A vrai dire, vu la qualité du recueil perçue dans La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, je n'en attendais pas moins de "Lydie" avec toujours un Zidrou aussi doué pour piquer et éclairer le quotidien des gens que l'on côtoie ainsi que des qualités esthétiques évidentes de Jordi Lafèvre qui explose et expose enfin ici...
L’œuvre commence par des mots touchants de Zidrou à l'intention de son défunt père... ça n'a l'air de rien comme ça mais ça a le mérite d'annoncer la couleur, oui ce récit est sensible et touchant sans être larmoyant grâce aux grands talents des auteurs qui forment une parfaite association.
Car le parti pris est de croquer des petits détails de la vie et de son quotidien par petites touches de personnages secondaires...
Le père Tchou-Tchou et ses voisins de l'impasse du bébé à moustaches vont s'associer à la peine de Camille, jeune fille mère un peu simplette, qui a perdu son unique enfant mort-née Lydie en considérant qu'elle revient du ciel et est toujours présente....
Alors forcément c'est un peu tiré par les cheveux et on peut s'étonner ou rire de cette présence invisible (toutes les étapes de la vie d'un enfant sont là du berceau à l'école sauf qu'il n'y a personne) mais c'est aussi la solidarité et la gentillesse de cette population qui rend le récit si attachant.
Personne n'est dupe mais la mise en scène est si jolie que le lecteur s'imagine presque le dessin de cette petite Lydie d'autant plus que certaines petites touches laissent à supposer que........ l'on passe un merveilleux moment en la compagnie de ce bouquin qui croque et sublime chacun de ses personnages comme si tout un chacun avait le rôle principal. La beauté du trait de Jordi Lafèvre et l'humour léger tendent à maintenir agréablement cette situation de flottement dans lequel on se trouve...
Car c'est un sujet malgré tout dur et limite tabou dont on parle ici avec le décès d'un proche et le combat de l'amour plus fort que la mort. Écrit tel quel cela prête surement à rire mais les auteurs ont su trouver le ton juste pour donner une belle leçon de vie bien plus qu'une leçon de morale et j'ai beaucoup apprécié ce fil du rasoir.
"La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit" parait-il...
Avec "La vieille dame..." et "Lydie", Zidrou nous montre le contraire... :)
Si le Diable existait vraiment, comment s’amuserait-il de nous, pauvres créatures faibles et perverties ? En inventant un jeu. Un jeu machiavélique. Il choisirait quatre personnes, chacune ayant une très bonne raison d’accepter le pire pour le meilleur : tuer pour 1 million de dollars. Et la partie peut commencer.
Le scénario de Callède est d’une perversité incroyable. Il utilise parfaitement les ficelles de la manipulation et y intègre avec intelligence un autre élément important : le hasard. Ce dernier ajoute au jeu une dimension nouvelle provoquant des dommages collatéraux qui viennent enrichir le schéma diabolique dressé par notre mystérieux tentateur.
La première saison, 4 albums, permet de démontrer les faiblesses humaines, le combat permanent de l’Homme qui se retrouve tiraillé entre le bien et le mal, surtout quand il est à la fois bourreau et victime, chasseur et proie.
Le premier album de la seconde saison est à nouveau une claque. Entre les deux parties, plusieurs années se sont écoulées. La fin du quatrième album laisse deviner, qu’il y a eu pas mal d’autres jeux entretemps. Mais cette deuxième saison va nous emmener encore plus loin. Les règles restent les mêmes : quatre joueurs, quatre victimes. Mais les participants ont un autre point commun : quelqu’un dans leur entourage est gravement malade. L’enjeu n’est plus l’argent mais la guérison : « une vie pour une vie ». Qu’est-on prêt à faire pour sauver l’amour de sa vie ? J’entends le Diable ricaner.
Série à couper le souffle !!! La saison 1 étant terminée, je vous invite à la lire d'une traite. Ce thriller, mâtiné de réflexions sociales en dit long sur l'âme humaine mais aussi sur le monde dans lequel on vit, qui pousse les plus démunis à se révolter d'une façon ou d'une autre. Et la saison 2 semble aller encore plus long dans la dénonciation : autre jeu, autres revendications.
Idées noires ?! On n'a pas fait grand chose de mieux sur le thème de l'humour noir.
Le trait de Franquin est toujours aussi reconnaissable mais là, c'est l'autre côté de son humour, celui qui ne passe pas de façon aussi claire dans Gaston Lagaffe. Le choix du noir/blanc sans compromis met en valeur la qualité du trait et le sens du portrait.
Immanquable, culte, grinçant et insupportable mais tellement vrai !
On connaît Franquin pour des séries plutôt joyeuses et drôles (Gaston Lagaffe, Le Marsupilami, Modeste et Pompom...). Ici, le ton est toujours drôle, mais l'humour est de la couleur des 'idées' de l'auteur, noir, très noir ! Et là, j'adhère complètement !
Les chutes sont excellentes et on sent que l'auteur se fait vraiment plaisir avec ces gags !
L'effet humour noir fait mouche et nous sortons des sentiers battus de la BD humoristique gentillette. Cependant, l'auteur garde une certaine retenue et ses idées restent abordables à un jeune âge (j'ai étudié quelques planches en 5ème).
Le dessin est excellent. Franquin a un talent indéniable et l'absence de couleur colle très bien avec l'ambiance générale et montre que le trait de l'auteur ne souffre d'aucune imperfection ici.
Des gags cultes à lire avec grand plaisir et grand sourire !
N.B : j'ai acheté l'intégrale à 5.90€, petit format ... bof-bof ... Je ne le conseille pas.
J'ai beaucoup aimé.
Le dessin est rond, pas trop réaliste, les couleurs un peu sombres, mais le Paris du XIX est bien rendu. Le scénario mélange agréablement tout les poncifs et clichés de l'époque et on retrouve avec plaisir le chevalier Dupin et une agréable héroïne ... ainsi qu'un sympathique "jeune" homme. Ça me fais penser au "Arcanes du midi-minuit" ... en mieux !
Certes, le second tome est un poil condensé et l'histoire aurait pu se conter sur 3 tomes, mais c'est en général le défaut inverse que je reproche aux série ... interminables ....
Un franc succès, j'attends la suite avec impatience.
Cela faisait longtemps qu'une BD de pur divertissement ne m'avait autant enthousiasmé. Et pourtant, j'avais quelques doutes au départ.
Style emprunté aux mangas (dessin et dynamique), école de super-héros/sorciers/etc..., rythme trépidant, arts martiaux, bestiaire classique du fantastique, gothisme "burtonien", références cinématographiques en pagaille et surtout pour le cinéma-bis... Bref, je m'étais dit que ce Florent Maudoux, malin (dans le sens péjoratif d' "opportuniste"), avait mis dans sa marmite à peu près tout ce qui a bien marché ces dernières années pour en faire une ratatouille peu digeste.
Et effectivement, ce n'est pas faux, dans un sens. Sauf que... elle se révèle non seulement très digeste, cette ratatouille, mais même succulente... comme une Succube Pizza.
Et ce n'est pas la moindre des qualités de Maudoux d'avoir su créer une série aussi bourrative sans que le lecteur se sente balloné. Au contraire, tout au long de quatre tomes bien épais et mouvementés, la qualité ne faiblit pas et on ne ressent aucune lassitude.
Il n'est pas nécessaire de se lancer dans une longue analyse mais seulement constater que la sauce prend, à la fois par ses ingrédients déjà cités et admirablement introduits mais aussi et surtout par cette "Maudoux touch" dans l'art de les accomoder : le second degré, la loufoquerie et même la déconne permanente n'empêche pas ses histoires de rester très cohérentes et bien équilibrées. Et puis, chaque tome est un feu d'artifice d'inventivité, les scènes anthologiques ne manquant pas (la scène des paréos à la piscine, les hommes-biscuits en pleine insurrection, la course-poursuite en pédalo, etc...). Quant aux personnages, ils crèvent les pages de leur forte présence.
Avec le trio de tête bien sûr (Ombre, l'homme-loup discret dont émane une force tranquille, Chance la démonette pétillante et malicieuse et Xiong-Mao la charismatique et gracieuse adepte d'un art martial inédit d'une belle élégance : le Flamendo) formant une équipe gagnante de choc et de charme, quel que soit l'ordre dans lequel on les place. Mais aussi certains seconds rôles tels que Sablon, Scipio, Amanite ou l'impressionnant Funérailles, tous également mémorables.
En fait, chaque personnage est intéressant, quel que soit son importance.
J'ajoute que, malgré l'intention de l'auteur de faire passer un bon moment au lecteur sans se prendre la tête, Maudoux glisse aussi, au milieu de cette mêlée dantesque jubilatoire, une petite critique des institutions bien pensantes et ne se gêne pas pour montrer, goguenard, tout le dédain qu'il voue aux petits saints trop propres sur eux et, à l'inverse, son amour pour les freaks, les marginaux, les cancres, les losers, les habitués du dernier rang mais qui possèdent en eux bien des ressources. Ce que sont ces personnages principaux tellement attachants.
Bref, je pensais avoir toutes les raisons de me méfier et j'ai été emballé.
A dévorer.
J'ai découvert tout récemment la série Fear agent, et ça a été une grosse surprise personnellement.
Je lis le 1er tome: héros qui picole, space-opera classique, terre plus ou moins détruite, alien au style rétro (comme dans les comics des années 60 style que j'aimais pas trop... au début), invasion extra-terrestre, etc...
Je me dis: "Mouais c'est un peu space ce truc mais y a quand même du voyage temporel, ça peut le faire."
Puis on se plonge très facilement dans la lecture des albums suivants. En effet on a droit ici à un scénario de SF des plus originaux avec des personnages assez fort notamment le "héros". L'histoire est vraiment bien menée. Je n'aurais pas cru être aussi "à fond" dedans.
Sur un scénario de Rick Remender (qui a aussi bossé dans l'animation - Titan AE, Anastasia, Le géant de fer), et avec aux dessins deux dessinateurs qui alternent un tome sur deux, Tony Moore (t.1, 3 et 5 à ce jour, dessinateur connu pour son premier tome de Walking Dead) et Jerome Opena (t.2 et 4).
En parlant de dessin, je trouve que celui-ci est de qualité malgré l'alternance des deux dessinateurs. Bien qu'ils aient chacun leur style, ils ont réussi à garder une bonne cohérence entre eux deux.
Il ne reste maintenant plus qu'à attendre le tome 6 qui signera le final de la série en septembre aux éditions. L'attente va être longue.
Ce manga est magnifique. De base nous connaissons une guilde qui contient nos personnages et nos héros. Puis à chaque fois une nouvelle aventure arrive pour nos amis.
Natsu (personnage principal) veut retrouver son père adoptif igneel (un dragon he oui) et en attendant des nouvelles de son apparition il part en mission ou alors part protéger la terre contre des guildes noires qui veulent (par exemple) ressuciter une magie noire qui pourrait tous nous tuer. Mais Natsu ne part jamais sans ses amis. Les aventures peuvent se passer avec quelqu'un d'autre que Natsu comme personnage principal, elles peuvent se porter sur d'autres membres de la guilde de Fairy Tail. Voilà donc vous l'avez compris je conseille l'achat.
Nous découvrons une histoire d’amour dramatique dans une ville située au bord d’une mer intérieure qui se meurt dans un contexte politique répressif. C’est une immersion dans un univers particulier que souligne un dessin très raffiné d’Alfred avec un trait surprenant (voir les silhouettes difformes représentant les forces de l’ordre) et des couleurs plutôt froides. J'ai franchement aimé cette audace graphique.
Nous avons également là des personnages charismatiques très attachants ainsi que des sujets abordés assez intéressants comme l’agriculture intensive qui assèche une mer intérieure, le terrorisme de grande ampleur comme forme de révolution, la lutte contre l’oppression. Il y aura également de la poésie et du lyrisme ainsi que des scènes romantiques. Bref, beaucoup d’ingrédients réunis pour une brillante saga sur fond révolutionnaire.
Le second tome est encore plus oppressant, plus sombre et plus tragique que le premier. C’est tout à fait le genre de choses qui me plaisent. L'histoire se scinde en deux pour suivre la destinée tragiques de deux couples en pleine tourmente politique dans un climat de répression aveugle. Ce récit politique et romantique me subjugue littéralement au point de devenir culte. C'est assez rare pour le souligner quand l’alchimie de la symbiose parfaite se produit.
Le troisième tome marque l'apothéose du drame qui se joue. J'ai été littéralement abasourdi par ce récit romanesque. On pourra certes objecter que le trio amoureux est assez classique dans la littérature. Cependant, la démonstration est parfaite dans sa virtuosité. On remarquera que les personnages dits secondaires ont tous un très grand rôle à jouer. Ils évoluent en ayant une véritable psychologie propre. Et puis, il y a ce contexte de révolution réprimée dans le sang qui rappelle incontestablement l'actualité de ce qui peut se passer à toute époque dans un endroit du globe. Les régimes totalitaires sont malheureusement légions !
Il y a réellement un équilibre parfait entre le récit individuel et l'histoire de ce peuple. Je reprocherai juste à ce dernier tome une action assez longue sur l'épisode ferroviaire. Pour le reste, j'ai été plus que comblé. C'est de la grande bd qui va malheureusement passée inaperçue dans le flot des productions actuelles. Si vous avez la chance de découvrir cette trilogie, n'hésitez pas ! Je maintiens fermement ma note culte.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
Dragon Ball tout le monde connaît donc pas besoin de raconter l’histoire. Combien de lecteurs sont devenus des passionnés de manga grâce à Dragon Ball ? Un paquet sûrement. Comme beaucoup j’ai commencé par regardé le dessin animé quand j’étais gamin mais contrairement au manga, celui-ci à mal vieilli et ne me fait plus rire contrairement aux bouquins. Je conseille à tous ceux qui veulent se replonger dans cette série de lire la dernière édition, l’édition « perfect » parce que lorsqu’on compare la 1ère édition publié chez Glénat avec la tout dernière, il y a pas photo. L’édition dite perfect est aussi accompagné de petites légendes pour nous expliquer à nous occidentaux certaines références japonaises. Vraiment utile.
Pour la 1ère édition celle qu’on a tous feuilleté étant plus jeune, l’impression est vraiment médiocre, beaucoup de tâches d’encre, un petit format, sens de lecture français, bref niveau dessin, ce n’était vraiment pas terrible. En ce qui concerne le récit et les dialogues, c’est grossier, bourré d’insultes, ce qui a valu à l’époque pas mal de critiques de nos chers politiciens qui se sont dits que les mangas faisaient l’apologie de la violence, pas comme nos bonnes vieilles bd franco-belges hein.
Parenthèse faite, passons à Dragon Ball édition perfect. Avec cette édition j’ai vraiment redécouvert Dragon Ball, je me suis attardé sur case de chaque page pour apprécié la qualité du trait de Toriyama. Il y a de nombreux détails dont je ne m’étais pas aperçu, c’est simple, c’est tellement nickel qu’on a l’impression d’avoir les planches originales sous les yeux. La qualité du papier est également très agréable au touché, ce n’est pas du papier glacé mais Glénat à quand même sorti le grand jeu là ; et sens de lecture japonais. Il y a aussi une bonne dizaine de pages par tomes coloriées par Toriyama. C’est à la fois un plus mais aussi une déception parce que j’aurais aimé qu’il y en ait plus. Quant au scénario, la traduction se veut enfin fidèle à la version japonaise, de même que les vrais noms des personnages. Fini les « tortue génial » et place à « Muten Roshi ». Le prix de cette édition peut paraître assez élevé (environ 10 euros) pour une série sortie il y a plus de 20 ans mais ça vaut vraiment le coût comme chaque tome fait à peu près dans les 200 pages.
Pour moi Dragon Ball c’est culte parce que personne ne sait aussi bien dessiner des scènes de baston comme Toriyama. Après Dragon Ball c’est aussi une très longue histoire qu’on peut diviser en 2 parties. La première est essentiellement tournée vers l’aventure, et on prend énormément de plaisir à suivre l’évolution de Son Goku et ses potes. L’humour est omniprésent et même si c’est parfois un peu enfantin, j’adore la façon dont Toriyama dessine les expressions sur les visages. La seconde est complètement tournée vers l’action et la baston mais c’est tellement génial qu’on en redemande.
Bref, il y a plein d’autres détails qui m’échappent mais Dragon Ball c’est culte tout simplement parce que c’est un des pionniers du manga.
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Lydie
A vrai dire, vu la qualité du recueil perçue dans La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, je n'en attendais pas moins de "Lydie" avec toujours un Zidrou aussi doué pour piquer et éclairer le quotidien des gens que l'on côtoie ainsi que des qualités esthétiques évidentes de Jordi Lafèvre qui explose et expose enfin ici... L’œuvre commence par des mots touchants de Zidrou à l'intention de son défunt père... ça n'a l'air de rien comme ça mais ça a le mérite d'annoncer la couleur, oui ce récit est sensible et touchant sans être larmoyant grâce aux grands talents des auteurs qui forment une parfaite association. Car le parti pris est de croquer des petits détails de la vie et de son quotidien par petites touches de personnages secondaires... Le père Tchou-Tchou et ses voisins de l'impasse du bébé à moustaches vont s'associer à la peine de Camille, jeune fille mère un peu simplette, qui a perdu son unique enfant mort-née Lydie en considérant qu'elle revient du ciel et est toujours présente.... Alors forcément c'est un peu tiré par les cheveux et on peut s'étonner ou rire de cette présence invisible (toutes les étapes de la vie d'un enfant sont là du berceau à l'école sauf qu'il n'y a personne) mais c'est aussi la solidarité et la gentillesse de cette population qui rend le récit si attachant. Personne n'est dupe mais la mise en scène est si jolie que le lecteur s'imagine presque le dessin de cette petite Lydie d'autant plus que certaines petites touches laissent à supposer que........ l'on passe un merveilleux moment en la compagnie de ce bouquin qui croque et sublime chacun de ses personnages comme si tout un chacun avait le rôle principal. La beauté du trait de Jordi Lafèvre et l'humour léger tendent à maintenir agréablement cette situation de flottement dans lequel on se trouve... Car c'est un sujet malgré tout dur et limite tabou dont on parle ici avec le décès d'un proche et le combat de l'amour plus fort que la mort. Écrit tel quel cela prête surement à rire mais les auteurs ont su trouver le ton juste pour donner une belle leçon de vie bien plus qu'une leçon de morale et j'ai beaucoup apprécié ce fil du rasoir. "La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit" parait-il... Avec "La vieille dame..." et "Lydie", Zidrou nous montre le contraire... :)
Enchaînés
Si le Diable existait vraiment, comment s’amuserait-il de nous, pauvres créatures faibles et perverties ? En inventant un jeu. Un jeu machiavélique. Il choisirait quatre personnes, chacune ayant une très bonne raison d’accepter le pire pour le meilleur : tuer pour 1 million de dollars. Et la partie peut commencer. Le scénario de Callède est d’une perversité incroyable. Il utilise parfaitement les ficelles de la manipulation et y intègre avec intelligence un autre élément important : le hasard. Ce dernier ajoute au jeu une dimension nouvelle provoquant des dommages collatéraux qui viennent enrichir le schéma diabolique dressé par notre mystérieux tentateur. La première saison, 4 albums, permet de démontrer les faiblesses humaines, le combat permanent de l’Homme qui se retrouve tiraillé entre le bien et le mal, surtout quand il est à la fois bourreau et victime, chasseur et proie. Le premier album de la seconde saison est à nouveau une claque. Entre les deux parties, plusieurs années se sont écoulées. La fin du quatrième album laisse deviner, qu’il y a eu pas mal d’autres jeux entretemps. Mais cette deuxième saison va nous emmener encore plus loin. Les règles restent les mêmes : quatre joueurs, quatre victimes. Mais les participants ont un autre point commun : quelqu’un dans leur entourage est gravement malade. L’enjeu n’est plus l’argent mais la guérison : « une vie pour une vie ». Qu’est-on prêt à faire pour sauver l’amour de sa vie ? J’entends le Diable ricaner. Série à couper le souffle !!! La saison 1 étant terminée, je vous invite à la lire d'une traite. Ce thriller, mâtiné de réflexions sociales en dit long sur l'âme humaine mais aussi sur le monde dans lequel on vit, qui pousse les plus démunis à se révolter d'une façon ou d'une autre. Et la saison 2 semble aller encore plus long dans la dénonciation : autre jeu, autres revendications.
Idées Noires
Idées noires ?! On n'a pas fait grand chose de mieux sur le thème de l'humour noir. Le trait de Franquin est toujours aussi reconnaissable mais là, c'est l'autre côté de son humour, celui qui ne passe pas de façon aussi claire dans Gaston Lagaffe. Le choix du noir/blanc sans compromis met en valeur la qualité du trait et le sens du portrait. Immanquable, culte, grinçant et insupportable mais tellement vrai !
Idées Noires
On connaît Franquin pour des séries plutôt joyeuses et drôles (Gaston Lagaffe, Le Marsupilami, Modeste et Pompom...). Ici, le ton est toujours drôle, mais l'humour est de la couleur des 'idées' de l'auteur, noir, très noir ! Et là, j'adhère complètement ! Les chutes sont excellentes et on sent que l'auteur se fait vraiment plaisir avec ces gags ! L'effet humour noir fait mouche et nous sortons des sentiers battus de la BD humoristique gentillette. Cependant, l'auteur garde une certaine retenue et ses idées restent abordables à un jeune âge (j'ai étudié quelques planches en 5ème). Le dessin est excellent. Franquin a un talent indéniable et l'absence de couleur colle très bien avec l'ambiance générale et montre que le trait de l'auteur ne souffre d'aucune imperfection ici. Des gags cultes à lire avec grand plaisir et grand sourire ! N.B : j'ai acheté l'intégrale à 5.90€, petit format ... bof-bof ... Je ne le conseille pas.
Aspic Détectives de l'étrange
J'ai beaucoup aimé. Le dessin est rond, pas trop réaliste, les couleurs un peu sombres, mais le Paris du XIX est bien rendu. Le scénario mélange agréablement tout les poncifs et clichés de l'époque et on retrouve avec plaisir le chevalier Dupin et une agréable héroïne ... ainsi qu'un sympathique "jeune" homme. Ça me fais penser au "Arcanes du midi-minuit" ... en mieux ! Certes, le second tome est un poil condensé et l'histoire aurait pu se conter sur 3 tomes, mais c'est en général le défaut inverse que je reproche aux série ... interminables .... Un franc succès, j'attends la suite avec impatience.
Freaks' Squeele
Cela faisait longtemps qu'une BD de pur divertissement ne m'avait autant enthousiasmé. Et pourtant, j'avais quelques doutes au départ. Style emprunté aux mangas (dessin et dynamique), école de super-héros/sorciers/etc..., rythme trépidant, arts martiaux, bestiaire classique du fantastique, gothisme "burtonien", références cinématographiques en pagaille et surtout pour le cinéma-bis... Bref, je m'étais dit que ce Florent Maudoux, malin (dans le sens péjoratif d' "opportuniste"), avait mis dans sa marmite à peu près tout ce qui a bien marché ces dernières années pour en faire une ratatouille peu digeste. Et effectivement, ce n'est pas faux, dans un sens. Sauf que... elle se révèle non seulement très digeste, cette ratatouille, mais même succulente... comme une Succube Pizza. Et ce n'est pas la moindre des qualités de Maudoux d'avoir su créer une série aussi bourrative sans que le lecteur se sente balloné. Au contraire, tout au long de quatre tomes bien épais et mouvementés, la qualité ne faiblit pas et on ne ressent aucune lassitude. Il n'est pas nécessaire de se lancer dans une longue analyse mais seulement constater que la sauce prend, à la fois par ses ingrédients déjà cités et admirablement introduits mais aussi et surtout par cette "Maudoux touch" dans l'art de les accomoder : le second degré, la loufoquerie et même la déconne permanente n'empêche pas ses histoires de rester très cohérentes et bien équilibrées. Et puis, chaque tome est un feu d'artifice d'inventivité, les scènes anthologiques ne manquant pas (la scène des paréos à la piscine, les hommes-biscuits en pleine insurrection, la course-poursuite en pédalo, etc...). Quant aux personnages, ils crèvent les pages de leur forte présence. Avec le trio de tête bien sûr (Ombre, l'homme-loup discret dont émane une force tranquille, Chance la démonette pétillante et malicieuse et Xiong-Mao la charismatique et gracieuse adepte d'un art martial inédit d'une belle élégance : le Flamendo) formant une équipe gagnante de choc et de charme, quel que soit l'ordre dans lequel on les place. Mais aussi certains seconds rôles tels que Sablon, Scipio, Amanite ou l'impressionnant Funérailles, tous également mémorables. En fait, chaque personnage est intéressant, quel que soit son importance. J'ajoute que, malgré l'intention de l'auteur de faire passer un bon moment au lecteur sans se prendre la tête, Maudoux glisse aussi, au milieu de cette mêlée dantesque jubilatoire, une petite critique des institutions bien pensantes et ne se gêne pas pour montrer, goguenard, tout le dédain qu'il voue aux petits saints trop propres sur eux et, à l'inverse, son amour pour les freaks, les marginaux, les cancres, les losers, les habitués du dernier rang mais qui possèdent en eux bien des ressources. Ce que sont ces personnages principaux tellement attachants. Bref, je pensais avoir toutes les raisons de me méfier et j'ai été emballé. A dévorer.
Fear Agent
J'ai découvert tout récemment la série Fear agent, et ça a été une grosse surprise personnellement. Je lis le 1er tome: héros qui picole, space-opera classique, terre plus ou moins détruite, alien au style rétro (comme dans les comics des années 60 style que j'aimais pas trop... au début), invasion extra-terrestre, etc... Je me dis: "Mouais c'est un peu space ce truc mais y a quand même du voyage temporel, ça peut le faire." Puis on se plonge très facilement dans la lecture des albums suivants. En effet on a droit ici à un scénario de SF des plus originaux avec des personnages assez fort notamment le "héros". L'histoire est vraiment bien menée. Je n'aurais pas cru être aussi "à fond" dedans. Sur un scénario de Rick Remender (qui a aussi bossé dans l'animation - Titan AE, Anastasia, Le géant de fer), et avec aux dessins deux dessinateurs qui alternent un tome sur deux, Tony Moore (t.1, 3 et 5 à ce jour, dessinateur connu pour son premier tome de Walking Dead) et Jerome Opena (t.2 et 4). En parlant de dessin, je trouve que celui-ci est de qualité malgré l'alternance des deux dessinateurs. Bien qu'ils aient chacun leur style, ils ont réussi à garder une bonne cohérence entre eux deux. Il ne reste maintenant plus qu'à attendre le tome 6 qui signera le final de la série en septembre aux éditions. L'attente va être longue.
Fairy tail
Ce manga est magnifique. De base nous connaissons une guilde qui contient nos personnages et nos héros. Puis à chaque fois une nouvelle aventure arrive pour nos amis. Natsu (personnage principal) veut retrouver son père adoptif igneel (un dragon he oui) et en attendant des nouvelles de son apparition il part en mission ou alors part protéger la terre contre des guildes noires qui veulent (par exemple) ressuciter une magie noire qui pourrait tous nous tuer. Mais Natsu ne part jamais sans ses amis. Les aventures peuvent se passer avec quelqu'un d'autre que Natsu comme personnage principal, elles peuvent se porter sur d'autres membres de la guilde de Fairy Tail. Voilà donc vous l'avez compris je conseille l'achat.
Le Désespoir du Singe
Nous découvrons une histoire d’amour dramatique dans une ville située au bord d’une mer intérieure qui se meurt dans un contexte politique répressif. C’est une immersion dans un univers particulier que souligne un dessin très raffiné d’Alfred avec un trait surprenant (voir les silhouettes difformes représentant les forces de l’ordre) et des couleurs plutôt froides. J'ai franchement aimé cette audace graphique. Nous avons également là des personnages charismatiques très attachants ainsi que des sujets abordés assez intéressants comme l’agriculture intensive qui assèche une mer intérieure, le terrorisme de grande ampleur comme forme de révolution, la lutte contre l’oppression. Il y aura également de la poésie et du lyrisme ainsi que des scènes romantiques. Bref, beaucoup d’ingrédients réunis pour une brillante saga sur fond révolutionnaire. Le second tome est encore plus oppressant, plus sombre et plus tragique que le premier. C’est tout à fait le genre de choses qui me plaisent. L'histoire se scinde en deux pour suivre la destinée tragiques de deux couples en pleine tourmente politique dans un climat de répression aveugle. Ce récit politique et romantique me subjugue littéralement au point de devenir culte. C'est assez rare pour le souligner quand l’alchimie de la symbiose parfaite se produit. Le troisième tome marque l'apothéose du drame qui se joue. J'ai été littéralement abasourdi par ce récit romanesque. On pourra certes objecter que le trio amoureux est assez classique dans la littérature. Cependant, la démonstration est parfaite dans sa virtuosité. On remarquera que les personnages dits secondaires ont tous un très grand rôle à jouer. Ils évoluent en ayant une véritable psychologie propre. Et puis, il y a ce contexte de révolution réprimée dans le sang qui rappelle incontestablement l'actualité de ce qui peut se passer à toute époque dans un endroit du globe. Les régimes totalitaires sont malheureusement légions ! Il y a réellement un équilibre parfait entre le récit individuel et l'histoire de ce peuple. Je reprocherai juste à ce dernier tome une action assez longue sur l'épisode ferroviaire. Pour le reste, j'ai été plus que comblé. C'est de la grande bd qui va malheureusement passée inaperçue dans le flot des productions actuelles. Si vous avez la chance de découvrir cette trilogie, n'hésitez pas ! Je maintiens fermement ma note culte. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
Dragon Ball
Dragon Ball tout le monde connaît donc pas besoin de raconter l’histoire. Combien de lecteurs sont devenus des passionnés de manga grâce à Dragon Ball ? Un paquet sûrement. Comme beaucoup j’ai commencé par regardé le dessin animé quand j’étais gamin mais contrairement au manga, celui-ci à mal vieilli et ne me fait plus rire contrairement aux bouquins. Je conseille à tous ceux qui veulent se replonger dans cette série de lire la dernière édition, l’édition « perfect » parce que lorsqu’on compare la 1ère édition publié chez Glénat avec la tout dernière, il y a pas photo. L’édition dite perfect est aussi accompagné de petites légendes pour nous expliquer à nous occidentaux certaines références japonaises. Vraiment utile. Pour la 1ère édition celle qu’on a tous feuilleté étant plus jeune, l’impression est vraiment médiocre, beaucoup de tâches d’encre, un petit format, sens de lecture français, bref niveau dessin, ce n’était vraiment pas terrible. En ce qui concerne le récit et les dialogues, c’est grossier, bourré d’insultes, ce qui a valu à l’époque pas mal de critiques de nos chers politiciens qui se sont dits que les mangas faisaient l’apologie de la violence, pas comme nos bonnes vieilles bd franco-belges hein. Parenthèse faite, passons à Dragon Ball édition perfect. Avec cette édition j’ai vraiment redécouvert Dragon Ball, je me suis attardé sur case de chaque page pour apprécié la qualité du trait de Toriyama. Il y a de nombreux détails dont je ne m’étais pas aperçu, c’est simple, c’est tellement nickel qu’on a l’impression d’avoir les planches originales sous les yeux. La qualité du papier est également très agréable au touché, ce n’est pas du papier glacé mais Glénat à quand même sorti le grand jeu là ; et sens de lecture japonais. Il y a aussi une bonne dizaine de pages par tomes coloriées par Toriyama. C’est à la fois un plus mais aussi une déception parce que j’aurais aimé qu’il y en ait plus. Quant au scénario, la traduction se veut enfin fidèle à la version japonaise, de même que les vrais noms des personnages. Fini les « tortue génial » et place à « Muten Roshi ». Le prix de cette édition peut paraître assez élevé (environ 10 euros) pour une série sortie il y a plus de 20 ans mais ça vaut vraiment le coût comme chaque tome fait à peu près dans les 200 pages. Pour moi Dragon Ball c’est culte parce que personne ne sait aussi bien dessiner des scènes de baston comme Toriyama. Après Dragon Ball c’est aussi une très longue histoire qu’on peut diviser en 2 parties. La première est essentiellement tournée vers l’aventure, et on prend énormément de plaisir à suivre l’évolution de Son Goku et ses potes. L’humour est omniprésent et même si c’est parfois un peu enfantin, j’adore la façon dont Toriyama dessine les expressions sur les visages. La seconde est complètement tournée vers l’action et la baston mais c’est tellement génial qu’on en redemande. Bref, il y a plein d’autres détails qui m’échappent mais Dragon Ball c’est culte tout simplement parce que c’est un des pionniers du manga.