Je pensais que les histoires de trésors étaient un peu démodées et ne pouvaient plus me surprendre, mais je me trompais, j'ai même été agréablement surpris. C'est de la grande aventure comme je l'aime, exotique, rutilante, rebondissante, prenante ; c'est lié à une période historique bien décrite, au moment où les Italiens occupaient l'Abyssinie (ou Ethiopie) avec un système colonial assez brutal. Les personnages sont bien saisis, l'ensemble est bien documenté, c'est le genre d'histoire où Ramaïoli excellait à cette époque, comme dans Zoulouland où il s'appliquait dans sa retranscription d'un fond historique.
A ma connaissance, l'antique royaume de Saba n'avait pas été traité en BD, c'est donc inédit et bienvenu, c'est une contrée fascinante et mythique. Cet ancien royaume (connu surtout pour sa reine ayant rendu visite au roi Salomon dans la Bible) était situé entre l'Ethiopie et Djibouti, avec sans doute quelques territoires situés dans l'actuel Yemen.
Ramaïoli fait preuve encore une fois de son talent graphique avec de belles pages et des décors exotiques qu'il excelle à dessiner. Je regrette seulement que cette série, sans doute du fait de son sujet politique, n'ait pas pu continuer, elle reste inachevée alors qu'il y avait encore du potentiel. Elle a été reprise de chez Blanco parue en 1990 sous le titre "Ardoukoba", puis retitrée "L'or de Saba" lors de sa reprise chez Soleil avec un tome 3 (à l'époque où Soleil ne versait pas encore dans le tout venant en fantasy), c'est dommage parce que le récit est loin d'être fini, mais Ramaïoli s'est ensuite lancé dans La Saga de Bas de cuir et a laissé tomber cette série. Ca reste quand même une bonne lecture si on la trouve en occase pas cher.
Je précise quand même un truc lu chez le posteur précédent : je rectifie parce que Allan Quatermain a découvert les mines du roi Salomon en Afrique noire, qui n'ont rien à voir avec le royaume de Saba situé en Afrique septentrionale, et ce n'est pas non plus une Bd italienne mais une Bd dans la plus pure tradition franco-belge.
Le mythe de Tristan et Yseult transposé en BD, c'est une bonne idée, je crois que ça n'a pas été tellement traité, je me souviens l'avoir vu chez Lereculey et Chauvel dans Arthur (tome 5) ; ici, la bande bénéficie d'un traitement très académique, Rodolphe respecte tout à la lettre et ne tente aucune exploration secondaire, ni ne rajoute une relecture qui aurait pu revigorer cette vieille légende anglo-saxonne qui puise ses origines dans la tradition orale celtique. Son héros traverse des épreuves qui le feront entrer dans cette légende jusqu'à sa rencontre avec la belle Yseult.
J'aime bien l'ambiance, et comme j'aime aussi ces temps anciens et intemporels situés dans les îles britanniques (comme la saga arthurienne), je suis plutôt conquis par ce récit dont je ne connaissais que des fragments, n'ayant jamais eu l'occasion ou l'envie de creuser le sujet. Il y a peut-être un petit manque d'émotion dans l'intensité dramatique et les sentiments, un peu comme une certaine froideur, mais le plus, c'est le dessin qui est vraiment superbe et qui correspond parfaitement à ce type d'ambiance celtique, c'est un dessin très soigné, très classique comme je l'aime, sur les décors, costumes, visages, qui a durci et s'est musclé depuis la reprise de Allot sur Les Ecluses du Ciel en 1988, déjà avec Rodolphe et déjà dans l'univers arthurien.
L'ennui, c'est que depuis 3 ans, pas de tome 2, j'ai comme la mauvaise impression que c'est une série abandonnée, pourtant le potentiel est vraiment riche et intéressant...
Un très bon one-shot.
On se retrouve dans l'Alabama des années 30 et on devine facilement que la vie n'est pas rose dans ce coin de pays des États-Unis. On suit un héros qui n'est certes pas parfait (il agit tout de même comme un gros con durant une bonne partie de la première partie !), mais terriblement attachant. J'ai bien aimé suivre le déroulement de sa vie. J'avoue toutefois que je ne voyais pas trop ce dont l'auteur du roman original voulait parler au juste jusqu'à ce que le héros atterrisse en prison. Le récit devient donc une dénonciation du milieu pénitencier de cette époque où le traitement des prisonniers est cruel et le système de réinsertion n'aide pas vraiment. Et on devine facilement que c'est pire si on est noir !
L'album contient 184 pages, mais elles se lisent facilement vu la grandeur des cases, et j'ai bien aimé parce que cela permet de bien voir l'action. La narration est dynamique et le scénario prenant. Ah oui, il faut s'attendre à une histoire tragique, la fin est horrible et va me rester dans la tête un bon moment.
L’album est présenté dans une très jolie boite. A peine ouvert, on se retrouve dans un jardin anglais, dans les années 1920, dans une ambiance aux couleurs chaudes et douces, un rien suranné. Emma G. Wilford est mélancolique, elle attend. Elle espère. Elle espère avoir bientôt des nouvelles de son fiancé parti en exploration dans le grand nord, en quête d’une mystérieuse déesse nordique. Malheureusement, il n’a donné aucune nouvelle depuis plus d’un an. Est-il seulement en vie ?
Emma G. Wilford est une poétesse. Tout au long de l’album, elle écrit des vers. Emma est aussi une femme libre, pleine d’énergie, aux répliques directes et bien envoyées. N’y tenant plus, elle décide de partir à la recherche de son amour perdu en Laponie. La clef de l’énigme se trouve-t-elle dans l’enveloppe qu’il a laissée à son attention avant de partir ? Cette lettre est glissée à l’intérieur de l’album, de même qu'une carte d’embarquement et une photo du disparu.
Cet album est une pépite. Du jardin anglais écrasé par la chaleur étouffante de l’été aux paysages glacés du grand Nord, Emma va en apprendre plus sur les êtres humains, sur la vie et sur elle-même. Du très beau dessin se dégage un romantisme extraordinaire.
J'ai adoré. C'est très instructif par ailleurs, sur la construction du monde bancaire, de Paris.
Je recommande vivement cette lecture.
Très bon scénario, on est accroché, peu de temps morts.
Pour une fois le nombre de tomes est justifié.
C'est l'une de mes séries favorites. Je la relis tous les 3/4 ans.
Comme beaucoup, je m'arrête aux 4 ou 5 premiers tomes, ensuite c'est incompréhensible.
Ma note s'entend pour la première série. Je mettrais 1 pour les suivantes.
Cet album est composé de l'histoire éponyme, d'une interview de l'autrice, de la première histoire courte publiée par l'autrice, ainsi que d'un épisode bonus.
L'histoire éponyme est superbe. Vraiment. Je ne pense pas qu'il y ait eu d'écriture préalable d'un scénario. En effet, il m'a semblé, à la lecture, que l'autrice avançait l'histoire au feeling (pas dans le mauvais sens du terme, mais j'ai vraiment eu l'impression que rien n'était prévu, que l'histoire se dictait elle-même). Cette idée a été grandement confortée à la lecture de l'interview.
L'histoire est extrêmement violente, mais j'y discerne malgré tout une certaine douceur, un je ne sais quoi d'amour qui permet de vivre ce que vit le personnage de Tomoyo. C'est magnifique et le dessin y est pour beaucoup, très vivant, très rythmé, cette histoire est une vraie merveille. La deuxième histoire (dans le livre, la première chronologiquement parlant) est moins bonne je trouve. Le dessin est déjà très beau, mais pas autant que dans l'histoire éponyme, et l'histoire en elle-même est beaucoup plus convenue à mon goût.
L'épisode bonus est une scène qui ajoute encore plus à la douceur de l'histoire violente dépeinte précédemment.
En résumé, j'ai adoré lire cet album, je le conseille vivement.
Excellent cycle de deux tomes du Tueur dans un nouveau contexte. Il est maintenant infiltré pour le compte, et à cause, de la DGSE dans la ville du Havre. Et parfois il doit liquider discrètement certaines personnes, ou faire passer cela pour des accidents. Cela fait d'ailleurs écho à l'actualité récente où deux agents sont soupçonnés d'avoir voulu jouer les mercenaires pour le compte d'un chef d'entreprise concurrent de la cible...
On a le droit à plusieurs réflexions en voix off qui faisaient le sel de la série mère. Comme il est infiltré dans un bureau, on a le droit à quelques piques bien senties sur les employés qui ne s'épanouissent pas spécialement mais ne lâcheraient surtout pas leurs avantages, chèques vacances et compagnie. De même quand il tacle les mêmes qui "font" des pays pendant les vacances comme on fait une collection de timbres. Bref on retrouve ce côté un peu misanthrope et cynique de la série mère, du moins les premiers tomes que j'ai lu. Je me dis d'ailleurs qu'il faudrait que je la poursuive, j'ai du m'arrêter vers le tome 6 ou 7 et je vois qu'on a maintenant 13 tomes.
Globalement ce spin off me plait bien et je dirai qu'il surfe sur la tendance de quelques excellentes séries télé du moment comme Baron noir ou le Bureau des légendes en intriquant habilement de l'action avec les arcanes de la politique.
La suite directe de l'excellent manga Blue Giant n'est pas moins excellente.
Nous retrouvons Dai qui, après son succès au Blue Note (salle mythique de la scène jazz japonaise) décide qu'il doit voyager afin d'approfondir son jeu. Il garde les yeux rivés sur son objectif premier : Devenir le meilleur jazzman au monde !!
L'écriture de cette série, à l'instar de la précédente, est grandiose, le rythme n'est pas sans rappeler celui effréné d'un Art Blakey, grand batteur jazz qui pouvait taper ses peaux à des allures folles comme plus lentement, mais toujours sur le bon moment. L'aventure de Dai s'apparente à un morceau de jazz, tantôt la violence et la rapidité nous essouffle, tantôt l'accalmie annonciatrice d'une future tempête ou d'une fin de morceau nous permet de souffler un peu. Le dessin serait la mélodie qui permettent d'adoucir la violence du rythme, un dessin suffisamment nerveux pour donner vie à ce jazz rapide, mais aussi beau et précis qui peut rappeler la mathématique d'une partition.
Je m'égare dans une métaphore que je ne maîtrise pas vraiment, mais cette série a cet effet, elle emballe tellement le lecteur (moi en l'occurrence) que le flot des mots devient incontrôlable. Blue Giant a été l'un de mes plus grands coups de cœur manga, "Blue Giant Supreme" continue dans la lancée avec un brio incroyable.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Or de Saba (Ardoukoba)
Je pensais que les histoires de trésors étaient un peu démodées et ne pouvaient plus me surprendre, mais je me trompais, j'ai même été agréablement surpris. C'est de la grande aventure comme je l'aime, exotique, rutilante, rebondissante, prenante ; c'est lié à une période historique bien décrite, au moment où les Italiens occupaient l'Abyssinie (ou Ethiopie) avec un système colonial assez brutal. Les personnages sont bien saisis, l'ensemble est bien documenté, c'est le genre d'histoire où Ramaïoli excellait à cette époque, comme dans Zoulouland où il s'appliquait dans sa retranscription d'un fond historique. A ma connaissance, l'antique royaume de Saba n'avait pas été traité en BD, c'est donc inédit et bienvenu, c'est une contrée fascinante et mythique. Cet ancien royaume (connu surtout pour sa reine ayant rendu visite au roi Salomon dans la Bible) était situé entre l'Ethiopie et Djibouti, avec sans doute quelques territoires situés dans l'actuel Yemen. Ramaïoli fait preuve encore une fois de son talent graphique avec de belles pages et des décors exotiques qu'il excelle à dessiner. Je regrette seulement que cette série, sans doute du fait de son sujet politique, n'ait pas pu continuer, elle reste inachevée alors qu'il y avait encore du potentiel. Elle a été reprise de chez Blanco parue en 1990 sous le titre "Ardoukoba", puis retitrée "L'or de Saba" lors de sa reprise chez Soleil avec un tome 3 (à l'époque où Soleil ne versait pas encore dans le tout venant en fantasy), c'est dommage parce que le récit est loin d'être fini, mais Ramaïoli s'est ensuite lancé dans La Saga de Bas de cuir et a laissé tomber cette série. Ca reste quand même une bonne lecture si on la trouve en occase pas cher. Je précise quand même un truc lu chez le posteur précédent : je rectifie parce que Allan Quatermain a découvert les mines du roi Salomon en Afrique noire, qui n'ont rien à voir avec le royaume de Saba situé en Afrique septentrionale, et ce n'est pas non plus une Bd italienne mais une Bd dans la plus pure tradition franco-belge.
Tintagel
Le mythe de Tristan et Yseult transposé en BD, c'est une bonne idée, je crois que ça n'a pas été tellement traité, je me souviens l'avoir vu chez Lereculey et Chauvel dans Arthur (tome 5) ; ici, la bande bénéficie d'un traitement très académique, Rodolphe respecte tout à la lettre et ne tente aucune exploration secondaire, ni ne rajoute une relecture qui aurait pu revigorer cette vieille légende anglo-saxonne qui puise ses origines dans la tradition orale celtique. Son héros traverse des épreuves qui le feront entrer dans cette légende jusqu'à sa rencontre avec la belle Yseult. J'aime bien l'ambiance, et comme j'aime aussi ces temps anciens et intemporels situés dans les îles britanniques (comme la saga arthurienne), je suis plutôt conquis par ce récit dont je ne connaissais que des fragments, n'ayant jamais eu l'occasion ou l'envie de creuser le sujet. Il y a peut-être un petit manque d'émotion dans l'intensité dramatique et les sentiments, un peu comme une certaine froideur, mais le plus, c'est le dessin qui est vraiment superbe et qui correspond parfaitement à ce type d'ambiance celtique, c'est un dessin très soigné, très classique comme je l'aime, sur les décors, costumes, visages, qui a durci et s'est musclé depuis la reprise de Allot sur Les Ecluses du Ciel en 1988, déjà avec Rodolphe et déjà dans l'univers arthurien. L'ennui, c'est que depuis 3 ans, pas de tome 2, j'ai comme la mauvaise impression que c'est une série abandonnée, pourtant le potentiel est vraiment riche et intéressant...
Un travail comme un autre
Un très bon one-shot. On se retrouve dans l'Alabama des années 30 et on devine facilement que la vie n'est pas rose dans ce coin de pays des États-Unis. On suit un héros qui n'est certes pas parfait (il agit tout de même comme un gros con durant une bonne partie de la première partie !), mais terriblement attachant. J'ai bien aimé suivre le déroulement de sa vie. J'avoue toutefois que je ne voyais pas trop ce dont l'auteur du roman original voulait parler au juste jusqu'à ce que le héros atterrisse en prison. Le récit devient donc une dénonciation du milieu pénitencier de cette époque où le traitement des prisonniers est cruel et le système de réinsertion n'aide pas vraiment. Et on devine facilement que c'est pire si on est noir ! L'album contient 184 pages, mais elles se lisent facilement vu la grandeur des cases, et j'ai bien aimé parce que cela permet de bien voir l'action. La narration est dynamique et le scénario prenant. Ah oui, il faut s'attendre à une histoire tragique, la fin est horrible et va me rester dans la tête un bon moment.
Emma G. Wildford
L’album est présenté dans une très jolie boite. A peine ouvert, on se retrouve dans un jardin anglais, dans les années 1920, dans une ambiance aux couleurs chaudes et douces, un rien suranné. Emma G. Wilford est mélancolique, elle attend. Elle espère. Elle espère avoir bientôt des nouvelles de son fiancé parti en exploration dans le grand nord, en quête d’une mystérieuse déesse nordique. Malheureusement, il n’a donné aucune nouvelle depuis plus d’un an. Est-il seulement en vie ? Emma G. Wilford est une poétesse. Tout au long de l’album, elle écrit des vers. Emma est aussi une femme libre, pleine d’énergie, aux répliques directes et bien envoyées. N’y tenant plus, elle décide de partir à la recherche de son amour perdu en Laponie. La clef de l’énigme se trouve-t-elle dans l’enveloppe qu’il a laissée à son attention avant de partir ? Cette lettre est glissée à l’intérieur de l’album, de même qu'une carte d’embarquement et une photo du disparu. Cet album est une pépite. Du jardin anglais écrasé par la chaleur étouffante de l’été aux paysages glacés du grand Nord, Emma va en apprendre plus sur les êtres humains, sur la vie et sur elle-même. Du très beau dessin se dégage un romantisme extraordinaire.
La Banque
J'ai adoré. C'est très instructif par ailleurs, sur la construction du monde bancaire, de Paris. Je recommande vivement cette lecture. Très bon scénario, on est accroché, peu de temps morts. Pour une fois le nombre de tomes est justifié.
Les Eaux de Mortelune
C'est l'une de mes séries favorites. Je la relis tous les 3/4 ans. Comme beaucoup, je m'arrête aux 4 ou 5 premiers tomes, ensuite c'est incompréhensible. Ma note s'entend pour la première série. Je mettrais 1 pour les suivantes.
Il était une fois en France
Super BD. On m'a offert l'intégrale, 6 tomes d'un coup. C'est captivant et historique. Je recommande vivement.
My Broken Mariko
Cet album est composé de l'histoire éponyme, d'une interview de l'autrice, de la première histoire courte publiée par l'autrice, ainsi que d'un épisode bonus. L'histoire éponyme est superbe. Vraiment. Je ne pense pas qu'il y ait eu d'écriture préalable d'un scénario. En effet, il m'a semblé, à la lecture, que l'autrice avançait l'histoire au feeling (pas dans le mauvais sens du terme, mais j'ai vraiment eu l'impression que rien n'était prévu, que l'histoire se dictait elle-même). Cette idée a été grandement confortée à la lecture de l'interview. L'histoire est extrêmement violente, mais j'y discerne malgré tout une certaine douceur, un je ne sais quoi d'amour qui permet de vivre ce que vit le personnage de Tomoyo. C'est magnifique et le dessin y est pour beaucoup, très vivant, très rythmé, cette histoire est une vraie merveille. La deuxième histoire (dans le livre, la première chronologiquement parlant) est moins bonne je trouve. Le dessin est déjà très beau, mais pas autant que dans l'histoire éponyme, et l'histoire en elle-même est beaucoup plus convenue à mon goût. L'épisode bonus est une scène qui ajoute encore plus à la douceur de l'histoire violente dépeinte précédemment. En résumé, j'ai adoré lire cet album, je le conseille vivement.
Le Tueur - Affaires d'Etat
Excellent cycle de deux tomes du Tueur dans un nouveau contexte. Il est maintenant infiltré pour le compte, et à cause, de la DGSE dans la ville du Havre. Et parfois il doit liquider discrètement certaines personnes, ou faire passer cela pour des accidents. Cela fait d'ailleurs écho à l'actualité récente où deux agents sont soupçonnés d'avoir voulu jouer les mercenaires pour le compte d'un chef d'entreprise concurrent de la cible... On a le droit à plusieurs réflexions en voix off qui faisaient le sel de la série mère. Comme il est infiltré dans un bureau, on a le droit à quelques piques bien senties sur les employés qui ne s'épanouissent pas spécialement mais ne lâcheraient surtout pas leurs avantages, chèques vacances et compagnie. De même quand il tacle les mêmes qui "font" des pays pendant les vacances comme on fait une collection de timbres. Bref on retrouve ce côté un peu misanthrope et cynique de la série mère, du moins les premiers tomes que j'ai lu. Je me dis d'ailleurs qu'il faudrait que je la poursuive, j'ai du m'arrêter vers le tome 6 ou 7 et je vois qu'on a maintenant 13 tomes. Globalement ce spin off me plait bien et je dirai qu'il surfe sur la tendance de quelques excellentes séries télé du moment comme Baron noir ou le Bureau des légendes en intriquant habilement de l'action avec les arcanes de la politique.
Blue Giant Supreme
La suite directe de l'excellent manga Blue Giant n'est pas moins excellente. Nous retrouvons Dai qui, après son succès au Blue Note (salle mythique de la scène jazz japonaise) décide qu'il doit voyager afin d'approfondir son jeu. Il garde les yeux rivés sur son objectif premier : Devenir le meilleur jazzman au monde !! L'écriture de cette série, à l'instar de la précédente, est grandiose, le rythme n'est pas sans rappeler celui effréné d'un Art Blakey, grand batteur jazz qui pouvait taper ses peaux à des allures folles comme plus lentement, mais toujours sur le bon moment. L'aventure de Dai s'apparente à un morceau de jazz, tantôt la violence et la rapidité nous essouffle, tantôt l'accalmie annonciatrice d'une future tempête ou d'une fin de morceau nous permet de souffler un peu. Le dessin serait la mélodie qui permettent d'adoucir la violence du rythme, un dessin suffisamment nerveux pour donner vie à ce jazz rapide, mais aussi beau et précis qui peut rappeler la mathématique d'une partition. Je m'égare dans une métaphore que je ne maîtrise pas vraiment, mais cette série a cet effet, elle emballe tellement le lecteur (moi en l'occurrence) que le flot des mots devient incontrôlable. Blue Giant a été l'un de mes plus grands coups de cœur manga, "Blue Giant Supreme" continue dans la lancée avec un brio incroyable.