Bon par où commencer, déjà le dessin qui est de loin très bien travaillé. Entre les panoramas que l'auteur met à de multiples reprises et la couverture superbe qui donne envie au moindre coup d'œil de lire le tome. On a le droit à chaque tome à une belle couverture ainsi qu'un dos de livre également bien travaillé. Outre les panoramas on a également des cases souvent remplies de détails qui donnent de la vie à l'œuvre.
Dans le tome 2, au lieu d'avoir une présentation de personnage on a en 1 page, une grande case qui nous montre les différentes étapes du voyage, sans trop allonger les tomes pour ajouter du contenu qui pourrait être rébarbatif si c'était simplement à la suite de l'histoire.
Des personnages peut-être trop stéréotypés pour certains, mais qui cependant donnent de l'attachement aux personnages et qui nous permettent de bien les différencier. Magus of the Library parle selon moi de racisme et d'acceptation de chacun, ainsi que de s'accepter également. Valeur importante qui permet d'avancer sans se soucier des différences de chacun.
Ce manga, je pense, pourrait faire peur à certains dû à des moments avec pas mal de bulles. Mais à d'autres moments sans dialogue simplement des paysages à admirer.
Histoire qui n'est pas forcément novatrice, un petit garçon qui est persécuté par tout son village sauf 2 personnes, mais qui finit par se faire accepter par chacun en démontrant ses forces et sa passion. Il rêve de devenir un Kahunas, donc comme plein d'autres mangas à succès il part pour passer le concours. Donc pas forcément novateur cependant l'association de magie, de livre, d'Asie Centrale avec un dessin parfait et une histoire typique Nekketsu donne pour moi un manga qui je l'espère perdurera et qui continuera de me faire rire et vibrer pendant longtemps.
Ce n'est pas l'œuvre que je préfère pour le moment, mais elle rentre facilement dans mon top.
Histoire qui plaira à un public qui aime des mangas très shonen. Car il en suit les codes.
Voilà un véritable monstre. Un album énorme de plus de 350 pages aux dessins d'un noir et blanc profond.
On ne sort pas indemne de cette lecture. Déjà du fait du poids de la bête qui peut vous permettre de vous faire les muscles. Mais surtout par l'histoire de ce pauvre Bobby qui s'il représente en partie le titre n'en est finalement que la partie visible. Car oui Bobby est monstrueux extérieurement avec son visage difforme et son corps disproportionné. Il a aussi une résistance et une force au-dessus de la normale qui là aussi font écho au titre. Mais finalement les vrais monstres apparaissent ensuite, que ce soit son père et ses traumatismes, le major qui veut récupérer cette expérience ratée pour la faire disparaître ou le docteur Friedrich et ses copains nazis. Bobby n'est que la partie émergée de l'iceberg et Windsor-Smith joue habilement avec son scénario nous dévoilant peu à peu tous les secrets des personnages.
Le dessin n'est pas en reste avec ce noir et blanc intense et détaillé. Il demande certes à être parfois digéré et la violence du propos ressort d'autant plus par le graphisme.
Un album incroyable qui m'a fait découvrir un artiste et qui me donne envie de découvrir ses autres œuvres.
Quelle incroyable livre que voilà.
Tout d'abord l'objet en lui-même est beau. Une magnifique couverture qui invite aux voyages dans le temps et dans l'espace. Une tranche rouge qui détonne avec le bleu de la couverture et le bleu des pages qui apporte une continuité entre la première et la quatrième. En bref une très belle édition qui veut rappeler les beaux manuscrits du Moyen-âge.
L'histoire s'inscrit à la fin de l'an mille alors que le Califat de Cordoue connaît de grandes mutations politiques notamment. Lupano reprend un évènement historique et le romance, l'adapte avec le brio qui est le sien. Les trois héros sont sympathiques et leurs péripéties burlesques et tragiques. On s'attache rapidement à eux et la résonance finale de l'histoire amène une certaine "morale" comme un conte des mille et une nuits.
Le dessin et la couleur s'accorde très bien à l'histoire, on y retrouve les couleurs chaudes de l'Espagne et celles vives de l'Orient.
Un album réussi, l'un des grands succès, à juste titre, de cette fin d'année.
J'ai découvert la BD à "Quai des bulles" en octobre dernier, même si j'en avais entendu parler auparavant.
La couverture attire l'oeil tout de suite, et c'est sans doute l'une des plus réussies cette année.
Après lecture et en attendant la suite et fin de cette enquête, on est happé par cette aventure du célèbre détective, et on retrouve l'esprit Sherlock Holmes. La mise en image et en page ingénieuse renforce l'immersion dans l'enquête.
Hâte de découvrir la suite...
MAJ après le tome 2
La qualité du premier tome se retrouve dans ce second. On a toujours le même plaisir à suivre le raisonnement de Holmes et de découvrir tous les détails visuels qui font avancer l'enquête et amènent doucement mais sûrement vers la résolution. Seul petit bémol : les motivations du coupable, un brin bavardes à la fin. Lorsque j'avais échangé avec les auteurs à QDB 2019 ils avaient évoqué la possibilité d'une suite avec des enquêtes sur un seul tome, à condition d'avoir de bonnes idées. Je suis curieux de voir s'ils sont capables de produire une seconde enquête de qualité et en trouvant de nouvelles idées visuelles. Si oui je passerai ma note à 5/5
Orchidea c'est une étoile dans la nuit de notre vie pleine de misères. Que ce soit dans la vieillesse ou parmi les accidents de la vie il existe des lueurs qui nous invitent au bonheur et à la liberté. Encore faut-il être disponible pour les voir. C'est ainsi que je lis cette belle série de Cosey.
Cosey nous emmène dans un road trip assez classique mais très soigné. Comme souvent dans les scénarii de ce genre il s'agit souvent de sortir des faux semblants que l'on s'impose dans notre vie cadrée pour se redécouvrir ou découvrir ceux que l'on devrait aimer.
Cosey peint magnifiquement bien cette ambiance américaine des highways interminables avec leurs trucks, leurs restoroutes sympas et les paysages somptueux, arides ou quelquefois monotones des grands espaces américains.
Comme toujours, c'est une véritable invitation au voyage que nous propose cette fratrie à la recherche d'un père qui ne va pas arrêter de les surprendre. Le thème de la recherche du bonheur, si cher à Cosy, est bien le fil rouge de l'ouvrage.
Les dessins, découpages et couleurs sont toujours d'un excellent niveau à mon goût. Les personnages sont tous vraiment attachants avec un plus pour une Ruby tourmentée par ses contradictions. Une fin à rebondissements pleine de tendresse et d'espoir. A lire sans retenue.
3.5
Ah Darling in the Franxx....J'ai suivi l'anime lorsqu'il sortait un épisode par semaine et j'adorais... et puis c'est devenu un peu n'importe quoi dans les derniers épisodes. Je ne vais pas m'étaler sur les qualités et défauts de l'anime vu que ce n'est pas le but du site, mais juste pour vous donner une idée du bordel le réalisateur (enfin, je pense que c'est le réalisateur ou du moins un membre important du staff) a dit en entrevue qu'il avait assez d'idées pour 15 épisodes et la série en compte 24.
Je connaissais donc déjà la série lorsque j'ai commencé la lecture de ce manga il y a longtemps. Je dois dire que cette adaptation est bien mieux que l'œuvre original (oui, cette série fait partie de la catégorie où l'anime est venu en premier et pas l'inverse). L'histoire est globalement respectée durant un premier temps avant qu'il y ait des gros changements qui sont les bienvenus. On enlève les moins bonnes idées et d'autres sont bien mieux traitées que dans l'anime. En fait, le seul gros défaut du manga est que la fin et un peu décevante. C'est le genre de fin abrupte qui donne l'impression qu’on n’a pas fini le récit et qu'il manque la suite.
Est-ce que c'est exagéré pour moi de mettre 4 étoiles et un coup de cœur malgré ce gros défaut ? Et ben peut-être, mais moi j'adore cet univers que je trouve intéressant même si son plein potentiel n'est pas exploré, j'adore les personnages (particulièrement Hiro et Zero Two, un des plus beaux couples venus de la fiction japonaise) et le scénario est vraiment prenant du début jusqu'à la fin. Le dessin est très bon et comme le dessinateur est le même que celui de To Love Darkness, il y a beaucoup plus de nudité que dans l'anime.
Alors voilà une œuvre que je trouve personnellement géniale, mais qui ne va pas plaire à tout le monde. Je conseille donc aux gros fans de mangas.
Une très belle surprise que ce manga ! J'avais emprunté cette série parce que j'aime les mangas policiers psychologiques et qu'il y avait que 4 tomes, je m'attendais à passer un moment sympathique et j'ai été bluffé par la qualité d'écriture !
Au début, je trouvais que c'était pas mal. Le scénario se laissait lire même si certains éléments me semblait exagéré (le coup de l'idol que presque tout le monde adore me semble un peu trop gros), mais j'avais l'impression que le récit était cousue de fil blanc et puis la révélation à la fin du premier tome m'a choqué ! C'est simple, j'ai lu les tomes suivants d'une traite tellement le scénario devenait prenant. Les auteurs traitent de thème intéressant dont la question centrale: jusqu'où la société devrait aller pour empêcher la criminalité ? Faudrait-il empiéter sur les libertés individuelles. Je veux pas trop en dire pour pas trop en révélé, mais j'ai trouvé que le scénario était plutôt intelligent. J'ai bien aimé comment il y a des ombres grises, avec des gentils qui font des trucs pas très réglo pour sauver la situation. Seul problème est que vu la situation actuelle dans le monde, j'ai l'impression que certains lecteurs risquent de mal interprété des éléments du scénario.
Le dessin est typique de ce genre de manga et il est efficace. Je pense toutefois que pour comprendre le scénario, il faut avoir quelques notions sur la société japonaise, notamment tout le délire autour des idols. Il faut aussi accepter le fait que le méchant est très intelligent et semble capable de tout faire, mais ça c'est typique de ce genre de thriller à la 'Monster'.
La fin est une des plus belles et des plus tristes que j'ai lu de ma vie. À lire absolument si on est fan de thriller psychologique.
Quand j'étais au collège, nous avions eu un devoir en classe de Français consistant à raconter un extrait d'histoire de Sherlock Holmes consistant à lui faire deviner plein de choses sur une personne en quelques instants à peine simplement sur la base des indices qu'il pouvait glaner en l'observant. Nous nous étions tous amusés à imaginer des indices parfois incongrus sur les vêtements et le corps de la personne et les déductions logiques que le fameux détective en tirait. Eh bien, c'est ce concept qui est poussé ici à la perfection dans cette superbe BD pour une enquête complète, parfaitement construite et satisfaisante.
De manière ludique, claire et très originale dans la forme, les auteurs nous plongent au cœur de l'enquête et de l'esprit de Sherlock Holmes. Ils nous montrent clairement comment il repère, catalogue et classe ses fines observations, comment il les agence avec ses connaissances érudites, les combine et débrouille peu à peu l'écheveau de la vérité jusqu'à lever enfin totalement le voile d'un mystère qui serait resté insondable sans cela et qui parait pourtant tellement logique quand on suit le fil de sa pensée.
La mise en forme des planches est la grande force de cette BD. Le travail sur la narration visuelle est impeccable, permettant de combiner des pages pleines d'informations, une lecture parfaitement fluide et des dessins de toute beauté, fourmillant de détails et d'idées originales et amusantes. Sur tout un diptyque, il n'y a eu qu'une unique double planche où j'ai hésité un peu dans l'ordre de ma lecture ; le reste a coulé comme de l'eau de source.
La lecture est en même temps ludique car le lecteur se prend très vite au jeu et s'amuse lui aussi à voir s'il aboutit aux mêmes conclusions pleines d'intelligence du personnage sur la simple base des éléments qui lui sont offerts.
C'est l'esprit même de Sherlock Holmes, au sens de l'âme de son personnage et de ses enquêtes, qui est sublimé ici dans un écrin de perfection graphique et narrative.
C’est l’avis de Titanick qui a attiré mon attention sur cette BD. Et sa lecture a été un vrai bonheur. Que c’est beau et que la narration est intelligente ! L’idée d’alterner des dialogues avec un récit épistolaire est excellente.
Ayant été profondément marqué par l’adaptation BD du Mahabharata par Jean-Marie Michaud, je ne pouvais qu’être sensible à cet univers et à cette interprétation des Rakshasas.
Un regret cependant : le format de la BD, qui par ailleurs est un très bel objet : j’ai dû vraiment forcer pour lire les petits caractères des passages épistolaires. Si jamais l’éditeur nous lit et au vu des critiques élogieuses des lecteurs, peut-être peut-on rêver à une édition avec un format augmenté ?
Bon je sais c’est un rêve… mais cette œuvre le mériterait !
Encore un achat provoqué par les avis élogieux ci-dessous.
Ce qui saute aux yeux c'est cette éblouissante couverture. Et l'intérieur n'est vraiment pas en reste. Un bijou.
Je découvre les auteurs et ils ont fait très fort.
Un comics qui fait voyager en Inde au temps de la colorisation, de l'Empire et sa compagnie britannique des Indes orientales.
Guerre, trahison, amour et êtres surnaturels sont au menu de ce récit sur fond historique avec la première guerre de Mysore.
Et ce mélange fonctionne parfaitement et là je rejoins la remarque de Mac Arthur. Ce qui en fait la force c'est sa narration au travers d'écrits épistolaires qui la rende lyrique. Un récit qui absorbe jusqu'à la moelle, mais que c'est bon.
Un deuxième point fort le graphisme, il est précis, détaillé, soigné et à cela il faut ajouter une mise en couleur réussie qui m'ont transporté en Inde au XVIII° siècle.
Une mise en page dynamique.
Que c'est beau.
Je ne peux qu'en conseiller la lecture pour un dépaysement total.
"Raconte-moi Bisham. Comment as-tu été conçu ?"
Note réelle : 4,5.
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Magus of the Library
Bon par où commencer, déjà le dessin qui est de loin très bien travaillé. Entre les panoramas que l'auteur met à de multiples reprises et la couverture superbe qui donne envie au moindre coup d'œil de lire le tome. On a le droit à chaque tome à une belle couverture ainsi qu'un dos de livre également bien travaillé. Outre les panoramas on a également des cases souvent remplies de détails qui donnent de la vie à l'œuvre. Dans le tome 2, au lieu d'avoir une présentation de personnage on a en 1 page, une grande case qui nous montre les différentes étapes du voyage, sans trop allonger les tomes pour ajouter du contenu qui pourrait être rébarbatif si c'était simplement à la suite de l'histoire. Des personnages peut-être trop stéréotypés pour certains, mais qui cependant donnent de l'attachement aux personnages et qui nous permettent de bien les différencier. Magus of the Library parle selon moi de racisme et d'acceptation de chacun, ainsi que de s'accepter également. Valeur importante qui permet d'avancer sans se soucier des différences de chacun. Ce manga, je pense, pourrait faire peur à certains dû à des moments avec pas mal de bulles. Mais à d'autres moments sans dialogue simplement des paysages à admirer. Histoire qui n'est pas forcément novatrice, un petit garçon qui est persécuté par tout son village sauf 2 personnes, mais qui finit par se faire accepter par chacun en démontrant ses forces et sa passion. Il rêve de devenir un Kahunas, donc comme plein d'autres mangas à succès il part pour passer le concours. Donc pas forcément novateur cependant l'association de magie, de livre, d'Asie Centrale avec un dessin parfait et une histoire typique Nekketsu donne pour moi un manga qui je l'espère perdurera et qui continuera de me faire rire et vibrer pendant longtemps. Ce n'est pas l'œuvre que je préfère pour le moment, mais elle rentre facilement dans mon top. Histoire qui plaira à un public qui aime des mangas très shonen. Car il en suit les codes.
Monstres
Voilà un véritable monstre. Un album énorme de plus de 350 pages aux dessins d'un noir et blanc profond. On ne sort pas indemne de cette lecture. Déjà du fait du poids de la bête qui peut vous permettre de vous faire les muscles. Mais surtout par l'histoire de ce pauvre Bobby qui s'il représente en partie le titre n'en est finalement que la partie visible. Car oui Bobby est monstrueux extérieurement avec son visage difforme et son corps disproportionné. Il a aussi une résistance et une force au-dessus de la normale qui là aussi font écho au titre. Mais finalement les vrais monstres apparaissent ensuite, que ce soit son père et ses traumatismes, le major qui veut récupérer cette expérience ratée pour la faire disparaître ou le docteur Friedrich et ses copains nazis. Bobby n'est que la partie émergée de l'iceberg et Windsor-Smith joue habilement avec son scénario nous dévoilant peu à peu tous les secrets des personnages. Le dessin n'est pas en reste avec ce noir et blanc intense et détaillé. Il demande certes à être parfois digéré et la violence du propos ressort d'autant plus par le graphisme. Un album incroyable qui m'a fait découvrir un artiste et qui me donne envie de découvrir ses autres œuvres.
La Bibliomule de Cordoue
Quelle incroyable livre que voilà. Tout d'abord l'objet en lui-même est beau. Une magnifique couverture qui invite aux voyages dans le temps et dans l'espace. Une tranche rouge qui détonne avec le bleu de la couverture et le bleu des pages qui apporte une continuité entre la première et la quatrième. En bref une très belle édition qui veut rappeler les beaux manuscrits du Moyen-âge. L'histoire s'inscrit à la fin de l'an mille alors que le Califat de Cordoue connaît de grandes mutations politiques notamment. Lupano reprend un évènement historique et le romance, l'adapte avec le brio qui est le sien. Les trois héros sont sympathiques et leurs péripéties burlesques et tragiques. On s'attache rapidement à eux et la résonance finale de l'histoire amène une certaine "morale" comme un conte des mille et une nuits. Le dessin et la couleur s'accorde très bien à l'histoire, on y retrouve les couleurs chaudes de l'Espagne et celles vives de l'Orient. Un album réussi, l'un des grands succès, à juste titre, de cette fin d'année.
Dans la tête de Sherlock Holmes
J'ai découvert la BD à "Quai des bulles" en octobre dernier, même si j'en avais entendu parler auparavant. La couverture attire l'oeil tout de suite, et c'est sans doute l'une des plus réussies cette année. Après lecture et en attendant la suite et fin de cette enquête, on est happé par cette aventure du célèbre détective, et on retrouve l'esprit Sherlock Holmes. La mise en image et en page ingénieuse renforce l'immersion dans l'enquête. Hâte de découvrir la suite... MAJ après le tome 2 La qualité du premier tome se retrouve dans ce second. On a toujours le même plaisir à suivre le raisonnement de Holmes et de découvrir tous les détails visuels qui font avancer l'enquête et amènent doucement mais sûrement vers la résolution. Seul petit bémol : les motivations du coupable, un brin bavardes à la fin. Lorsque j'avais échangé avec les auteurs à QDB 2019 ils avaient évoqué la possibilité d'une suite avec des enquêtes sur un seul tome, à condition d'avoir de bonnes idées. Je suis curieux de voir s'ils sont capables de produire une seconde enquête de qualité et en trouvant de nouvelles idées visuelles. Si oui je passerai ma note à 5/5
Orchidea
Orchidea c'est une étoile dans la nuit de notre vie pleine de misères. Que ce soit dans la vieillesse ou parmi les accidents de la vie il existe des lueurs qui nous invitent au bonheur et à la liberté. Encore faut-il être disponible pour les voir. C'est ainsi que je lis cette belle série de Cosey. Cosey nous emmène dans un road trip assez classique mais très soigné. Comme souvent dans les scénarii de ce genre il s'agit souvent de sortir des faux semblants que l'on s'impose dans notre vie cadrée pour se redécouvrir ou découvrir ceux que l'on devrait aimer. Cosey peint magnifiquement bien cette ambiance américaine des highways interminables avec leurs trucks, leurs restoroutes sympas et les paysages somptueux, arides ou quelquefois monotones des grands espaces américains. Comme toujours, c'est une véritable invitation au voyage que nous propose cette fratrie à la recherche d'un père qui ne va pas arrêter de les surprendre. Le thème de la recherche du bonheur, si cher à Cosy, est bien le fil rouge de l'ouvrage. Les dessins, découpages et couleurs sont toujours d'un excellent niveau à mon goût. Les personnages sont tous vraiment attachants avec un plus pour une Ruby tourmentée par ses contradictions. Une fin à rebondissements pleine de tendresse et d'espoir. A lire sans retenue.
Darling in the Franxx
3.5 Ah Darling in the Franxx....J'ai suivi l'anime lorsqu'il sortait un épisode par semaine et j'adorais... et puis c'est devenu un peu n'importe quoi dans les derniers épisodes. Je ne vais pas m'étaler sur les qualités et défauts de l'anime vu que ce n'est pas le but du site, mais juste pour vous donner une idée du bordel le réalisateur (enfin, je pense que c'est le réalisateur ou du moins un membre important du staff) a dit en entrevue qu'il avait assez d'idées pour 15 épisodes et la série en compte 24. Je connaissais donc déjà la série lorsque j'ai commencé la lecture de ce manga il y a longtemps. Je dois dire que cette adaptation est bien mieux que l'œuvre original (oui, cette série fait partie de la catégorie où l'anime est venu en premier et pas l'inverse). L'histoire est globalement respectée durant un premier temps avant qu'il y ait des gros changements qui sont les bienvenus. On enlève les moins bonnes idées et d'autres sont bien mieux traitées que dans l'anime. En fait, le seul gros défaut du manga est que la fin et un peu décevante. C'est le genre de fin abrupte qui donne l'impression qu’on n’a pas fini le récit et qu'il manque la suite. Est-ce que c'est exagéré pour moi de mettre 4 étoiles et un coup de cœur malgré ce gros défaut ? Et ben peut-être, mais moi j'adore cet univers que je trouve intéressant même si son plein potentiel n'est pas exploré, j'adore les personnages (particulièrement Hiro et Zero Two, un des plus beaux couples venus de la fiction japonaise) et le scénario est vraiment prenant du début jusqu'à la fin. Le dessin est très bon et comme le dessinateur est le même que celui de To Love Darkness, il y a beaucoup plus de nudité que dans l'anime. Alors voilà une œuvre que je trouve personnellement géniale, mais qui ne va pas plaire à tout le monde. Je conseille donc aux gros fans de mangas.
Fool's Paradise
Une très belle surprise que ce manga ! J'avais emprunté cette série parce que j'aime les mangas policiers psychologiques et qu'il y avait que 4 tomes, je m'attendais à passer un moment sympathique et j'ai été bluffé par la qualité d'écriture ! Au début, je trouvais que c'était pas mal. Le scénario se laissait lire même si certains éléments me semblait exagéré (le coup de l'idol que presque tout le monde adore me semble un peu trop gros), mais j'avais l'impression que le récit était cousue de fil blanc et puis la révélation à la fin du premier tome m'a choqué ! C'est simple, j'ai lu les tomes suivants d'une traite tellement le scénario devenait prenant. Les auteurs traitent de thème intéressant dont la question centrale: jusqu'où la société devrait aller pour empêcher la criminalité ? Faudrait-il empiéter sur les libertés individuelles. Je veux pas trop en dire pour pas trop en révélé, mais j'ai trouvé que le scénario était plutôt intelligent. J'ai bien aimé comment il y a des ombres grises, avec des gentils qui font des trucs pas très réglo pour sauver la situation. Seul problème est que vu la situation actuelle dans le monde, j'ai l'impression que certains lecteurs risquent de mal interprété des éléments du scénario. Le dessin est typique de ce genre de manga et il est efficace. Je pense toutefois que pour comprendre le scénario, il faut avoir quelques notions sur la société japonaise, notamment tout le délire autour des idols. Il faut aussi accepter le fait que le méchant est très intelligent et semble capable de tout faire, mais ça c'est typique de ce genre de thriller à la 'Monster'. La fin est une des plus belles et des plus tristes que j'ai lu de ma vie. À lire absolument si on est fan de thriller psychologique.
Dans la tête de Sherlock Holmes
Quand j'étais au collège, nous avions eu un devoir en classe de Français consistant à raconter un extrait d'histoire de Sherlock Holmes consistant à lui faire deviner plein de choses sur une personne en quelques instants à peine simplement sur la base des indices qu'il pouvait glaner en l'observant. Nous nous étions tous amusés à imaginer des indices parfois incongrus sur les vêtements et le corps de la personne et les déductions logiques que le fameux détective en tirait. Eh bien, c'est ce concept qui est poussé ici à la perfection dans cette superbe BD pour une enquête complète, parfaitement construite et satisfaisante. De manière ludique, claire et très originale dans la forme, les auteurs nous plongent au cœur de l'enquête et de l'esprit de Sherlock Holmes. Ils nous montrent clairement comment il repère, catalogue et classe ses fines observations, comment il les agence avec ses connaissances érudites, les combine et débrouille peu à peu l'écheveau de la vérité jusqu'à lever enfin totalement le voile d'un mystère qui serait resté insondable sans cela et qui parait pourtant tellement logique quand on suit le fil de sa pensée. La mise en forme des planches est la grande force de cette BD. Le travail sur la narration visuelle est impeccable, permettant de combiner des pages pleines d'informations, une lecture parfaitement fluide et des dessins de toute beauté, fourmillant de détails et d'idées originales et amusantes. Sur tout un diptyque, il n'y a eu qu'une unique double planche où j'ai hésité un peu dans l'ordre de ma lecture ; le reste a coulé comme de l'eau de source. La lecture est en même temps ludique car le lecteur se prend très vite au jeu et s'amuse lui aussi à voir s'il aboutit aux mêmes conclusions pleines d'intelligence du personnage sur la simple base des éléments qui lui sont offerts. C'est l'esprit même de Sherlock Holmes, au sens de l'âme de son personnage et de ses enquêtes, qui est sublimé ici dans un écrin de perfection graphique et narrative.
These Savage Shores
C’est l’avis de Titanick qui a attiré mon attention sur cette BD. Et sa lecture a été un vrai bonheur. Que c’est beau et que la narration est intelligente ! L’idée d’alterner des dialogues avec un récit épistolaire est excellente. Ayant été profondément marqué par l’adaptation BD du Mahabharata par Jean-Marie Michaud, je ne pouvais qu’être sensible à cet univers et à cette interprétation des Rakshasas. Un regret cependant : le format de la BD, qui par ailleurs est un très bel objet : j’ai dû vraiment forcer pour lire les petits caractères des passages épistolaires. Si jamais l’éditeur nous lit et au vu des critiques élogieuses des lecteurs, peut-être peut-on rêver à une édition avec un format augmenté ? Bon je sais c’est un rêve… mais cette œuvre le mériterait !
These Savage Shores
Encore un achat provoqué par les avis élogieux ci-dessous. Ce qui saute aux yeux c'est cette éblouissante couverture. Et l'intérieur n'est vraiment pas en reste. Un bijou. Je découvre les auteurs et ils ont fait très fort. Un comics qui fait voyager en Inde au temps de la colorisation, de l'Empire et sa compagnie britannique des Indes orientales. Guerre, trahison, amour et êtres surnaturels sont au menu de ce récit sur fond historique avec la première guerre de Mysore. Et ce mélange fonctionne parfaitement et là je rejoins la remarque de Mac Arthur. Ce qui en fait la force c'est sa narration au travers d'écrits épistolaires qui la rende lyrique. Un récit qui absorbe jusqu'à la moelle, mais que c'est bon. Un deuxième point fort le graphisme, il est précis, détaillé, soigné et à cela il faut ajouter une mise en couleur réussie qui m'ont transporté en Inde au XVIII° siècle. Une mise en page dynamique. Que c'est beau. Je ne peux qu'en conseiller la lecture pour un dépaysement total. "Raconte-moi Bisham. Comment as-tu été conçu ?" Note réelle : 4,5.