Les derniers avis (8230 avis)

Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sarah
Sarah

Voilà une œuvre captivante qui fusionne le génie de Christophe Bec au scénario et le talent graphique exceptionnel de l'auteur italien Stefano Raffaele. Je le dis haut et fort ce duo est au panthéon de la BD fantastique. Leur collaboration, déjà fructueuse, atteint ici des sommets créatifs. Christophe Bec tisse une trame complexe et immersive où le fantastique se mêle habilement à l'émotion humaine. C’est sans doute ça le génie. Les rebondissements astucieusement orchestrés vous maintiendront en haleine à chaque page. Stéfano Raffaele déploie un coup de crayon magistral, donnant vie à des mondes et des personnages d'une richesse visuelle éblouissante. Les détails soignés et la fluidité de son trait participent à l'envoûtement graphique de la série. La double page des chutes du Niagara est juste sublissime. Ensemble les deux compères créent une synergie artistique indéniable, vous transportant dans un univers où l'extraordinaire devient palpable. Sarah s'inscrit comme une œuvre incontournable dans le genre fantastique, confirmant brillamment la cohésion artistique et narrative de ce duo d'exception. Si vous n’avez pas encore acheté vos cadeaux de Noel, n’hésitez pas une seule seconde à vous procurer l’intégral. Vous ferez des heureux assurément.

19/12/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hoka Hey !
Hoka Hey !

Si les histoires d'indiens ne me tentent pas trop d'ordinaire, je ne pouvais pas passer à côté d'avis positifs aussi unanimes au sujet de cet album. Et force est de constater que c'est vraiment une chouette BD. L'histoire est dense, réaliste et mature. Le récit aborde l'identité indienne et le passage vers le monde moderne de manière intelligente, mêlant la réflexion et l'amertume des sentiments à de la pure aventure. Les décors sont magnifiques, beaucoup m'ayant replongé dans l'ambiance que j'avais aimée dans Red Dead Redemption 2 qui se déroule à peu près à la même époque et visiblement dans des lieux très similaires. J'ai été à la fois dépaysé par ce récit épique et intéressé tout du long par le développement de son intrigue, la justesse de ses dialogues et des comportements des protagonistes, ainsi que par les quelques retournements de situations inattendus qui ont fait que je n'aurais pas pu deviner comment les choses allaient se passer. Excellent western crépusculaire à l'intrigue finement ciselée et au dessin de grande qualité.

18/12/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Labyrinthus
Labyrinthus

Avec un album de Christophe Bec je sais par avance que je vais me régaler. J’adore plonger dans les méandres de ses histoires. Avec ces deux albums de science-fiction de la série Labyrinthus je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Christophe Bec au scénario et Fabrice Neaud dévoilent une symbiose exceptionnelle entre narration captivante et illustration immersive. L'univers créé par Christophe est riche en détails, explorant des thèmes futuristes avec une profondeur conceptuelle remarquable. Comme d’hab ! Fabrice Neaud, quant à lui, apporte une dimension visuelle envoûtante, sa maîtrise artistique transcende les attentes. Les personnages, complexes et nuancés, s'animent grâce à l’habileté du scénariste, offrant une immersion émotionnelle intense. Fabrice Neaud complète ce tableau avec des dessins qui capturent l'essence même de chaque scène, éveillant les sens du lecteur que je suis à travers une palette visuelle impressionnante. MA GNI FI QUE ! L'intrigue, habilement tissée, se déploie avec des rebondissements ingénieux, maintenant un suspense haletant. Vous ne pouvez pas lâcher vos albums avant d’avoir fini. Les dialogues ciselés à la perfection enrichissent l'expérience, tandis que Fabrice Neaud utilise son talent graphique pour transcender les limites de la narration conventionnelle. C’est du grand art je vous dis. En somme, cette première collaboration entre Christophe Bec et Fabrice Neaud dans le domaine de la bande dessinée de science-fiction érige un monument artistique captivant avec une fusion magistrale de scénario sophistiqué et d'art visuel exquis. Cette série est un incontournable pour les amateurs du genre, offrant une expérience sensorielle et intellectuelle qui perdurera bien au-delà de la dernière page. Je recommande vivement.

16/12/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Inédits de Dany
Les Inédits de Dany

Nouvel ouvrage des éditions BD Must, voilà un très bel album ! Dany est vraiment un auteur/dessinateur d'une richesse incomparable. Il s'est essayé à tous les styles et on retrouve à merveille cet éclectisme dans l'album ici présent. Les récits inédits qui nous sont offerts vont de 1966 à 2011, ce qui nous garantit d'en avoir pour tous les goûts. Cela signifie que chaque lecteur trouvera son plaisir dans des histoires différentes du voisin, mais a priori, chaque lecteur trouvera son plaisir à un moment ou à un autre. Pour ma part, j'avoue préférer la première moitié de l'album avec des récits écrits par Godard ou Greg, ou même par Dany seul, dans le style des deux auteurs précités (Dany lui-même fait aussi un parallèle compréhensible avec Franquin ou Kiraz, mais ce dernier m'est totalement inconnu). On y trouve la patte fantaisiste propre à la bande dessinée de cette époque, du journal Tintin. Néanmoins, les amateurs de récits réalistes y trouveront également leur compte, grâce à des récits historiques ou à la dernière histoire, la plus longue, Rêve d'Istanbul, qui est apparemment publiée pour la 1re fois en français. Je dois dire que ce récit est celui qui m'a le plus déçu. Il correspond au style moderne de Dany et m'a rappelé Un homme qui passe, c'est-à-dire que ça ne raconte à peu près rien, car le ton se veut contemplatif. Dans la mesure où il s'agit d'un récit à vocation touristique, puisqu'il s'agit d'une commande de la ville d'Istanbul, qui l'a publié dans une revue turque. Si on sent qu'il s'agit d'une commande de promotion d'Istanbul, c'est toutefois peu gênant à la lecture, car l'aspect "carte postale" est complètement en adéquation avec le récit romantique que Dany met en place. En revanche, si on ne s'implique pas émotionnellement aux côtés des personnages, on ne tirera rien de cette histoire. En ce qui me concerne, j'ai eu largement de quoi me consoler avec le reste. Car il faut bien reconnaître que cette polyvalence extrême de Dany permet de maintenir une surprise rafraîchissante du début à la fin de l'album. On ne sait jamais si le récit suivant durera 2 ou 8 pages, s'il sera comique ou historique, s'il sera dessiné dans un style "gros nez" ou réaliste, etc. Et pour les amateurs de ce genre de compilation, c'est un pur régal ! Qu'il s'agisse d'un récit humoristique qui multiplie les jeux de mots jusqu'à plus soif (Ah, quel œuf !), d'un gag étalé sur 4 pages (Le voleur supersonique), d'un récit réaliste sur le dernier membre d'une tribu honteusement massacrée par les Américains (Le Dernier Sauvage), ou d'une simple scène qui constitue une histoire à elle toute seule (Le Meilleur, impressionnant dans sa manière de condenser tous les enjeux d'une grande histoire en seulement deux pages !), cet album est un délice quasiment de A à Z. Evidemment, ceux qui préfèrent le réalisme passeront vite les premières pages, ceux qui préfèrent l'humour s'attarderont dessus, mais chacun y trouvera son compte. Le tout dans un bel album, très propre et agréable. Bref, pour ceux qui aiment Dany, un incontournable. Pour les autres, une curiosité qui se consultera avec un réel plaisir tout de même.

15/12/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Donald's Happiest Adventures
Donald's Happiest Adventures

Après le sympathique mais imparfait Mickey's Craziest Adventures, Trondheim et Keramidas reprennent la plume pour se concentrer cette fois sur Donald. Le début fait vraiment penser au début du tome précédent, mais l'aventure part dans une direction tout-à-fait différente. Exit le procédé consistant à enlever des pages aléatoirement, cette fois, le récit est complet. Cela renforce l'unité de l'histoire, et pour autant, Trondheim ne rompt pas avec le procédé "un gag par page", qui en est même peut-être renforcé. Mais surtout, ce qui rend cet album très supérieur au précédent, c'est que, mine de rien, les auteurs glissent une vraie réflexion philosophique sur la quête et la nature du bonheur. Evidemment, rien de très développé, mais beaucoup de répliques font mouche par leur capacité à introduire à la fois une rupture humoristique très drôle, voire parfois hilarante, et une amorce de réflexion souvent très intelligente, mais toujours adaptée à un jeune public. Les aventures de Donald le mènent cette fois dans une dictature type soviétique et au sommet de l'Himalaya, et Trondheim réussit à mener de main de maître son récit échevelé sans jamais perdre de vue sa réflexion philosophique. Les personnages sont hauts en couleur, et rentrent totalement dans la logique de l'apologue à la Voltaire ou La Fontaine l'auteur perpétue ici. Je ne dis pas qu'on est au même niveau, mais les procédés sont les mêmes et ils témoignent d'une belle maîtrise. Du côté du dessin, je trouve que, comme dans le premier tome, il lui manque une petite touche pour nous offrir un pastiche vraiment digne de ce nom, mais cela m'a moins gêné que dans Mickey's craziest adventures. Peut-être est-ce aussi dû au fait que le récit est plus uni, car plus suivi. Bref, une bonne lecture, que j'ai préférée à celle du tome précédent. Si on n'est toujours pas sur un chef-d'œuvre, il est clair que cette histoire remplit totalement sa fonction et remplit son but à merveille : nous divertir, tout en nous offrant un soupçon de réflexion pas désagréable.

15/12/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Qui est ce schtroumpf ?
Qui est ce schtroumpf ?

Une jolie surprise que cet hommage. D'abord rebuté par le dessin de Tébo qui, sans être d'une laideur incommensurable, ne me paraissait pas au niveau, je me suis finalement laissé séduire, et bien m'en a pris ! Evidemment, on est loin du chef-d'œuvre, et si le pastiche est toujours amusant, on est à des années-lumières du génie de Peyo. Néanmoins, Tébo parvient à s'approprier l'univers des Schtroumpfs avec une malice tout à fait contagieuse. On s'amuse donc beaucoup à la lecture de Qui est ce schtroumpf ? et c'est le principal. L'auteur s'amuse des ficelles classiques de la saga : le langage, évidemment, mais aussi les péripéties rocambolesques qui consistent majoritairement à fuir ce qui est trop grand, le méchant dont l'identité n'est une surprise que pour lui-même, etc. Les gags s'enchaînent donc à un bon rythme, et la lecture de ce récit en est rendue éminemment plaisante. Il manque toutefois un petit quelque chose. A moins que ce ne soit un quelque chose en trop ? Sans doute un peu des deux, à bien y réfléchir. Ce qu'il manque, c'est des interactions avec le groupe. On suit 3 schtroumpfs, flanqués de 2 faux schtroumpfs, et le groupe est tout-à-fait fonctionnel. Toutefois, cela se fait au détriment du village schtroumpf, qu'on entraperçoit finalement trop peu. Le grand schtroumpf, notamment, est relégué au rang de figurant de luxe, un peu forcé. Ce qu'il y a en trop, c'est une touche de modernité pas forcément très adaptée. Le méchant avec son pistolet de glace en est un exemple, mais on retrouve plusieurs fois quelques gags ou détails du récit qui nous plongent plus dans l'atmosphère d'une bande dessinée jeunesse du XXIe siècle que du XXe siècle. Mais en-dehors de ces reproches qui empêchent de prétendre au statut de chef-d'œuvre, Qui est ce schtroumpf ? est un hommage efficace plutôt qu'un pastiche. Et si le dessin de Tébo me paraissait trop éloigné de ce qu'on pouvait en attendre, il est finalement suffisamment bon pour qu'on ne regrette pas trop la patte originelle de Peyo. L'hommage est un exercice plus difficile que le pastiche car il exige un décalage et une appropriation personnelle clivants par nature. Et dans cet exercice, on peut dire que Tébo s'en sort avec les honneurs. 3,5/5

15/12/2023 (modifier)
Couverture de la série The Golden Path - Ma vie de cascadeuse
The Golden Path - Ma vie de cascadeuse

J'ai été vraiment séduit par cette série très originale de Baptiste Pagani. Son scénario m'a tenu en haleine du début à la fin. Même si la fin est un peu rose, son dénouement est si bien amené, suite à des montagnes russes émotionnelles qu'il n'amoindrit pas du tout la cohérence du récit. Je n'ai jamais été amateur de Bruce Lee ni de Jacky Chan mais cette époque me parle et je me suis plongé dans l'ambiance des fims de Hong Kong avec délice. En effet dans les années 80 HK était un centre majeur du cinéma mondial. J'ai donc beaucoup apprécié le côté documentaire qui porte la fiction de cette jeune chinoise Jin Ha, naïve mais au combien sympathique et symbolique. L'idée de Pagani d'orienter Jin vers les cascades est une superbe proposition. Cela la démarque d'un côté glamour et séductrice (Moon Choi) vu mille fois, ensuite Pagani nous entraine dans les coulisses des plateaux et des réglages millimétrés des cascades qui ont fait la singularité et la gloire mondiale de ce type de cinéma. Pour autant l'auteur ne se contente pas de nous faire partager une passion nostalgique de ces films, il introduit une dramaturgie bien véritable pour de si nombreuses actrices qui se retrouvent sexuellement exploitées par des professionnels voyous peu scrupuleux. L'auteur ne tombe jamais dans le voyeurisme racoleur pour faire vivre cette partie de l'histoire. De plus, c'est soutenu par des dialogues d'un bon niveau ce qui rend la lecture très plaisante. J'ai été un peu dérouté par le graphisme au début de ma lecture. Mais très vite je me le suis approprié. J'y ai trouvé deux qualités fortes : les visages asiatiques sont très réussis, avec beaucoup de diversité, d'expressivité et une facilité de reconnaissance remarquable. Ensuite j'ai été séduit par l'ambiance de la ville de HK qui perle des beaux panoramas ou scènes plus intimes dessinées par Pagani. Les scènes de Kung Fu sont très dynamiques avec un côté chorégraphique qui l'emporte sur le côté violence. Pour finir j'ai ri aux piques d'humour concernant les personnages japonais dans l'imaginaire des acteurs et actrices chinois(es). Une excellente lecture qui prouve que l'on peut encore écrire de très belles histoires originales et dépaysantes. Un très bon 4

14/12/2023 (modifier)
Par Domi
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tube Story
Tube Story

Superbe performance d’Astrid Cornet, excellent coup de crayon pour une BD truffée d’anecdotes sympas et de blagues à la Gotlib, c’est vraiment un coup de cœur, je le recommande les yeux fermés. Super idée cadeau pour Noël ou autre.

13/12/2023 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Inexistences
Inexistences

Attention OVNI. Cet Inexistences est un album sur lequel Christophe Bec a travaillé 5 ans, et le moins qu'on puisse dire c'est que le résultat est surprenant et spectaculaire. Il brise les codes de la BD conventionnelle et nous propose un album très grand format qui mêle BD évidemment, mais aussi textes, illustrations, peintures, et même une nouvelle... en effet le 4e chapitre est composé de pages de textes, agrémentées de quelques illustrations. Voilà donc un album qui sort totalement des sentiers battus. Mais l'originalité ne fait pas tout, il faut que cela soit au service de la qualité. En l'occurence ici graphiquement on est servi. Des pleines pages d'illustrations succèdent à d'autres pleines pages d'illustrations. Tout cela met en scène et en lumière un monde post apocalyptique ou règne la désolation. On y découvre des paysages montagneux et enneigés, on y respire un air glacial et on sent un environnement hostile. Visuellement c'est assez fort. Les cases sont vraiment grandes et on en prend pleins les yeux. Traditionnellement vous lisez des BDs qui se composent de cases 'standard', format gaufriers, et occasionnellement on a une illustration pleine page. Ici la proportion est inversée et les grandes illustrations sont prépondérantes. Il y a même quelques quadruples pages qui proposent des paysages grandioses. Pas grand chose à redire graphiquement, ce livre est un plaisir pour les yeux. Du coup, et c'est assez rare pour être souligné, l'histoire passe au second plan. On évolue dans cet univers post apocalyptique sans vraiment suivre une intrigue, ni un personnage principal, au début en tout cas. Les gens vivent en petits clans, ils ont oublié le passé, toutes les connaissances que les hommes avaient acquises sont perdues. On ne sait pas comment on en est arrivé là. C'est assez contemplatif, mais finalement Bec arrive à capter notre curiosité. Car après nous avoir planté le décor pendant des pages et des pages, on découvre qu'un enfant terré dans une montagne connaitrait l'origine de tout ça et se rappellerait du monde d'avant. Il n'en faut pas plus pour être happé par la suite du récit. Suite qui est assez onirique, mais tout autant saisissante que le reste. Inexistences est un album original et atypique, un pari éditorial, peut être risqué, mais à mon avis, un pari pleinement réussi.

12/12/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Moments doux
Les Moments doux

La force de ce récit est selon moi son universalité. Non, il ne s’agit pas d’une « histoire pour mamans », mais d’une histoire pour tout le monde, puisque nous avons tous une maman (présente ou absente), mais aussi des proches pères et mères. Les évènements sont racontés avec une justesse incroyable, et m’ont beaucoup touché et fait réfléchir à ma propre existence, à mes parents, à ce qu’ils ont traversé quand je suis né, mais aussi quand je suis parti faire me vie. Impossible aussi de ne pas ressentir une forte admiration pour le personnel médical qui s’occupe des bébés en difficulté avec une passion qui fait chaud au cœur. Les 2 histoires finissent par se recouper de manière ingénieuse, et la fin m’a beaucoup touché par son humanisme et son optimisme. La mise en image au trait arrondi et aux couleurs pastelles n’est pas forcément ma tasse de thé, mais je dois avouer que je m’y suis fait. La narration est limpide et le dessin sert parfaitement l’histoire. Dire que la couverture rosâtre et mes préjugés idiots ont failli me faire rater cette pépite, découverte grâce à l’avis de Mac Arthur. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Elise et Lili, et je recommande chaudement cet album.

12/12/2023 (modifier)