Je ne poste ce 5/5 que pour faire grimper la note globale en espérant que cela incitera une maximum de monde à lire cette formidable série !
Tout est dit dans les commentaires déjà présents, je ne reviendrais donc pas sur la qualité du dessin, des couleurs, du scénario, du style....
C'est tout simplement une série remarquable dont on regrette presque qu'elle ne soit pas encore au programme scolaire. Pour autant que je sache, la réalité historique est correctement respectée dans les grandes lignes et cela est déjà plus que ce que nos chères têtes blondes sont susceptibles de découvrir au cours d'une scolarité normale. Mais surtout, c'est une série qui de mon point de vue confirme sans équivoque le statut d'Art que revendique avec plus ou moins de bonheur la bande dessinée.
A lire et à faire lire donc, sans la moindre réserve.
Ce commentaire est valable pour les tomes jusqu'à "Le bout de la piste", car ensuite la qualité de la série se dégrade clairement.
La principale qualité de Blueberry est son scénario : en effet, celui-ci est extrèmement bien construit, en plus d'être passionnant ! Les évènements s'enchainent avec fluidité et l'on passe par toutes les émotions, pour finir avec un dernier tome (pour moi, Le bout de la piste fait figure de dernier tome) tout simplement génial sur le plan scénaristique.
Seul petit reproche : Blueberry a quand même beaucoup de chance d'echapper aux balles à chaque fois !
Le dessin est quasiment optimal dès le début (au fur et à mesure des tomes les personnages sont légèrement plus détaillés), ce qui est peu courant dans la BD. Les couleurs sont agréables et les personnages ne se ressemblent pas tous, comme dans certaines BDs.
Si vous n'êtes pas convaincu, achetez donc juste les deux tomes La mine de l'allemand perdu/Le spectre aux balles d'or qui forment une histoire indépendante et dont le scénario représente bien l'esprit de la série.
La vie d'un enfant de 6 ans pour qui l'école est un cauchemar, mais qui a une imagination débordante et qui est un philosophe aguerri !
Je bénis Bill Watterson d'avoir inventé cette série d'humour cynique et intelligent, qui est support à reflexion. En effet le petit Calvin et son tigre Hobbes réflechissent de façon poussée sur de multiples sujets j'attends encore le jour où un enfant de 6 ans me dira que c'est une "quadrature ontologique" !), puis l'instant d'après sombrent dans une affligeante immaturité.
Dans cette série, tous les personnages sont intéressants et ont une personnalité bien définie : le père, la mère, la maîtresse, la camarade de classe, etc... Tous ont un côté attachant qui donne un intérêt supplémentaire à ce comics.
Le fait que la plupart des tomes soient en noir et blanc n'est en rien dérangeant, et le dessin simple est tout à fait adapté à ce genre de BD.
En résumé... je suis fan !!
Avant d'aller plus loin, je tiens à préciser que cette note est subjective et personnelle.
J'ai adoré cette lecture mais il ne sera pas de même pour tout le monde. En fait cela dépend de ce que l'on attend d'une BD.
"Omni-Visibilis" est le fruit du travail collaboratif de deux grands auteurs.
Ils font un sans-faute sur ce pavé à l'édition de qualité, similaire à du Futuropolis avec son dos rond.
Le scénario part d'un postulat étrange bien résumé dans l'avis précédent de Ro. La suite est pour moi une merveille, le récit déborde d'ingéniosité, certains gags sont multipliés ou plutôt déclinés avec systématiquement des sourires voir des rires garantis. Les auteurs ne lésinent pas sur l'humour.
J'ai adhéré à l'histoire qui fonctionne bien sans tomber dans la facilité. Les situations sont bien réfléchies, on voit que le sujet a été creusé sérieusement et que le travail de synthèse qui en a découlé est très propre.
Le dessin est la cerise sur le gâteau : il est superbe et le choix de la bichromie le sublime.
Une telle production, j'en redemande tous les jours.
Bravo aux auteurs mais également à Dupuis.
Lone Wolf & Cub, c'est assurément l'association de deux talents et la production d'une série hors du commun.
Le talent du dessinateur d'une part : la finesse du trait, le souci du détail et la capacité à dessiner aussi bien la luminosité de la neige, la fraicheur ou au contraire l'oppression d'un jour de pluie, la quiétude comme la violence de l'eau, la clarté du jour, l'obscurité de la nuit, l'anatomie humaine et animale (les chevaux au galop, la main qui tient le sabre) et tout ceci avec un très bon rendu du mouvement (même si certaines scènes sont parfois difficiles à décrypter). Que dire sur la technique du sumi-e utilisée pour les quelques premières pages de chaque histoire sinon que c'est tout simplement magnifique !
Le talent du scénariste d'autre part : une relation père-fils incroyable et une imagination sans borne pour trouver, encore après une vingtaine de volumes et plus d'une centaine d'histoires, des idées pour raconter des tranches de vie ou des assassinats sanglants et bien ficelés ou simplement l'honneur, l'orgueil, l'esprit de vengeance ou la fierté dans la société japonaise de l'époque. Autour du tome 17, on entrevoit dans certains chapitres une facette profondément humaine d'Ogami Itto, quand il croit son fils en danger de mort ou qu'il doit affronter un de ses anciens élèves. Après avoir assisté à tant de violence et maîtrise de soi de sa part, c'est d'autant plus fort et émouvant. La mentalité de Daigoro est parfois dérangeante mais les histoires qui tournent autour de son personnage sont toujours surprenantes.
Comme le laisse présager le thème de cette série, il y a beaucoup de sang versé, mais sans pour autant tomber dans la boucherie-charcuterie comme c'est le cas dans l'Habitant de l'infini. L'assassinat en lui même est souvent court et efficace, tout est dans la préparation, la mise en scène, la traque, la ruse et les regards échangés. J'admire vraiment la capacité qu'ont certains auteurs et dessinateurs à pouvoir tout exprimer ou presque par le dessin, les attitudes et les expressions.
Décembre 2008 - Petit complément après la lecture des tomes 20, 21, 22 et 23 : l'histoire du loup solitaire et de son fils se divise en fin de compte pour l'instant en deux parties : une première partie avec les assassinats rémunérés pour accumuler de l'or puis une deuxième partie avec le retour à Edo et la (tentative de) vengeance proprement dite du clan Ogami contre le clan Yagyu. Et cette deuxième partie, et notamment les 4 derniers tomes que j'ai lus, sont d'une intensité croissante voire même exceptionnelle pour les derniers, qui font intervenir notamment dans un rôle de premier plan un empoisonneur fourbe et ignoble. Un vrai régal et un suspens toujours aussi prenant. Vivement la suite !
Août 2009 - Les tomes 24 et 25 sont sortis et je n'en reviens toujours pas que la tension et la qualité de cette oeuvre puissent continuer à grimper de la sorte. Plus que 3 tomes avant la fin et s'il ne se passait pas 5 ou 6 mois maintenant entre la sortie de chaque volume, je retiendrais presque ma respiration jusqu'au prochain... Graphiquement, c'est parfois tellement beau que c'en est émouvant.
Juillet 2010 - Plus qu'un tome à se mettre sous la dent et on aura le fin mot de cette épopée grandiose. Les derniers chapitre mettent en scène les "herbes", ces espions à la solde des Yagyu qui depuis des générations se sont installés dans des villages et y ont vécu comme si de rien n'était. Je trouve le chapitre de leur "éveil" absolument magnifique. La force qui se dégage de ce récit et de ses deux personnages principaux est tout simplement incroyable... Dire que tout ça va bientôt s'arrêter :((
Septembre 2010 - après lecture du 28ème et dernier tome : définitivement culte... cette fin n'aurait pas pu être plus belle... :::((::
4,5/5
Je confirme les avis précédents.
Cette série démarre de façon étonnante, avec des personnages hauts en couleurs (peut-être un peu trop !) et des situations assez loufoques.
Alors que le thème et certaines scènes sont assez morbides, le rire nous cueille régulièrement au détour d'une case, par surprise.
Le tout est rehaussé par de superbes dessins (pour peu que l'on soit sensible à ce style).
A noter aussi la mise en page assez classieuse, tout à fait dans le ton et l'époque évoquée.
Bref vivement la suite ! :-)
Mon coup de cœur du moment.
Deux tomes qui sont une magnifique oeuvre, sur le plan de l'histoire comme du graphisme.
Inspiré de l'histoire de René Caillé et de sa découverte de Tombouctou, c'est le récit d'un homme fasciné par un rêve, raconté avec infiniment d'humanité et d'attention aux autres personnages : le "héros" n'écrase pas les tomes de sa présence.
Ces livres racontent le rêve et la désillusion, la difficulté à se comprendre entre les cultures, mais aussi la richesse des rencontres et les ressemblances au delà des différences ; il n'y a pas de fatalité du "choc des civilisations" dans ces livres.
Quant à l'illustration, certaines pages sont tellement belles qu'elle peuvent s'admirer comme des tableaux...
A la sortie de la lecture, on a envie de lire la vraie histoire de René Caillé, pour voir quelle est la part de vérité et celle de fiction dans ce récit à la fois lumineux et sombre.
Une BD absolument extraordinaire, dans tous les sens du terme, et que j'ai d'autant plus aimé que j'avais hésité à la prendre.
Sans avoir lu le livre, difficile de dire la part qui revient à l'auteur (un Tolstoï qui n'est pas celui de Guerre et Paix) et celle du dessinateur.
Mais quoi qu'il en soit, ce dernier utilise à merveille le lavis noir et blanc pour nous faire partager les aventures de son héros attachant en dépit (et à cause) de ses faiblesses. A certain moments, l'oeuvre évoque l'expressionnisme allemand. On est captivé par ces péripéties picaresques, dans le contexte de la Russie révolutionnaire. J'ai bien aimé également la grande tendresse avec laquelle il dépeint les personnages féminins de la fin.
La claque !
Pourtant, à sa sortie en librairie, j’avais rapidement feuilleté ce one shot, le dessin au premier abord simplet m’avait fait reposer rapidement la BD, sans me poser d’avantage de questions.
Ce sont les avis positifs et les éloges venus d’ici et d’ailleurs, qui m’ont fait me repencher sur cet opus, grand bien m’en a pris !
Le pitch : Le monde politique vu par l’intermédiaire d’un jeune conseiller fraîchement débarqué dans les arcanes du pouvoir. Tout simplement enthousiasmant.
Cette plongée dans ce microcosme si particulier sonne tellement juste, de l’organisation de la communication à la gloire du ministre, à la résolution des problèmes diplomatiques, en passant par les longs discours et les grandes visions d’avenir, le tout en mode déphasage complet de la vraie vie.
Une brochette de personnages assez jubilatoires, avec en tête de gondole le magnifique animal politique Alexandre Taillard de Worms (Clone de Dominique de Villepin), superbement croqué.
Un humour omniprésent, qui tombe souvent juste et flirte parfois avec l’absurde, pour mon plus grand bonheur. Des références aussi jouissives qu’originales (De Star Wars à X-or) et certaines séquences qui sont assez mythiques, voir notamment le passage du stabilo, tout simplement irrésistible !
Finalement, le dessin qui m’avait laissé froid au premier abord, est également un grand atout de ce one shot, par son dynamisme et son sens du mouvement. Il faut voir le ministre ajouter le geste à la parole, il semble prendre vie, insaisissable et toujours en mouvement, traversant les bureaux tel un courant d’air.
Il y a longtemps que je n’avais pas pris un tel pied à lire une BD et je sais déjà que je la relirai avec plaisir. Culte !
Difficile de noter autrement, je me suis éclaté avec les aventures délirantes des 2 singes héros de cette BD. Le ton est délibérément débridé, l'humour va très très loin, mais il ne me semble jamais avoir dépassé les limites.
Ce one shot est composé d'une petite dizaine de récits pouvant se lire indépendamment. Seuls les 2 derniers étaient un cran au dessous (mais bons tout de même). Les autres sont tous cultes, ils garantissent chacun des éclats de rire impossibles à retenir.
Le dessin n'est pas exceptionnel mais il convient bien au scénario. Il n'est pas toujours facile à déchiffrer mais son dynamisme est communicatif. La colorisation manque de contraste, les couleurs sont parfois ton sur ton et ne facilitent pas toujours la lecture. Mais il ne faut pas bouder son plaisir, le dessin est agréable et de qualité.
Une fois la BD fermée, je me suis dit qu'elle était culte et qu'il ne faudrait pas répondre aux sirènes du commerce, car ce serait dommage de casser cet excellent travail par une suite de moindre qualité. Cette BD se suffit à elle même, elle est tellement bonne que l'on en voudrait plus mais il me semble que le tour du sujet est fait et que l'on irait alors vers du déjà vu.
En tout cas : CULTE !!!!
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Murena
Je ne poste ce 5/5 que pour faire grimper la note globale en espérant que cela incitera une maximum de monde à lire cette formidable série ! Tout est dit dans les commentaires déjà présents, je ne reviendrais donc pas sur la qualité du dessin, des couleurs, du scénario, du style.... C'est tout simplement une série remarquable dont on regrette presque qu'elle ne soit pas encore au programme scolaire. Pour autant que je sache, la réalité historique est correctement respectée dans les grandes lignes et cela est déjà plus que ce que nos chères têtes blondes sont susceptibles de découvrir au cours d'une scolarité normale. Mais surtout, c'est une série qui de mon point de vue confirme sans équivoque le statut d'Art que revendique avec plus ou moins de bonheur la bande dessinée. A lire et à faire lire donc, sans la moindre réserve.
Blueberry
Ce commentaire est valable pour les tomes jusqu'à "Le bout de la piste", car ensuite la qualité de la série se dégrade clairement. La principale qualité de Blueberry est son scénario : en effet, celui-ci est extrèmement bien construit, en plus d'être passionnant ! Les évènements s'enchainent avec fluidité et l'on passe par toutes les émotions, pour finir avec un dernier tome (pour moi, Le bout de la piste fait figure de dernier tome) tout simplement génial sur le plan scénaristique. Seul petit reproche : Blueberry a quand même beaucoup de chance d'echapper aux balles à chaque fois ! Le dessin est quasiment optimal dès le début (au fur et à mesure des tomes les personnages sont légèrement plus détaillés), ce qui est peu courant dans la BD. Les couleurs sont agréables et les personnages ne se ressemblent pas tous, comme dans certaines BDs. Si vous n'êtes pas convaincu, achetez donc juste les deux tomes La mine de l'allemand perdu/Le spectre aux balles d'or qui forment une histoire indépendante et dont le scénario représente bien l'esprit de la série.
Calvin et Hobbes
La vie d'un enfant de 6 ans pour qui l'école est un cauchemar, mais qui a une imagination débordante et qui est un philosophe aguerri ! Je bénis Bill Watterson d'avoir inventé cette série d'humour cynique et intelligent, qui est support à reflexion. En effet le petit Calvin et son tigre Hobbes réflechissent de façon poussée sur de multiples sujets j'attends encore le jour où un enfant de 6 ans me dira que c'est une "quadrature ontologique" !), puis l'instant d'après sombrent dans une affligeante immaturité. Dans cette série, tous les personnages sont intéressants et ont une personnalité bien définie : le père, la mère, la maîtresse, la camarade de classe, etc... Tous ont un côté attachant qui donne un intérêt supplémentaire à ce comics. Le fait que la plupart des tomes soient en noir et blanc n'est en rien dérangeant, et le dessin simple est tout à fait adapté à ce genre de BD. En résumé... je suis fan !!
Omni-Visibilis
Avant d'aller plus loin, je tiens à préciser que cette note est subjective et personnelle. J'ai adoré cette lecture mais il ne sera pas de même pour tout le monde. En fait cela dépend de ce que l'on attend d'une BD. "Omni-Visibilis" est le fruit du travail collaboratif de deux grands auteurs. Ils font un sans-faute sur ce pavé à l'édition de qualité, similaire à du Futuropolis avec son dos rond. Le scénario part d'un postulat étrange bien résumé dans l'avis précédent de Ro. La suite est pour moi une merveille, le récit déborde d'ingéniosité, certains gags sont multipliés ou plutôt déclinés avec systématiquement des sourires voir des rires garantis. Les auteurs ne lésinent pas sur l'humour. J'ai adhéré à l'histoire qui fonctionne bien sans tomber dans la facilité. Les situations sont bien réfléchies, on voit que le sujet a été creusé sérieusement et que le travail de synthèse qui en a découlé est très propre. Le dessin est la cerise sur le gâteau : il est superbe et le choix de la bichromie le sublime. Une telle production, j'en redemande tous les jours. Bravo aux auteurs mais également à Dupuis.
Lone Wolf & Cub
Lone Wolf & Cub, c'est assurément l'association de deux talents et la production d'une série hors du commun. Le talent du dessinateur d'une part : la finesse du trait, le souci du détail et la capacité à dessiner aussi bien la luminosité de la neige, la fraicheur ou au contraire l'oppression d'un jour de pluie, la quiétude comme la violence de l'eau, la clarté du jour, l'obscurité de la nuit, l'anatomie humaine et animale (les chevaux au galop, la main qui tient le sabre) et tout ceci avec un très bon rendu du mouvement (même si certaines scènes sont parfois difficiles à décrypter). Que dire sur la technique du sumi-e utilisée pour les quelques premières pages de chaque histoire sinon que c'est tout simplement magnifique ! Le talent du scénariste d'autre part : une relation père-fils incroyable et une imagination sans borne pour trouver, encore après une vingtaine de volumes et plus d'une centaine d'histoires, des idées pour raconter des tranches de vie ou des assassinats sanglants et bien ficelés ou simplement l'honneur, l'orgueil, l'esprit de vengeance ou la fierté dans la société japonaise de l'époque. Autour du tome 17, on entrevoit dans certains chapitres une facette profondément humaine d'Ogami Itto, quand il croit son fils en danger de mort ou qu'il doit affronter un de ses anciens élèves. Après avoir assisté à tant de violence et maîtrise de soi de sa part, c'est d'autant plus fort et émouvant. La mentalité de Daigoro est parfois dérangeante mais les histoires qui tournent autour de son personnage sont toujours surprenantes. Comme le laisse présager le thème de cette série, il y a beaucoup de sang versé, mais sans pour autant tomber dans la boucherie-charcuterie comme c'est le cas dans l'Habitant de l'infini. L'assassinat en lui même est souvent court et efficace, tout est dans la préparation, la mise en scène, la traque, la ruse et les regards échangés. J'admire vraiment la capacité qu'ont certains auteurs et dessinateurs à pouvoir tout exprimer ou presque par le dessin, les attitudes et les expressions. Décembre 2008 - Petit complément après la lecture des tomes 20, 21, 22 et 23 : l'histoire du loup solitaire et de son fils se divise en fin de compte pour l'instant en deux parties : une première partie avec les assassinats rémunérés pour accumuler de l'or puis une deuxième partie avec le retour à Edo et la (tentative de) vengeance proprement dite du clan Ogami contre le clan Yagyu. Et cette deuxième partie, et notamment les 4 derniers tomes que j'ai lus, sont d'une intensité croissante voire même exceptionnelle pour les derniers, qui font intervenir notamment dans un rôle de premier plan un empoisonneur fourbe et ignoble. Un vrai régal et un suspens toujours aussi prenant. Vivement la suite ! Août 2009 - Les tomes 24 et 25 sont sortis et je n'en reviens toujours pas que la tension et la qualité de cette oeuvre puissent continuer à grimper de la sorte. Plus que 3 tomes avant la fin et s'il ne se passait pas 5 ou 6 mois maintenant entre la sortie de chaque volume, je retiendrais presque ma respiration jusqu'au prochain... Graphiquement, c'est parfois tellement beau que c'en est émouvant. Juillet 2010 - Plus qu'un tome à se mettre sous la dent et on aura le fin mot de cette épopée grandiose. Les derniers chapitre mettent en scène les "herbes", ces espions à la solde des Yagyu qui depuis des générations se sont installés dans des villages et y ont vécu comme si de rien n'était. Je trouve le chapitre de leur "éveil" absolument magnifique. La force qui se dégage de ce récit et de ses deux personnages principaux est tout simplement incroyable... Dire que tout ça va bientôt s'arrêter :(( Septembre 2010 - après lecture du 28ème et dernier tome : définitivement culte... cette fin n'aurait pas pu être plus belle... :::((::
Chambres Noires
4,5/5 Je confirme les avis précédents. Cette série démarre de façon étonnante, avec des personnages hauts en couleurs (peut-être un peu trop !) et des situations assez loufoques. Alors que le thème et certaines scènes sont assez morbides, le rire nous cueille régulièrement au détour d'une case, par surprise. Le tout est rehaussé par de superbes dessins (pour peu que l'on soit sensible à ce style). A noter aussi la mise en page assez classieuse, tout à fait dans le ton et l'époque évoquée. Bref vivement la suite ! :-) Mon coup de cœur du moment.
Abdallahi
Deux tomes qui sont une magnifique oeuvre, sur le plan de l'histoire comme du graphisme. Inspiré de l'histoire de René Caillé et de sa découverte de Tombouctou, c'est le récit d'un homme fasciné par un rêve, raconté avec infiniment d'humanité et d'attention aux autres personnages : le "héros" n'écrase pas les tomes de sa présence. Ces livres racontent le rêve et la désillusion, la difficulté à se comprendre entre les cultures, mais aussi la richesse des rencontres et les ressemblances au delà des différences ; il n'y a pas de fatalité du "choc des civilisations" dans ces livres. Quant à l'illustration, certaines pages sont tellement belles qu'elle peuvent s'admirer comme des tableaux... A la sortie de la lecture, on a envie de lire la vraie histoire de René Caillé, pour voir quelle est la part de vérité et celle de fiction dans ce récit à la fois lumineux et sombre.
Ibicus
Une BD absolument extraordinaire, dans tous les sens du terme, et que j'ai d'autant plus aimé que j'avais hésité à la prendre. Sans avoir lu le livre, difficile de dire la part qui revient à l'auteur (un Tolstoï qui n'est pas celui de Guerre et Paix) et celle du dessinateur. Mais quoi qu'il en soit, ce dernier utilise à merveille le lavis noir et blanc pour nous faire partager les aventures de son héros attachant en dépit (et à cause) de ses faiblesses. A certain moments, l'oeuvre évoque l'expressionnisme allemand. On est captivé par ces péripéties picaresques, dans le contexte de la Russie révolutionnaire. J'ai bien aimé également la grande tendresse avec laquelle il dépeint les personnages féminins de la fin.
Quai d'Orsay
La claque ! Pourtant, à sa sortie en librairie, j’avais rapidement feuilleté ce one shot, le dessin au premier abord simplet m’avait fait reposer rapidement la BD, sans me poser d’avantage de questions. Ce sont les avis positifs et les éloges venus d’ici et d’ailleurs, qui m’ont fait me repencher sur cet opus, grand bien m’en a pris ! Le pitch : Le monde politique vu par l’intermédiaire d’un jeune conseiller fraîchement débarqué dans les arcanes du pouvoir. Tout simplement enthousiasmant. Cette plongée dans ce microcosme si particulier sonne tellement juste, de l’organisation de la communication à la gloire du ministre, à la résolution des problèmes diplomatiques, en passant par les longs discours et les grandes visions d’avenir, le tout en mode déphasage complet de la vraie vie. Une brochette de personnages assez jubilatoires, avec en tête de gondole le magnifique animal politique Alexandre Taillard de Worms (Clone de Dominique de Villepin), superbement croqué. Un humour omniprésent, qui tombe souvent juste et flirte parfois avec l’absurde, pour mon plus grand bonheur. Des références aussi jouissives qu’originales (De Star Wars à X-or) et certaines séquences qui sont assez mythiques, voir notamment le passage du stabilo, tout simplement irrésistible ! Finalement, le dessin qui m’avait laissé froid au premier abord, est également un grand atout de ce one shot, par son dynamisme et son sens du mouvement. Il faut voir le ministre ajouter le geste à la parole, il semble prendre vie, insaisissable et toujours en mouvement, traversant les bureaux tel un courant d’air. Il y a longtemps que je n’avais pas pris un tel pied à lire une BD et je sais déjà que je la relirai avec plaisir. Culte !
Monkey Bizness
Difficile de noter autrement, je me suis éclaté avec les aventures délirantes des 2 singes héros de cette BD. Le ton est délibérément débridé, l'humour va très très loin, mais il ne me semble jamais avoir dépassé les limites. Ce one shot est composé d'une petite dizaine de récits pouvant se lire indépendamment. Seuls les 2 derniers étaient un cran au dessous (mais bons tout de même). Les autres sont tous cultes, ils garantissent chacun des éclats de rire impossibles à retenir. Le dessin n'est pas exceptionnel mais il convient bien au scénario. Il n'est pas toujours facile à déchiffrer mais son dynamisme est communicatif. La colorisation manque de contraste, les couleurs sont parfois ton sur ton et ne facilitent pas toujours la lecture. Mais il ne faut pas bouder son plaisir, le dessin est agréable et de qualité. Une fois la BD fermée, je me suis dit qu'elle était culte et qu'il ne faudrait pas répondre aux sirènes du commerce, car ce serait dommage de casser cet excellent travail par une suite de moindre qualité. Cette BD se suffit à elle même, elle est tellement bonne que l'on en voudrait plus mais il me semble que le tour du sujet est fait et que l'on irait alors vers du déjà vu. En tout cas : CULTE !!!!