Leave them alone
1874. L’Ouest américain est une zone de non-droit. Les voyageurs et les migrants sont des proies faciles pour les bandits et les pillards. La vie des habitants, et des femmes en particulier, est plus cruelle que jamais.
1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Le Meilleur de Bamboo Les prix lecteurs BDTheque 2025 [USA] - Les déserts Nord-Américains
Au paisible relais de Dead Indian Peak, tenu par la vieille Marian Potter et la jeune Elfie, nul ne se doute de l’arrivée imminente d’une femme aux abois, d’un mystérieux cavalier, ainsi que d’une bande de tueurs. Et dans leur sillage, le convoi d’une malle remplie d’argent...
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| Date de parution | 15 Octobre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
L’univers et l’ambiance m’ont vraiment immergé dans un Far West rude et sans pitié. On est loin du cliché du cowboy héroïque : ici, l’Ouest américain de 1874 est violent, sale et dangereux, où les habitants, notamment les femmes, doivent se battre juste pour survivre. J’ai trouvé intéressant que les protagonistes principaux soient trois femmes fortes (Marian, Elfie et Mattie), ce qui donne un vrai souffle narratif différent des westerns classiques centrés sur des hommes. Cela apporte de la modernité dans un récit de genre. Le dessin de Chris Regnault m’a plu : il est efficace, nerveux et parfois très cinématographique, avec des planches qui rappellent les grands classiques du western à l’écran. Côté scénario, j’ai ressenti des points forts et des limites. L’histoire va un peu trop vite et ne développe pas toujours tous les enjeux ou relations entre les personnages. Pour moi, cela reste classique, mais très efficace. Leave Them Alone est une BD western bien construite, avec une atmosphère lourde et immersive, des personnages féminins intéressants et un dessin solide.
Très bon western, dosé avec justesse. Le scénario reste volontairement simple, mais c’est précisément ce qu’on attend du genre : une galerie de figures charismatiques, une violence latente, une atmosphère sèche et poussiéreuse, et un récit qui va droit au but sans chercher à se surcharger. Tous les codes sont là, assumés, et fonctionnent efficacement. Le choix de placer des héroïnes au centre du récit est particulièrement appréciable. La condition féminine est abordée avec intelligence : présente, lisible, mais jamais envahissante. Elle enrichit le propos sans détourner l’album de son identité de western, ce qui donne un équilibre convaincant entre fond et divertissement. Graphiquement, l’album est très solide. Le dessin, résolument moderne, dynamise les codes classiques du genre sans les trahir. Les couleurs, vives et bien maîtrisées, renforcent l’impact visuel et participent pleinement à l’énergie du récit. Un ensemble cohérent et plaisant, qui se lit avec un réel plaisir.
Les auteurs me sont quasi inconnus mais chouette première rencontre. Pas de coup de cœur particulier mais moi aussi j’ai trouvé ça très bien. Un western qui déroule, efficace de chez efficace cet album. J’ai bien eu peur sur quelques détails mais rien à dire sur le fond et la forme. Les premières planches m’ont fait un peu tiqué niveau trait (un peu trop épais), détail corrigé et qui s’efface vite par la suite tant la science des bons cadrages est là, on enquille les 160 pages comme un goret. Le lecteur sera emporté par ce microcosme du grand Ouest, un rien classique il est vrai, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est bien âpre et sauvage. Le scénariste construit son intrigue autour d’attaques de diligences. On aura droit à tout le toutim : outlaws, shérif, banquier … avec également quelques beaux rôles féminins (finalement les seules qui s’en sortent un peu dans cette histoire). Malgré son classicisme, le récit réserve quelques surprises appréciables sans que ça fasse surenchères. Il y a sans doute des grosses ficelles mais que le rythme efface ou que le lecteur pardonne tant le plaisir est là. Sans conteste un tome qui mérite qu’on s’y intéresse, l’ambiance y est vraiment bien rendue.
Un coup de cœur pour cet excellent western. Un western très classique, mais n'est-ce pas avec les vieilles recettes que l'on fait les meilleures histoires ? Les 160 pages se dévorent rapidement. En 1874, le Far West est encore sauvage dans cette contrée désertique des États-Unis. Des bandits attaquent régulièrement la diligence qui transporte les fonds nécessaires à la petite ville de Flagstaff. Le propriétaire de la banque cherche un moyen pour stopper ces attaques, et il croit l'avoir trouvé avec ce nouveau coffre piégé d'explosifs. La particularité de ce western c'est qu'il va mettre en avant trois femmes, la Jeune Elfie qui vient d'avoir 18 ans et sa grand-mère Marian, elles tiennent un relais de diligences en plein désert. La troisième, la jolie Mattie, est une prostituée qui veut changer de vie. Dans les personnages masculins, un mystérieux cow-boy solitaire tiendra un rôle important, ce qui sera moins le cas de Mad Wolf, un indien navajo qui travaille lui aussi au relais de diligences. Un récit très bien construit, le suspense est présent du début à la fin et les rebondissements sont bien amenés, mais c'est surtout la psychologie très bien travaillée des protagonistes, même des rôles moins importants, qui rend ce récit accrocheur. Certains sont attachants, malgré leurs défauts, et d'autres sont plus que détestables. La violence est omniprésente, je ne compte plus le nombre de balles dans la tête (ou de hache) et ces dames ne seront pas à la noce, tentatives de viol et viols sont malheureusement fréquents dans cette partie du Far West. Une histoire qui se termine sur une note optimiste. J'ai beaucoup aimé le dessin de Christophe Regnault (il va vraiment falloir que je lise son Jesse James). Un style dans la pure tradition du western mais avec une belle expressivité, de la lisibilité et une grande diversité dans les trognes des personnages (elle reflète parfaitement leur personnalité). La mise en scène joue sur les gros plans et ceux plus larges pour profiter des magnifiques paysages. De superbes pleines pages pour le plaisir de nos rétines Du très bon boulot. Un western à découvrir, sans le moindre doute.
Arizona, 1874. Dans le décor aride du western classique, les diligences sont systématiquement attaquées par une bande de hors-la-loi qui massacrent tous les passagers. Les autorités de Flagstaff n'en peuvent plus : il faut que l'argent des banques circule de nouveau. Elles montent alors un piège pour neutraliser les voleurs. Sans le vouloir, cette opération va plonger un trio de femmes et un étranger dans une tragédie. Leave Them Alone est un western pur et dur, classique dans sa construction mais enrichi par une place importante accordée aux personnages féminins. Le ton reste réaliste et âpre, proche de celui des meilleurs westerns crépusculaires. Le dessin de Christophe Regnault s'accorde parfaitement au genre. Son trait organique capte bien l'atmosphère des déserts écrasés de soleil, des bandits miteux dignes d'un Morricone, des héros désabusés, mais aussi des femmes endurcies par la rudesse de l'Ouest. Le grand format de l'album met toutefois parfois son encrage épais en difficulté, donnant l'impression de cadrages trop serrés, surtout dans les premières pages. Heureusement, dès que la mise en scène s'élargit, le dessin retrouve toute sa force. Le scénario est solide, précis et mené avec rigueur. Les différents personnages s'entrecroisent de manière fluide jusqu'au climax, où l'action explose véritablement. Qu'il s'agisse des malfrats détestables, du pistolero solitaire, de la prostituée qui veut fuir son souteneur, ou encore de la grand-mère et de sa petite-fille tenant le relais de diligence, tous sont bien campés et apportent à l'histoire. L'intrigue ne ménage aucune concession : cruelle quand il le faut, avec un drame inattendu en milieu d'album rappelant que personne n'est à l'abri. Mais elle conserve aussi une part d'optimisme, parfois à la limite de la vraisemblance, comme dans le cas de ces deux femmes survivant seules dans le désert avec l'aide d'un Navajo, ou dans sa conclusion même. Cet équilibre entre dureté et espoir permet néanmoins de livrer une histoire prenante, rythmée et pleinement satisfaisante. Un western efficace, sombre mais généreux, qui tient toutes ses promesses.
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