Les derniers avis (9597 avis)

Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Tout commence par la couverture ! Son façonnage particulier est une porte ouverte qui nous permet d’entrer directement dans le cerveau de Sherlock Holmes. Et là ! On découvre une organisation impressionnante, une immense bibliothèque dans laquelle sont méthodiquement classées les affaires élucidées, les poisons, les armes, les grands criminels de l’histoire… Un cerveau exceptionnel… mais Sherlock Holmes s’ennuie. Fort heureusement, une nouvelle affaire ne tarde pas à se présenter. Il fait nuit, dans une rue de Londres, un homme en sous-vêtements semble dans un état second. Quand un policeman l’interpelle, il ne se rappelle rien sauf qu’il est une connaissance du docteur Watson. Il n’en faut pas plus à Sherlock Holmes pour mettre son cerveau en marche. Récoltant indice après indice, le super détective classe tous ces éléments dans sa tête. On le voit raisonner, classer, analyser. L’histoire est prétexte à une mise en scène excellente, intelligente et précise, fourmillant de détails, mais aucun n’est inutile. Ce premier album d’un diptyque avec ses décors soignés, ses couleurs douces et un Sherlock plus vif que jamais est une vraie belle interprétation du détective légendaire. Une réussite ! Le second tome confirme la réussite de ce diptyque à quelques changements près. Le dessin gagne encore en délire et en détails, c'est hyper créatif et beau. Le scénario, quant à lui, gagne un peu en épaisseur. En plus de l'enquête parfaitement maîtrisée, les auteurs nous proposent des réflexions intéressantes sur l'empire britannique, les comportements coloniaux et les trafics clandestins. Est-ce bien la fin de cette histoire ? Apparemment, oui mais la dernière page pourrait laisser entendre que ce n'est pas tout à fait terminé... Je confirme ma première impression, c'est une très bonne série.

30/01/2021 (MAJ le 17/10/2021) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Abolition - Le Combat de Robert Badinter
L'Abolition - Le Combat de Robert Badinter

J'étais bien curieux de lire cet album, dont l'achat coïncide, à quelques jours près, avec le quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Je suis le parcours de Marie Bardiaux Vaïente depuis plusieurs années, admiratif de son énergie pour que l'abolition de la peine de mort soit universelle. Car de nombreux pays, et non des moindres, continuent à l'appliquer, dans des conditions qui seraient ridicules si elles n'étaient pas dramatiques et barbares. Pour en revenir à l'album, il est en effet centré sur le personnage de Robert Badinter, promoteur et lui-même activiste acharné en faveur de cette abolition. La scénariste a choisi de ne pas faire une biographie classique, mais plutôt de se concentrer que quelques évènements qui ont jalonné la vie et la carrière de Badinter, et forgé ses convictions. Deux affaires, symboliques, ont retenu son attention et sont brièvement racontées dans cet album. Celle de Claude Buffet et Roger Bontems, condamnés à mort, non graciés et exécutés, alors que le second n'a tué personne. Celle de Patrick Henry, coupable de l'un des assassinats les plus glauques connus, condamné à mort, gracié. Deux affaires dans lesquelles Badinter est l'avocat de la défense. François Mitterrand élu Président de la république, Badinter est nommé Garde des Sceaux, et a pu plaider l'abolition de la peine capitale devant les deux chambres du Parlement, en septembre 1981. Et obtenir sa récompense, l'issue victorieuse de ce combat essentiel pour la justice et pour la République. Avant de voir le bourreau de son père, déporté pendant la guerre, être condamné à la prison à perpétuité. Des symboles forts que ces affaires, que Marie Bardiaux-Vaïente raconte de manière factuelle, presque froide, afin de toucher le public le plus large possible. Un seule petit regret par rapport à ces choix narratifs, le peu de place laissée aux opposants à l'abolition, dont la rage et la violence furent assez effrayantes à l'époque. Malo Kerfriden prête son trait classique à ce documentaire aussi proche que possible de la vérité, avec une coloration en bichromie qui laisse la part belle aux paroles, à l'expression des différents personnages. C'est d'une efficacité redoutable, et cela permet à ce one-shot d'être à mon sens un album essentiel pour comprendre les racines d'un combat qui fut gagné, mais qui n'est pas terminé.

16/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Kuklos
Kuklos

Il est toujours difficile de faire le récit d'une autobiographie, même fictive, d'un bourreau sans tomber dans au moins deux pièges. Le premier est de le charger et de le rendre tellement ridicule que cela fait perdre beaucoup de crédibilité au récit ; Le second est au contraire de se laisser happer par sa part d'humanité qui lui est inaliénable et ainsi de lui procurer une part d'empathie qu'il ne mérite pas. Christophe Gaultier et Sylvain Ricard ont admirablement évité ces deux récifs. Les dessins avec des visages taillés à coups de serpes rendent bien la dureté des Kluxers. Les costumes de monsieur tout-le-monde, les décors d'une campagne du Sud, cela est si paisible mais cela se couvre de sang en deux minutes. Ces dessins laissent à imaginer l'angoisse qu'on vécut les habitants Afro-américains du pays champion du monde libre et de la démocratie, pendant 120 ans. C'est d'ailleurs à l'honneur de beaucoup d'Américains Blancs d'avoir vigoureusement combattu cette peste, un passage y faisant référence. Les auteurs ne s'étendent pas sur l'histoire du Cercle (Kuklos veut dire cercle en Grec cela deviendra Ku Klux) mais nous invitent à élargir nos recherches. (Par exemple ce n'est pas Forrest le fondateur mais un petit "cercle" de vétérans sudistes de Pulaski (Tennessee) et comme ils venaient d'Ecosse cela a fait un Klan) Thomas va vivre deux des grandes périodes du Klan. Celle des années 20 et celle des années 50. Son (notre ?) initiation aux rites du Klan, un passage formidable du livre, est en plein "Age d'Or" du Klan. Il y a alors plusieurs millions de cotisants à travers les USA, pas seulement au Sud, ce qui représente une force politique et financière inimaginable. Force qui agira jusqu'au plus haut sommet de l'Etat (Truman a fait partie du Klan à cette époque) comme le prouve l'adoption des lois de 1924 sur l'immigration (Jonhson-Reed Act). Celle des années 50, en réaction aux revendications légitimes des citoyens Afro-américains dont les fils ou frères étaient morts sous l'uniforme et qui avaient par l'éducation aussi, eu le courage de relever la tête. Je pense voir dans l'œuvre de S. Ricard l'expression des deux violences du Klan. La violence gratuite sadique de Hummond qui est là pour assouvir ses désirs psychopathes en toute impunité. Il y a la violence plus politique de Thomas qui est là pour maintenir la suprématie du pouvoir Blanc et Protestant. C'est pourquoi, sur la liste de leurs haines les Kluxers avaient rajoutés les Juifs, les activistes (considérés de facto comme communistes) et les Catholiques (à la fois basanés et/ou papistes). Ces deux violences se rejoignent souvent mais elles peuvent s'affronter. De toute façon, elles sont aussi ignobles l'une que l'autre. Je pourrais faire un peu la fine bouche sur la fin qui met l'accent sur l'action dramatique mais c'est tellement peu par rapport au message.

14/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Armen
Armen

Je vais profiter de la réédition d’Armen chez Locus Solus éditions pour vous parler de toute mon admiration pour le travail de Briac. Je dois avoir 5 6 planches originales de ce dessinateur talentueux. J’adore sa technique qui n’appartient qu’à lui , qui n’a rien d’académique, qui est la résultante de gribouillis (c’est son expression), de l’acrylique et pour éponger le tout pour créer les nuances de couleurs … du Sopalin ! C’est juste magnifique. C’est le Van Gogh de la BD. On aime ou on déteste. Me concernant j’adore et je suis fan invétéré de toutes les publications de cet autodidacte. Chaque case est un tableau. Quel régal pour les yeux. Armen est son premier album mais déjà son graphisme particulier est bien là. C’est noir mais que c’est beau. Le breton marque son territoire. Il s’approprie le phare d’Armen en mer d’iroise en relatant une partie de son histoire durant la seconde guerre mondiale. Son côté poète et son imagination débordante fonctionnent déjà à plein régime. L’atmosphère est lourde et oppressante pour ce huit clos dans l'enfer des enfers. Il est perfectionniste le bougre. Rien n’est laissé au hasard. Une couleur qui dérape et il recommence tout. Encore et encore. Au-delà de ce récit, je vous invite à découvrir ses autres albums. Il a évolué sous la houlette d’Arnaud le Gouëffec au scénario. Et son trait est plus spontané et un peu moins figé. C’est un auteur breton mais il mérite une notoriété nationale qu’il n’a pas encore. Il ne tient qu’à vous de vous enhardir à sortir de votre zone de confort et de découvrir son univers. De mon côté j’attends avec impatience la sortie en 2022 de Méridien, l’histoire d’une expédition de savants aux 18ème siècles au Pérou . j'ai hâte d'avoir entre les mains son nouvel album !

12/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Sousbrouillard
Sousbrouillard

Sans la considérer comme une œuvre majeure, l’histoire imaginée par Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg m’a beaucoup plu. Il s’agit d’un récit original, un récit feelgood qui finit mal… Ou pas, ça dépend des points de vue. Un récit dans lequel nous allons suivre un personnage à la recherche de son identité et de ses origines. Un récit dans lequel les secrets enfouis ressurgissent comme des bulles à la surface de l’eau. Sara, le personnage central, quitte ainsi la grande ville pour se rendre dans un village qui semble perdu hors du temps. Cela pourrait sembler très classique comme point de départ mais, d’une part, le style graphique de Terkel Risbjerg donne un aspect un peu underground à la bande dessinée et, d’autre part, la manière dont les faits sont rapportés apporte tout son sel au récit. On rebondit ainsi d’un personnage à un autre, chacun se révélant habile conteur et en disant finalement bien plus sur les autres que sur lui-même. Ce n’est qu’au fur et à mesure des révélations des uns et des autres que Sara finit par cerner le lien qui la relie à Sousbrouillard alors même que les différents habitants se découvrent. Sousbrouillard rend ainsi hommage à ces petites histoires qui font une histoire et la quête de Sara semble parfois bien loin alors même que tout ce qui lui est rapporté a un lien, parfois direct parfois plus éloigné, avec sa propre histoire. J’ai trouvé ce récit facile à lire, amusant à l’occasion, habile dans sa construction et joliment mis en images. Bien sûr, les multiples recoupements peuvent sembler faciles mais c’est un peu le principe de ce type de roman feelgood et, dans le cas présent, la fin de l’histoire vient compenser quelque peu le caractère trop gentil du script. Pas un chef-d’œuvre, donc mais une œuvre distrayante et disposant de suffisamment d’originalité pour sortir du lot.

12/10/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Deadwood Dick
Deadwood Dick

Je n'aurai pas assez de mots pour dire tout le bien que je pense de Deadwood Dick. Quelle lecture !! j'ai savouré ces trois récits, comme dirait l'autre tout est bon dans le cochon. Le dessin de très bonne facture, scenario qui tient en haleine de bout en bout, et les dialogues sont truculents, faut dire que le bougre n'a pas sa langue dans sa poche. Notre cow-boy a de la répartie, il a les répliques qui tuent, il aime les femmes, ce qui lui procurera pas mal de déconvenues. L'humour dans la série est bien dosé, les scènes d'actions sont jouissives (ça saigne quand même) Deadwood Dick rentre au panthéon du western. Culte !!!

12/10/2021 (modifier)
Par Polette
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Après des années de silence, je reprends la plume, euh enfin le clavier, pour vous dire à quel point ce récit m'a touchée. Un road trip du troisième âge c'est du déjà vu, me direz vous. Pourtant dans la lignée des romans graphiques sur les vieux, celui ci se distingue particulièrement. J'ai d'abord été attirée par la graphisme qui est tout ce que j'aime : trait précis, visages expressifs, de belles couleurs. J'ai trouvé dans l'épopée d'Amédée, le notaire retraité, une belle ode à la vie. En partant à la recherche de l'héritier de son ami, ce bonhomme sympathique va vivre des aventures cocasses aux quatre coins du monde des hauts de France. Il rencontre des personnages hauts en couleur qui lui en apprendront beaucoup sur son ami, mais il en apprendra encore plus, sans le savoir, sur lui même. Car au delà de ce coté amusant du scénario, j'ai particulièrement apprécié la réflexion que celui-ci apporte sur le temps qui passe, le coté éphémère de la vie, la nécessité de profiter de chaque instant. Le message de fond "ne passe pas à coté de ta vie" résonne encore dans ma tête après avoir refermé l'album.

11/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Ouaips!! La variation d'un thème classique ultra connu est un exercice très difficile dans tous les domaines. La bande dessinée ne fait pas exception. J'ai commencé par Wanted, au pif. J'ai tout de suite adhéré à l'œuvre de Matthieu Bonhomme que je ne connaissais pas. J'aime beaucoup le physique de LL, fin, racé et dynamique. Que dire des pétroleuses type Brigitte Bardot et Claudia Cardinale lancées dans un concours du premier bisou. succulent, quel idiot ce Luke!! C'est un petit tour vers le cinéma comme les cadrages proposés par M.Bonhomme. Mais on parle de Luke comme si il n'était pas humain s'interroge Cherry! L'auteur nous proposerait-il une introspection du cow-boy solitaire? Côté cœur? Côté remords? Avec toute cette horde sauvage de vieux personnages rangés sous la poussière des rayonnages Pete, Joss, Brad fils de Phil. J'ai une seule envie, c'est de rouvrir tous mes vieux albums que j'ai donné à mon fils. Je me rabats sur l'Homme Qui Tua Lucky Luke. Le dernier exemplaire du libraire, ouf. Pareil je trouve le scénario très bien ficelé avec une histoire touchante de handicap, ce n'est pas si courant!. Les couleurs font ressortir les ambiances de pluie, de colère, de haine aveugle d'une foule rouge de haine pour la première victime expiatoire venue. Les indiens feront très bien l'affaire d'un petit lynchage. Les mineurs furieux sont vite manipulés et aveuglés, ils sont portés par un chant digne du KKK où chien rime avec indien et porc avec or. Très fort. La nuit sera-t-elle rouge? ou l'après-midi? Le seul moment où Luke retrouve ses couleurs de sape , c'est pour se salir comme jamais! Miss Legs ne s'était pas trompée sur la valeur de l'humanité des hommes qu'elle aimait. Avec une telle créativité je peux dire comme Cherry "Lucky Luke! Vous serez toujours le bienvenu. Ici on vous aime."

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Je ne sais pas vous, mais quand j’étais gosse, il y avait un truc que j’adorais… faire un tour de manège et surtout décrocher la queue du Mickey ! Quelle fierté ! Que du bonheur de savourer cette prise qui semblait inaccessible. Avec cet album, j’ai de nouveau ressenti cette jubilation d’antan. Que c’est bon, que c’est délicieux d’être emmené en quelques planches loin de tout. J’étais pourtant un peu sur la retenue avant de me procurer Tananarive. Le battage médiatique autour de la sortie de cet album ne m’encourageait pas. J’ai pourtant craqué dès que j’ai feuilleté celui-ci. Mais que c’est beau visuellement. Un petit bijou graphique. Le dessin de Sylvain Vallée est juste terrible avec un découpage cinématographique. Les gros plans sont formidables et les personnages expressifs. Quant à l’histoire, je suis tombé à la renverse. Magnifique. Ce duo improbable, Amédée le notaire à la retraite et Jo l’aventurier bourlingueur, va vous entrainer dans leur sillage. Vous ouvrez l’album et vous ne pourrez pas le fermer avant de connaitre la fin. Hummmm c est exquis. Le scénario est maitrisé de A à Z. Pas une minute de temps mort. L’expédition du notaire en quête de l’héritier de son ami, va vous charcuter jusqu’en dans vos entrailles. C’est bouleversant. C’est que j’en reprendrais bien un peu de Tananarive. Oyé oyé chers lecteurs de BDthèque, précipitez vous dans votre librairie pour vous procurer cette pépite. Ce road trip sénior, c’est votre rayon de soleil assuré. Coup de cœur évidemment et un 5 étoiles ! Je ne peux pas mettre moins tellement j’ai aimé.

09/10/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un été cruel
Un été cruel

Vous reprendrez bien un peu d'récit choral ? Toujours aussi doué pour nous construire des récits aussi torturés que les personnages qu'il met en scène, Ed Brubacker se lâche et nous propose avec ses comparses habituels (le duo Phillips père & fils) un pavé dense qui risque de décrocher quelques mâchoires. Et c'est sur le personnage de Teeg Lawless qu'ils jettent leur dévolu. Déjà personnage clé de la série Criminal, Teeg devient le pivot de ce récit le temps d'un été pas comme les autres... C'est toujours aussi sombre et désespéré (mais pas désespérant !), mais oh combien jubilatoire en tant que lecteur que de suivre le parcours de ces gueules et bras cassés qui s'escriment à fomenter le "casse du siècle" ou trouver l'amouuur. Mais la réalité est chez nos auteurs toujours cruelle et impitoyable. Si le rêve est permis, l’atterrissage est souvent brutal voire fatal, quelque soit le bord par lequel nos personnages abordent la toile tissée par noter cher Ed Brubacker. Un vrai maître de jeu qui se joue tout aussi bien de ses personnages que de ses lecteurs pour notre plus grand plaisir ! Pour ce qui est du graphisme, Sean Phillips et son fils Jacob ont su trouver un équilibre remarquable qui assois les ambiances noires nécessaires aux facéties de leur scénariste. Alors foncez, les connaisseurs ne pourront qu'être ravis, les néophytes conquis !

09/10/2021 (modifier)