le genre de dessin qui me transporte. Soyons clair, si la possibilité de louer cet album via une bibliothèque ne m’avait pas été offerte, jamais je ne me serais plongé dans ce récit. Et j’aurais raté quelque chose ! Bon ! Objectivement, les marins et les compétitions de voile telles que le Vendée Globe m’attirent, voire me fascinent. Le sujet même de cet album était de nature à me plaire… mais je craignais vraiment de tomber sur un récit quelconque. Seulement, voilà : ce récit peut s’appuyer sur une excellente narration sous la forme d’un carnet de bord rédigé, comme faire se doit, à la première personne. Et, directement, j’ai été happé, embarqué, balloté, plongé, secoué, intrigué, interpellé, ému, amusé… et bien plus encore. Car cette histoire, pour fictive qu’elle est, n’en est pas moins ultra-réaliste, incroyablement crédible, immersive. Et sa dimension humaine est énorme ! Humanité mais aussi humilité face à la mer. Quête de soi, quête de dépassement de soi dans un élément où l’orgueil peut se révéler pêché mortel. Goût de la compétition et respect de l’adversaire, qui apparait avant tout comme un compagnon d’aventure (d’infortune ?) Le personnage central se révèle au fil des planches, et j’ai eu cette agréable sensation que c’est autant à lui-même qu’à nous. Et je me suis senti proche de lui. Il ne suscite pas spécialement l’admiration mais bien plus le respect. Un très bel album, en définitive. Il ne paie pas de mine mais c’est ni plus ni moins un des meilleurs récits sportifs que j’ai lus ces 15 dernières années. Respect ? Oui, respect…

23/04/2014 (modifier)
Par Ned C.
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sacré comique
Sacré comique

Je crie "AU GENIE !!!" à chaque album de Daniel Goossens; et celui-ci ne déroge pas à la règle. Les fantastiques dessins et couleurs tantôt criardes, tantôt subtilement contrastées sont enfin honorées comme il se doit dans cette luxueuse édition grand format. Le comique des textes et l'absurde des situations, ne dépasse pas les limites et reste respectueux de la religion, se moquant d'elle et de ses périodiques bizarreries, en évitant intelligemment de blasphémer. Ce sera encore une myriade d'étoiles distribuées de ma main pour l'ouvrage devant conserver le culte qui lui est du; tout en espérant éviter la foudre des cieux.;)

21/04/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Luther Strode
Luther Strode

Il avait l’air pourtant bien sympathique ! Je parle de ce petit ado myope illustrant le premier tome de Luther Strode dans son édition française. Effectivement qui pourrait prétendre à un tel contenu gore et exhaustivement fun en le voyant réajuster sa paire de lunettes d’une main et tenir un curieux manuel simplement intitulé « Hercule » de l’autre. Bien sur les quelques nuances de sang ornant la couverture ne peuvent laisser présager d’un récit à ne pas mettre entre toutes les mains…. Partant d’un postulat identique à une série aussi classique que Spider-Man ou cynique que Kick-Ass, Luther Strode va n’en retenir que les germes (un jeune maigrichon impopulaire souhaitant modifier son destin) pour mieux les remixer dans un opéra sanglant, violent mais diablement fun… Le jeune homme, grande tige myope sans une once de muscles, est aux antipodes du standard californien américain sportif décérébré et coureur de jupons. Afin de briser ce stéréotype, Luther, grand amateur de films d’horreur et de comics (dont on aperçoit un peu trop les références sur les murs ou les tshirts portés) va découper un bon dans son mensuel préféré afin de recevoir la méthode Hercule, un apprentissage radical pour lui faire pousser des biscoteaux. Le seul hic est que cette méthode est un procédé maléfique utilisé à des fins plus radicales…. Ce qui ressemblerait à un récit de Stephen King ou à une relecture de Shazam va plutôt lorgner du côté de Ken le Survivant ou de Jason Voorhees… Luther va devenir de plus en plus impressionnant physiquement tout en développant une vitesse et des réflexes accrus. Difficile dès lors de pouvoir se maitriser lorsqu’on s’improvise Super Héros avec une carrure et un masque menaçants d’autant plus que les coups partent aussi vite que les problèmes vont arriver pour l’entourage de Luther…. Et qu’il ne semble pas être le seul à posséder ses pouvoirs car de mystérieuses créatures similaires sont à sa poursuite…. Avec un trait anguleux rappelant par certains côtés celui de Kevin O’Neill (qui a illustré entre autres la ligue chère à Alan Moore), c’est un autre Moore, Tradd de son prénom et illustre inconnu pour ma part, qui illustre le scénario dingue de Justin Jordan. Et j’avoue qu’à la vue du résultat final et des progrès amorcés entre les 2 premiers tomes, c’est un patronyme qu’on risque de revoir très prochainement. Le mot d’ordre de ce petit comics indépendant est de donner du fun sans grosse prise de têtes. Le scénario va droit à l’essentiel et calque beaucoup la progression d’un jeu video sans pour autant que la comparaison soit péjorative, bien au contraire. Du jeu vidéo, les auteurs en retiennent la progression par niveaux (on se croirait presque dans une arène de combat, avec décors explosés et les débordements gore qui ne seront pas du gout de tout le monde car on ne fait vraiment pas dans la finesse en explosant les corps et éparpillant les membres cassés ou arrachés dans tous les sens. Le résultat est plutôt spectaculaire et les scènes de combat nombreuses sont admirablement découpées et lisibles…. Mais les limites du raisonnable sont simplement affranchies avec le tome 2 admirablement sous titrée « La légende de Luther Strode ». La bonne idée a été d’établir une ellipse de 5 années entre les évenements du premier arc et du second. Luther est devenu un fugitif nébuleux et sanguinaire devenu à la fois une légende et surtout une menace pour toutes les mafias locales qui ne cessent de lui tendre des pièges… Lorsque son ancienne petite amie entre en scène, les choses ne vont pas se dérouler tout à fait comme prévu d’autant plus qu’un plan « B » avec un être génétiquement modifié comme lui et qui aurait pu être issu du bestiaire de la ligue des Gentlemen Extraordinaires fait également son entrée remarquée dans un récit fonçant à toutes berzingues dans les cordes ! C’est bien simple, j’ai même eu du mal à me souvenir d’avoir lu quelque chose d’aussi haletant alors qu’il ne s’agit que d’une succession de combats sanglants et pervers dont on exploite les décors, les protagonistes et même quelques malheureux innocents. Il faut dire que ce « Jack » a la classe. N’allez pas pour autant croire qu’il n’y ait pas d’histoire ! Justin Jordan introduit quelques flashbacks et précisions sur l’origine de ces fameux pouvoirs par petites touches histoire d’entretenir une société secrête au passé terrifiant et trouble. Sans grande originalité mais avec une efficacité redoutable, Luther Strode pose les bases d’une série parfaitement en phase avec ce que les amateurs de trash et de superhéros viennent chercher. On est loin des superslips de l’ère Marvel et tant mieux dans un sens mais on ne peut négliger sa propension à en offrir toujours plus sans pour autant se perdre dans des délires inutiles bien au contraire. Le troisième (et dernier ?) tome risque d’enfoncer le clou sur cette petite série sur laquelle tout amateur de rouge vermillon se doit de poser le regard. Après le talent et la légende devrait venir la consécration mais je n’aurais pas attendu ce troisième tome pour recommander vivement Luther Strode !

14/04/2014 (modifier)
Par bb
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Le duo Schuiten/Peeters fonctionne à merveille pour nous offrir ce monde des "Cités obscures". Dans la série, ma bande dessinée préférée reste "La Frontière invisible", même si comme beaucoup j'ai aussi un gros coup de coeur pour "La Fièvre d'Urbicande". "Les Cités obscures" sont un incontournable de la bande dessinée. Je les ai fait découvrir à de nombreuses personnes pour qui la bande dessinée n'évoquait guère plus que Astérix et Tintin, et qui se sont retrouvées fascinées par cette série, et ont (re)découvert la bande dessinée et le plaisir d'en lire, par-delà les incontournables de notre enfance. Par les splendides planches de François Schuiten et le scénario de Benoît Peeters, la série emmène le lecteur dans des villes marquées par des pouvoirs autoritaires, sans pour autant devenir des récits historiques ou des récits "jugeant" les comportements de leurs personnages, parfois même d'une certaine médiocrité de ceux-ci, et tout simplement de leur grande humanité, entre doutes, intérêts personnels et passions, résilience face au pouvoir. Mais le personnage principal reste chacune des cités. La ville comme personnage, c'est là le point fort de cette série, qui décale le regard. Chaque tome nous entraîne dans une des Cités obscures, sans jamais proposer une lecture répétitive. Les personnages sont autant "formatés" par leur métier que par chacune des villes qui sont leur espace de vie. La beauté des planches est mise au service d'un scénario qui ne lasse jamais. Incontournable !

13/04/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux

Excellent album de Wilfrid Lupano et de Paul Cauuet, 56 planches de pur délire, un humour et un rythme endiablé tout au long du récit. Une comédie sociale qui met en avant trois papys grincheux super sympa, qui finalement n’ont pas beaucoup changé, plus de vécu évidemment mais toujours autant de hargne et de détermination. Leurs retrouvailles lors d’un enterrement vont les projeter dans une expédition qui amène des situations délirantes où le rire est toujours au rendez-vous. Les dialogues sont succulents et l’ensemble est servi par un dessin magnifique de Paul Cauuet. Une BD qui vaut le détour !

13/04/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Northlanders
Northlanders

Quelle claque mes amis ! Northlanders fut certainement la meilleure lecture de ces derniers mois. Est-ce que cela est dû aux chapitres qu'a choisi de présenter Urban Comics ? C’est bien possible, l’éditeur a fait le choix de ne reprendre que certains chapitres. Pour le reste, l’objet est, comme d’habitude, de qualité. Les couvertures originales sont exposées et quelques bonus viennent enrichir l’ensemble. Quoiqu’il en soit, j’ai accroché comme rarement à ce premier tome de quelques 480 pages. La recette de la potion magique ? Des récits simples, efficaces et dynamiques. C’est rude, violent, puissant, comme le peuple viking. Sans concession, chaque récit tourne autour du peuple normand selon une localisation géographique. Pour le premier volume, c’est l’ère anglo-saxonne qui est choisie. Tantôt courts, tantôt longs, les récits présentent tour à tour une galerie de personnages bien typés et caractérisés. Seul un récit m’a semblé être anecdotique, là où les autres m’ont complètement satisfaits. C’est hyper accrocheur et je pense que cette série a de nombreux atouts pour plaire à un large public. Côté graphique, la dynamique du trait n’a rien à envier à l’aspect percutant des récits. En général, c’est du très bon boulot, tant sur le dessin que sur la colorisation, parfois somptueuse. Les combats sont bien illustrés et fluides, ce qui est rarement le cas ; ici, pas de confusion ! Quel défaut trouver à l’album ? Sa simplicité ? Je ne pense pas, cela reste prenant et très bien rythmé. La division de l’album en plusieurs récits plus ou moins indépendants ? Je ne trouve pas non plus car cela permet d’aborder le thème en mettant en scène des personnages différents : homme, femme et enfants. Au final, je vais prendre le pari peut-être osé d’attribuer la note maximale à ce premier album. Je trépigne d’impatience en attendant le second tome prévu pour septembre 2014. Laissez-vous tenter et n’hésitez pas à offrir ce diamant brut et glacial ! Franchement, c’est de la bombe !

11/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

Et bien ! Voilà un album de Batman qu'il est bien !! (Comme quoi ça existe, ce n'était donc pas un mythe!) L'accroche s'est faite très rapidement, et une fois rentré dedans, impossible de décrocher de ce pavé bien fourni, quasiment lu d'une traite. L'intrigue, savamment distillée, est racontée de façon magistrale. Le gros défaut des albums de notre célèbre héros masqué que j'avais lus précédemment n'est pas présent ici: à savoir que, principalement, les dialogues et la narration sont bien menés et fluides, et sont bien équilibrés avec l'action qui est très présente. Graphiquement, le découpage est aussi une réussite, et le trait allie à merveille sobriété et explosions ponctuelles de fantaisies, comme pour les scènes mettant en jeu le Joker ou Poison Ivy par exemple. J'ai grâce à cette oeuvre pu faire connaissance avec d'autres méchants de Gotham, que je ne connaissais pas: Solomon Grundy, Poison Ivy, le chapelier fou, et l'épouvantail dont le nom m'échappe. La mise en couleur est de bonne facture également, avec quelques bonnes trouvailles comme des nuances différentes lorsque les cases évoquent des scènes hypothétiques par exemple. S'il fallait donner quelques critiques, je dirais que quelques visages se ressemblent un peu trop, entre Bruce Wayne, Harvey Dent, et "Le Boss'', j'ai parfois eu un peu de mal. Autre petit défaut de cette intégrale, plus on avance, et plus il y a de rappels sur l'identité des personnages. Cette astuce a aidé ma lecture à un moment tant il y a de personnages, mais devient lourde et trop redondante sur la fin. Un album très agréable à lire, qui me réconcilie avec Batman ! (290)

07/04/2014 (modifier)