Les derniers avis (9597 avis)

Couverture de la série Alt-Life
Alt-Life

J'ai dévoré ces deux tomes, quel pied de se prendre un récit d'anticipation qui fourmille d'idées nouvelles qui explosent avec une palette vive de couleurs extrêmement nombreuses et un dessin tout en courbe, humain, qui parle aux sens. On a à la fois un récit intelligent et des personnages attachants, bourrés de sentiments. Que j'aime leur langage très parlé, un langage de jeune de mon époque, et qui parvient à se glisser malicieusement comme de la littérature. Les prénoms tous plus vieillots les uns que les autres m'ont semblé un autre choix osé, mais judicieux. Je comprends que cela ne sera pas du tout du goût de tous, et je suis admiratif devant le courage des auteurs qui n'ont fait aucune concession et sont allé au bout de leurs choix artistiques et philosophiques. Cette BD est intelligente et a clairement nécessité un énorme travail d'écriture. Vivre virtuellement ? Ce futur ne semble pas tellement improbable. Dans cette œuvre, vous découvrirez d'abord toutes les possibilités que l'on n'avait même pas imaginée à une vide dans l'ordinateur : vivre plusieurs choses à la fois, à la fois avec et sans les autres. Vous verrez les questions que cela soulève, comment l'esprit humain réagit, comment l'humanité peut évoluer. Le tome 2 ne m'a pas déçu, même s'il est vrai qu'il est moins limpide que le 1er, il poursuit indubitablement la réflexion entamée, et sans lui on n'aurait pas toutes les réponses. Quel plaisir aussi toute cette double lecture sur le rapport entre la personne et son créateur. Que de pistes pour celui qui garde à l'esprit cette hypothèse que nous sommes issus d'un "jeu de la vie" (un algorithme avec des contraintes qui ne crée pas la vie, mais lui donne les circonstances). J'oubliais de parler de ce qui sera peut-être le plus marquant pour une partie des lecteurs : une grande se(x)nsualité (surtout le tome 1), une imagination qui fantasme, et qui n'est pas le moindre plaisir de cette lecture, mais pas son sujet principal.

08/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Littérature pour tous
Littérature pour tous

Vandermeulen nous pond ici une sorte de manuel, destiné aux parents souhaitant aider leurs rejetons à se constituer une bonne culture littéraire : une sorte de Lagarde et Michard du pauvre, qui revisite et présente quelques grands auteurs, au travers de quelques pages censées présenter leur œuvre la plus connue. Si couverture et textes de présentation singent les grandes collections littéraires (chaque œuvre est présentée par un pseudo spécialiste, sur un ton souvent pompeux, prétentieux et naze), il ne faut pas parcourir trop de pages pour comprendre que l’entreprise n’est pas des plus sérieuses. Ou plutôt qu’elle feint de l’être pour mieux faire ressortir l’aspect grotesque, parfois totalement décalé, et souvent drôle en tout cas de ces extraits et de la revisite (avec un langage anachronique, des commentaires off alternant définitions improbables et précisions volontairement lourdingues et inutiles, avec souvent en fin de présentation des jeux et questionnaires de lecture eux-aussi farfelus). Quant aux histoires elles-mêmes, elles ressortent « légèrement » modifiées par l’imagination de Vandermeulen. L’ensemble est inégal, certes, mais j’ai globalement bien aimé cet album, dont la lecture est d’autant plus réjouissante que l’on connait les auteurs et les œuvres ici présentés. C’est plus ambitieux – et bien plus réussi – que ce qu’a pu faire de façon plus minimaliste sur le sujet Henrik Lange par exemple. Et, ce qui est notable, c’est que ce n’est pas répétitif, l’auteur renouvelle les angles d’attaques et les types de déconne, de langage, etc. En tout cas je suis étonné qu’il n’y ait pas plus d’avis sur cet album, qui procure une lecture jouissive, jouant sur à peu près tous les registres de l’humour. Je ne peux que vous encourager à y jeter un œil !

08/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Plongeon
Le Plongeon

C’est beau mais c’est triste… C’est la vie… La fin de vie, la perte, le plongeon vers l’oubli. Oubli de ses propres souvenirs comme oubli par ses proches. C’est d’une grande justesse de ton. Pas larmoyant, drôle même par certains côtés, ce qui rend l’album encore plus déprimant. C’est une ode à la vie, au dernier souffle que l’on voudrait exubérant comme un dernier pied de nez à la mort. C’est un très beau récit, qui m’a énormément touché. Le trait épuré et facile d’accès de Victor Pinel et la narration légère de Séverine Vidal adoucissent la triste réalité de cette ultime halte avant le dernier plongeon. C'est un gros coup au coeur.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série John Tanner
John Tanner

L'histoire de John Tanner qui restera 30 ans captif de tribus Ojibwe (capturé à l'âge de 9 ans) ne m'était pas tout à fait inconnue, mais je n'arrivais pas à bien la situer dans le temps. Car il s'agit d'une histoire vécue. D'abord destiné à remplacer un fils disparu, John connaitra plusieurs épreuves et un destin singulier et tourmenté avant de devenir un lien entre les deux cultures blanches et indiennes par sa fonction de traducteur et de guide. C'est donc un biopic bien relaté et extrêmement bien documenté ; en lisant ce qui concerne le personnage dans mon Histoire du Far West de Rieupeyrout, je me suis aperçu que Périssin avait dû bien potasser son sujet, car si l'on excepte quelques passages romancés pour donner un aspect aventureux au récit, le tout sent l'authenticité, en faisant oeuvre en même temps de valeur anthopologique chez les "native americans". C'est un récit qui d'ailleurs appartient plus au domaine de l'aventure qu'à celui du western, l'action se situant entre la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècles, soit moins d'un siècle avant la période classique, à peu près à la même période que l'histoire du Dernier des Mohicans. Mais ce n'est pas bien grave vu que cette Bd est imprégnée par la culture indienne, même le vocabulaire indien est d'une richesse incroyable. La narration est originale, il s'agit d'un récit raconté par John Tanner à un ami qui deviendra plus ou moins son biographe, le tout étant décrit à travers des encadrés narratifs et quelques rares dialogues. Je suis frappé par le soin apporté à tous les composants de ce diptyque, ce soin concernant aussi bien sûr le dessin de Pavlovic, auteur que je suis content de retrouver depuis El Niño et Les Munroe. Son dessin est superbe lorsqu'il se déploie dans les paysages magnifiques des Grands Lacs, mais aussi il livre un véritable festival sur la culture indienne (tenues, objets et visages indiens). Je le trouve plus proche par sa finesse de celui de Les Munroe que de El Niño où son trait était plus épais. En plus de l'histoire de John Tanner, le récit dans son ensemble est instructif par sa retranscription de cette culture indienne que l'on découvre sous un visage beaucoup moins idéalisé (les native sont cruels, parfois méchants, individualistes et vivent dans le dénuement, sans autre ambition de survivre dans un monde hostile). On apprend aussi que l'évolution des native n'a pas été faite que dans la violence et le sang, mais dans une sorte d'assimilation , tout comme celle dans le sens inverse de John Tanner. Bon après, ce sont des Indiens des Grands Lacs, ils n'ont pas le même mode de vie que les Indiens des plaines un siècle plus tard comme le montrera Derib de façon plus idéalisée dans Celui qui est né deux fois. Une bonne histoire, édifiante et instructive.

07/04/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alpha
Alpha

J’adore ! Voilà une série d’espionnage hyperréaliste que j’ai dévoré littéralement ! Chaque album est une réussite. J’achète les yeux fermés. Alors oui les dessinateurs et les scénaristes ont changé régulièrement mais sans jamais « casser » le contenu du début et en maintenant une qualité irréprochable. Le changement dans la continuité ! Pascal Renard a scénarisé les 2 premiers tomes. Lorsqu'il meurt en avril 1996, à 35 ans, c’est Mythic qui prend le scénario de la série en main. Les dessins sont l'œuvre de Youri Jigounov qui a également rédigé le scénario du tome 11. À partir douzième tome, il ne se consacre qu'à l'écriture, le dessin étant désormais réalisé par Chris Lamquet. Concernant le dernier opus - T15 roadies – le scénario est confié à Emmanuel Herzet et le dessin à Alain Queirex. Ce ne sont pas des inconnus loin de là, on les retrouve sur la série … « Alpha - Premières armes ». J’apprécie cette série qui a commencé, rendez-vous compte, en 1996 ! Une éternité ! Les aventures tumultueuses de Dwight Tyler dit Alpha sont brillantes. Aucune once de torpeur à l’horizon. Ca bouge, ça claque. Le graphisme est détaillé, minutieux et réaliste. La mise en page est dynamique permettant de donner du mouvement aux différents protagonistes. Place à l’action ! Entre les mensonges, les criminels, les bandes mafieuses, la CIA, le KGB, vous plongerez dans des aventures particulièrement réussies et envoûtantes. Vous vous ferez manipuler ! Et alors ? C’est juste jouissif ! Laissez-vous faire ! Les intrigues fourmillent et les rebondissements sont nombreux. Je dis oui oui oui. Encore. Nous sommes sur le panthéon de la série culte de la BD à l’instar de « XIII » ou de «Largo Winch ». Je me régale avec de tels albums. Je suis aux anges. Cette série clairement cinématographique fait partie de mes immanquables bien évidemment. Gros coup de cœur depuis toujours, enfin depuis 1996.

06/04/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)
A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)

« A Fake Story » est tout d’abord une enquête policière prenante, sur fond de racisme dans les USA des années 30… Douglas Burroughs mène l’enquête, et la version officielle des évènements laisse peu à peu place à des motivations beaucoup plus sombres. La révélation finale est bien amenée, logique et satisfaisante. Enfin, la mise en image de Jean-Denis Pendanx est absolument magnifique (même si je note un lettrage pas toujours très lisible). Et puis… page 85 arrive le « fameux » épilogue (dont parle Mac Arthur dans son avis) qui vient tout chambouler, avec une mise en abyme intéressante qui encourage le lecteur à faire ses propres recherches sur les faits, et propose une réflexion pertinente sur les « fake news » et notre capacité à croire l’incroyable du moment qu’on « fait confiance » à la source d’information. Difficile d’en dire plus, mais cet épilogue est assez fort, même si je ne l’ai pas trouvé d’une clarté limpide (j’ai dû en discuter avec Mac Arthur pour m’assurer que j’avais bien tout compris). Un album à lire, sans aucun doute… ne serait-ce que pour l’enquête palpitante. L’épilogue, lui, est la cerise sur un gâteau déjà bien appétissant !

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Aviatrice
L'Aviatrice

Apparemment, les femmes et les avions, c'est le grand truc de Walthéry, sauf que là, il ne s'agit plus d'hotesse de l'air et de notre époque, mais d'une femme-pilote dans les années 30. Le récit situé dans cette période années 30 est une bonne idée, vu que c'est une époque où quelques femmes intrépides défient dans le ciel leurs homologues masculins, et l'héroïne Nora Stalle est sans aucun doute inspirée de modèles réels de femmes-pilotes comme Amélia Earhart ou Maryse Bastié qui figurent parmi les plus connues dans l'histoire de l'aviation. C'est un bon récit d'aventure avec une part historique, aux péripéties nombreuses et diverses, les auteurs accumulant quantité de dangers divers, de suspense et un rythme endiablé ; l'intrigue est bien ancrée dans son époque où l'actualité est non seulement assez fournie en matière d'aviation mais aussi sur le plan politique et social, la situation internationale est en effet tendue avec la menace nazie qui se profile, de même que plusieurs personnalités sont évoquées. Les 2 personnages principaux sont attachants, et les clins d'oeil à Hergé sont très sympathiques. L'aventure c'est une chose, mais la collection Cockpit chez Paquet s'adressant surtout aux passionnés d'aéronautique, le cahier des charges de la Bd implique une partie technique précise sur les Caudron, leurs moteurs et leurs performances, on a tout ça, le récit est aussi bien documenté sur l'aviation des années 30 que sur l'actualité de cette période. Au final c'est un diptyque qui sans être exceptionnel, retranscrit bien toute la tension et les enjeux des missions accomplies par les pionniers de l'aéropostale, le tout emballé par une dose d'humour bienvenue. Sur le plan graphique, comme j'aime bien le style de Walthéry, je n'avais aucun souci à me faire ; difficile de distinguer par moments qui de Walthéry ou de Di Sano dessine telle ou telle page, vu que leurs styles graphiques sont très proches, et d'ailleurs il n'est pas étonnant que Di Sano ait repris Rubine. En tout cas, Walthéry rend son héroïne féminine et sexy, mais sans exagérer comme sur Natacha... disons que le dessin accompagne parfaitement cette épopée d'aviation très agréable à lire et idéale pour la détente.

05/04/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série On Mars
On Mars

Je réécris mon avis suite à la lecture des 3 tomes, et ma note reste à 4/5. Les thèmes sont certes classiques : colonisation de Mars, différentes factions se livrant des combats sans merci, coups fourrés politiques, fanatiques religieux… Les personnages « gros durs » sont un peu clichés, et de manière générale l’histoire est surtout portée sur l’action… mais voilà, je trouve que la sauce prend vraiment, et j’ai avalé les 3 tomes d’une traite. Sylvain Runberg maitrise son scenario, qu’il conclut en 3 tomes, comme prévu à l’origine. La fin m’a beaucoup plu… mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher. Le dessin de Grun (aka Ludovic Dubois) est absolument magnifique, le boulot sur les personnages et leurs accoutrements est vraiment bluffant et détaillé. Les vues martiennes sont aussi très belles, et mises en valeur par des couleurs rougeâtres du plus bel effet. Les 3 albums se concluent sur des superbes carnets de croquis. Ces derniers enrichissent par ailleurs le background de l’histoire dans les tomes 2 et 3… sympa comme concept, les « épilogues carnets graphiques ». Une histoire classique mais efficace, et terminée en 3 tomes… à recommander aux amateurs de science-fiction.

03/09/2017 (MAJ le 05/04/2021) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Robny Clochard
Robny Clochard

Le dessin de Joan Boix est tout simplement hallucinant, quel talent dans l'utilisation du noir et blanc ou plus exactement ces deux couleurs qui se mêlent en s'aidant de ratures, de rayures, de stries qui viennent renforcer une expression ou un regard. Personnages réalistes donc, mais les décors ne sont pas en reste qu'il s'agisse de lieux campagnards ou citadins. Il n'est que de feuilleter la galerie pour se faire une petite idée du travail de J.Boix. Le sujet est en lui-même plus intéressant qu'il puisse sembler au premier abord. Huit courtes histoires dont la dernière sonne comme une conclusion nous emmènent dans le monde de Robny. Personnage plus qu'ambigu, nous le suivons dans ses errances à travers le monde semblant plus se fuir lui même que les autres ce qui est pourtant son credo. Ce sont des récits finalement assez pessimistes qui nous disent que le monde qui nous entoure est mauvais; un mal qui gangrène tout. Robny est également un homme qui se sent plus à son aise dans des décors campagnards, d'ailleurs à la fin de chacune de ses péripéties c'est vers des territoires vierges de l'homme qu'il s'en retourne tel un cowboy bien connu. Au final un récit dense, avec un personnage complexe mais ô combien intéressant, si l'on rajoute un dessin qui est une vraie tuerie, que demander de plus. Coup de cœur pour moi.

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges
Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges

Léonie Bischoff... Mac Arthur nous avait bien dit de ne pas oublier ce nom... Eh bien je peux vous dire qu'après cette magnifique lecture je ne l'oublierai pas de sitôt ! J’ai découvert cet album (et, je dois le confesser, l’existence d’Anaïs Nin par la même occasion) grâce à la critique postée par Mac Arthur. Son enthousiasme débordant, ainsi que le dessin séduisant m’ont donné envie de lire cette BD ; par la suite, les autres critiques élogieuses postées sur le site m’ont définitivement convaincue que je ne devais pas passer à côté. Et grand bien m’en a pris ! Dès les premières pages j’ai été envoutée par le dessin… ah, ce dessin, que dire à part qu’il est tout simplement sublime ? Après ma lecture, je me suis rendue compte que j'avais déjà lu un album dessiné par Léonie Bischoff (Le Prédicateur) mais je n’ai pas été spécialement marquée par son dessin. En revanche, dans cet album l’autrice me parait avoir atteint une parfaite maturité, semblant laisser libre cours à toute sa créativité et son inspiration. Le dessin au crayon multicolore apporte beaucoup de douceur et un charme indéniable. Les nombreux espaces laissés blancs apportent quant à eux dans certaines planches une belle luminosité qui contraste avec d’autres scènes plus sombres. Le trait gracieux retranscrit à merveille la sensualité d’Anaïs Nin, certaines compositions sont tout simplement magnifiques. C'est original, délicat, inspiré ; à mes yeux c'est tout simplement parfait. Et quel bonheur de découvrir au fil des pages que ce dessin magnifique n’est pas le seul atout de cet album ! J’ai été très rapidement happée par le récit, j’ai plongé avec bonheur dans l'esprit d'Anaïs, cette femme superbe qui brûle de vivre pleinement, sans entraves, loin des chemins tout tracés. Il se dégage de son être la passion, l'amour ; et loin de l'image de l'artiste tourmenté éternellement malheureux elle ouvre une autre voie. Léonie Bischoff nous ouvre une porte sur la vie d’Anaïs Nin par le biais des extraits de son journal intime, journal qu’elle a tenu avec assiduité toute sa vie. La force de cet ouvrage est de rendre compréhensible des comportements que par ailleurs on pourrait être tenté de juger ; en pénétrant dans l’esprit et le cœur d’Anaïs Nin, on réalise que malgré ses nombreuses aventures, il n'y a nulle trace d'égoïsme ni de manque de respect envers son mari à qui elle voue un amour sincère. Il semble juste que son cœur et ses désirs sont trop grands pour un seul homme. Et elle témoigne à chaque personne qu’elle croise une telle bienveillance qu’on ne peut voir en elle qu’une belle personne. Je suis heureuse d’avoir lu ce superbe album, et d’avoir découvert Anaïs Nin, cette femme décidément fascinante. Nul doute qu'elle ne s'est pas retournée dans sa tombe à la sortie de l'album. Au contraire, elle doit y reposer plus en paix que jamais, reconnaissante d'avoir été à ce point magnifiée et si bien comprise.

03/04/2021 (modifier)