Les derniers avis (7596 avis)

Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Cet album est peut-être le meilleur que j'aie lu depuis plusieurs années. J'avais beaucoup aimé les derniers bouquins de Davodeau qui, depuis Rural !, est devenu un auteur à suivre. Son sens du réel, sa description minutieuse, son souci des relations entre les personnages... Qu'il fasse de la fiction ou qu'il s'attache à raconter le quotidien de cultivateurs, Davodeau est un auteur majeur. Toujours avide d'expériences enrichissantes, il propose donc un deal à un de ses amis vignerons : une initiation croisée de leur quotidien. Idée saugrenue, mais qui, entre les mains de Davodeau, s'avère géniale. Car Richard Leroy est un passionné, il n'a pas toujours été vigneron, mais c'est son goût pour ce nectar des dieux qui l'a amené à en faire son métier. Très vite la discussion entre les deux hommes échappe à tout contrôle, même si l'un rappelle à l'autre qu'il faut tailler les vignes, et que l'autre essaie de faire connaître à l'un quelques pépites en bande dessinée. Puisque le support est un album de bande dessinée, la part belle est tenue par le vigneron, qui laisse parler son coeur, son corps, son âme au travers de tout le patient travail d'exploitation de la vigne. Et c'est encore lui qui nous livre son avis sur les étranges petits mickeys que lui ramène son ouvrier viticole. L'authenticité, la passion, l'amitié et le goût pour les belles choses sont au coeur de cet album. Se débarrassant de toute contrainte, Davodeau découpe son bouquin en 19 chapitres chronologiques, faisant intervenir cavistes, restaurateurs, viticulteurs, mais aussi, puisqu'il fait découvrir son monde à Richard, d'autres auteurs (illustres), des éditeurs (sympa de nous montrer la super équipe de Futuro), des fans... Ne manquent plus que les "critiques", même s'ils sont évoqués. Bref, en 272 pages (goinfrées en moins de deux heures), c'est un panorama joyeux, pertinent et franchement addictif qui nous est présenté, même si je soupçonne Etienne Davodeau de romancer un peu certains passages pour qu'ils soient plus limpides en termes de narration. Et puis l'humour est, comme toujours, au rendez-vous. Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Que j'adore ce bouquin ? Que j'ai envie de goûter aux vins de Richard Leroy ? Eh bien voilà, c'est dit.

24/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Sam & Twitch
Sam & Twitch

Pour moi Sam & Twitch c'est culte. Pourquoi? Bah en fait je sais pas trop, le dessin est pas sublime, le scénario est bien mais sans plus, les dialogues sont efficaces mais sans plus... Mais le tous mélangé c'est ultra efficace. C'est sombre, c'est violent, des fois carrément glauque voire choquant, le tout servi par des dialogues courts mais percutants et un dessin sombre qui colle parfaitement à l'ambiance. Les héros sont deux super flics pas si super que ça, ils sont pas très beau, l'un est plutôt gros et un peu dégueu sur les bords, l'autre est un maigrichon à lunettes pas tellement mieux, mais ce sont deux excellents enquêteurs et ça se voit. Moi j'adore leurs aventures : c'est du culte, du culte et encore du culte.

23/10/2011 (modifier)
Par Jaydee
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fables
Fables

(Avis donné après la lecture des 100 premiers chapitres) Sur la couverture des versions comics, les critiques élogieuses comparent souvent cette série au mythique Sandman, dans la qualité. Je trouve personnellement que la comparaison se tient, tant cette série est un énorme coup de pied au cul. L'auteur y fait évoluer les personnages de contes dans le New York de nos jours, après qu'ils aient été chassés de leurs mondes par "l'adversaire", dont l'identité au départ est inconnue. On a ici une belle métaphore sur la diaspora juive, qui sera filée tout au long de la série. Le premier cycle (les 75 premiers chapitres) mettra l'histoire en place et verra nos héros triompher de cet adversaire. Un second cycle est en cours de production, et voit la communauté confrontée à un sorcier tout-puissant. La grande qualité de cette série est je trouve la capacité de déconstruction, et ce sur 2 niveaux : - Déconstruction du personnage de conte et comptine, afin de lui donner des attributs précis, et une utilité dans la communauté (Mowgli est par exemple un excellent diplomate entre Homme et animaux) - Déconstruction dans le récit : l'auteur tue selon son gré beaucoup de personnages principaux, mais la profondeur des personnages au départ secondaires permet d'assurer le relai sans aucun problème.L'histoire enchaine donc les retournements de situation, sans devenir confuse, mais en nous tenant en haleine à chaque chapitre. Mêlant humour, aventure et réflexion politique, le scénario est une réussite. Le dessin quant à lui s'améliore continuellement au cours de l'histoire, je le trouve personnellement très agréable, il sert le récit à merveille. Mention spéciale aux découpages et à la gestion de l'espace des planches, très originale. Bref, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir cette petite merveille!

20/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Mon premier est le contraire de faible. Mon second vaut fa bémol. Mon troisième est une affirmation en Russie. Mon quatrième est une table à laquelle on aurait coupé la tête. Mon tout est le qualificatif que je réserve au nouvel album de Davodeau, "Les Ignorants". Oups, on n'est pas sur le sujet "Je m'ennuie, on fait des charades BD?" sur le forum de BDthèque ??? Désolée, je vais être plus claire alors : formidable ! Comment ça "un peu court" ? Ok, ok, je développe. En premier le dessin. Y a pas à dire, Davodeau était déjà un fabuleux scénariste, il devient de plus en plus un très bon dessinateur. Trait éclairci, visages de plus en plus réguliers,... Il arrive à rendre la beauté de la vigne simplement en noir et blanc. Car oui, c'est beau une vigne... nostalgie des dernières vacances en Alsace. Pour ce qui est du scénario, l'idée est simple mais géniale. La rencontre entre deux personnes passionnées par leur métier et passionnantes est tout simplement captivante. Les 270 pages ont été avalées en un clin d'oeil. L'histoire est vivante, remplie d'humour, pleine d'humanité. On a envie de les rencontrer ces gaillards, de partager avec eux autour du vin et de la BD. Deux sujets qui m'intéressent et on ressort de cette BD avec l'impression d'avoir appris plein de choses... comme c'est agréable de s'instruire en s'amusant. Allez, on reste un peu en vacances en débouchant une bonne bouteille de vin (pour les références, voir l'avis de Mac Arthur, il a bien voulu partager :p) J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais finalement je pense qu'il mérite bien un "culte". Je le relirai avec grand plaisir. A découvrir donc (ainsi que les autres albums de Davodeau ! Oui oui, on peut le dire, je suis fan).

20/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Après l’excellent Lulu Femme Nue, une œuvre de fiction profondément humaine, Etienne Davodeau revient au reportage bd pour nous livrer le récit d’une initiation croisée. Initiation croisée… Echange de savoir et de passion… Un sujet sur mesure pour cet artiste devenu un maître dans l’art de relater les rapports humains simples et francs (voir son « Quelques jours avec un menteur » pour exemple) et dans celui de vulgariser des données techniques (lisez donc « Rural ! » pour vous en convaincre). Et, à nouveau, Etienne Davodeau fait mouche. Son récit est instructif, amusant et incroyablement humain. Les rencontres y occupent un espace majeur, et chacune d’elles nourrit les acteurs plus sûrement que n’importe quel restaurant 4 étoiles. Etienne et son ami viticulteur sont deux passionnés, cela se voit et se sent, mais ils gardent une capacité d’autodérision et de recul qui les rendent simples, accessibles et, aussi, extrêmement didactiques. Les deux se révèlent en effet être d’excellents professeurs. Et s’il est amusant pour un lecteur dans mon genre d’observer les réactions d’un novice face à un Moebius, un Gibrat ou un Trondheim, le récit devient très instructif dès que le thème de la viticulture (et du vin) est abordé. Davodeau a eu une idée simple mais géniale qui fait basculer le lecteur de maître en apprenti tout au long du récit. Un coup, je m’amuse en apprenant, un coup j’apprends en m’amusant. C’est pareil mais différent. Autre qualité : l’écriture ! Elle coule, simple, fluide, vivante, naturelle, souvent drôle. Pour parvenir à ce niveau, il faut à l’auteur une impressionnante maîtrise. Et si cette écriture est si performante, c’est parce que l’auteur parvient à ne pas la rendre omniprésente. Ici, les silences expriment autant que les dialogues. Le découpage est bien équilibré. La fin des chapitres survient avant l’idée même d’un quelconque sentiment de lassitude et ne provoque qu’une seule envie : celle de découvrir le chapitre suivant ! Ce récit riche de plus de 250 pages vous glisse dans les neurones comme un rien. Les données techniques sont digérées avec plaisir (notamment les débats sur la biodynamique et le sulfatage) tant elles sont présentées avec humour, humilité et simplicité. … Ahhh, ce que les gens passionnés peuvent être passionnants ! A la fin de cette lecture, je ne peux que remercier Etienne Davodeau de m’avoir permis d’entrer, l’espace d’une lecture, dans le monde de ces ignorants, de ces passionnés. PS : après lecture, je n’ai pu m’empêcher de déboucher une bouteille de muscat alsacien produite selon les principes de la biodynamie par une viticultrice indépendante (Sylvie Spielmann, de Bergheim). Et bien, il m’en est apparu encore meilleur !

18/10/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5
Couverture de la série Frenchman
Frenchman

Quels dessins, nom de Zeus, c'est magnifique! Le format d'édition contribue, lui aussi, à rendre l'aventure visuellement splendide. Une claque, tout simplement! Quant au récit, je l'ai trouvé plus accrocheur que Canoë Bay, plus rythmé et moins convenu. Cette histoire ne peut se résumer en une simple chasse à l'homme, c'est tellement plus; un pan de l'histoire amérindienne, la confrontation entre la fragilité de la jeunesse et la dureté de la jungle, l'amour et ses sacrifices, la barbarie des hommes et la beauté de la nature,... Autant de thèmes, habilement abordés par l'auteur, dans un one-shot; personnellement, j'ai dévoré l'album. Au final, c'est avec un énorme plaisir que j'ai lu cette histoire et admiré, une nouvelle fois, la beauté du travail graphique de Patrick Prugne. Il a réussi ici ce qu'il manquait peut-être à Canoë Bay: une histoire dynamique et intense. Pour moi, ce sera un 5/5. Cet album est rentré dans l'humble panthéon de ma bibliothèque...

17/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Fell
Fell

En guise d’avertissement : Fell a connu un historique de publication irrégulier, c’est le terme consacré. Les 8 premiers volumes, qui font l’objet de l’édition française, sont sortis entre septembre 2005 et avril 2007 ; nous parlons ici de comic US, donc de volumes de 24 pages ; Ellis étant de plus bavard dans son courrier aux lecteurs, il n’y a qu’une grosse quinzaine de planches par volume. Bref, un rythme plus proche de celui du coureur de fond retraité et cacochyme que d’un colibri sous amphéts. Un neuvième volume est paru en janvier 2008 (à commander, péniblement, aux USA), et Ellis assure que le scénario du dixième volume est chez Templesmith. Bientôt quatre ans après. Pourquoi ce long préambule ? Il m’arrive de m’intéresser à des séries plus vieilles, qui ont l’avantage d’être terminées, collectées, et, ne nous le cachons pas, moins chères à l’achat que les publications individuelles. Ce n’est pas totalement le cas de Fell. La série n’est pas terminée. Il n’y a aucune réponse aux questions qu’elle pose. Il n’y a pas de conclusion emballée dans un joli paquet. D’un autre côté, ça n’est pas particulièrement grave. Fell est une chronique, pas une histoire, et parle de ses personnages, pas d’évènements. Sa nature épisodique est favorable à une fin ouverte, et les questions qu’elle pose n’appellent pas une réponse ; aucune ou beaucoup sont de meilleurs choix. En ceci je m’éloigne de JJJ : je me contrefous de savoir qui est Fell et pourquoi il est exilé à Snowtown, et je pense qu’Ellis aussi. Fell et Snowtown sont condamnés l’un à l’autre parce qu’ils se méritent, et Ellis documente la trajectoire de son personnage, qu’elle soit chute ou rédemption. Graphiquement, c’est du Templesmith calme : le trait est moins expérimental que sur d’autres travaux (Wormwood par exemple), mais extrêmement marqué. C’est peu détaillé, objectivement un peu laid, et le choix des couleurs évoque plus un retour de substances réglementées que le calme d’une palette de peintre. L’ambiance est terrible, j’adore. A noter qu’il ne fait jamais, ou presque, jour chez Templesmith, ou alors Fell a des horaires pourris. Richard Fell lui-même est un personnage complexe. Rien que son nom évoque à la fois le ‘fell from grace’ d’un ange tombé, la peau sur une carcasse, et un but sinistre (cf. le premier acte de Macbeth). C’est un bon détective : il est intelligent, observateur, et empathique ; clairement, il aime les gens. C’est un être dangereux : il est intelligent, assertif, violent tant psychologiquement que physiquement : il aime dominer les gens. Il est certain de son droit moral, et connait peu de remords dans ses actions. C’est un zélé, un croisé, les bonnes intentions qui pavent la route de l’enfer. Quel que soit son péché, et sa nature laisse envisager différentes hypothèses, il est quasi-impardonnable, et lui vaut un exil sur la lune (son commissariat est sur Moon Street, dans la nuit et loin de tout). Sa dualité lui vaut deux relations suivies, avec les deux seuls autres vrais personnages du comic. Il y a Mayko, fragile, brisée mais reconstruite, qui découvre peu à peu l’humanité et les qualités de Fell. Mais il y a surtout Snowtown, le nom officieux de ce quartier d’une ville indéterminée (elle a des docks et des marées, faut-il y voir New York ?) ; Snowtown est ‘de l’autre côté du pont’, mais tous savent que c’est un autre monde. La ville est un personnage à part entière. Elle est férale, cruelle, et broie ses habitants jour après jour. Les meurtres y sont quotidiens, et même les chiens rôdent en bande pour dévorer l’imprudent. Des caniches, de plus ! Et chaque jour Snowtown pose un peu plus sa marque sur Fell. La série chronique donc les enquêtes de Richard Fell, qui sont habilement amenées et menées, dans un univers engageant, et observe lentement cette guerre pour ce que Raoh appellerait la possession de son âme. Finalement, certaines scènes se lisent bien en écoutant l’adagio pour cordes de Barber. Sans le bruit des hélicos. Au final, j’hésite entre 4 et 5 étoiles. Il manque un petit quelque chose à mon sens pour valoir réellement un 5, mais dans un calcul dont j’ai par ailleurs honte, je le mets pour compenser la moyenne actuelle, et que le 4,5 n’est pas possible.

15/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Desolation Jones
Desolation Jones

Des gens plus doctes que moi ont déjà commenté en profondeur ce comic ; je ne reviendrai donc pas sur les aspects techniques, ou les auteurs de l’œuvre, j’ai appris beaucoup de choses en lisant les commentaires de Ro et JJJ. Avant toutes choses, j’ai lu Desolation Jones en V.O. Les dialogues d’Ellis sont incisifs, cinglants, affutés, laconiques ; en bref, difficiles à traduire. N’ayant pas vu la V.F., je ne peux juger de la qualité du travail, mais la tâche a du être ardue. Les tomes 1 à 6 (soit l’essentiel de la production de 8 tomes) sont compilés dans un omnibus (Made in England) au prix très accessible chez des vendeurs en ligne. Enfin, j’imagine que ca varie avec le temps. Desolation Jones est un récit cynique, cru, et à ce titre clairement destiné à un public adulte. Peu surprenant de la part d’Ellis, mais cette fois, son propos n’est effectivement pas dilué par les effets de manche ou surenchères d’un Transmetropolitan. Le récit demeure l’histoire d’un homme, une sorte de parangon du hard-boiled detective à la Hammet. Cette attachement à la personne de Jones rend, je trouve, le récit plus dur, voire cruel, mais en même temps prégnant d’une poésie profonde et amère. Par exemple illustrée par le décalage entre ses rêves et ses visions, ou sa relation avec Emily Crowe. Pour le reste, c’est du Ellis : les personnages ‘secondaires’, ville de Los Angeles incluse, sont construits avec imagination, souvent brio, et sont à la fois extrêmes et barrés, mais consistants. Et désespérés. Le récit est sans pitié pour le lecteur, qui est là pour réfléchir, ventrebleu, on ne lit pas Picsou, là. Et de toute façon, oui, le fil narratif est parfois confus, il est un véhicule pour le portrait des personnages. Comme Jones le dit lui-même, L.A. est une ville ultra-moderne, faite pour être traversée, en tout lieu on n’est qu’en transit. Idem de son histoire. Le dessin n’est pas le plus beau et le plus détaillé, bien qu’il puisse l’être, mais toujours extrêmement expressif, et enrichit toujours le propos. Les visages en gros plan, en particulier, sont immanquablement remarquables. Les choix tranchés de palettes de couleurs ne sont pas étrangers à cette réussite. Inutile de préciser que je recommande chaudement l’achat de cet opus.

14/10/2011 (modifier)
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Voici une bd pour tous les âges, à découvrir enfant, redécouvrir une fois adulte, et que j'aurais sûrement autant de plaisir à lire une dernière fois sur mon lit de mort. Le dessin de don rosa est vraiment très bon au niveau des expressions des personnages mais aussi au niveau des détails sur lesquels on peut passer sans faire exprès un a la De Cape et de Crocs. L'histoire quant à elle est à la fois hilarante, touchante mais aussi bourrée d'action. L'univers de Barks est scrupuleusement préservé, ce qui est à mon sens la cerise sur le gâteau. Un seul gros défaut...... ce titre sort en presse.....argh! Bonne lecture.

14/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Après 127 avis, il me semble inutile de m'étendre sur les qualités scénaristiques et visuelles de cette superbe série. Je dirai juste, que jusqu'à présent, avec ma maigre culture de bédéphile, si je ne devais en choisir qu'une, ce serait certainement celle-là. Bien que, comme le disent certains, les scénarii sont inégaux et parfois convenus, pour ma part, "l'animalisation" des personnages confère à cette série un charme indéniable. Ceci m'a beaucoup fait penser à une série animée qui a marqué mon enfance : Sherlock Holmes dont les premiers épisodes furent dessinés par un certain Hayao Miyazaki. Il y a pire comme comparaison me direz-vous... J'ai ainsi trouvé particulièrement intéressant et innovant le choix de chaque espèce selon la nature ou la position sociale du personnage. L'ensemble est ainsi magnifiquement dessiné, que ce soit les décors, les mouvements et les mimiques des visages. Coté scénario, on retrouve effectivement une ambiance noire des polars des années 50 avec une intrigue qui tend à s'enrichir au fil des tomes, ce qui est assez rare pour être noté. Après lecture Tome 4 (09/10/11) Au niveau du dessin, la qualité est toujours là avec des personnages et des décors hauts en couleurs. L'ambiance de la Nouvelle-Orléans des années 50 est parfaitement retranscrite. Un léger bémol pour l'intrigue à laquelle j'ai légèrement moins accrochée que celle des précédents tomes mais pas de quoi baisser ma note :) Du tout bon encore ! SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 10/10 NOTE GLOBALE : 19/20

22/06/2009 (MAJ le 09/10/2011) (modifier)