C'est une BD culte, point.
Elle fait partie des BD de Miller qui ont transformé les comics dans les années 80.
Dommage que le public de ce site soit surtout branché BD franco-belge, car les amateurs de comics placent cet arc dans le top ten de tous les temps (en tous cas dans le classement comics super-héros).
Cette édition française est superbe, plus belle que la version US (comme souvent).
Notez quand même qu'il y a un assemblage d'épisodes au début que les puristes peuvent réprouver. Cependant ce sont des modifs qui ont été approuvées par Miller et Mazzucchelli themselves, et attention Mazzucchelli a même retouché certaines planches qu'il trouvait trop baclées !
L'ancienne amie de Daredevil, celle qu'il aimait au tout début dans les années 60, a vraiment mal tourné. Elle vend l'identité du héros à son pire ennemi, pour un fix ...
Une oeuvre majeure en BD pour moi. Si je devais n'en prendre qu'une sur une île déserte ça serait celle-là.
C'est une série qui prend son temps et paradoxalement très chargée (on peut la relire de nombreuses fois en y découvrant toujours de nouvelles choses).
Le coté ésotérique enrichit les degrés de lecture, parfois un peu trop comme dans le tome 2.
Les dessins sont évidemment riches et soignés.
Mention spéciale pour le tome 3 qui est un ovni, par sa taille, son scénario et sa qualité.
Je pense que les critiques négatives viennent de lecteurs qui venaient chercher autre chose, beaucoup plus terre à terre, rationnel et rythmé.(comme Les Passagers du vent par exemple). Pour les lecteurs qui aiment "déguster" une BD et se laisser imprégner par une ambiance, assurément un must.
J'adore, j'adore, j'adore, j'adore !!!!!
Je suis devenu complètement accro à cette série dédiée au rock de par ses références, ses personnages et son histoire. Grâce à ce manga, j'ai pu trouver un personnage auquel m'identifier (comme c'est beau !) à travers son envie de jouer de la guitare (j'ai d'ailleurs débuté après lecture du premier tome) et son mal être avec les filles (non je rigole, je suis pas si mal que ça enfin pas encore !!!). J'ai été envoûté par les deux premiers tomes mais le troisième et le quatrième manquent pour ainsi dire de souffle. Heureusement, ça repart de plus belle ensuite. Dans le même genre, je vous conseille tout simplement le manga animé qui est super (en plus on entend les vraies musiques !). Cela vaut vraiment la peine de le lire. Bref je vous conseille l'achat des tomes parce qu'avant de lire cela, je détestais les mangas. Ah oui, pour finir, bonne lecture !
Alors que son existence était restée encore trop confidentielle, le magazine bd jeunesse des éditions Milan « Capsule cosmique » a mis la clé sous le paillasson. Quel dommage pour une publication qui se révélait l’un des plus originales de ses dernières années. Dans ses pages s’illustraient des jeunes auteurs (dit de la nouvelle bd française) qui avaient décidé de s’adresser aux plus jeunes avec fraîcheur et modernité. Et avec une qualité qui forçait le respect. En témoignent quelques albums, ultimes témoins de cette trop courte aventure éditoriale. « Dieu qui pue, Dieu qui pète » en est une fabuleuse illustration. Ce recueil de petites histoires africaines concoctées par Vehlmann est un modèle de sobriété, d’ingéniosité et de fantaisie comme il m’a été rarement donné de voir depuis des années. Tous ces petits récits sont délicieux, ils font rêver tout en allant à l’essentiel. Et surtout, ils sont de qualité égale, difficile d’en sortir un du lot ! Ils sont autant de petites maximes philosophiques délicieusement mises en histoire avec un humour du meilleur acabit. Rigoureusement indispensable ! Un des albums de l’année !
Ma série culte, tout simplement. Ayant découvert les quatre premiers tomes dans l'armoire à BDs de mon foyer estudiantin, je me hâtai de commander le reste de la série chez mon libraire préféré...
C'est bien, c'est très sympa au niveau dessin (et Thorn est vraiment jolie !) et les Bone sont tout à fait sympathiques (mis à part Phoney Bone, mais là c'est scénaristique). Je me suis très attaché aux différents personnages et je suis tout à fait rentré dans l'histoire, sur laquelle je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.
Un incontournable de la BD américaine "hors-comics" (soit dit sans aucun sens péjoratif). Mon coup de coeur de l'année, décidément (c'est vrai, quoi, on investit pas à la légère dans une série de 11 tomes !). Largement une de mes séries préférées.
A ce qu'il paraîtrait, un film d'animation serait prévu, supervisé par l'auteur himself. Sinon, pour ceux qui aiment ça, signalons l'existence de jeux vidéos d'aventure téléchargeables sur internet (contre rétribution, hélas !). A surveiller, quand même.
Ah, oui, ma nouvelle phrase-culte :
"Stupides, stupides rats-garous !"
Je vais pas être très original, mais je trouve cette série vraiment réussie. Et pourtant, je peux dire que j'ai mis un sacré temps avant de la lire.
Le dessin de Larcenet ne m'apparaissait pas bien coller à un thème aussi peu humoristique (la vie ordinaire..., on a déjà du mal à assumer la sienne...).
Mes a priori sont tombés et je n'ai pu que me rendre à l'évidence, le thème est parfaitement traité, ce qu'il faut de graves et d'ordinaire, et le dessin lui donne un "je ne sais quoi d'humain et d'amusant" qui fait que j'ai adhéré dès les premières pages et que, au final, je n'hésite pas à qualifier cette série de culte.
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval.
Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison).
Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers.
Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte...
Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
Dans toute la série des Donjon, "Donjon Crépuscule" n'échappe pas à mon 5/5. Même si je le trouve inférieur à Donjon Zénith surtout à cause des tomes 3 et 4 qui ne sont pas terribles, l'excellence des deux premiers tomes m'a poussé à mettre la note maximale.
Le premier tome "Le cimetière des dragons" est pour moi un des meilleurs albums de tout Donjon devant les deux premiers albums de Donjon Zenith. D'abord, le dessin de Sfar est différent de ce qu'on voit d'habitude et contrairement à beaucoup d'avis sous celui-ci, il me plait car il a beaucoup de charme et il se distingue encore plus par son lettrage inhabituel. De plus, la scène de la rencontre entre Marvin et Marvin Rouge est très réussie. Enfin, la dernière page de cet album est un chef-d’oeuvre à elle-même avec ses trois cases en longueur représentant les trois personnages principaux: Marvin Rouge marchant dans la forêt, le grand Khan sur son tas de cadavres et Marvin le roi Poussière dans le cimetière des dragons.
Dans le deuxième tome, c'est encore un magnifique album que signent Sfar et Trondheim, marquant la renaissance de Marvin peu à peu même s'il perd ses deux bras à la fin de l'album. Le passage dans le château des Vaucanson est réussi, et apporte même quelques touches d'humour dans cette série à laquelle on reproche de manquer.
Le troisième tome n'est pas au niveau des deux premiers, mais reste quand même un bon album. Il raconte la dislocation de la planète sous l'angle de Marvin, accompagné de Gilberto, personnage qui demeure pour moi un abus des auteurs et dont je ne vois pas quelle est la place dans l'univers Donjon.
Pour le quatrième tome "Le dojo du lagon", je suis beaucoup plus critique: le scénario ne fait en rien avancer l'histoire et ces histoires d'enfants et de petits-enfants de Marvin ne me bottent pas vraiment. De plus, sur la fin, j'ai vraiment l'impression que les auteurs élargissent les cases pour arriver à faire rentrer leur scénario en 46 pages. D'abord, les pages sont divisées en six pour des scènes d'entraînement de Marvin Rouge sans intérêt. Puis, sur la fin, au moment où Baal et Marvin Rouge se battent, on a carrément deux cases consécutives de pages pleines pour montrer des choses qui passeraient très bien dans des cases de format normal.
Mais bon, étant donné la réussite totale des premiers tomes, je préfère ignorer le pâle quatrième album et mettre un beau 5/5 à cette série.
A propos du 5ème tome "Les nouveux centurions": Bonne nouvelle, le niveau de la série remonte après le calamiteux tome 104. On reprend l'histoire laissée à la fin du Donjon Monsters 4. Le scénario va à cent à l'heure, mais l'histoire est bien menée, donc ça passe bien. Le dessin de Kerascoët rend mieux, car il est dans de toutes petites cases. En fait, cet album passerait bien en tant que fin des Donjon, si il n'y avait pas quelques soucis dans l'histoire...
Difficile de poster un avis sur cette BD car tout a été dit.
Pour moi, ce sont de grands souvenirs d'enfance. Cette série fait partie de l'histoire de la bande dessinée et n'a à mon avis pas du tout vieilli.
Mes albums préférés sont le Lotus bleu, Coke en stock, l'Affaire Tournesol, le Temple du Soleil, les diamants de la Castafiore, Tintin au Tibet qui sont sans doute de vrais chefs-d'oeuvre du 9ème art. J'ai une petite préférence pour les albums où le capitaine Haddock tient une place importante.
Il est intéressant aussi de voir comment Hergé se servait de la géopolitique de son époque pour faire évoluer ses personnages.
Par exemple, le sceptre d'Ottokar est une réflexion sur la montée du fascisme en Europe. De même, l'Affaire Tournesol est une analyse assez fine de la guerre froide.
Au pays de l'or noir évoque les luttes pour le pétrole au Moyen-Orient.
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Daredevil - Renaissance (Justice aveugle)
C'est une BD culte, point. Elle fait partie des BD de Miller qui ont transformé les comics dans les années 80. Dommage que le public de ce site soit surtout branché BD franco-belge, car les amateurs de comics placent cet arc dans le top ten de tous les temps (en tous cas dans le classement comics super-héros). Cette édition française est superbe, plus belle que la version US (comme souvent). Notez quand même qu'il y a un assemblage d'épisodes au début que les puristes peuvent réprouver. Cependant ce sont des modifs qui ont été approuvées par Miller et Mazzucchelli themselves, et attention Mazzucchelli a même retouché certaines planches qu'il trouvait trop baclées ! L'ancienne amie de Daredevil, celle qu'il aimait au tout début dans les années 60, a vraiment mal tourné. Elle vend l'identité du héros à son pire ennemi, pour un fix ...
Les Compagnons du Crépuscule
Une oeuvre majeure en BD pour moi. Si je devais n'en prendre qu'une sur une île déserte ça serait celle-là. C'est une série qui prend son temps et paradoxalement très chargée (on peut la relire de nombreuses fois en y découvrant toujours de nouvelles choses). Le coté ésotérique enrichit les degrés de lecture, parfois un peu trop comme dans le tome 2. Les dessins sont évidemment riches et soignés. Mention spéciale pour le tome 3 qui est un ovni, par sa taille, son scénario et sa qualité. Je pense que les critiques négatives viennent de lecteurs qui venaient chercher autre chose, beaucoup plus terre à terre, rationnel et rythmé.(comme Les Passagers du vent par exemple). Pour les lecteurs qui aiment "déguster" une BD et se laisser imprégner par une ambiance, assurément un must.
Beck
J'adore, j'adore, j'adore, j'adore !!!!! Je suis devenu complètement accro à cette série dédiée au rock de par ses références, ses personnages et son histoire. Grâce à ce manga, j'ai pu trouver un personnage auquel m'identifier (comme c'est beau !) à travers son envie de jouer de la guitare (j'ai d'ailleurs débuté après lecture du premier tome) et son mal être avec les filles (non je rigole, je suis pas si mal que ça enfin pas encore !!!). J'ai été envoûté par les deux premiers tomes mais le troisième et le quatrième manquent pour ainsi dire de souffle. Heureusement, ça repart de plus belle ensuite. Dans le même genre, je vous conseille tout simplement le manga animé qui est super (en plus on entend les vraies musiques !). Cela vaut vraiment la peine de le lire. Bref je vous conseille l'achat des tomes parce qu'avant de lire cela, je détestais les mangas. Ah oui, pour finir, bonne lecture !
Dieu qui pue, Dieu qui pète
Alors que son existence était restée encore trop confidentielle, le magazine bd jeunesse des éditions Milan « Capsule cosmique » a mis la clé sous le paillasson. Quel dommage pour une publication qui se révélait l’un des plus originales de ses dernières années. Dans ses pages s’illustraient des jeunes auteurs (dit de la nouvelle bd française) qui avaient décidé de s’adresser aux plus jeunes avec fraîcheur et modernité. Et avec une qualité qui forçait le respect. En témoignent quelques albums, ultimes témoins de cette trop courte aventure éditoriale. « Dieu qui pue, Dieu qui pète » en est une fabuleuse illustration. Ce recueil de petites histoires africaines concoctées par Vehlmann est un modèle de sobriété, d’ingéniosité et de fantaisie comme il m’a été rarement donné de voir depuis des années. Tous ces petits récits sont délicieux, ils font rêver tout en allant à l’essentiel. Et surtout, ils sont de qualité égale, difficile d’en sortir un du lot ! Ils sont autant de petites maximes philosophiques délicieusement mises en histoire avec un humour du meilleur acabit. Rigoureusement indispensable ! Un des albums de l’année !
Bone
Ma série culte, tout simplement. Ayant découvert les quatre premiers tomes dans l'armoire à BDs de mon foyer estudiantin, je me hâtai de commander le reste de la série chez mon libraire préféré... C'est bien, c'est très sympa au niveau dessin (et Thorn est vraiment jolie !) et les Bone sont tout à fait sympathiques (mis à part Phoney Bone, mais là c'est scénaristique). Je me suis très attaché aux différents personnages et je suis tout à fait rentré dans l'histoire, sur laquelle je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture. Un incontournable de la BD américaine "hors-comics" (soit dit sans aucun sens péjoratif). Mon coup de coeur de l'année, décidément (c'est vrai, quoi, on investit pas à la légère dans une série de 11 tomes !). Largement une de mes séries préférées. A ce qu'il paraîtrait, un film d'animation serait prévu, supervisé par l'auteur himself. Sinon, pour ceux qui aiment ça, signalons l'existence de jeux vidéos d'aventure téléchargeables sur internet (contre rétribution, hélas !). A surveiller, quand même. Ah, oui, ma nouvelle phrase-culte : "Stupides, stupides rats-garous !"
Le combat ordinaire
Je vais pas être très original, mais je trouve cette série vraiment réussie. Et pourtant, je peux dire que j'ai mis un sacré temps avant de la lire. Le dessin de Larcenet ne m'apparaissait pas bien coller à un thème aussi peu humoristique (la vie ordinaire..., on a déjà du mal à assumer la sienne...). Mes a priori sont tombés et je n'ai pu que me rendre à l'évidence, le thème est parfaitement traité, ce qu'il faut de graves et d'ordinaire, et le dessin lui donne un "je ne sais quoi d'humain et d'amusant" qui fait que j'ai adhéré dès les premières pages et que, au final, je n'hésite pas à qualifier cette série de culte.
Chroniques de la lune noire
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval. Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison). Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers. Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
Spawn
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte... Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
Donjon Crépuscule
Dans toute la série des Donjon, "Donjon Crépuscule" n'échappe pas à mon 5/5. Même si je le trouve inférieur à Donjon Zénith surtout à cause des tomes 3 et 4 qui ne sont pas terribles, l'excellence des deux premiers tomes m'a poussé à mettre la note maximale. Le premier tome "Le cimetière des dragons" est pour moi un des meilleurs albums de tout Donjon devant les deux premiers albums de Donjon Zenith. D'abord, le dessin de Sfar est différent de ce qu'on voit d'habitude et contrairement à beaucoup d'avis sous celui-ci, il me plait car il a beaucoup de charme et il se distingue encore plus par son lettrage inhabituel. De plus, la scène de la rencontre entre Marvin et Marvin Rouge est très réussie. Enfin, la dernière page de cet album est un chef-d’oeuvre à elle-même avec ses trois cases en longueur représentant les trois personnages principaux: Marvin Rouge marchant dans la forêt, le grand Khan sur son tas de cadavres et Marvin le roi Poussière dans le cimetière des dragons. Dans le deuxième tome, c'est encore un magnifique album que signent Sfar et Trondheim, marquant la renaissance de Marvin peu à peu même s'il perd ses deux bras à la fin de l'album. Le passage dans le château des Vaucanson est réussi, et apporte même quelques touches d'humour dans cette série à laquelle on reproche de manquer. Le troisième tome n'est pas au niveau des deux premiers, mais reste quand même un bon album. Il raconte la dislocation de la planète sous l'angle de Marvin, accompagné de Gilberto, personnage qui demeure pour moi un abus des auteurs et dont je ne vois pas quelle est la place dans l'univers Donjon. Pour le quatrième tome "Le dojo du lagon", je suis beaucoup plus critique: le scénario ne fait en rien avancer l'histoire et ces histoires d'enfants et de petits-enfants de Marvin ne me bottent pas vraiment. De plus, sur la fin, j'ai vraiment l'impression que les auteurs élargissent les cases pour arriver à faire rentrer leur scénario en 46 pages. D'abord, les pages sont divisées en six pour des scènes d'entraînement de Marvin Rouge sans intérêt. Puis, sur la fin, au moment où Baal et Marvin Rouge se battent, on a carrément deux cases consécutives de pages pleines pour montrer des choses qui passeraient très bien dans des cases de format normal. Mais bon, étant donné la réussite totale des premiers tomes, je préfère ignorer le pâle quatrième album et mettre un beau 5/5 à cette série. A propos du 5ème tome "Les nouveux centurions": Bonne nouvelle, le niveau de la série remonte après le calamiteux tome 104. On reprend l'histoire laissée à la fin du Donjon Monsters 4. Le scénario va à cent à l'heure, mais l'histoire est bien menée, donc ça passe bien. Le dessin de Kerascoët rend mieux, car il est dans de toutes petites cases. En fait, cet album passerait bien en tant que fin des Donjon, si il n'y avait pas quelques soucis dans l'histoire...
Les Aventures de Tintin
Difficile de poster un avis sur cette BD car tout a été dit. Pour moi, ce sont de grands souvenirs d'enfance. Cette série fait partie de l'histoire de la bande dessinée et n'a à mon avis pas du tout vieilli. Mes albums préférés sont le Lotus bleu, Coke en stock, l'Affaire Tournesol, le Temple du Soleil, les diamants de la Castafiore, Tintin au Tibet qui sont sans doute de vrais chefs-d'oeuvre du 9ème art. J'ai une petite préférence pour les albums où le capitaine Haddock tient une place importante. Il est intéressant aussi de voir comment Hergé se servait de la géopolitique de son époque pour faire évoluer ses personnages. Par exemple, le sceptre d'Ottokar est une réflexion sur la montée du fascisme en Europe. De même, l'Affaire Tournesol est une analyse assez fine de la guerre froide. Au pays de l'or noir évoque les luttes pour le pétrole au Moyen-Orient.