Voilà une BD cultissime! C'est LE western qu'il faut avoir lu. Le dessin de Swolfs est magnifique et les scenarii très soignés dans le plus pur style western spaghetti : il ne faut pas s'attendre à une révolution du genre bien sûr, mais c'est tellement grisant à lire. Très belle série, vraiment.
C'est pour moi un grand classique, on ne s'ennuie pas en lisant cette série, même si les 2-3 premiers tomes peuvent paraître bizarres et naïfs au vu des actions qui arrivent aux personnages, dans l'ensemble c'est dynamique, même si c'est les histoires de pirates plus ou mons classqiues moi ça me plait. Le dessin de Hubinon est propre, les couleurs très criardes ne nous font pas oublier que cette série a 30-40 ans, mais si ce qui fait son charme.
A conseiller juste à ceux qui supportent les dessins anciens.
A noter que ya quelques points communs avec De Cape et de Crocs et nottament une histoire de "Hollandais Volant, un vaisseau fantome.:)
Sachant que les albums sont maintenant plutôt difficile à trouver je conseille les intégrales qui ne coûtent pas cher (15 euros pour trois albums), qui remettent l'histoire dans l'ordre et qui offrent des petits articles sur la série et ses auteurs.
Voir cette bd descendre en flèche m'attriste un peu. La notation bdthèque est centrée sur les goûts personnels, donc il n'y pas de malaise.
Cependant je trouve que les auteurs arrivent à donner une ambiance vraiment bonne.
Alors c'est sûr c'est une série faite par des occidentaux sur le Japon. On ne s'attend pas forcément à une précision historique, et ça n'est pas dérangeant car :
1-Je n'y connais pas grand chose en médiéval japonais.
2-Ce sont des contes, donc on peut s'éloigner de la réalité.
3-Certaines scènes dans les auberges m'ont vraiment fait penser à ceux des 7 samouraïs de Kurosawa. Cela fait beaucoup pour l'atmosphère nipponne dégagée.
De plus je pense Qu'Hugues Micol est vraiment talentueux, et je ne vois qu'équilibre (les combats de sabre sont une merveille) avec un dessin personnel et envoûtant. Mais peut-être exigeant, je ne sais pas.
Enfin une série aboutie, originale (C'est certes un mélange de plusieurs éléments, mais diablement réussi), dans une très belle collection Equinoxe.
A découvrir pour ceux qui recherches des expériences graphiques de caractère.
En tout cas bravo aux auteurs, et je veux encore de ces albums "mal dessinés" :o).
Raaaaaaaaaaah !
C'est un chef-d'oeuvre de la bande déssinée... Tout en passant par le manga, cette BD conserve un style assez normal et unique en son genre ! La finesse des traits et des décors sont affolants, tout comme les expressions des personnages...
Et puis le scénario est grandiose. Naïveté, injustice, tristesse, érotisme, humour, combat... Tout y est ! Il faut vraiment le faire, non ? Alors qu'est-ce que vous attendez !!!! Hop hop hop ! On se dépêche et on l'achète ! Il est INDISPENSABLE !
Quelle baffe ! Une oeuvre incroyable, certainement un must de cette année 2004.
Je connaissais Lepage par Alex Clément est mort et La terre sans mal, et j'avais beaucoup aimé son dessin, mais sans véritable coup de coeur. Là, il se lâche complètement et nous livre des planches incroyables. Le découpage est précis, la mise en scène parfaite, et le dessin est à tomber. C'est splendide, chaque planche étant plus impressionnante que la précédente.
Cette fois, il fait lui même le scénar de sa BD, probablement mis en confiance par cet univers qu'il connaît bien grâce à ses nombreux voyages en Amérique du Sud. On sent vraiment qu'il s'est approprié ce monde, même si heureusement, ce genre de régime n'est plus réellement au pouvoir aujourd'hui (en Amérique du Sud du moins).
Gabriel (ce prénom ne peut avoir été choisi au hasard...) débarque plein d'innocence dans le monde réel, celui qu'il ne connaît finalement pas du tout à cause de (grâce à?) sa famille aisée et à son long séjour au séminaire pour sa formation religieuse.
On ressent rapidement ses doutes, sa curiosité, parfois sa peur, entre ces deux camps qui s'affrontent. D'un côté le pouvoir et sa milice, de l'autre la plèbe qui résiste comme elle peut et qui combat pour sa liberté.
Et Dieu dans tout ça ? A ce sujet, les différents représentants de l'Eglise ne sont pas d'accord, chacun interprétant les textes dans le sens qu'il croit juste (juste, c'est à dire fidèle à l'esprit de ceux qui les ont dictés, et fidèle à ce qu'attendent les hommes aujourd'hui).
Gabriel ne semble pas encore réussir à se décider franchement dans cet album, il est encore trop influençable (?) et ses doutes semblent mettre à mal sa foi.
Ajoutons à cela sa découverte, "par procuration", de l'amour charnel...
Même si l'on devine parfaitement son désire naître, il n'en dit rien et s'exprime par le dessin. C'est beau et cruel à la fois.
Un 1er tome magnifique, qui tient toutes ses promesses. Ne doutons pas que le 2e tome sera encore meilleur :)
Waouhhh!!!! Quelle bombe cette série!!!!
S'il y a bien des bouquins qui m'ont touchés ces derniers temps, c'est ceux-là.
"Planètes", c'est pas franchement de la SF... "Planètes", c'est de l'espace... On nous raconte ici une histoire qui aurait pu se dérouler n'importe où, n'importe quand.... Le même type de personnage replacé dans une culture d'escargots de bourgogne, ça aurait été sympa mais bon.... (et j'ai rien contre nos amis les escargots...). La puissance magistrale de ce manga réside dans le fait que l'on découvre des humains aux problèmes très courants, mais face à l'espace.
C'est cet espace qui trancende tout ici, puisqu'il est à la fois tout et rien, l'immensité et le vide rassemblés en un seul élément, un territoire vierge et dangereux...
Je vais arrêter avec les qualificatifs sur l'espace, mais ce qu'il y a à en dire c'est que le cosmos va faire des préoccupations des personnages quelque chose d'une force peu commune... Les errances de Hachimaki, les regrets de Yuri, les amours de Tanabe... tout ces éléments touchent ici le lecteur (moi en tout cas) au plus profond, puisqu'ils prennent la dimension de l'espace... Autant dire que "Planètes" est un bouquin qui fait cogiter!!!!
Les dessins de Yukimura reflètent vraiment cette impression, alternant entre des temps de pauses tout simplement magiques et des phases au rythme effréné... Son triat en lui-même est très bon, car simple et donc capable de représenter des émotions de manière vraiment touchante....
Pour finir sur d'autres éloges, on dira que "Planètes", c'est franchement trop poilant... L'auteur n'a pas oublié qu'il écrivait un manga et se tape de bons trips dans la plus pure tradition. Faut les bastons du père de Hachi ou les manques de clopes de Fee....
En gros, "Planètes", j'ai rarement lu un truc aussi planant. Un ptit chef-d'oeuvre en fait.
Les Aventures de Philibert, tomes 1 & 2, constituent pour le moment le seul cas d'humour triste qu'il m'ait été donné de rencontrer. Je ne trouve pas mieux que cette oxymore pour décrire ces bandes dessinées pas comme les autres.
Mazan concilie avec talent ironie et mélancolie, et il s'exhale de ces albums une ambiance très particulière, très déconcertante au premier abord, unique. Tout tient dans cette ambiance d'ailleurs, dans ces personnages décalés, le déroulement des intrigues étant quant à lui assez simple. D'ailleurs dans le tome 2, Mazan commence par nous donner la clé de son enquête policière. Au fond ce n'est pas tant l'enquête qui l'intéresse que les situations qu'elle entraîne.
Le graphisme est vraiment beau, simple, poétique, et les couleurs aquarellées collent parfaitement à l'ambiance.
Bref, c'est superbe. Le tome 1 fait partie de mon panthéon personnel (Le 5/5 c'est pour lui), le tome 2 est un peu moins bon, mais reste d'excellente facture.
Amateurs de non-sens, cette BD est faite pour vous !!! Peu de BDs m'ont fait autant rire, et en plus plus on les lit, plus on rit. C'est du tout bon, du pur bonheur, c'est complètement culte et déjanté, un ton unique et complètement décalé. Jou-is-sif !
Bon bien sûr c'est super spécial, et ça devient un peu lassant à la longue... Mais pour ma part les 3 premiers tomes font partie des quelques BDs de ma collection qui partent en lambeaux tellement elles ont été lues ^___^
Quel talent !
Voilà ce qui ressort de la lecture de la BD d'Eric Shanower, L'Age de bronze : un millier de navires.
Voilà enfin toute l'histoire (7 volumes sont prévus) de la Guerre de Troie, l'autre Atlantide, enfin replacée dans sa vérité historique. Pas simplement une adaptation bédéphile de l'Illiade, mais une compilation documentaire fabuleusement riche de mythes antiques, de récits médiévaux et même d'une pièce de Shakespeare pour donner la lecture la plus réaliste de cette épopée.
Grâce à un dessin d'une incroyable précision et une narration d'une redoutable efficacité, on est littéralement happé par cette histoire glorieuse.
Sans concession à la "facilité mythologique" et à ses délires possibles, mais respectant les codes et les anecdotes (la folie feinte d'Ulysse, le talon d'Achille,...), Shanower nous livre là un travail de toute beauté dont la puissance et la portée subjuguent (appuyé par l'excellente postface, à ne manquer sous aucun prétexte).
Après des années d'overdose héroïco-fantaisiste, les auteurs de BD redécouvrent enfin les grands mythes antiques, berceau de la culture et de la civilisation occidentales, que ça soit par du relativement médiocre (Atalante), du très bon (La Gloire d'Héra, Tirésias), ou de l'excellentissime avec L'Age de Bronze.
La BD qui me réconcilie avec Davodeau. Récit intimiste d'une famille qui porte plusieurs fractures ou lourds secrets, "Chute de vélo", titre allégorique parfaitement adapté à cette oeuvre, est une merveille de finesse. Davodeau arrive à parler avec presque de la grâce de thèmes parfois tragiques : la page où le père de famille raconte l'angoisse d'avoir cru à la mort, pendant une heure, de la femme qu'il aime dans un accident, et le plaisir qu'il a maintenant à entendre les pneus de sa voiture sur le gravier quand elle rentre, est absolument magnifique et à l'image de ce bouquin. Davodeau sait faire ressortir ces sentiments enfouis en chacun de nous au gré d'une histoire mi-drôle mi-tragique, souvent savoureuse et parfaitement menée le long de 80 pages inoubliables. Une des plus belles BD de la pourtant déjà très belle collection Aire Libre.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Durango
Voilà une BD cultissime! C'est LE western qu'il faut avoir lu. Le dessin de Swolfs est magnifique et les scenarii très soignés dans le plus pur style western spaghetti : il ne faut pas s'attendre à une révolution du genre bien sûr, mais c'est tellement grisant à lire. Très belle série, vraiment.
Barbe-Rouge
C'est pour moi un grand classique, on ne s'ennuie pas en lisant cette série, même si les 2-3 premiers tomes peuvent paraître bizarres et naïfs au vu des actions qui arrivent aux personnages, dans l'ensemble c'est dynamique, même si c'est les histoires de pirates plus ou mons classqiues moi ça me plait. Le dessin de Hubinon est propre, les couleurs très criardes ne nous font pas oublier que cette série a 30-40 ans, mais si ce qui fait son charme. A conseiller juste à ceux qui supportent les dessins anciens. A noter que ya quelques points communs avec De Cape et de Crocs et nottament une histoire de "Hollandais Volant, un vaisseau fantome.:) Sachant que les albums sont maintenant plutôt difficile à trouver je conseille les intégrales qui ne coûtent pas cher (15 euros pour trois albums), qui remettent l'histoire dans l'ordre et qui offrent des petits articles sur la série et ses auteurs.
Les Contes du 7ème Souffle
Voir cette bd descendre en flèche m'attriste un peu. La notation bdthèque est centrée sur les goûts personnels, donc il n'y pas de malaise. Cependant je trouve que les auteurs arrivent à donner une ambiance vraiment bonne. Alors c'est sûr c'est une série faite par des occidentaux sur le Japon. On ne s'attend pas forcément à une précision historique, et ça n'est pas dérangeant car : 1-Je n'y connais pas grand chose en médiéval japonais. 2-Ce sont des contes, donc on peut s'éloigner de la réalité. 3-Certaines scènes dans les auberges m'ont vraiment fait penser à ceux des 7 samouraïs de Kurosawa. Cela fait beaucoup pour l'atmosphère nipponne dégagée. De plus je pense Qu'Hugues Micol est vraiment talentueux, et je ne vois qu'équilibre (les combats de sabre sont une merveille) avec un dessin personnel et envoûtant. Mais peut-être exigeant, je ne sais pas. Enfin une série aboutie, originale (C'est certes un mélange de plusieurs éléments, mais diablement réussi), dans une très belle collection Equinoxe. A découvrir pour ceux qui recherches des expériences graphiques de caractère. En tout cas bravo aux auteurs, et je veux encore de ces albums "mal dessinés" :o).
Sky-Doll
Raaaaaaaaaaah ! C'est un chef-d'oeuvre de la bande déssinée... Tout en passant par le manga, cette BD conserve un style assez normal et unique en son genre ! La finesse des traits et des décors sont affolants, tout comme les expressions des personnages... Et puis le scénario est grandiose. Naïveté, injustice, tristesse, érotisme, humour, combat... Tout y est ! Il faut vraiment le faire, non ? Alors qu'est-ce que vous attendez !!!! Hop hop hop ! On se dépêche et on l'achète ! Il est INDISPENSABLE !
Muchacho
Quelle baffe ! Une oeuvre incroyable, certainement un must de cette année 2004. Je connaissais Lepage par Alex Clément est mort et La terre sans mal, et j'avais beaucoup aimé son dessin, mais sans véritable coup de coeur. Là, il se lâche complètement et nous livre des planches incroyables. Le découpage est précis, la mise en scène parfaite, et le dessin est à tomber. C'est splendide, chaque planche étant plus impressionnante que la précédente. Cette fois, il fait lui même le scénar de sa BD, probablement mis en confiance par cet univers qu'il connaît bien grâce à ses nombreux voyages en Amérique du Sud. On sent vraiment qu'il s'est approprié ce monde, même si heureusement, ce genre de régime n'est plus réellement au pouvoir aujourd'hui (en Amérique du Sud du moins). Gabriel (ce prénom ne peut avoir été choisi au hasard...) débarque plein d'innocence dans le monde réel, celui qu'il ne connaît finalement pas du tout à cause de (grâce à?) sa famille aisée et à son long séjour au séminaire pour sa formation religieuse. On ressent rapidement ses doutes, sa curiosité, parfois sa peur, entre ces deux camps qui s'affrontent. D'un côté le pouvoir et sa milice, de l'autre la plèbe qui résiste comme elle peut et qui combat pour sa liberté. Et Dieu dans tout ça ? A ce sujet, les différents représentants de l'Eglise ne sont pas d'accord, chacun interprétant les textes dans le sens qu'il croit juste (juste, c'est à dire fidèle à l'esprit de ceux qui les ont dictés, et fidèle à ce qu'attendent les hommes aujourd'hui). Gabriel ne semble pas encore réussir à se décider franchement dans cet album, il est encore trop influençable (?) et ses doutes semblent mettre à mal sa foi. Ajoutons à cela sa découverte, "par procuration", de l'amour charnel... Même si l'on devine parfaitement son désire naître, il n'en dit rien et s'exprime par le dessin. C'est beau et cruel à la fois. Un 1er tome magnifique, qui tient toutes ses promesses. Ne doutons pas que le 2e tome sera encore meilleur :)
Planètes
Waouhhh!!!! Quelle bombe cette série!!!! S'il y a bien des bouquins qui m'ont touchés ces derniers temps, c'est ceux-là. "Planètes", c'est pas franchement de la SF... "Planètes", c'est de l'espace... On nous raconte ici une histoire qui aurait pu se dérouler n'importe où, n'importe quand.... Le même type de personnage replacé dans une culture d'escargots de bourgogne, ça aurait été sympa mais bon.... (et j'ai rien contre nos amis les escargots...). La puissance magistrale de ce manga réside dans le fait que l'on découvre des humains aux problèmes très courants, mais face à l'espace. C'est cet espace qui trancende tout ici, puisqu'il est à la fois tout et rien, l'immensité et le vide rassemblés en un seul élément, un territoire vierge et dangereux... Je vais arrêter avec les qualificatifs sur l'espace, mais ce qu'il y a à en dire c'est que le cosmos va faire des préoccupations des personnages quelque chose d'une force peu commune... Les errances de Hachimaki, les regrets de Yuri, les amours de Tanabe... tout ces éléments touchent ici le lecteur (moi en tout cas) au plus profond, puisqu'ils prennent la dimension de l'espace... Autant dire que "Planètes" est un bouquin qui fait cogiter!!!! Les dessins de Yukimura reflètent vraiment cette impression, alternant entre des temps de pauses tout simplement magiques et des phases au rythme effréné... Son triat en lui-même est très bon, car simple et donc capable de représenter des émotions de manière vraiment touchante.... Pour finir sur d'autres éloges, on dira que "Planètes", c'est franchement trop poilant... L'auteur n'a pas oublié qu'il écrivait un manga et se tape de bons trips dans la plus pure tradition. Faut les bastons du père de Hachi ou les manques de clopes de Fee.... En gros, "Planètes", j'ai rarement lu un truc aussi planant. Un ptit chef-d'oeuvre en fait.
Les Aventures de Philibert
Les Aventures de Philibert, tomes 1 & 2, constituent pour le moment le seul cas d'humour triste qu'il m'ait été donné de rencontrer. Je ne trouve pas mieux que cette oxymore pour décrire ces bandes dessinées pas comme les autres. Mazan concilie avec talent ironie et mélancolie, et il s'exhale de ces albums une ambiance très particulière, très déconcertante au premier abord, unique. Tout tient dans cette ambiance d'ailleurs, dans ces personnages décalés, le déroulement des intrigues étant quant à lui assez simple. D'ailleurs dans le tome 2, Mazan commence par nous donner la clé de son enquête policière. Au fond ce n'est pas tant l'enquête qui l'intéresse que les situations qu'elle entraîne. Le graphisme est vraiment beau, simple, poétique, et les couleurs aquarellées collent parfaitement à l'ambiance. Bref, c'est superbe. Le tome 1 fait partie de mon panthéon personnel (Le 5/5 c'est pour lui), le tome 2 est un peu moins bon, mais reste d'excellente facture.
Le Génie des alpages
Amateurs de non-sens, cette BD est faite pour vous !!! Peu de BDs m'ont fait autant rire, et en plus plus on les lit, plus on rit. C'est du tout bon, du pur bonheur, c'est complètement culte et déjanté, un ton unique et complètement décalé. Jou-is-sif ! Bon bien sûr c'est super spécial, et ça devient un peu lassant à la longue... Mais pour ma part les 3 premiers tomes font partie des quelques BDs de ma collection qui partent en lambeaux tellement elles ont été lues ^___^
L'Âge de Bronze
Quel talent ! Voilà ce qui ressort de la lecture de la BD d'Eric Shanower, L'Age de bronze : un millier de navires. Voilà enfin toute l'histoire (7 volumes sont prévus) de la Guerre de Troie, l'autre Atlantide, enfin replacée dans sa vérité historique. Pas simplement une adaptation bédéphile de l'Illiade, mais une compilation documentaire fabuleusement riche de mythes antiques, de récits médiévaux et même d'une pièce de Shakespeare pour donner la lecture la plus réaliste de cette épopée. Grâce à un dessin d'une incroyable précision et une narration d'une redoutable efficacité, on est littéralement happé par cette histoire glorieuse. Sans concession à la "facilité mythologique" et à ses délires possibles, mais respectant les codes et les anecdotes (la folie feinte d'Ulysse, le talon d'Achille,...), Shanower nous livre là un travail de toute beauté dont la puissance et la portée subjuguent (appuyé par l'excellente postface, à ne manquer sous aucun prétexte). Après des années d'overdose héroïco-fantaisiste, les auteurs de BD redécouvrent enfin les grands mythes antiques, berceau de la culture et de la civilisation occidentales, que ça soit par du relativement médiocre (Atalante), du très bon (La Gloire d'Héra, Tirésias), ou de l'excellentissime avec L'Age de Bronze.
Chute de Vélo
La BD qui me réconcilie avec Davodeau. Récit intimiste d'une famille qui porte plusieurs fractures ou lourds secrets, "Chute de vélo", titre allégorique parfaitement adapté à cette oeuvre, est une merveille de finesse. Davodeau arrive à parler avec presque de la grâce de thèmes parfois tragiques : la page où le père de famille raconte l'angoisse d'avoir cru à la mort, pendant une heure, de la femme qu'il aime dans un accident, et le plaisir qu'il a maintenant à entendre les pneus de sa voiture sur le gravier quand elle rentre, est absolument magnifique et à l'image de ce bouquin. Davodeau sait faire ressortir ces sentiments enfouis en chacun de nous au gré d'une histoire mi-drôle mi-tragique, souvent savoureuse et parfaitement menée le long de 80 pages inoubliables. Une des plus belles BD de la pourtant déjà très belle collection Aire Libre.