Alix... Voilà un nom qui évoque bien des choses. Alix... C'est comme un souvenir enterré, qui ne demande qu'à revenir à la lumière. Alix... Oui, maintenant je les entends ces clairons, ce martèlement inébranlable des caligae romaines. Alix... Ce nom prononcé, c'est comme une image brouillée; mais le flou s'estompe, dirait-on! Ca y est, je les vois, ces splendeurs antiques, ces palais d'un autre temps, elles sont là, ces légions, ces armées téméraires d'une époque féroce. Je les sens, ces effluves parfumées des antichambres de Cléopâtre, cette poussière des cavalcades dans les plaines germaines, cette atmosphère de soupçon des palais de la Chine impériale! Et au milieu de tout cela, Alix et son compagnon de toujours, Enak. Que connais-je d'eux? Sommes-nous là pour tout connaître d'eux? Leurs pensées, leurs personnalités, ont-elles une quelconque importance dans ce fracas d'évènements? Ils sont les messagers de l'Histoire, la grande, celle des palais et du poison, des batailles et des trahisons. C'est un perpétuel voyage, dans l'infini du détail graphique, où seule la trame compte, tantôt complot, tantôt drame, souvent les deux, toujours l'aventure! Même si l'éclat d'Alix se ternit depuis quelque temps, il continue et continuera longtemps, je le pense, à guider des générations de lecteurs, dans ce monde révolu mais à jamais mythique que Jacques Martin fait revivre...
D'habitude les histoires courtes c'est un format plutôt risqué, en partie à cause du manque d'intérêt éventuel de certaines histoires et de plus il est rare d'arriver à développer une vraie tension dramatique sur une faible quantité de pages.
Et bien ici c'est réussi et au moins trois histoires m'ont vraiment, vraiment plu.
Il est clair que cette oeuvre tourne autour d'Ikegami, car même s’il y a un scénariste différent pour chaque histoire, on sent que la "touche" Ikegami transpire de chaque page de cet album. Les thèmes qui lui sont cher comme l'honneur, l'amitié ou l'amour sont ici traités de façon intelligente.
Habituellement je trouve le style graphique d'Ikegami certes très beau, mais le photo réalisme qui se dégage de ses dessins est une chose que j'aime moyennement. Ici cela fonctionne bien, même si son style est toujours un peu figé, il faut reconnaître que c'est sublime, des oeuvres qu'il a illustrées c'est celle que je préfère, et de loin!
Il y a de nombreuses planches dessinées façon gekiga et cela va très bien avec ces histoires aux issues souvent dramatiques.
Bien sûr Ikegami se fait plaisir (à nous aussi par la même occasion) et nous gratifie de quelques femmes nues absolument splendides.
Quand on voit la qualité globale du dessin, du découpage et de la narration très graphique on ne peut que penser que c'est une oeuvre assez personnelle de Ryoichi Ikegami, et c'est tant mieux... aprés Crying Freeman et autre Sanctuary qui m'avaient déçu, je me languissais de voir le bonhomme sortir de l'univers yakusa/triades.
Une bonne surprise cet album, en plus la couverture sobre ne manque pas de classe. A acheter et à savourer.
Parfait. C'est de la dentelle sur aquarelle. C'est doux, non agressif, plaisant à lire, comme un conte pour enfants adultes. La subtilité n'est pas dans le scénario mais dans le dessin : un regard, une attitude ou encore la retranscription d'une émotion. Graphiquement parlant, c'est une des meilleures bd qu'il m'ait été donné d'acheter (et conseillée par la vendeuse). Je préfère Mary La Noire car plus d'action, mais le romantisme et la candeur de l'histoire de l'Autre Monde, l'équilibre du rythme en font un ensemble homogène. Culte, peut-être pas, mais de très très bonne facture.
J'ai lu ce manga sur conseil d'un ami.
Au début, il me repoussait : Je ne suis pas très baston pure.
Mais, le dessin, précis et intéressant, m'a forcé à lire ce fantastique manga.
Au fur et a mesure des épisodes, le scénario se révèle.....
Fantastique !
C'est une série référence pour moi!
On accroche de suite en lisant le T1, le scénario est vraiment bien ficelé, les dessins sont superbes. En bref du T1 au T5 il n'y a rien à dire, c'est génial, ensuite on enchaîne sur le cycle de l'étoile blanche qui pour moi n'est en rien moins captivant que les albums précédents. Ensuite viens le 3ème cycle, qui je l'avoue, n'est pas de la même qualité (l'histoire principale étant terminée, le scénario est de suite plus léger).
Cela étant dit Aquablue est une série vraiment excellente, à découvrir absolument!
La murge, ne l'achetez pas, la partager avec un pote c'est mieux!
Belle représentation de toute une palette d'états éthyliques, souvent très noirs... comme dans la vie!
Cette philosophie de comptoir est parfois très grasse "lorsque je bois comme un trou, alors je fait caca mou" ho, ho, ho, mais plus souvent très fine comme dans le texte accompagnant cette photo saisissante placée en milieu de recueil, détail assez rare pour être mentionné.
Depuis peu de temps amateur de bd, "la murge" m'a fait découvrir combien cet objet pouvait cerner un thème, pour en redéfinir les contours. Le message sous-jacent est celui d'une compréhension, d'un discernement de l'état alcoolique.
Cette BD est l'une des meilleurs qu'il m’ait été donné de lire ces derniers temps. Prenant le temps de refaire naître le style du journalier, Larcenet nous raconte la vie de Marco en nous faisant part de ses émotions, de ses problèmes, en un mot : de sa vie. Tout le monde se reconnaîtra un moment ou un autre dans cette BD, que ce soit pour ses problèmes de coeurs, familiaux, ses pensées ou ses rigolades avec son frère.
Larcenet à mis la barre haute avec le premier, mais le second opus est tout aussi bien réalisé, encore plus émouvant et pleins de sens... sans toutefois prendre parti. Une BD à acheter, à lire et à offrir !
Superbe diptyque ! Et dire que j’ai attendu la sortie du deuxième tome (et même un peu plus longtemps encore) pour entamer sa lecture.
Dès les premières pages, on est porté par la beauté des planches où les décors de "cartes postales" des calanques resplendissent sous le soleil de l’Italie. Malgré le cadre idyllique, la vie en ce début de siècle n’est pas facile, surtout lorsqu’on est étranger. L’histoire commence doucement, simplement, banalement même. Mais bien vite, le récit se focalise autour du mystère planant sur ces enfants "destinés à se rencontrer". La cadence insufflée au premier volume fait preuve de peu de célérité. Toutefois, ce tempo lent retranscrit idéalement le rythme de vie de ces populations méditerranéennes, bien loin du stress des grandes villes.
Le deuxième volume nous amène 20 ans après dans la jungle du Costa Rica (autres décors, tout aussi réussi) où les trois amis d’enfance se retrouvent autour de Lisa. Le côté fantastique du récit, suggéré dans le tome 1, s’étoffe dans ce second tome pour aboutir à un dénouement qui manque d’originalité certes, mais qui me suffit amplement. A ce titre, les dernières pages sont vraiment très réussies et ponctuent cette histoire de manière touchante (et un peu mélancolique aussi).
Côté dessin, tout le potentiel d’Olivier Pont, palpable déjà dans "Kucek", est ici confirmé et révélé au grand jour. La fluidité de son trait et la précision de l’encrage force mon admiration. De plus, la mise en couleur n’est pas en reste, l’ensemble rendant les planches très lumineuses et agréables à l’oeil.
Bref, c’est une bd qui m’a énormément plue, tant au niveau de la narration que du graphisme.
Pin-up est avant tout l’histoire de l’Amérique, au travers de l’histoire d’une Femme : Dottie.
Pendant la seconde guerre mondiale, Dottie pose comme Pin-up, pour des strips de comics patriotiques et elle en devient la superbe héroïne : Poison Ivy.
Outre les jolies Pin-up tout au long de ce premier cycle, c’est la dure vie des GI’s dans le pacifique que nous découvrons et l’effort de guerre fournit par les femmes aux Etats-Unis (je vous rassure elles n’étaient pas toutes Pin-up !)
Le deuxième cycle redémarre sur la Guerre Froide. Dottie a refait sa vie avec un aviateur espion à la solde de la CIA. Nous faisons connaissance avec des agents doubles, le fanatisme des américains contre les gens suspecté à tord de collaborer avec les Russes, des producteurs de cinéma Hollywoodiens déjà très puissants et toujours l’amour, la haine et la Jalousie
Le Troisième cycle est sur l’univers du jeu : Las Vegas. Dottie est chargée d’identifier les tricheurs aux Jeux. A nouveau à travers les aventures de Dottie, nous découvrons le monde de la Mafia, des Jeux d’argent, du Magasine playboy, de la guerre du Vietnam, des Hippies et de la drogue.
J’ai beaucoup aimé cette Bd, pour le scénario qui se sert de faits et de personnages qui ont réellement existés (Frank Sinatra, Kennedy…) pour les aventures très réalistes de Dottie et aussi pour les dessins superbes de Berthet.
Enfin bref c’est un peu du « forest gump » sauf que là c’est avec une jolie fille pas niaise du tout.
Ajout du 18/12/05 :
Enfin un 9ième album de Pin-up : Venin. Voici une histoire en 1 album qui n’est pas très intéressante et passionnante. En plus je suis particulièrement surpris, de voir que notre Pin-up ne prend pas une ride… Quel age a-t-elle maintenant ? A-t-elle fait une cure de jouvence ? Elle parait même plus jeune que dans les albums précédent.
D'après moi, l'une des oeuvres inestimables d'Osamu Tezuka.
Tezuka nous mène par le bout du nez, de pages en pages, avec un suspens cru et une intrigue complètement délirante. Le mélange Histoire/histoire est habilement manœuvré, et finalement, on peut se demander : qui d'Adolf ou d'Adolf est plus ange ou plus démon ? La façon dont Tezuka distille l'histoire est si alléchante, que je ne regretterai jamais d'avoir lu ce manga...
Bravo, Mr Tezuka. Ce manga est parfait, unique, une référence du manga que tout bon lecteur ne devrait pas oublier, parallèlement à Bouddha, Astro Boy, Ayako... Un chef d'oeuvre, je ne peux que dire cela, un chef d'oeuvre, à ne manquer pour rien au monde.
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Alix
Alix... Voilà un nom qui évoque bien des choses. Alix... C'est comme un souvenir enterré, qui ne demande qu'à revenir à la lumière. Alix... Oui, maintenant je les entends ces clairons, ce martèlement inébranlable des caligae romaines. Alix... Ce nom prononcé, c'est comme une image brouillée; mais le flou s'estompe, dirait-on! Ca y est, je les vois, ces splendeurs antiques, ces palais d'un autre temps, elles sont là, ces légions, ces armées téméraires d'une époque féroce. Je les sens, ces effluves parfumées des antichambres de Cléopâtre, cette poussière des cavalcades dans les plaines germaines, cette atmosphère de soupçon des palais de la Chine impériale! Et au milieu de tout cela, Alix et son compagnon de toujours, Enak. Que connais-je d'eux? Sommes-nous là pour tout connaître d'eux? Leurs pensées, leurs personnalités, ont-elles une quelconque importance dans ce fracas d'évènements? Ils sont les messagers de l'Histoire, la grande, celle des palais et du poison, des batailles et des trahisons. C'est un perpétuel voyage, dans l'infini du détail graphique, où seule la trame compte, tantôt complot, tantôt drame, souvent les deux, toujours l'aventure! Même si l'éclat d'Alix se ternit depuis quelque temps, il continue et continuera longtemps, je le pense, à guider des générations de lecteurs, dans ce monde révolu mais à jamais mythique que Jacques Martin fait revivre...
Yuko (Nouvelles de littérature japonaise)
D'habitude les histoires courtes c'est un format plutôt risqué, en partie à cause du manque d'intérêt éventuel de certaines histoires et de plus il est rare d'arriver à développer une vraie tension dramatique sur une faible quantité de pages. Et bien ici c'est réussi et au moins trois histoires m'ont vraiment, vraiment plu. Il est clair que cette oeuvre tourne autour d'Ikegami, car même s’il y a un scénariste différent pour chaque histoire, on sent que la "touche" Ikegami transpire de chaque page de cet album. Les thèmes qui lui sont cher comme l'honneur, l'amitié ou l'amour sont ici traités de façon intelligente. Habituellement je trouve le style graphique d'Ikegami certes très beau, mais le photo réalisme qui se dégage de ses dessins est une chose que j'aime moyennement. Ici cela fonctionne bien, même si son style est toujours un peu figé, il faut reconnaître que c'est sublime, des oeuvres qu'il a illustrées c'est celle que je préfère, et de loin! Il y a de nombreuses planches dessinées façon gekiga et cela va très bien avec ces histoires aux issues souvent dramatiques. Bien sûr Ikegami se fait plaisir (à nous aussi par la même occasion) et nous gratifie de quelques femmes nues absolument splendides. Quand on voit la qualité globale du dessin, du découpage et de la narration très graphique on ne peut que penser que c'est une oeuvre assez personnelle de Ryoichi Ikegami, et c'est tant mieux... aprés Crying Freeman et autre Sanctuary qui m'avaient déçu, je me languissais de voir le bonhomme sortir de l'univers yakusa/triades. Une bonne surprise cet album, en plus la couverture sobre ne manque pas de classe. A acheter et à savourer.
L'Autre Monde
Parfait. C'est de la dentelle sur aquarelle. C'est doux, non agressif, plaisant à lire, comme un conte pour enfants adultes. La subtilité n'est pas dans le scénario mais dans le dessin : un regard, une attitude ou encore la retranscription d'une émotion. Graphiquement parlant, c'est une des meilleures bd qu'il m'ait été donné d'acheter (et conseillée par la vendeuse). Je préfère Mary La Noire car plus d'action, mais le romantisme et la candeur de l'histoire de l'Autre Monde, l'équilibre du rythme en font un ensemble homogène. Culte, peut-être pas, mais de très très bonne facture.
Hellsing
J'ai lu ce manga sur conseil d'un ami. Au début, il me repoussait : Je ne suis pas très baston pure. Mais, le dessin, précis et intéressant, m'a forcé à lire ce fantastique manga. Au fur et a mesure des épisodes, le scénario se révèle..... Fantastique !
Aquablue
C'est une série référence pour moi! On accroche de suite en lisant le T1, le scénario est vraiment bien ficelé, les dessins sont superbes. En bref du T1 au T5 il n'y a rien à dire, c'est génial, ensuite on enchaîne sur le cycle de l'étoile blanche qui pour moi n'est en rien moins captivant que les albums précédents. Ensuite viens le 3ème cycle, qui je l'avoue, n'est pas de la même qualité (l'histoire principale étant terminée, le scénario est de suite plus léger). Cela étant dit Aquablue est une série vraiment excellente, à découvrir absolument!
La Murge
La murge, ne l'achetez pas, la partager avec un pote c'est mieux! Belle représentation de toute une palette d'états éthyliques, souvent très noirs... comme dans la vie! Cette philosophie de comptoir est parfois très grasse "lorsque je bois comme un trou, alors je fait caca mou" ho, ho, ho, mais plus souvent très fine comme dans le texte accompagnant cette photo saisissante placée en milieu de recueil, détail assez rare pour être mentionné. Depuis peu de temps amateur de bd, "la murge" m'a fait découvrir combien cet objet pouvait cerner un thème, pour en redéfinir les contours. Le message sous-jacent est celui d'une compréhension, d'un discernement de l'état alcoolique.
Le combat ordinaire
Cette BD est l'une des meilleurs qu'il m’ait été donné de lire ces derniers temps. Prenant le temps de refaire naître le style du journalier, Larcenet nous raconte la vie de Marco en nous faisant part de ses émotions, de ses problèmes, en un mot : de sa vie. Tout le monde se reconnaîtra un moment ou un autre dans cette BD, que ce soit pour ses problèmes de coeurs, familiaux, ses pensées ou ses rigolades avec son frère. Larcenet à mis la barre haute avec le premier, mais le second opus est tout aussi bien réalisé, encore plus émouvant et pleins de sens... sans toutefois prendre parti. Une BD à acheter, à lire et à offrir !
Où le regard ne porte pas...
Superbe diptyque ! Et dire que j’ai attendu la sortie du deuxième tome (et même un peu plus longtemps encore) pour entamer sa lecture. Dès les premières pages, on est porté par la beauté des planches où les décors de "cartes postales" des calanques resplendissent sous le soleil de l’Italie. Malgré le cadre idyllique, la vie en ce début de siècle n’est pas facile, surtout lorsqu’on est étranger. L’histoire commence doucement, simplement, banalement même. Mais bien vite, le récit se focalise autour du mystère planant sur ces enfants "destinés à se rencontrer". La cadence insufflée au premier volume fait preuve de peu de célérité. Toutefois, ce tempo lent retranscrit idéalement le rythme de vie de ces populations méditerranéennes, bien loin du stress des grandes villes. Le deuxième volume nous amène 20 ans après dans la jungle du Costa Rica (autres décors, tout aussi réussi) où les trois amis d’enfance se retrouvent autour de Lisa. Le côté fantastique du récit, suggéré dans le tome 1, s’étoffe dans ce second tome pour aboutir à un dénouement qui manque d’originalité certes, mais qui me suffit amplement. A ce titre, les dernières pages sont vraiment très réussies et ponctuent cette histoire de manière touchante (et un peu mélancolique aussi). Côté dessin, tout le potentiel d’Olivier Pont, palpable déjà dans "Kucek", est ici confirmé et révélé au grand jour. La fluidité de son trait et la précision de l’encrage force mon admiration. De plus, la mise en couleur n’est pas en reste, l’ensemble rendant les planches très lumineuses et agréables à l’oeil. Bref, c’est une bd qui m’a énormément plue, tant au niveau de la narration que du graphisme.
Pin-up
Pin-up est avant tout l’histoire de l’Amérique, au travers de l’histoire d’une Femme : Dottie. Pendant la seconde guerre mondiale, Dottie pose comme Pin-up, pour des strips de comics patriotiques et elle en devient la superbe héroïne : Poison Ivy. Outre les jolies Pin-up tout au long de ce premier cycle, c’est la dure vie des GI’s dans le pacifique que nous découvrons et l’effort de guerre fournit par les femmes aux Etats-Unis (je vous rassure elles n’étaient pas toutes Pin-up !) Le deuxième cycle redémarre sur la Guerre Froide. Dottie a refait sa vie avec un aviateur espion à la solde de la CIA. Nous faisons connaissance avec des agents doubles, le fanatisme des américains contre les gens suspecté à tord de collaborer avec les Russes, des producteurs de cinéma Hollywoodiens déjà très puissants et toujours l’amour, la haine et la Jalousie Le Troisième cycle est sur l’univers du jeu : Las Vegas. Dottie est chargée d’identifier les tricheurs aux Jeux. A nouveau à travers les aventures de Dottie, nous découvrons le monde de la Mafia, des Jeux d’argent, du Magasine playboy, de la guerre du Vietnam, des Hippies et de la drogue. J’ai beaucoup aimé cette Bd, pour le scénario qui se sert de faits et de personnages qui ont réellement existés (Frank Sinatra, Kennedy…) pour les aventures très réalistes de Dottie et aussi pour les dessins superbes de Berthet. Enfin bref c’est un peu du « forest gump » sauf que là c’est avec une jolie fille pas niaise du tout. Ajout du 18/12/05 : Enfin un 9ième album de Pin-up : Venin. Voici une histoire en 1 album qui n’est pas très intéressante et passionnante. En plus je suis particulièrement surpris, de voir que notre Pin-up ne prend pas une ride… Quel age a-t-elle maintenant ? A-t-elle fait une cure de jouvence ? Elle parait même plus jeune que dans les albums précédent.
L'Histoire des 3 Adolf
D'après moi, l'une des oeuvres inestimables d'Osamu Tezuka. Tezuka nous mène par le bout du nez, de pages en pages, avec un suspens cru et une intrigue complètement délirante. Le mélange Histoire/histoire est habilement manœuvré, et finalement, on peut se demander : qui d'Adolf ou d'Adolf est plus ange ou plus démon ? La façon dont Tezuka distille l'histoire est si alléchante, que je ne regretterai jamais d'avoir lu ce manga... Bravo, Mr Tezuka. Ce manga est parfait, unique, une référence du manga que tout bon lecteur ne devrait pas oublier, parallèlement à Bouddha, Astro Boy, Ayako... Un chef d'oeuvre, je ne peux que dire cela, un chef d'oeuvre, à ne manquer pour rien au monde.