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Le Tueur - Affaires d'Etat

Note: 4.33/5
(4.33/5 pour 6 avis)

Le tueur œuvre désormais pour l’Etat français, sous couverture. Première mission : supprimer un agent municipal dans une ville portuaire.


Casterman Tueurs à gages

On retrouve Denis, le tueur, tranquillement installé à un poste bureautique en open space, avec costard, ordinateur et une vue plongeante sur les docks du Havre. Serait-il rangé, incognito, en ayant laissé ses activités de tueur à gage froid derrière lui ? Que nenni. En réalité, Denis a été forcé d’accepter de travailler pour les services de sécurité français, pour exécuter les basses œuvres nécessaires. Ils l’ont retrouvé dans sa retraite des Andes et lui ont proposé ce deal. C’était ça ou la prison à vie. Ce poste aux services portuaires est donc une couverture, plutôt efficace, et à mi-temps. Il s’absente de temps en temps, pour rejoindre Nicolas, un ancien des forces spéciales, et Barbara, qui supervise une opération en cours. Il s’agit en effet d’éliminer un des employés de la municipalité, chouchou du maire, mais une petite frappe issue des quartiers, Nabil Jebbouri. Officiellement très impliqué dans la vie sportive locale, Jebbouri est importateur et distributeur de dope la nuit, et n’hésite pas à se muer en criminel pour assurer son trafic. En plus, par son intermédiaire, le maire achète des voix dans les quartiers sensibles. La police et les voies de justices sont inopérantes pour neutraliser une anguille pareille, qui a toujours un alibi, ou un biais de corruption pour s’en sortir. Cette impunité dont bénéficie Jebbouri n’a que trop duré. D’où le recours à l’officine radicale pour laquelle travaille Denis…

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Janvier 2020
Statut histoire Série en cours 4 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat © Casterman 2020
Les notes
Note: 4.33/5
(4.33/5 pour 6 avis)
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18/01/2020 | Erik
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Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Benjie

Est-ce possible que le Tueur se soit rangé et qu’il travaille désormais dans un bureau, comme analyste dans une compagnie maritime ? Non, ce n’est qu’une apparence, une couverture comme ils disent dans le jargon des services secrets français. Après la fin de la série principale intitulée « Le Tueur », une nouvelle série commence. Cette fois, il s’agit du « Tueur, affaires d’Etat ». Notre héros est toujours aussi cynique, sombre et pessimiste sur les comportements humains. Il est aussi toujours tueur à gages et finalement, continue à faire ce qu’il a toujours fait : ses planques, ses visées et son sang froid qui opère, une fois de plus. Le Tueur exprime toujours ses pensées profondes en voix off, ses sujets de réflexion portant cette fois sur la vie politique et les hommes qui l’animent. Trafic de drogue, trafic d’armes, achats de voix électorales, corruption d'élus… sont les sujets traités par cette nouvelle série. Le tout sur fond de port du Havre ! C’est intéressant mais par rapport à la série principale, on voyage moins ! Une fois encore, le scénario fonctionne bien et le dessin, toujours au top. Les vues sur la mer depuis les immeubles de la Porte Océane, emblème de la ville reconstruite, sont superbes. Le premier tome lance l’histoire en douceur, le second et le troisième sont plus denses et posent pas mal de questions sur le monde politique... une question d’actualité. Le tome 4, que je viens de lire après avoir relu la série complète, marque une rupture dans la psychologie du personnage : son armure se fend de quelques dixièmes de millimètres... mais quand même, ce n'est pas rien ! Une ombre d'humanité plane sur quelques pages et on attend la suite pour voir comment ce très discret changement va faire évoluer le personnage, ou pas. Une bonne idée du scénariste pour secouer un peu notre héros dont le professionnalisme et la vie sont parfaitement huilés et maîtrisés. Par ailleurs, le Tueur ne se contente plus de son immuable "Comment ?" mais pose cette fois la question du "Pourquoi ?" à laquelle il avait toujours refusé de céder. Et ceci n'est pas non plus un détail. On attend la suite...

12/12/2021 (MAJ le 16/10/2022) (modifier)
Par Al Capone
Note: 5/5

Au top. La première saison m’avait captivé. Addictif comme certaines séries tv. Le niveau de la 2nde ne déçoit pas. L’univers est plus restreint mais le personnage n’a pas changé: cynique, pro, et portant toujours un regard acerbe et sans complaisance sur l’existence et le monde qui l’entoure.

19/03/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Nous retrouvons notre tueur dans une nouvelle « série », dans laquelle nous le découvrons presque « fonctionnaire », faisant les sales besognes de l’État – au lieu de le faire pour quelques riches rancuniers. La cause est « officielle », à défaut d’être bonne, mais elle reste cruelle et discrète. Notre tueur passe encore un temps non négligeable à réfléchir sur sa condition, mais aussi et surtout à livrer sa vision – assez noire et cynique – de la société. Un intello qui s’ignore… Le dessin de Jacamon est toujours efficace et fluide, même si je trouve que la colorisation est un peu plus passe partout ici, et que j’ai trouvé qu’il abusait parfois de l’effacement des traits (visages éloignés, décors). Les deux premiers albums sont quand même agréables à lire, c’est relativement rythmé, pour peu qu’on ne soit pas allergique aux longs commentaires du tueur. L’intrigue surfe sur des thèmes actuels (une trame déjà vu dans la série de Canal « Engrenages » (immersion dans une petite ville où politicien local et loubards naviguent de concert)… Note réelle 3,5/5.

11/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur cac

Excellent cycle de deux tomes du Tueur dans un nouveau contexte. Il est maintenant infiltré pour le compte, et à cause, de la DGSE dans la ville du Havre. Et parfois il doit liquider discrètement certaines personnes, ou faire passer cela pour des accidents. Cela fait d'ailleurs écho à l'actualité récente où deux agents sont soupçonnés d'avoir voulu jouer les mercenaires pour le compte d'un chef d'entreprise concurrent de la cible... On a le droit à plusieurs réflexions en voix off qui faisaient le sel de la série mère. Comme il est infiltré dans un bureau, on a le droit à quelques piques bien senties sur les employés qui ne s'épanouissent pas spécialement mais ne lâcheraient surtout pas leurs avantages, chèques vacances et compagnie. De même quand il tacle les mêmes qui "font" des pays pendant les vacances comme on fait une collection de timbres. Bref on retrouve ce côté un peu misanthrope et cynique de la série mère, du moins les premiers tomes que j'ai lu. Je me dis d'ailleurs qu'il faudrait que je la poursuive, j'ai du m'arrêter vers le tome 6 ou 7 et je vois qu'on a maintenant 13 tomes. Globalement ce spin off me plait bien et je dirai qu'il surfe sur la tendance de quelques excellentes séries télé du moment comme Baron noir ou le Bureau des légendes en intriquant habilement de l'action avec les arcanes de la politique.

04/02/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

La suite de la série Le tueur n'était pas de ces BD que j'attendais, la série mère se finissant sur un dernier volume qui était parfait à mes yeux, avec tout ce qu'il fallait de noirceur et de considérations sociétales très marquées par le dégoût d'une humanité. C'est donc un peu circonspect que je me suis penché sur ce nouvel opus qui semble inaugurer une nouvelle ère du Tueur. Et c'est relativement bon pour l'instant ! Si la série démarre en douceur, avec ce qu'il faut d'action et de considérations sociétales, on se penche plus directement sur les affaires internes de la France et la façon dont certains problèmes sont réglés de manière bien rude. Ce n'est toujours pas la série que je recommande au déprimé ou à ceux qui ont envie de découvertes joyeuses : entre la morale politique et les échanges bien acides sur la façon de diriger un pays, on est dans une BD qui tire à boulet rouge sur le pouvoir, ses armes et ses protagonistes. Encore une fois, c'est à charge envers l'humanité, mais avec un ciblage plus précis sur les arcanes du pouvoir et ses différents personnages, tous aussi pourris. Le ton du récit laisse envisager une suite potentiellement surprenante, et j'ai hâte de découvrir ce que Matz nous prépare dans la suite. Le dessin est toujours aussi bon, il n'y a pas à tortiller : précis et vif, dans l'action et parfaitement en adéquation avec le propos. Rien à redire de plus dessus. Bref, une nouvelle série qui a de bonnes idées et qui démarre fort, j'ai bien envie de découvrir la suite du Tueur ! Ajout après le tome 2 : je ne sais pas si cette série s'inspire de fait divers français, mais on sent légèrement le côté actualité de tout ce qui est dit dans la BD. Sans faire dans le manichéisme (encore une fois), les auteurs dévoilent des facettes de ce qui se joue parfois dans nos sociétés, sous la façade de respectabilité (hum) des politiques de villes, de gouvernements et de régions. Une suite dans la lignée du premier, qui appelle d'autres volumes. Cela dit, j'espère que l'histoire ne sera pas inutilement étalée, elle me semble être assez dense pour deux albums supplémentaires mais j'espère que cela ne mènera pas à une dizaine de tomes, ce qui me semblerait trop long.

18/02/2020 (MAJ le 23/01/2021) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Voici la première série dérivée du tueur qui est l'une de mes bd préférées. Le tueur revient après plusieurs années d'absence. On nous prévient que les lieux et les enjeux changent. En effet, le tueur a été recruté par la DGSE pour des missions d'élimination. En effet, on sait depuis François Hollande, qui s'en est un peu vanté, qu'un président de la République dispose d'un droit de vie ou de mort sur certains individus peu recommandables. De tous temps, quelque soit le régime (dictature ou démocratie), on a éliminé des individus. Le constat part sur le fait qu'on peut rendre la vie des autres bien pire que la mort qui apparaît alors comme une délivrance. Le tueur est toujours aussi implacable dans sa manière de penser afin de justifier son métier pas comme les autres. On aimerait ou pas l'avoir comme ami... Le changement est radical car il travaille pour l’État. C'est clair que sa paye en a pris un coup. On sait presque tous que les forces de l'ordre ne sont pas très bien rémunérées dans notre pays. Par contre, son cœur d'activité n'a pas changé. Il s'agit de mettre hors d'état de nuire en raison de la sécurité du peuple avec pour préalable que les gens n'ont pas besoin de savoir. C'est mieux ainsi. On apprendra par exemple que la CIA a dit que les assassinats de quelques scientifiques iraniens par les israéliens ont davantage fait dérailler le programme nucléaire d'armement iranien que toutes les sanctions internationales. En effet, si on identifie les individus clefs, ceux sans lesquelles la machine ne fonctionne plus , et qu'on les élimine, alors la machine s'arrête. Plus que jamais, c'est d'actualité. J'adore cette nouvelle façon de penser qui donne également des vérités même si souvent, on essaye de se voiler la face. Cette narration est sans doute l'une des meilleures que j'ai pu lire jusqu'à présent. La notation série culte pourrait apparaître comme un brin exagérée mais elle correspond à ce que j'aime vraiment dans la bande dessinée. Le tueur est une série qui fait du bien. Le départ est assez tonitruant et cela promet, car le tueur a désormais le droit de tuer. Il ne va pas se gêner.

18/01/2020 (modifier)