Les derniers avis (9710 avis)

Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Big Man Plans
Big Man Plans

Permettez moi, un fois n'est pas coutume de débuter cet avis par une petite histoire. Dans une classe la maitresse demande aux élèves un mot qui commence par la lettre M. Tous de lever la main et de s'écrier en chœur "Maman". La maitresse demande alors un mot qui commence par la lettre P. Tout le monde veut répondre et s’écrie Papa. Plus dur dit la maitresse, un mot qui commence par le lettre N. Silence sauf le cancre que la maitresse n'ose jamais interroger, à chaque fois qu'il ouvre la bouche c'est pour dire des horreurs. Voyant que malgré tout personne ne semble trouver le réponse elle finit par donner la parole au cancre qui fort gentiment dit un "Nain". La maitresse se tourne vers le tableau pou y écrire la réponse et l'on entend alors le cancre ajouter : un nain mais avec une paire de couilles !! Voila à la lecture de cette histoire ce à quoi j'ai immédiatement pensé. Quelle histoire mes aïeux, mais quelle histoire ! Pour rendre hommage à qui vous savez j'ai envie de m'écrier : Rhaa Lovely !!! Quel pied !!. Ah que c'est bon de lire de la bonne grosse BD qui sort l'artillerie lourde sans craindre de froisser les ligues de moralité, car ici de moralité il n'est point question. Notre petit bonhomme n'est pas en mousse et il le fait savoir arrivant à un âge où certains penseraient plutôt à s'acheter Le camping car de leur rêve, lui préfère investir dans un marteau outil oh combien utile lorsque l'on veut se venger d'années de rebuffades et autres humiliations. Bourrin me direz vous ? Ben oui mais pas que, habilement le scénariste ne nous laisse pas en plan et revient sur le genèse de cette colère qui saisit un jour notre héros. Bref c'est rudement bien fait un peu dans l'esprit "Doggy Bags" dont les qualités ne sont plus à vanter. Je recommande fortement, une bouffée d'adrénaline "sang pour sang" efficace, faite tourner. Je ne verrais jamais plus les gentils compagnons de Blanche Neige de le même manière.

11/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Port des Marins Perdus
Le Port des Marins Perdus

Il est des albums dont vous avez du mal à lâcher la lecture, sur lesquels une fois la dernière planche avalée vous avez besoin de tout relire sans précipitation pour profiter de la fluidité du trait et de la narration, desquels vous vous dites que noyés dans la production actuelle de toute façon le pauvre auteur sera perdu. "Le Port des Marins Perdus" est de cette catégorie, un récit de bateaux, de pirates, de lointain et de douceur aussi. Car contrairement aux très bons Long John Silver ou encore A bord de l'Etoile Matutine, ici il n’y a pas que de la peur, de la sueur et du sang, on peut y trouver aussi des sentiments et de la douceur. Le scénario suit un fil finalement classique, mais je ne me rends compte de ceci que maintenant lorsque j’écris mon commentaire. Les événements bien amenés permettent de désamorcer les indices trop gros qui avaient probablement intentionnellement été laissés, et le lecteur se prend au jeu des questions et de l’empathie pour les personnages. Le dessin, à première vue brouillon, déploie une aisance et une légèreté bienvenue pour nourrir le propos, et si aux premières planches on peut se demander si l’album final verra le jour, très vite l’âme du récit se nourrit des traits de crayons parfois avec pudeur parfois avec hargne. Vous l’aurez compris, cet album fait partie des très jolies surprises de ce trimestre qu’il faut connaitre même si les récits de gros pirates ne vous enchantent pas, car ici il n’est pas question seulement d’un univers spécial et sanguinaire, mais bien de grandeur de sentiments évoluant avec pudeur dans la mémoire et l’humeur du lecteur. Et si le récit échappe à la note ultime, ce n’est pas pour le sentiment merveilleux de l’après lecture, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans cet album, aussi bien dans une trouvaille scénaristique ou une prouesse graphique. Procurer un tel bonheur au lecteur par une fluidité et un excellent travail même classique montre un talent d’auteurs à découvrir

08/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série À coucher dehors
À coucher dehors

Enfin je lis une histoire de Ducoudray que je trouve formidable. Jusqu'à présent je trouvais au mieux que ses histoires étaient sympathiques à lire. Le sujet est intéressant (un SDF hérite d'une maison et d'un trisomique) et c'est bien traité. Ce que j'ai aimé c'est l'humour. Un scénario sans imagination aurait simplement fait une histoire triste du genre 'regardez ce brave SDF qui essaie de s'occuper de son pauvre cousin trisomique et qui est martyrisé par les méchants flics'. C'est traité avec humour et j'ai bien rigolé. Les dialogues sont savoureux et chaque personnage est mémorable. L'autre point fort c'est que le scénario est imprévisible. Je m'attendais juste à ce que le SDF soit méchant avec son cousin handicapé et puis qu'au final il finisse par l'aimer parce qu'au fond de lui il a un gros cœur et j'ai été bien surpris. Il y a plein de rebondissements inattendus et aucune scène ne m'a semblé plus faible que les autres. La fin donne vraiment envie de lire la suite ! Le dessin est vraiment beau avec de très belles couleurs.

08/12/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

J’ajoute moi aussi un petit commentaire élogieux sur cette BD. Comme les autres posteurs, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Grand méchant renard enchaine les situations cocasses sans redondance ni vulgarité et avec beaucoup de fraicheur. On rigole franchement pendant les 180 pages de l’album. Derrière un style graphique volontairement enfantin, Benjamin Renner impose un trait dynamique, esthétique et terriblement efficace. Les personnages, très réussis et attachants, sont particulièrement expressifs. Les gags s’enchainent avec bonheur jusqu’au bout sans lassitude pour le lecteur. Drôle, frais et original, Le Grand méchant renard est une vraie réussite ! A découvrir absolument.

07/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série S'enfuir
S'enfuir

Guy Delisle a écrit plusieurs autobiographies sur sa vie et maintenant il raconte l'histoire vraie d'un homme qui a été retenu en otage durant sa première mission. J'ai retrouvé les qualités des autobiographies de Delisle au point où j'aurais pu croire qu'il était lui-même l'otage. Le scénario est prenant et s'il y a beaucoup de répétitions dans les actions des personnages, je trouve que ça illustre bien ce qu'a vécu Christophe André. J'adorais lorsqu'il se mettait à penser à ce qui pourrait lui arriver, à se demander ce qui se passait pendant qu'il était prisonnier de ses ravisseurs... J'ai ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. On retrouve aussi quelques moments humoristiques même si la situation est dramatique. Le récit est prenant et je voulais absolument savoir comment il allait s'en sortir et j'ai même ressenti de la tension par moment alors que je savais déjà qu'il n'allait pas mourir puisqu'il a pu raconter son expérience à l'auteur. Le dessin, le découpage et la narration de Delisle sont encore une fois excellents. À lire absolument si on aime cet auteur.

05/12/2016 (modifier)
Par Rip
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zombies (Soleil)
Zombies (Soleil)

Du très bon dans les genres: survival + post-apocalypse Ces BD sont très complémentaires au cinéma et séries, Nous avons en BD ce que nous n'avons ni dans les séries telles que The Walking Dead ou Z Nation ni dans les films du même genre... Une vraie réussite qui tient le lecteur en haleine ! Ce serait bien de classer cette superbe série dans les genres suivants: "survival" et "post-apocalyptique" merci

04/12/2016 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Port des Marins Perdus
Le Port des Marins Perdus

J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris. Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!) Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor. La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages. Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel- On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie. Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin. Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

04/12/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Satanie (Voyage en Satanie)
Satanie (Voyage en Satanie)

Et dire que cette bande dessinée aurait dû s’arrêter au premier tome paru en 2011 ! Par un « miracle diabolique », selon les propres termes de Fabien Vehlmann, la directrice de la collection « Métamorphoses », chez Soleil, fan du travail des Kerascoët, a eu la bonne idée de racheter les droits du tome 1 à Dargaud, permettant aux auteurs de publier le deuxième partie de leur histoire dans cette intégrale. Et on ne peut que s’en réjouir, tant le projet est une réussite, qui est plus est présenté dans une fort belle édition. Représentant une minuscule Charlotte (l’héroïne de l’histoire, rousse évidemment) reposant au milieu d’un enchevêtrement de lianes et de branches, épiée par des créatures démoniaques, la couverture d’un rouge ardent est somptueuse, rehaussée avec un lettrage doré. Par son étrangeté et sa folie, « Satanie » rappelle le faussement enfantin et sulfureux Jolies ténèbres, autre projet de Vehlmann et du couple de dessinateurs Kerascoët, publié en 2009 chez Dupuis. C’est une longue descente aux enfers vers laquelle ces derniers nous entraînent, mais à notre corps bien peu défendant, car cet enfer auquel croyait le frère disparu de Charlotte, on rêve de voir à quoi il pourrait ressembler selon la vision des auteurs. Avec quelques longueurs dans la première partie – vite oubliées en raison de la fascination ressentie -, cette aventure, qui commence comme un récit de Jules Verne, évolue vers un délire dantesque dont le cadre est un univers souterrain grouillant d’une vie frénétique et menaçante, où tous les repères terrestres, physiques et moraux, ont disparu, sorte d’huis-clos sous acide où les protagonistes sont confrontés à leurs névroses. Un monde mouvant, instable, peuplé de créatures agressives, truffé de pièges organiques, où la menace omniprésente contraint à la fuite permanente. Non décidément, la Satanie n’a rien d’un paradis reposant, et pourtant… rien ne dit qu’il n’est pas possible d’y trouver l’extase… C’est donc une aventure pleine de surprises, autant sur le plan du scénario que du dessin, que nous offrent le trio infernal. Et avec Kerascoët, ce n’est pas le trait, plutôt mal fagoté, qui impressionne, mais le graphisme d’une créativité débridée. Comme si décidément le thème de l’enfer et l’odeur de souffre les inspiraient, ces derniers se sont véritablement surpassés pour créer de toute pièce cette Satanie fantasmagorique et inquiétante, paradoxalement très vivante dans ces profondeurs supposées obscures. De la même façon, les couleurs explosent dans tous les sens, avec bien sûr une dominante de rouge à l’image de la couverture. Le résultat est convaincant quand bien même certaines planches ont un aspect bariolé qui peut piquer l’œil, mais d’autres sont carrément prodigieuses. Sous couvert de l’aventure, la réflexion est bien présente, avec une description de l’enfer qui pourrait servir de guide de survie à nous autres humains, confrontés à un autre enfer, bien plus familier : celui que nous expérimentons en surface, créé par nos congénères, ou bien allez savoir, par nous-mêmes… L’humour affleure sans être la préoccupation principale des auteurs, mais il estampille la conclusion de l’histoire dans cette fin inversée assez inattendue, dont évidemment je ne pourrai rien dire ici. Une des meilleures BD de l’année et une autre très bonne idée-cadeau pour vos proches bédéphiles à l’approche des fêtes, car cet enfer-là, il faut le dire, ne s’offre qu’avec bienveillance.

01/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ragnarök (Simonson)
Ragnarök (Simonson)

J'ai lu cet album uniquement pour le nom de Walter Simonson dont j'aime bien le dessin et son run sur Thor où il était aussi scénariste était excellent. Ce premier tome est très bon. Décidément la mythologie nordiques inspire Simonson car ce monde fantasy se déroule dans un univers où les dieux nordiques sont morts et l'un de est ressuscité et va se venger. Le scénario est prenant dès le début. J'aime l'univers créé par Simonson et je trouve que c'est l'une des séries fantasy les plus originaux que j'ai lu. Il y a de l'action sans que cela soit trop bourrin et il y a pleins de rebondissement qui rend le scénario passionant. Je ne savais jamais trop ce qu'il allait se passer. Les personnages sont intéressant. Le dessin de Simonson est toujours aussi bon quoique je préfère les couleurs dans les histoires des années 70-80 qu'il a dessiné et que j'ai lu que celles qui sont dans cet album. La narration est fluide et le découpage excellent. C'est simple je ne pouvais pas lâcher l'album avant de l'avoir fini et j'ai très hâte de lire la suite !

30/11/2016 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Compadres
Compadres

Oklahoma, 1874. Antoine, Communard français exilé en Amérique après la répression sanglante de la révolte parisienne se lie d'amitié avec Two Moons, seul indien survivant du massacre de sa tribu. Ensemble, ils vont se faire une place à South Mountain, petite ville perdue au milieu du desert où tout le monde vit de l'exploitation d'une mine de cuivre. Antoine fait son trou du côté des travailleurs et Two Moons est engagé dans le service d'ordre de la bourgade tenue par l'omnipotent propriétaire de la mine. Peu à peu la révolte gronde. Les mineurs remettent en cause la sécurité et les prix prohibitifs des commerces appartenant à leur patron. Les deux amis se retrouvent dans des camps opposés... Un western âpre et violent, ce n'est pas nouveau, mais sur une thématique sociale, c'est déjà moins ordinaire. Dessiné par Pontarolo dont le trait est expressioniste et le travail sur la couleur des plus particuliers, cela devient carrément original.

28/11/2016 (modifier)