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Couverture de la série Bertille & Bertille
Bertille & Bertille

Un polar bien ancré dans l’histoire des années 1920, une touche de fantastique comme fil rouge (ou boule rouge en fait !) : j’ai trouvé cette lecture très agréable. Pourtant, comme Mac Arthur, je reconnais que Stalner n’a pas créé quelque chose de révolutionnaire, avec ses deux personnages principaux que tout semble opposer (un vieux flic bourru qui n’aime pas qu’on lui fasse à l’envers et une très jeune aristocrate émancipée et énervante), mais dont on devine rapidement qu’ils vont finir par bien s’entendre. De la même manière l’intrigue purement politico-policière sent le déjà-vu. Mais voilà, avec quelques ingrédients simples et sans faire de folie, Stalner a su développer une histoire des plus plaisantes. La narration est très fluide et agréable, les dialogues sont bien construits (le flic s’en sort mieux dans ce domaine d’ailleurs). Ce qui bonifie clairement l’ensemble, c’est tout d’abord le dessin, que j’ai trouvé chouette. Et surtout la colorisation, très grisâtre, avec de petites touches de rouge de plus en plus présentes : le rendu est vraiment très sympathique. Ensuite, la présence du fantastique, avec cette boule venue d’on ne sait où, donne des petites touches absurdes, parfois loufoques – y compris lorsqu’elle semble annoncer un drame. Je n’ai personnellement pas été frustré de ne pas en savoir plus sur elle. De toute façon, je pense qu’une « explication », un retour du rationnel, auraient été forcément décevants, je préfère rester sur cette fin, qui laisse le mystère et un peu de poésie flotter dans l’air, comme dans la dernière case. D’autres albums peuvent être envisageables. Je ne sais si c’est une bonne idée, la magie, l’équilibre fragile de celui-ci risquant de ne pas résister à des redites. En tout cas si une suite parait, j’irais certainement vérifier si j’ai eu tort de la craindre. Un album surprenant et fort recommandable en tout cas.

29/05/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

Quand l'Homme veut devenir Dieu, il ne peut que se brûler les ailes. Après avoir découvert Mathieu Bablet avec Adrastée et la mythologie, voici un space opéra qui fera date dans le domaine de la science-fiction. Un récit qui sur le fond reste classique mais qui a su maintenir mon intérêt de la première à la dernière page. Une narration maîtrisée qui visite le racisme avec les animoïdes et la publicité très sexualisée. Une dystopie réaliste qui fait réfléchir sur l'intérêt de protéger notre belle planète. Une relecture toujours aussi jouissive. Parlons du dessin maintenant, là où il fera consensus, c'est dans les décors, on est véritablement plongé dans l'espace, dans ce grand vide. Bablet utilise un appareillage numérique pour les couleurs et ainsi reproduire un effet photographique du plus bel effet. Bluffant ! Son trait précis, minutieux et détaillé pour la représentation de la station orbitale apporte du réalisme au récit. Remarquable ! Par contre, là où son dessin fera débat c'est sur les personnages aux visages disgracieux et aux petits "pieds bandés" issus d'un Japon d'un autre temps. Alors oui, cela ne permet pas toujours de différencier les personnages, il faut rester concentré, mais ce petit effort en vaut la peine. Je suis fan du style Bablet. Toujours coup de cœur.

28/05/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tati et le film sans fin
Tati et le film sans fin

La couverture aux couleurs pétillantes, évoquant le monde de l’enfance, résume assez bien Jacques Tati, qui avait fini par se confondre avec son personnage emblématique, Monsieur Hulot. Sur un joli fond bleu ciel, on y voit ce dernier, les mains dans le dos (une de ses postures familières) et les pieds sur les nuages, penché sur l’objectif d’une caméra, en train d’observer ce que celle-ci veut bien lui offrir. On ne manquera pas de remercier les auteurs pour nous offrir la première biographie en bande dessinée de cet artiste si singulier, qui avait su, grâce à sa grande faculté d’observation, nous restituer sur grand écran avec un humour poétique bien à lui la façon décalée dont il percevait le monde. Le Gouëfflec et Supiot font revivre pour notre plus grand bonheur le père quelque peu méconnu de Monsieur Hulot, cet être lunaire à l’étrange démarche qui s’était hissé au panthéon mondial du mime burlesque aux côtés de Charlot, Harold Lloyd et Buster Keaton, ou plus récemment Jim Carrey. Le récit débute par l’enfance de Jacques Tati et ses débuts au music-hall (l’artiste fut repéré par Louis Leplée, l’impresario d’Edith Piaf), puis opère un chapitrage évoquant successivement chacun de ses films. Sur un rythme très libre et syncopé, les auteurs multiplient les clins d’œil autour des influences de Tati tout en racontant la genèse de ses productions. Arnaud Le Gouëfflec nous donne à comprendre l’approche atypique de ce perfectionniste entièrement dédié à son art, arrivé dans le cinéma un peu par hasard, qui ne voulait pas « d’histoires qui puissent se raconter » et trouva la ruine avec son ambitieux projet, incompris à l’époque, « Playtime ». Pendant une bonne partie du livre, il fait parler Tati en « voix off », à partir vraisemblablement des sources mentionnées en fin d’ouvrage. La bonne idée est d’avoir fait intervenir des contradicteurs fictifs, sortes de Dupondt philosophes prénommés Bruleau et Boyère travaillant sur « une théorie du cinéma de Monsieur Jacques Tati », harcelant ce dernier qui n’en avait jamais eu aucune… Des questions qui pourront paraître superfétatoires pour certains et pertinentes pour d’autres, mais bien sûr, « Hulot-Tati » ne donnera jamais de réponses, préférant la fuite et le silence. A l’image des personnages dans ses films où les dialogues passaient au second plan, réduits au statut de « brouhaha » informe se confondant avec les bruits environnants. On retiendra également la lettre de François Truffaut, qui qualifiait « Playtime » de film réalisé par « le premier cinéaste martien ». Tout au plus pourra-t-on regretter la disproportion entre chaque chapitre : pourquoi ceux consacrés à « Mon Oncle » ou « Playtime » font-ils une vingtaine de pages, contre deux ou trois pour « Trafic » ou « Parade » ? Des films certainement moins marquants dans sa carrière, mais les fans comme moi auraient tout de même aimé en savoir plus… Côté dessin, Olivier Supiot a su très bien reproduire les célèbres attitudes de « l’acteur », qu’il s’agisse du facteur de « Jour de fête » ou de Monsieur Hulot, avec son parapluie qu’il n’avait ouvert qu’une seule fois dans « Trafic ». Son travail sur la couleur est très plaisant, associé à une recherche graphique élaborée et une mise en page variée, où fort logiquement la poésie est très présente. Tout cela fait de « Tati et le film sans fin » un bel hommage à une figure de génie devenue culte dans la pop culture du XXe siècle, qui sans nul doute réjouira les inconditionnels et donnera peut-être envie aux néophytes de redécouvrir la filmographie aussi modeste qu’exceptionnelle d’un homme qui s’était permis de refuser les avances de Hollywood ! Des œuvres intemporelles d’une modernité étourdissante que l’on peut revoir sans se lasser, en particulier « Mon oncle » ou « Playtime », en trouvant à chaque visionnage un nouveau détail qui nous avait échappé la fois d’avant. Mais foin de blablas, il est désormais temps de conclure, j’en ai d’ailleurs sûrement déjà beaucoup trop dit… ;-)

27/05/2023 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Petite Lumière
La Petite Lumière

Oh ! Un nouveau Panaccione ! Plutôt fan de son travail, (je vous renvoie à la chouette interview que j'ai réalisé il y a un peu plus de 6 ans maintenant à Angoulême), c'est toujours un plaisir de retrouver son trait si particulier et l'expressivité qui se dégage de ses personnages ou des créatures qu'il met en scène. C'est à travers la vie solitaire d'un vieil homme isolé dans la campagne montagneuse que l'immersion commence. Il vit là, seul, dans sa bicoque, sans électricité, seule âme solitaire dans cette petite bourgade abandonnée jusqu'au jour où il aperçoit une petite lumière sur le versant d'en face. Tous les soirs, vers la même heure, cette lueur s'allume et intrigue notre homme jusqu'au jour où il décide de se lancer à la recherche de son origine. Avec "La petite lumière", adaptation d'un roman d'Antonio Moresco, Grégory Panaccione réussi le tour de force de coucher sur le papier par son trait et ses couleurs ce qui relève du ressenti, de l'émotion. Tout ici n'est que délicatesse. N'attendez pas des aventures loufoques comme l'auteur a très bien su nous le proposer avec Chronosquad par exemple ; on est ici dans l'émotion, qu'on peut toucher du doigt ou laisser caresser notre rétine. On se laisse happer par cette histoire étrange, que dis-je, envouter par cette ultime quête d'un être qui arrive au bout du chemin de sa vie. Grégory Panaccione impressionne par sa mise en couleur, s'amusant même avec les noirs profonds de certaines planches qui nous laissent tout juste deviner les traits des personnages et les lieux où ils évoluent. Je ne connaissais pas ce roman, mais voilà une adaptation qui donne envie d'aller le découvrir et les autres oeuvres d'Antonio Moresco. Encore un très bon Panaccione !

26/05/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jeanne d'Arc (Glénat)
Jeanne d'Arc (Glénat)

Excellent moment de lecture, un véritable page-turner historique. La narration sous forme de flashback par celui qui a accepté l'aide de notre Jeanne d'Arc nationale et voulant la réhabiliter, Charles VII, est réglé comme du papier à musique. On revit les grands moments de cette jeune fille habitée par son mission divine, de son enfance en territoire sour le joug de la guerre de Cent Ans à la sinistre place du marché de Rouen, pour terminer par le second procès tenu de nombreuses années après son martyre. Et se conclure par une belle dernière planche résumant la vie du personnage. Comme l'explique le petit dossier de fin d'album, les sources étant si disparates et la véracité de certains faits difficiles à distinguer de la légende, le scénario peut se permettre des raccourcis ou l'ajout de quelques faits imaginaires. Car quel personnage! Lancée dans sa quête à 16 ans, elle est évidemment ensuite instrumentilisée comme symbole (et pour encore longtemps lorsqu'on constate le culte qui lui a été voué au 19ème siècle, sa canonisation au début du 20ème et le triste pélerinage annuel actuel d'un certain parti politique). Mais avant cela, elle a prouvé sa bravoure sur les champs de bataille. Et bien que la BD soit divertissante, les aspects tactique et stratégique de ces batailles et escarmouches sont très bien retrascrites et expliquées. Le côté politique et diplomatique n'est pas en reste, les néophytes comprennent sans trop grand mal la façon dont la France était fractionnée, l'alliance entre les Anglais et les Bourguignons, les demandes de négociation, la difficile traversée des territoires... Non vraiment je ne vois rien à lui reprocher du côté narration. Et rien à redire non plus concernant le graphisme de ce dessinateur que je ne connaissais pas. Les contours sont gras, les visages expressifs et parfois déformés par les émotions, les corps changeant parfaitement suivant l'âge ou les sévices, des couleurs un peu ternes évoquant bien la rudesse de cette période à l'ooposé du bleu royal éclatant pour laquelle Jeanne donna tout ce qu'elle pouvait. Beaucoup trop de chevaliers par rapport à la moyenne de l'époque mais cela augmente le côté épique, la part de légende taillant sa part dans celle de l'historique. Vraiment j'adore et je me réjouis d'attaquer le Napoléon de cette série Glénat.

26/05/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quand arrive l'aube nautique - Korean night stories
Quand arrive l'aube nautique - Korean night stories

Le premier chapitre de cet album a eu l’effet d’une douche froide, après les promesses du résumé de l’éditeur. Les 2 protagonistes sont en effet peu attachantes, et d’une vacuité déprimante. Et puis l’apparition de la visiteuse nocturne donne tout son sens à cette fable sentimentale remplie de tendresse. La quête d’identité de Seong-Ji culmine lors d’une scène un peu onirique très bien vue, et le dénouement est juste et touchant. La mise en image est superbe, avec un style typé manga et des couleurs aquarelles du plus bel effet. Samir Dahmani est un amoureux de la Corée (voir aussi Je suis encore là-bas), et ce nouvel album est une réussite dans le genre.

24/05/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Europa
Europa

Quand nous voyons Rodolphe, nous voyons souvent aussi Léo ! Un tandem particulièrement incroyable et prolifique. Ils savent y faire les bougres ! Là encore avec cette série le duo est de nouveau réuni accompagné de Zoran Janjetov au graphisme pour nous proposer une nouvelle histoire qui fonctionne parfaitement. Encore une fois ! Aucune appréhension à avoir. Les ingrédients des recettes passées sont toujours là (Alderaban – Antarès – Kenya – Namibia – Amazonie …). Vous avalerez les tomes les uns après les autres. Aucune seconde de répit. Le suspens monte crescendo. C’est merveilleusement bon. L’intrigue est prenante. On navigue entre complotisme et dérives religieuses. Charles Darwin doit se retourner dans sa tombe ! A lire. A découvrir. Vous ne pouvez qu’être séduit. C’est un ravissement je vous dis. Un super voyage séduisant dans l’espace en perspective. Un succès assurément. J’attends le tome 3 avec impatience. J’en redemande !

23/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Formidables Aventures de Lapinot
Les Formidables Aventures de Lapinot

À la lecture d'avis aussi divergents je trouve assez amusant que les aventures du petit lapin et de ses amis soient aussi clivantes. Perso, j'ai découvert une série qui m'a beaucoup plu. J'ai lu la série de Trondheim comme un véritable essai moderne sur l'amitié. Le fait de se retrouver dans des époques et des contextes différents confère au récit une valeur universelle assez intéressante. Ces quatre amis et Nadia qui prennent la vie comme elle vient avec leurs personnalités si différentes sont bien touchants et drôles à mes yeux. J'ai trouvé un fort côté poétique dans ces situations banales du quotidien qui cachent souvent des questionnements moraux et philosophiques. Richard, Pierrot et Lapinot abordent chacun à leur manière des questions existentielles profondes : Dieu, la mort, l'éthique, la justice et l'amour parcourent les épisodes de la série. Trondheim y introduit tellement d'humour et de doigté que ce n'est jamais lourd ni ennuyeux. Le graphisme est à l'image du récit. Il vise l'essentiel tout en étant vif, léger et dynamique. C'est un minimalisme si expressif que j'ai n'ai pas eu besoin de plus de détails graphiques pour adhérer à la série. Pour moi cette série est un grand bain d'optimisme dans un environnement qui ne nie pas les difficultés. On peut reprocher quelques épisodes inégaux mais je me suis régalé de mes lectures.

22/05/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silence
Silence

"Silence" est une véritable pépite de la bande dessinée. Cette oeuvre magistrale m'a captivé et émerveillé avec son mélange unique de chronique paysanne, d'onirisme et de fantastique. L'histoire nous transporte dans le village fictif de Beausonge, immergé dans l'atmosphère envoûtante de l'Ardenne. Au coeur de cette aventure se trouve Silence, un jeune homme muet au cœur pur, qui devient l'homme à tout faire de l'odieux Abel Mauvy. Mais à travers sa rencontre avec une sorcière aveugle, Silence découvre ses origines et les raisons de se venger de son maître tyrannique. Ce qui rend "Silence" si exceptionnel, c'est le talent artistique de Comès. Son trait graphique en noir et blanc est d'une beauté saisissante, utilisant habilement les contrastes et les jeux d'ombre pour créer une ambiance sombre et mystérieuse. Chaque page est une véritable œuvre d'art, avec des détails minutieux et des expressions émotionnelles qui transpercent l'âme des personnages. Les personnages de "Silence" sont profondément complexes et nuancés. Silence lui-même est un protagoniste attachant et vulnérable, dont la force réside dans sa pureté et son innocence face à la cruauté du monde. Abel Mauvy, en tant qu'antagoniste, incarne la brutalité et la méchanceté, créant un contraste saisissant avec Silence. Les autres personnages, tels que la sorcière aveugle Sara et le mystérieux Blanche-neige, ajoutent des dimensions fascinantes à l'histoire, apportant des éléments de destinée, de vengeance et de quête d'identité. Au-delà de l'histoire captivante, "Silence" explore des thèmes profonds tels que l'intégration sociale, la superstition et les relations familiales. Comès nous invite à réfléchir sur la nature humaine, la dualité entre le bien et le mal, et les chemins tortueux de la destinée. Tout en étant ancrée dans la réalité paysanne, l'histoire bascule dans le fantastique, offrant une dimension onirique qui transcende les limites de la bande dessinée.

21/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Par la force des arbres
Par la force des arbres

Crise de la quarantaine ? Burn-out ? Dépression ? Edouard Cortès est dans une impasse. Désespéré, il est plus proche du suicide que d’un nouveau départ. Il décide alors de trouver refuge dans un arbre, au cœur de la nature. Le temps d’un printemps, le temps d’une renaissance, le temps de prendre le temps, de revenir à l’essentiel, à la nature qui nous entoure… Le temps surtout de délier ces nœuds qui lui tordent l’estomac. Ce récit autobiographique a été agréable à lire. Edouard Cortès est un être sensible et cultivé. Son écriture est travaillée, riche. Son besoin de se recentrer sur lui-même l’ouvre à l’infiniment proche et lui permet de nous montrer ce qui, pour lui, est essentiel à cet instant de sa vie, alors que tout lui paraît vain, même sa propre existence. Dominique Mermoux nous propose des planches agréables à lire. Elles illustrent parfaitement le long monologue d’Edouard Cortès. Elles délivrent surtout de très beaux dessins naturalistes. Oiseaux, insectes et autres habitants de la forêt sont joliment croqués. Durant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que, moi aussi, j’aimerais faire ça : prendre le temps quelques mois de pouvoir regarder la vie passer, de réfléchir au sens que je donne à la mienne, dans un grand dénuement mais sans contraintes financières ou matérielles. Vivre l’instant présent, ne pas penser aux problèmes accumulés, ne pas angoisser sur un avenir insaisissable… C’est vraiment une belle expérience que nous fait partager Edouard Cortès, qui parlera très certainement à beaucoup de monde. En tous les cas, elle m’a parlé, à moi.

20/05/2023 (modifier)