Et une bonne nouvelle série encore pour ce mois !!!! Rien à redire sur la partie graphique, c'est tout simplement superbe. J'ai eu plus de mal sur le scénario, bien qu'il soit de bonne facture, la lecture ayant été assez fastidieuse. Il ne reste plus qu'à confirmer sur le tome suivant, tout étant déjà réuni pour que "La Licorne" devienne une très grande série.
Après lecture du tome 2, je passe à 5/5 : ce triptyque a tout d'une série culte, l'histoire est originale, bien construite, dense. Le dessin est tout simplement ce que j'ai vu de mieux ces derniers temps. Chaque case est détaillée et les couleurs font l'objet d'un travail énorme.
J'attends avec impatience le tome 3.
Voilà je rajoute mon avis car je trouve ceux qui précèdent un peu durs pour cette oeuvre fondatrice du renouveau des comics américains de la fin des années 80 (d'où mon 5/5) même si en terme de vente et de reconnaissance publique on est bien sûr très loin des Watchmen et de Dark Knight.
En fait je pense que dans cette bd tout fonctionne sur le niveau de lecture et effectivement, je suis bien d'accord pour dire qu'il faut un sérieux background comics pour en apprécier tous ses clins d’œil, allusions ou autres sous-entendus (avoir à l’esprit les agissements de la CIA en Amérique du sud et le conflit Vietnamien n’étant pas inutile non plus). Néanmoins c'est surout vrai pour les autres aventures du Marshal, celle ci se contentant de revenir sur la figure emblèmatique du rêve américain que représente le Super Patriote (=Superman).
C'est déjà à ma connaissance une oeuvre unique : on a affaire ici à une satire qui pour une fois ne se contente pas d’être une parodie bouffonne du style Mad. Au premier degré l’enquête policière est finalement bien menée et pourrait constituer à elle seule une histoire solide, mais c’est surtout au second degré que c’est un délice : décalquer l’univers super héroïques américain en le poussant à chaque fois vers une logique jusqu’au-boutiste totalement jubilatoire (après Superman dans cette première histoire, Marshal Law s’attaquera ensuite à Marvel et ses vengeurs via un punisher ex tortionnaire de la CIA, puis reviendra sur DC avec un Batman vampirisant ses boywonder avant de ressusciter bien involontairement les super héros de l’age d’or, tout cela malheureusement restant inédit en France). Et pourtant je suis fan de la plupart de ces héros !
Le mot bourrin et fasciste revient souvent dans les 3 avis précédents pour décrire la bd. Mais à nouveau, je pense qu’il faut ici distinguer le héro qui est effectivement bien au premier abord un bourrin fascisant (qui est même qualifié de « nazy thug » dans le troisième tome) de l’œuvre elle-même qui elle ne l’est pas. C’est déjà ce type de malentendu dont ont souffert des films comme le Starship Trooper de Verhoven et les inspecteurs Harry à leur époque par exemple.
Tout comme le film de Verhoven, Marshal Law est une œuvre éminemment politique. Quant à leur idée sur le dévoiement des cultes religieux je crois qu’elle est assez claire, voir à ce sujet en particulier … ah, ben non en fait toute l’œuvre de Mills.
Partant de ce postulat, on se retrouve avec un héro qui peut servir d’exutoire aux auteurs et ils ne se privent pas de se défouler dès qu’ils le peuvent (tout comme je m’éclate à exploser des zombies sur ma console alors que l’idée de tenir une vraie arme à feu m’est insupportable). D’où peut être ce que certain qualifierais de manque de finesse comme ces somptueuses répliques du type « souris quand tu me traite de connard » et autres perles de ce genre. Et là chacun peut bien penser ce qu’il veut en fonction de sa sensibilité. Pour ma part, mon seul critère est que ce que je trouve lourd ne me fais tout simplement pas rire, et si je ne devais garder qu’un seul argument pour convaincre, Marshal Law est une série qui me fait beaucoup rire !
PS : pour ce qui concerne le dessin, tout à été dit dans les avis précédent (à la décharge d'O'Neil, c'est à ma connaissance la première fois qu'il s'essayait à du dessin "peint"). J'ai failli ne jamais acheter cette bd à l'époque car les dessins me rebutaient. Maintenant il fait parti de mes 2 favoris (grâce aussi à la ligue des gentlemen, à Nemesis The warlock et surtout toutes les autres aventures du Marshal honteusement inédites en France).
Je viens de le finir ! Ce sera donc un avis à chaud, héhé !
Depuis le temps que j'entendais parler de Taniguchi et de toutes ses oeuvres, j'avais fini par tomber sur Le Journal de mon père, que j'avais trouvé pas mal mais sans plus, pas de quoi en faire des montagnes (cf. Le Sommet des dieux ^^). Je n'avais pas réussi à rentrer réellement dans l'histoire.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Lorsque la mayonnaise prend, comme c'est le cas pour Quartier lointain, c'est que du bonheur ! Ça a mis un peu de temps ; je dirais le premier quart de l'œuvre complète, mais ensuite je me suis embarqué avec le héros et j'ai suivi son évolution en partageant ses joies et ses angoisses. Je ne parlerai pas de l'histoire pour ne rien gâcher, si ce n'est que suivre les réflexions et la vie quotidienne de cet enfant un peu hors norme de 14-48 ans s'avère être un vrai plaisir.
MAGNIFIQUE, ÉMOUVANT, SUPERBE ...
Un premier tome très poétique posant la trame d'un amour particulier entre deux êtres "à part" du monde des humains... personnages auxquels on ne peut que s'attacher...
Un second tome apocalyptique, à l'échelle de ce que peut être la nature humaine dans sa plus profonde noirceur...
Enfin, un troisième et dernier tome pour dénouer la fin de cet amour posé dans le premier tome...
Classée "science-fiction" cette trilogie fait pourtant appel à de grands réalismes... L'innocence et la pureté face à la perversité et la violence... Le rêve, face à la réalité...
Un scénario très poétique, violent et passionnel tout le long de l'histoire, accompagné de superbes dessins, en parfait accord avec le scénario... Un seul petit bémol à cette trilogie peut-être, le fait que les dessins du troisième tome n'aient pas été réalisés par la talentueuse Béatrice Tillier... Même si Franck Leclercq a su reprendre la suite avec brio, il manque la touche magique et féerique de Tillier... Néanmoins cette trilogie reste un bijou de la bande dessinée...
Un bijou que l'on ne peut que contempler encore et encore tant par la beauté des dessins et qui ne peut que faire rêver encore et encore par sa relecture... Une œuvre d'art, qui, lorsqu'on la connaît, ne peut pas laisser indifférent...
Un grand MERCI ! Donc à Mme Tillier et Messieurs Téhy et Leclercq pour cette œuvre d'art...
Les avis précédents résument bien ce que vous pourrez trouver en lisant Alim le Tanneur. J'ajouterai simplement que des bandes dessinées comme celles-là devraient être au programme des écoles primaires (je vais en parler à Sarko ^^), voire collège car c'est quand même très réaliste et donc très violent parfois, et certaines scènes sont choquantes et pas facilement explicables à un enfant, pour qui la religion peut sembler à première vue inoffensive.
En lisant cette bd on retrace le parcours ensanglanté de l'humanité, toujours au nom d'un soi-disant Dieu tout puissant qui mérite tous les sacrifices et au nom duquel les pires crimes sont commis. On assiste aux différentes traductions du fanatisme religieux, et on en comprend facilement les rouages : embrigadement dès l'enfance, interdictions en tout genre et libertés restreintes, incitation à la haine et à l'intolérance vis à vis d'autres croyances... Bref de quoi éveiller l'attention de nos chères têtes blondes !! Et nous de rester vigilants !
Quel moment de bonheur que cette superbe histoire ! On a l'impression de rêver également au fil des pages en même temps que ce petit garçon qui tient tant à son grand-père. Une belle leçon de tendresse qui nous rappelle aussi qu'on était si bien au temps de l'innocence lors de notre enfance.
Pour tous ceux qui aiment les histoires émouvantes et poétiques : courez chez votre libraire !
Cette série fait vraiment partie intégrante de mes bd préférées : J'ADOREEEEEEEE.
En résumé : les dessins sont SUPERBES et là on ne peut qu'être d'accord.
Le style est poétique (on aime ou pas c'est certain) et les personnages sont très attachants.
Pour moi elle fait partie des séries cultes à ne pas manquer, émerveillement garanti !!
Attention, cet avis ne concerne que les 2 premiers tomes.
Tout simplement parmi les plus belles bandes dessinées que vous pourrez (si vous êtes chanceux, il devient difficile à trouver) tenir entre vos mains.
Ledroit y fait toute la démonstration de son talent de metteur en scène et, bien sûr, d'illustrateur.
Au travers d'un scénario assez classique quoique bien ficelé mêlant polar et fantastique dans le New York des années 30, Olivier Ledroit exprime tout son talent dans le premier diptyque de "Xoco", faisant ainsi passer cette oeuvre du rang de simple divertissement au rang de culte.
Pour les amateurs de la série Fables, cet album est un indispensable. Pour les autres, c'est une très belle entrée en matière.
Le scénariste et créateur de la série, Bill Willingham y suit la recette de Neil Gaiman lorsqu'il a produit le formidable hors-série Sandman - Nuits Éternelles. Il s'est entouré d'un panel de grands dessinateurs et illustrateurs et, ensemble, ils offrent au lecteur un recueil d'histoires courtes plus belles les unes que les autres et qui offrent surtout un jour nouveau à chacun des personnages de la série mère, Fables.
Les graphismes sont divers mais quasiment tous excellents. Ce sont de vrais styles, pleins de personnalités, s'approchant parfois de l'illustration et parfois plus proches du style comics classique. C'est varié, coloré, joli, plaisant à lire et à regarder. Un vrai bonheur visuel.
L'album est élégamment encadré par un récit illustré mettant en scène Blanche-neige face au Sultan et les conditions qui vont l'amener à raconter ses histoires durant 1001 nuits. C'est un récit fluide et agréable, accompagné d'illustrations de toute beauté.
Chacune des bandes-dessinées qui composent ensuite ces "nuits" nous amènent à en apprendre davantage sur des personnages clés de la série Fables, qu'il s'agisse de Neige, Bigby, le Roi Cole et autres Gobe-mouche. Ce sont des contes pleins de finesse, parfois dramatiques, parfois humoristiques, parfois cruels et durs.
L'amateur de la série mère découvrira par ce biais de nombreux faits importants sur la vie des fables avant leur arrivée à Fableville. Et celui qui ne connait pas la série mère pourra découvrir avec bonheur des contes simples mais intelligents, plaisants, drôles ou touchants.
Formidable !
Comme Ro, j’ai pensé aussi à Chaque chose de Julien Neel. Il y a forcément quelque chose de commun à ce type de récit d’enfance autobiographique… « Ma maman est en Amérique… » m’a cependant nettement plus enthousiasmé. Il y a quelque chose du « Petit Nicolas » dans ces pages, un ton juste qui permet aux auteurs d’envisager le monde à la première personne au travers des yeux d’un enfant.
La différence, c’est que si chez Le petit Nicolas, ce point de vue servait essentiellement à faire travailler nos zygomatiques, ici, Regnaud et Bravo vont un cran plus loin. Du rire, il y en a, mais l’essentiel n’est pas là. Dès les premières pages, on a plus ou moins deviné ce que l’enfant ne sait pas, ce qu’on lui a caché… Nous savons d’emblée, par notre regard d’adulte, ce que l’enfant ignore, alors même que nous n’avons accès qu’à son point de vue… C’est là toute la force de cet ouvrage qui se place quelque part, dans cette espèce de zone floue entre la naïveté et l’imaginaire de l’enfance et notre propre regard désenchanté d’adulte. Simple et efficace, tendre et surprenant, c’est un des albums essentiels de l’année 2007.
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La Licorne
Et une bonne nouvelle série encore pour ce mois !!!! Rien à redire sur la partie graphique, c'est tout simplement superbe. J'ai eu plus de mal sur le scénario, bien qu'il soit de bonne facture, la lecture ayant été assez fastidieuse. Il ne reste plus qu'à confirmer sur le tome suivant, tout étant déjà réuni pour que "La Licorne" devienne une très grande série. Après lecture du tome 2, je passe à 5/5 : ce triptyque a tout d'une série culte, l'histoire est originale, bien construite, dense. Le dessin est tout simplement ce que j'ai vu de mieux ces derniers temps. Chaque case est détaillée et les couleurs font l'objet d'un travail énorme. J'attends avec impatience le tome 3.
Marshal Law
Voilà je rajoute mon avis car je trouve ceux qui précèdent un peu durs pour cette oeuvre fondatrice du renouveau des comics américains de la fin des années 80 (d'où mon 5/5) même si en terme de vente et de reconnaissance publique on est bien sûr très loin des Watchmen et de Dark Knight. En fait je pense que dans cette bd tout fonctionne sur le niveau de lecture et effectivement, je suis bien d'accord pour dire qu'il faut un sérieux background comics pour en apprécier tous ses clins d’œil, allusions ou autres sous-entendus (avoir à l’esprit les agissements de la CIA en Amérique du sud et le conflit Vietnamien n’étant pas inutile non plus). Néanmoins c'est surout vrai pour les autres aventures du Marshal, celle ci se contentant de revenir sur la figure emblèmatique du rêve américain que représente le Super Patriote (=Superman). C'est déjà à ma connaissance une oeuvre unique : on a affaire ici à une satire qui pour une fois ne se contente pas d’être une parodie bouffonne du style Mad. Au premier degré l’enquête policière est finalement bien menée et pourrait constituer à elle seule une histoire solide, mais c’est surtout au second degré que c’est un délice : décalquer l’univers super héroïques américain en le poussant à chaque fois vers une logique jusqu’au-boutiste totalement jubilatoire (après Superman dans cette première histoire, Marshal Law s’attaquera ensuite à Marvel et ses vengeurs via un punisher ex tortionnaire de la CIA, puis reviendra sur DC avec un Batman vampirisant ses boywonder avant de ressusciter bien involontairement les super héros de l’age d’or, tout cela malheureusement restant inédit en France). Et pourtant je suis fan de la plupart de ces héros ! Le mot bourrin et fasciste revient souvent dans les 3 avis précédents pour décrire la bd. Mais à nouveau, je pense qu’il faut ici distinguer le héro qui est effectivement bien au premier abord un bourrin fascisant (qui est même qualifié de « nazy thug » dans le troisième tome) de l’œuvre elle-même qui elle ne l’est pas. C’est déjà ce type de malentendu dont ont souffert des films comme le Starship Trooper de Verhoven et les inspecteurs Harry à leur époque par exemple. Tout comme le film de Verhoven, Marshal Law est une œuvre éminemment politique. Quant à leur idée sur le dévoiement des cultes religieux je crois qu’elle est assez claire, voir à ce sujet en particulier … ah, ben non en fait toute l’œuvre de Mills. Partant de ce postulat, on se retrouve avec un héro qui peut servir d’exutoire aux auteurs et ils ne se privent pas de se défouler dès qu’ils le peuvent (tout comme je m’éclate à exploser des zombies sur ma console alors que l’idée de tenir une vraie arme à feu m’est insupportable). D’où peut être ce que certain qualifierais de manque de finesse comme ces somptueuses répliques du type « souris quand tu me traite de connard » et autres perles de ce genre. Et là chacun peut bien penser ce qu’il veut en fonction de sa sensibilité. Pour ma part, mon seul critère est que ce que je trouve lourd ne me fais tout simplement pas rire, et si je ne devais garder qu’un seul argument pour convaincre, Marshal Law est une série qui me fait beaucoup rire ! PS : pour ce qui concerne le dessin, tout à été dit dans les avis précédent (à la décharge d'O'Neil, c'est à ma connaissance la première fois qu'il s'essayait à du dessin "peint"). J'ai failli ne jamais acheter cette bd à l'époque car les dessins me rebutaient. Maintenant il fait parti de mes 2 favoris (grâce aussi à la ligue des gentlemen, à Nemesis The warlock et surtout toutes les autres aventures du Marshal honteusement inédites en France).
Quartier lointain
Je viens de le finir ! Ce sera donc un avis à chaud, héhé ! Depuis le temps que j'entendais parler de Taniguchi et de toutes ses oeuvres, j'avais fini par tomber sur Le Journal de mon père, que j'avais trouvé pas mal mais sans plus, pas de quoi en faire des montagnes (cf. Le Sommet des dieux ^^). Je n'avais pas réussi à rentrer réellement dans l'histoire. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Lorsque la mayonnaise prend, comme c'est le cas pour Quartier lointain, c'est que du bonheur ! Ça a mis un peu de temps ; je dirais le premier quart de l'œuvre complète, mais ensuite je me suis embarqué avec le héros et j'ai suivi son évolution en partageant ses joies et ses angoisses. Je ne parlerai pas de l'histoire pour ne rien gâcher, si ce n'est que suivre les réflexions et la vie quotidienne de cet enfant un peu hors norme de 14-48 ans s'avère être un vrai plaisir.
Fée et tendres Automates
MAGNIFIQUE, ÉMOUVANT, SUPERBE ... Un premier tome très poétique posant la trame d'un amour particulier entre deux êtres "à part" du monde des humains... personnages auxquels on ne peut que s'attacher... Un second tome apocalyptique, à l'échelle de ce que peut être la nature humaine dans sa plus profonde noirceur... Enfin, un troisième et dernier tome pour dénouer la fin de cet amour posé dans le premier tome... Classée "science-fiction" cette trilogie fait pourtant appel à de grands réalismes... L'innocence et la pureté face à la perversité et la violence... Le rêve, face à la réalité... Un scénario très poétique, violent et passionnel tout le long de l'histoire, accompagné de superbes dessins, en parfait accord avec le scénario... Un seul petit bémol à cette trilogie peut-être, le fait que les dessins du troisième tome n'aient pas été réalisés par la talentueuse Béatrice Tillier... Même si Franck Leclercq a su reprendre la suite avec brio, il manque la touche magique et féerique de Tillier... Néanmoins cette trilogie reste un bijou de la bande dessinée... Un bijou que l'on ne peut que contempler encore et encore tant par la beauté des dessins et qui ne peut que faire rêver encore et encore par sa relecture... Une œuvre d'art, qui, lorsqu'on la connaît, ne peut pas laisser indifférent... Un grand MERCI ! Donc à Mme Tillier et Messieurs Téhy et Leclercq pour cette œuvre d'art...
Alim le tanneur
Les avis précédents résument bien ce que vous pourrez trouver en lisant Alim le Tanneur. J'ajouterai simplement que des bandes dessinées comme celles-là devraient être au programme des écoles primaires (je vais en parler à Sarko ^^), voire collège car c'est quand même très réaliste et donc très violent parfois, et certaines scènes sont choquantes et pas facilement explicables à un enfant, pour qui la religion peut sembler à première vue inoffensive. En lisant cette bd on retrace le parcours ensanglanté de l'humanité, toujours au nom d'un soi-disant Dieu tout puissant qui mérite tous les sacrifices et au nom duquel les pires crimes sont commis. On assiste aux différentes traductions du fanatisme religieux, et on en comprend facilement les rouages : embrigadement dès l'enfance, interdictions en tout genre et libertés restreintes, incitation à la haine et à l'intolérance vis à vis d'autres croyances... Bref de quoi éveiller l'attention de nos chères têtes blondes !! Et nous de rester vigilants !
MangeCoeur
Quel moment de bonheur que cette superbe histoire ! On a l'impression de rêver également au fil des pages en même temps que ce petit garçon qui tient tant à son grand-père. Une belle leçon de tendresse qui nous rappelle aussi qu'on était si bien au temps de l'innocence lors de notre enfance. Pour tous ceux qui aiment les histoires émouvantes et poétiques : courez chez votre libraire !
Fée et tendres Automates
Cette série fait vraiment partie intégrante de mes bd préférées : J'ADOREEEEEEEE. En résumé : les dessins sont SUPERBES et là on ne peut qu'être d'accord. Le style est poétique (on aime ou pas c'est certain) et les personnages sont très attachants. Pour moi elle fait partie des séries cultes à ne pas manquer, émerveillement garanti !!
Xoco
Attention, cet avis ne concerne que les 2 premiers tomes. Tout simplement parmi les plus belles bandes dessinées que vous pourrez (si vous êtes chanceux, il devient difficile à trouver) tenir entre vos mains. Ledroit y fait toute la démonstration de son talent de metteur en scène et, bien sûr, d'illustrateur. Au travers d'un scénario assez classique quoique bien ficelé mêlant polar et fantastique dans le New York des années 30, Olivier Ledroit exprime tout son talent dans le premier diptyque de "Xoco", faisant ainsi passer cette oeuvre du rang de simple divertissement au rang de culte.
Fables - 1001 Nuits de Neige
Pour les amateurs de la série Fables, cet album est un indispensable. Pour les autres, c'est une très belle entrée en matière. Le scénariste et créateur de la série, Bill Willingham y suit la recette de Neil Gaiman lorsqu'il a produit le formidable hors-série Sandman - Nuits Éternelles. Il s'est entouré d'un panel de grands dessinateurs et illustrateurs et, ensemble, ils offrent au lecteur un recueil d'histoires courtes plus belles les unes que les autres et qui offrent surtout un jour nouveau à chacun des personnages de la série mère, Fables. Les graphismes sont divers mais quasiment tous excellents. Ce sont de vrais styles, pleins de personnalités, s'approchant parfois de l'illustration et parfois plus proches du style comics classique. C'est varié, coloré, joli, plaisant à lire et à regarder. Un vrai bonheur visuel. L'album est élégamment encadré par un récit illustré mettant en scène Blanche-neige face au Sultan et les conditions qui vont l'amener à raconter ses histoires durant 1001 nuits. C'est un récit fluide et agréable, accompagné d'illustrations de toute beauté. Chacune des bandes-dessinées qui composent ensuite ces "nuits" nous amènent à en apprendre davantage sur des personnages clés de la série Fables, qu'il s'agisse de Neige, Bigby, le Roi Cole et autres Gobe-mouche. Ce sont des contes pleins de finesse, parfois dramatiques, parfois humoristiques, parfois cruels et durs. L'amateur de la série mère découvrira par ce biais de nombreux faits importants sur la vie des fables avant leur arrivée à Fableville. Et celui qui ne connait pas la série mère pourra découvrir avec bonheur des contes simples mais intelligents, plaisants, drôles ou touchants. Formidable !
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
Comme Ro, j’ai pensé aussi à Chaque chose de Julien Neel. Il y a forcément quelque chose de commun à ce type de récit d’enfance autobiographique… « Ma maman est en Amérique… » m’a cependant nettement plus enthousiasmé. Il y a quelque chose du « Petit Nicolas » dans ces pages, un ton juste qui permet aux auteurs d’envisager le monde à la première personne au travers des yeux d’un enfant. La différence, c’est que si chez Le petit Nicolas, ce point de vue servait essentiellement à faire travailler nos zygomatiques, ici, Regnaud et Bravo vont un cran plus loin. Du rire, il y en a, mais l’essentiel n’est pas là. Dès les premières pages, on a plus ou moins deviné ce que l’enfant ne sait pas, ce qu’on lui a caché… Nous savons d’emblée, par notre regard d’adulte, ce que l’enfant ignore, alors même que nous n’avons accès qu’à son point de vue… C’est là toute la force de cet ouvrage qui se place quelque part, dans cette espèce de zone floue entre la naïveté et l’imaginaire de l’enfance et notre propre regard désenchanté d’adulte. Simple et efficace, tendre et surprenant, c’est un des albums essentiels de l’année 2007.