Les derniers avis (7550 avis)

Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

Excellente série bande dessinée qui fait travailler votre matière grise. Le personnage principal, Achille Talon, est un intellectuel fini, et non pas un héro d'action. On lit Achille Talon d'abord et avant tout pour les dialogues, souvent très amusants. À lire !

23/02/2005 (modifier)
Par nonotiti
Note: 5/5
Couverture de la série Malet
Malet

Passionnant à lire. Narration très maîtrisée. Graphisme et découpage dynamiques mettant en valeur la folie et le génie de Malet. On ne s'ennuit pas une seconde. C'est fluide et clair alors que les personnages sont nombreux. On passe vraiment un grand moment de lecture et en plus on apprend des choses ! A lire et à posséder dans sa bibliothèque.

20/02/2005 (modifier)
Par Ludagogo
Note: 5/5
Couverture de la série Couma Aco
Couma Aco

Pour moi, le meilleur album d'Edmond Baudoin, et tout simplement une de mes BD préférées ! Il s’agit d’un autre récit autobiographique, comme Passe le temps avant lui, Piero et quelques autres après où Baudoin rend un hommage sincère et touchant à son grand-père maternel, où la tendresse, la cruauté, la vieillesse, la mort... tour à tour envahissent le texte et le dessin. Le dessin y est plus beau que jamais, avec quelques splendides -et très expressifs- portraits du grand-père, et de superbes paysages. Baudoin arrive à une beauté d’un grand dépouillement, d’une grande simplicité : en quelques traits et quelques taches, il nous décrit, avec beaucoup de sensibilité, le visage de son grand-père marqué par l’âge, le village de Villars-sur-Var, les montagnes... Tout lecteur ne pourra qu’être ému par cette vie, cette histoire et la sincérité, la volonté avec laquelle Baudoin essaie de la raconter.

19/02/2005 (modifier)
Par Ludagogo
Note: 5/5
Couverture de la série Smart monkey
Smart monkey

Quelle découverte que cette BD sortie en 2004 et passée inaperçue si j'en juge le peu d'échos trouvés à son sujet sur le net !! Une bd muette, enfin presque, avec des dessins en noir et blanc que je trouve extraordinaires: un fourmillement de détails qui m'a fait passé de longues minutes sur chaque planche, voire vignette! Un ballet d'animaux superbement dessinés, avec des expressions de "visage" très réussies ! Ajoutez à cela un humour certain et un scénario bien senti à la morale implacable, et vous obtenez cette perle rare qui m'a "forcé" à poster mon premier avis sur bdtheque que je consulte depuis très longtemps déjà, car personne ne devrait passer à côté de ce chef d'oeuvre de Winschluss !

19/02/2005 (modifier)
Couverture de la série 20th Century Boys
20th Century Boys

Que dire de plus à ce qui a déjà été dit. Oui cette série est culte, mais attention... Je m'explique : ça fait maintenant 15 tomes que Mr Urasawa nous trimballe dans tous les sens, et jusqu'à maintenant c'était plutôt bien (même excellent jusqu'aux tomes 7/8.) Mais là ça commence à faire long. Il faudrait peut-être penser à clôturer cette oeuvre rapidement car les derniers tomes sont un peu répétitifs (on croit approcher de la vérité, eh bien non, on nous envoie à chaque fois dans une nouvelle direction qui sera peut-être la bonne...). Je le répète c'est bien fait, mais au bout d'un moment ça peut (ça va) devenir saoulant. Cette oeuvre vaut donc largement la note suprême, mais si ça s'éternise de trop, elle pourrait perdre de son attrait.

16/02/2005 (modifier)
Couverture de la série Ripple - Une prédilection pour Tina
Ripple - Une prédilection pour Tina

Cet album nous raconte une histoire d'addiction sexuelle totalement viscérale. Narré à la première personne par Martin qui ne nous épargne aucun des détails de son expérience de vie avec Tina, il y a de nombreux passages crus qui peuvent déranger de par leur réalisme. Graphiquement c'est un style underground qui ne manque pas lui non plus de réalisme. Visuellement c'est imprimé en bleu sur du papier jaune avec quelques touches d'un rose foncé (les dessins et écrits de Martin). Les cases sont grossièrement tracées à la main et le cadrage est souvent spécial. A l'ouverture de chacun des cinq chapitres il y a une illustration plus "expérimentale". Je ne connaissais pas Dave Cooper, auteur canadien de BD indépendante, cela a été une bonne surprise. Ripple est le dernier chapitre de sa trilogie: "Suckle, Crumple, Ripple". L'album Ripple est bien sûr une histoire totalement indépendante des autres. J'ai beaucoup aimé cet album, les personnages sonnent tellement juste que l'on a l'impression que cette histoire destructrice a été réellement vécue. Aucune forme de censure n'est présente dans cet album, âmes sensibles s'abstenir. Fans de romans graphiques traitant du sujet de l'intime voir de l'intimisme, vous ne serez pas déçus.

15/02/2005 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

Un pavé cette BD, mais est–ce encore une BD ? Très dense, la lecture m’a pris une bonne semaine pour tout apprécier, y compris les notes de bas de pages qui sont plus pour rappeler au français que nous sommes, certaines subtilités voire références de la langue anglo-saxonne. Si le récit est long (600 pages tout de même), Alex Robinson a eu l’idée de le découper en chapitres, annoncés par un tableau des principaux personnages répondant à une question existentielle (qu’est ce vous voulez pour Noël ? par exemple). L’histoire s’inscrit dans l’air du temps puisque l’on parle colocation (style "friends" mais en plus intelligent) de boulot, de rencontres, d’espoirs, d’échecs et de ruptures. Ruptures amoureuse (d’ailleurs le livre débute ainsi), rupture avec la société (Cf. le groupe de rockeurs-du-dessous). Beaucoup de moments drôles (la logeuse est excellente !), d’émotion (le noël du professeur), de grâce (la scène du patinage), de doute (à travers Ed Velasquez). Evidemment le monde du travail très présent, n’est pas épargné, en particulier celui de la BD et de l’édition, à travers Irving Flavor, dessinateur ô combien désagréable à la première approche. Tout au long de ces 600 pages, on s’attache à tous ces personnages gravitant autour de Sherman, l’étudiant-apprenti- écrivain-libraire : du dessinateur-raté à la logeuse-caporal chef, en passant par la journaliste-bordélique et l’intello-dragueur fou… bref une galerie de portraits parfaitement réussis. Le génie de Robinson est d’avoir fait passer l’intrigue d’un personnage à un autre… sans que l’on se rende compte qu’au final, le héros n’est pas celui que l’on croit mais chut…. En outre l’épilogue est traité de façon magistrale et la nostalgie nous rattrape. "De mal en pis", un roman graphique qui évidemment ravira les amateurs du genre mais qu’il faut absolument faire découvrir autour de vous …un régal, une claque aussi saisissante que ne l’était « Blankets » en début d’année.

14/02/2005 (modifier)
Couverture de la série Ogenki Clinic
Ogenki Clinic

Ah ah ah ! Ce truc est génial ! C’est barré, complètement et volontairement con, un vrai feu d’artifice de délires basés sur le cul. Les histoires sont parsemées d’explications pseudo scientifiques/médicales largement détournées (rappelez-vous que le docteur est censé soigner les problèmes sexuel d’ordre mentaux), et confinent parfois à la parodie, comme avec celle où la femme est possédée par l’esprit de l’énorme sexe de son défunt mari (qui rappelle un peu Urotsukidoji). D’une manière générale je reste assez admiratif devant l’inspiration de l’auteur. Le dessin est aussi pour beaucoup dans cet humour. Il sait en effet se faire absolument adorable et délirant. Un vrai petit bonheur. Bref, j’adore. Ce truc me fait vraiment rire. ^__^ (et le 5/5 c’est parce que c’est -- de loin ! -- le truc érotique qui m’a le plus plu. Objectivement ça serait plutôt un 4,5)

11/02/2005 (modifier)
Couverture de la série Dans la prison
Dans la prison

Deuxième manga d'Ego Comme X (après L'homme sans talent), et deuxième choix remarquable. Exposant le quotidien au sens strict du terme de l'auteur durant son séjour de trois années en prison, cette oeuvre se révèle assez fascinante de part le souci poussé du détail (parfois assez incongru quoique pertinent dans le sujet, comme l'utilisation des toilettes) et le ton très particulier qu'elle véhicule. On a en effet plutôt l'habitude des prisons à l'américaine, avec des clans, une violence latente prête à exploser à tout instant, des haines fortes, un climat malsain, des gardiens souvent gratuitement méchants. Rien de tout ça ici. Le quotidien de cette prison japonaise semble fait d'un calme cotonneux rendant lointain et irréel le monde extérieur. Comme le laisse souvent entendre l'auteur, il s'agit là presque d'un cocon où l'on finit par se trouver bien, à l'abri des tracasseries... pour autant qu'on respecte les règles extrêmement strictes du lieu. Rangement des objets, manière de s'adresser aux gardiens, façon de marcher dans le couloir, tenue vestimentaire, tout, jusqu'au moindre détail, est réglementé ! C'en devient quasi obsessionnel pour les détenus qui en viennent logiquement à intégrer ces règles strictes. Dans ce quotidien quasi intemporel, ce sont les repas qui rythment le temps qui passe. Très variés, abondants et de bonne qualité, l'auteur les décrit souvent en grand détail... Ca donne l'eau à la bouche mais on les passe volontiers. Le ton de cet album est vraiment particulier. Tout y semble paisible, dépassionné au sens éthymologique [*] du terme. Pourtant l'auteur y glisse de nombreuses connotations [*] : humour, ironie, critique. La peine de prison semble pleinement assumée, les détenus s'entendent plutôt bien ensemble, tous semblent collaborer pour que tout se déroule le mieux possible... Tout cela a un côté un peu enfantin, comme des gosses qui essaieraient de bien se tenir, craintifs de se faire gronder. Le dessin de Hanawa est assez excellent. Assez "veille école", peu de trames, beaucoup de hachures, décors souvent fouillés, réaliste et précis et légèrement caricatural pour les personnages et les visages, on y touve aussi des intégrations de figures de styles ilustrant très bien le propos (fermeture éclair à la place de la bouche, personnage prenant la forme d'une pyramide, etc.). Témoignage très intéressant et résolument original quant à sa forme et sa nature, "Dans la prison" pose une foule de questions non seulement sur cette vie carcérale, mais également à travers elle sur notre société et son fonctionement. D'une lecture très riche derrière sa sobriété apparente, cette oeuvre me semble mériter amplement un culte, quoique particulier, l'album étant très atypique. La seule chose qui me fait hurler, c'est son prix. 25€, même pour un livre de grande qualité au niveau du contenu et de la fabrication, ça fait mal. Notes sur l'objet : papier épais de très bonne qualité, blanc cassé. Couverture superbe, agréable au toucher. Dos résistant à l'ouverture de l'album à condition de ne pas insister (sinon il peut se casser). Notes très abondantes, essentiellement culinaires. Adaptation graphique (traduction des idéogrammes intégrés au dessin) bonne (sous-titrage sous les cases la plupart du temps) quoique pas toujours commode ; parfois intégrée au dessin par manque de place (double page 146-147, particulièrement chargée, assez pénible à lire). Quelques coquilles et fautes. [*] J'm'escuze de parler riche, m'sieurs dames...

11/02/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Voici un texte, très bien écrit de surcroît, qui résume parfaitement ma pensée: Extrait du Livre de Benoît Peeters “Le monde d’Herge” chez Casterman “Une fois de plus, c’est la même scène qui recommence: à plat ventre sur mon lit, un album entre les mains, je suis en train d’oublier, à mesure que je m’enfonce dans la lecture, cette histoire que je connais par coeur pour l’avoir lue plus de cent fois. C’est une après-midi de vacances ou un soir... ... Ai-je six ans?, en ai-je vingt? ou bien déjà cinquante? Rien ne permet de le savoir tant se fondent à ce moment toutes ces heures de lecture, comme si jamais il ne m’était arrivé de lire les albums pour la première fois mais que toujours ils avaient fait partie de moi, chaque lecture convoquant nécessairement le souvenir de toutes celles qui l’on précédée. Et peut-être est ce là, l’origine du charme sans pareil de ces livres que nous avons aimés dès l’enfance. Livres dont le pouvoir d’envoûtement n’apparaîtra jamais de la même manière à ceux qui, adultes, les découvre pour la première fois. Peut-être, après tout ne peut on parler de Tintin qu’à ceux, heureusement innombrables, qui le connaissent depuis toujours." Bien sûr, cette BD, comme toute BD d'ailleurs, n'est pas parfaite. Bien sûr, ses défauts (racisme, paternalisme) deviennent plus criants, voire choquants, avec le temps. Mais voilà. Tintin est bel et bien là. On peut lui trouver tous les défauts de la Terre, il sera encore là. C'est le témoin du XXème siècle; les historiens des temps à venir se pencheront sur ce petit blondinet que certains conspuent, et y trouveront la "patte" qu'Hergé a laissé pour transcender son siècle. Peu de bandes-dessinées, au sens noble du terme, ont ce pouvoir, et voilà pourquoi "Tintin" mérite sa place au panthéon des oeuvres cultes. N.B: Je viens de terminer "le sceptre d'ottokar". Tintin, bien qu'étant très vieux, reste une superbe BD. J'ai été transporté.

10/02/2005 (modifier)