Achat conseillé à condition de s'arrêter aux 5 premiers tomes. Une excellente série de marine avec des dessins superbes et extrêmement dynamiques.
Par contre, ne pas commencer la 2eme saison. Entre le tome 6 (promettant une nouvelle histoire passionnante) et le tome 7, il s'est écoulé plusieurs années comme si Vance avait abandonné le personnage. Il termine cette saison avec un seul tome (le 7) en donnant l'impression qu'il fallait terminer l'histoire à tout prix et le résultat est totalement bâclé et indigne.
Quel dommage et quel gâchis !
Excellente bd ! Beaucoup de tendresse, d'autodérison, où chacun peut se reconnaitre (parents ou pas parents). Le dessin de l'auteur , crade et maladroit, se mêle parfaitement aux scénari qui mettent en scène les contradictions de ce père. Certaines histoires m'ont fait rire aux larmes...et je n'ai pas d'enfants ! Bravo.
Le phénomène "Akira" ; j'ai juste 20 ans de retard :) ...
Évidemment, "Akira", j'en avais entendu parler un peu partout, et ces six gros volumes me faisaient de l'œil à la bibliothèque, à force, après ce "bourrage de crâne", il fallait que je teste ce précurseur de la vague manga en France... Je ne pouvais plus résister.
Je me suis d'abord pris une énorme claque graphique. Le trait d'Otomo est un régal : il est dynamique, hyper précis, détaillé, chargé mais néanmoins lisible. On ne peut qu'être impressionné devant des scènes comme la destruction de néo-Tokyo, ou par exemple celle où l'enveloppe physique de Tetsuo fait n'importe quoi (beurk).
Bref, visuellement parlant, "Akira", c'est sublime, époustouflant : du grand Art !!! (à noter que j'ai lu la version noir et blanc).
J'ai aussi beaucoup apprécié le scénario. Comme c'est un manga, la narration est assez différente de si l'histoire avait été traitée à la "franco-belge". Katsuhiro Otomo étire son histoire sur six gros volumes d'en moyenne 300 pages. Il y a beaucoup, voire énormément d'action (et de destructions de bâtiments). C'est certes bourrin, mais finalement, l'histoire n'est pas bête, et est suffisamment travaillée pour être appréciable.
Je ne sais pas quel cycle j'ai préféré ; j'ai bien pris mon pied en lisant la partie où Kanéda et Tetsuo sont rivaux tout en recherchant Akira, mais la partie post-(post-)apocalyptique où toute civilisation est détruite (les trois derniers tomes) est aussi un régal.
En conclusion, et même si pour beaucoup c'est déjà fait, je ne rajouterais que : "C'est vraiment une série à lire, elle fait désormais partie de mes BDs préférées" (et je vais tenter de lire d'autres œuvres majeures de la même époque/du même style, tel Gunnm).
Je réécris mon avis après lecture des 12 premiers tomes VO…
Quelle épopée ! Les 11 premiers tomes forment une grande aventure complète, qui commence tranquillement à Fabletown, et nous emmène ensuite dans une multitude de mondes magiques et merveilleux. L’histoire est variée au possible, et s’essaye à de nombreux genres (conte, aventure, fantasy… et même polar et roman graphique !). L’univers mis en place est d’une richesse phénoménale, et permet une multiplication d’intrigues presque infinie (surtout que l’immortalité des personnages permet des retours dans le passé – voir l’histoire du grand méchant loup lors de la seconde guerre mondiale par exemple). L’humour est omniprésent, et de nombreuses répliques m’ont fait mourir de rire (ah, Pinocchio et ses remarques sexuelles).
Alors certes tous les tomes ne sont pas aussi bons. L’histoire débute gentiment pendant quelques tomes, puis décolle véritablement à partir du 5eme, pour attendre des sommets dans le 7eme, avant de retomber un peu… certains épisodes « roman graphiquesques » marquent une pause par rapport à la trame générale, et s’intéressent à la vie (passée ou présente) de certains personnages clés, ce qui permet de développer leur personnalité de façon intéressante.
Le premier cycle se conclue de manière satisfaisante (encore non terminé en France, mais ça ne saurait tarder !), mais le tome 12 lance un nouveau cycle qui pour le moment ne me convainc guerre… à suivre !
Voila, une série titanesque, et un des meilleurs « comics » actuellement publié… à découvrir ! Je mets la note « culte » pour l’ensemble, même si tous les tomes ne la méritent pas.
Ah, les Légendes des contrées oubliées. Que de souvenir. C'est LA BD qui m'a révélé qu'il y avait une vie après les "classiques". D'abord enfant on lit Asterix/Lucky Luke/Achille Talon/B&B et puis doucement vient le temps de se saisir, les mains tremblantes, des Graal du grand frère, les grands classiques que sont Bluberry, Comanche, Vaillant, Buck Danny........ et vint 1987 et cette découverte.
Si je la chronique maintenant, c'est simplement que je n'avais jamais acheté cette merveille, me contentant de la relire ça et là sporadiquement. Et puis je viens de l'acheter, de m'y replonger et là, un flash back de près de 25 ans s'opère. Je la redécouvre comme aux premiers jours.
D'abord il y a cette première planche, qui déçoit. Parce qu'on n'attend pas ces couleurs et ce dessin, tout simplement. Malgré cela, on s'accroche sur 5/6 pages et finalement ça accroche. Hop-la, demi tour, on reprend la lecture à la page 1 et on redécouvre. On avale le tout rapidement, on se gave de cette quête tolkenienne avec appétit. Ce scénario est bien une merveille, et surtout il évite tout manichéisme qui rend souvent les bd trop prévisibles et rend de la profondeur aux personnage, et finalement surtout à ceux pour lesquels on s'y attent le moins (Sssin / Hurl / Ewandor).
Vient ensuite le temps de la relecture, posée, case à case, pour savourer le dessin, les composition, les choix de cadrage particuliers, les scenettes sur 1 à 2 petites cases qui viennent agrémenter la lecture (le poisson qui avale la pierre avant de la recracher par exemple), les fonds de scène avec cet impressionnant niveau de détail. Et là c'est un pied absolu que de découvrir les petits espions forniquer ou massacrer des chenilles..........
Un vrai bonheur.
Magnifique scénario pour une intrigue haletante avec un dessin correct mais sans plus. Le postulat de départ est très intéressant : 4 personnages ordinaires choisis pour accomplir une mission sordide. Nous avons une jeune mère de famille, un employé de bureau quadragenaire, un adolescent perturbé et un retraité paisible. Ils vont être confrontés à une situation des plus étranges...
En effet, on propose à chacun de tuer l'un d'entre eux en échange d'une forte somme d'argent. Ils n'accepteront pas. Et pourtant, la morale disparaît très vite lorsqu'un million de dollars est en jeu. On trouve alors de bonne raison de franchir la ligne rouge. Des destins qui s'affrontent pour le plaisir d'un manipulateur!
J’ai tout de suite accroché à cette histoire qui développe la psychologie des personnages. Le rythme est implacable. On passe un excellent moment de lecture. L’un des meilleurs thrillers très assurément signé par l'un des meilleurs scénaristes du moment à savoir Callède! Ce dernier a d'ailleurs confirmé tout son talent dans d'autres séries qui ont également eu du succès.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
La saga des Sambre fut "culte" pour moi tant le romantisme dégagé me parlait. Ici, on remonte le temps d'une génération. Le dessin colle fort heureusement au cadre de cette histoire malgré le changement de dessinateur. Les ambiances sont respectées au rythme des tons donnés dans les couleurs (le noir charbon prédomine).
Là où le bas blesse, ce sont les erreurs de prénoms qui s'accumulent tout au fil de la lecture. Ainsi Honorine serait la soeur jumelle de Camille et non Hortense d'après l'arbre généalogique au dos de la BD. Or, dans l'histoire, Honorine est présentée comme la nourrice... Par ailleurs, Solange serait la fille mort-née de la première couche de Maxime-Auguste et non Julienne comme annoncé. Vous suivez toujours? :|
Je découvre également avec horreur que le cinquième chapitre "Maudit soit le fruit de tes entrailles" serait présenté comme le premier de la troisième génération. Pire que tout: on remonte la "guerre des yeux" aux origines de l'humanité soit 40000 avant JC... cela va trop loin et cela démystifie le cycle originale. Autant de séries parallèles prévues alors qu'il a fallu 20 ans à Yslaire pour terminer la saga originale.
Cependant, au final, ce second cycle s'avère très plaisant à la lecture. C'est toujours aussi bien dessiné. Cela reste de très bonne facture !
Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Remonter dans le passé de cette famille me ferait presque grimper aux rideaux, plus j’avance dans cette série et plus je suis accro. Les personnages, qui gardent une grande part de mystère dans un cycle, se dévoilent dans le précédent, et enfin connaître ce que fut leur histoire est vraiment jouissif, d’autant qu’ils ont tous leur particularité et leur caractère bien distinct. J’avoue même m’être arrêtée à cinq ou six pages de la fin, car je préfère attendre d’avoir toute l’histoire afin de la lire de bout en bout, car la frustration de l’attente est trop insupportable. Ce que j’apprécie aussi c’est que l’histoire des yeux rouges est comme dans La Guerre des Sambre - Hugo et Iris, moins appuyée que dans Sambre, où elle lui donne presque un petit air trop farfelu. Dans cette partie du récit, le personnage de Jeanne-Sophie a été un vrai régal, une femme décidée et un peu garce comme je les aime.
Je ne sais pas où vont s’arrêter les auteurs, mais ils pourraient remonter jusqu’à la préhistoire des Sambre que je serais ravie.
Dans ce triptyque on trouve Bodoin au dessin et malgré des couleurs informatisées le résultat est excellent et en accord avec les autres dessinateurs, on reste dans les mêmes tons de couleurs et le faciès et l’expressivité des personnages sont parfaits, tout comme les décors. J’avoue un peu, que le dessin est aussi grandement responsable de mon addiction à l’épopée des Sambre dans son ensemble, car les visuels sont toujours merveilleux.
Un petit bijou d'humour !
J'ai découvert le malicieux Calvin et son féroce tigre en peluche Hobbes il y a déjà quelques années au cours d'anglais. Depuis je me régale à chaque lecture ou relecture de cette série.
Même si les gags peuvent être parfois répétitifs (déjà 24 albums, c'est un peu inévitable), je ne m'en lasse pas.
On partage la douleur des parents face aux facéties de leur gamin ("Etre parents, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant"), l'enfer vécu par la baby-sitter et par sa voisine souffre-douleur Susie Perkins ("Les filles c'est comme les limaces. Elles doivent bien servir à quelque chose, mais à quoi ?"). Mais on s'attache également au petit Calvin, gamin de 6 ans à l'imagination débordante et à l'intelligence bien développée (ses réflexions philosophiques sont parfois dignes d'un grand penseur, du genre "L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens."). Ainsi qu'à son tigre, son meilleur ami, fan de thon en boîte, qui prend vie dans son imagination pour l'accompagner dans tous ses jeux... et l'attaquer férocément chaque fois qu'il rentre de l'école ("On peut sortir un tigre de la jungle, mais la jungle ne quitte jamais le tigre").
Une BD truffée d'humour et intelligente dans laquelle les moments de tendresse ne sont pas absents. ("Sans petit bisou, les rêves sont flous").
Le dessin de Bill Waterson est simple et les décors quasi inexistants, mais ça permet justement de mettre l'accent sur les expressions des personnages (la bouille de Calvin devant une assiette d'épinards est tout simplement irrésistible).
Je terminerai en laissant la parole à Calvin : "L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes".
Si vous ne connaissez pas, une série à découvrir de toute urgence !
P.S. : Toutes les citations sont tirées de différents volumes de la série.
Comme Aurelien V, c'est avec cet album que je découvre (enfin !) Toppi. Et quelle claque !
Tous les ingrédients de ce que je peux apprécier dans une production artistique sont ici réunis : le rêve quoi !
J'ai un penchant pour les récits asiatiques, et Toppi ne semble pas en reste. Mon bonheur, c'est que môôôssieur est partageur, et n'est pas avar de son talent pour nous en faire profiter ! C'est sous la forme de quatre récits indépendants qu'il nous livre sa vision d'un magnifique Japon médiéval et fantastique. Moi qui ne suis pas forcément un adepte du format "nouvelle", j'avoue être tombé sous le charme du travail de notre italien.
C'est déconcertant de beauté et de justesse dans l'agencement et la composition des pages. Son trait unique et reconnaissable entre tous, est d'une élégance et d'une créativité comme rarement on en croise dans une vie de lecture. Tout y est posé en contrastes, le noir et le blanc bien sûr, mais également dans les rapports des personnages, dans la taille de leur représentation, dans les planches mêlant savamment un trait fin et réaliste à l'abstrait rappelant par certains côtés le talent pictural d'un Klimt. Courbes et lignes se livrent un combat tortueux mais majestueux pour agencer des planches tout simplement envoutantes, le tout avec une grande fluidité... Stupéfiant !
Alors, si comme moi jusqu'à peu, Toppi n’évoquait rien ni personne en particulier c'est que vous êtes un heureux VEINARD ! Votre horizon n'est pas bouché, et cela prouve qu'il y a encore de merveilleux trésors et des perles étincelantes à aller pêcher de-ci de-là, au gré de vos lectures et des conseils que vous pourrez glaner. Car c'est grâce à BDT que j'ai découvert Toppi en survolant les forums... La curiosité ne sera pour moi jamais un vilain défaut !
Alors, encore chapeau Mr Toppi pour la qualité de votre travail, et bienvenue dans le petit panthéon de mes œuvres "cultes", par le biais de ce magnifique album qu'est "Tanka".
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Bruce J. Hawker
Achat conseillé à condition de s'arrêter aux 5 premiers tomes. Une excellente série de marine avec des dessins superbes et extrêmement dynamiques. Par contre, ne pas commencer la 2eme saison. Entre le tome 6 (promettant une nouvelle histoire passionnante) et le tome 7, il s'est écoulé plusieurs années comme si Vance avait abandonné le personnage. Il termine cette saison avec un seul tome (le 7) en donnant l'impression qu'il fallait terminer l'histoire à tout prix et le résultat est totalement bâclé et indigne. Quel dommage et quel gâchis !
Je suis ton père !
Excellente bd ! Beaucoup de tendresse, d'autodérison, où chacun peut se reconnaitre (parents ou pas parents). Le dessin de l'auteur , crade et maladroit, se mêle parfaitement aux scénari qui mettent en scène les contradictions de ce père. Certaines histoires m'ont fait rire aux larmes...et je n'ai pas d'enfants ! Bravo.
Akira
Le phénomène "Akira" ; j'ai juste 20 ans de retard :) ... Évidemment, "Akira", j'en avais entendu parler un peu partout, et ces six gros volumes me faisaient de l'œil à la bibliothèque, à force, après ce "bourrage de crâne", il fallait que je teste ce précurseur de la vague manga en France... Je ne pouvais plus résister. Je me suis d'abord pris une énorme claque graphique. Le trait d'Otomo est un régal : il est dynamique, hyper précis, détaillé, chargé mais néanmoins lisible. On ne peut qu'être impressionné devant des scènes comme la destruction de néo-Tokyo, ou par exemple celle où l'enveloppe physique de Tetsuo fait n'importe quoi (beurk). Bref, visuellement parlant, "Akira", c'est sublime, époustouflant : du grand Art !!! (à noter que j'ai lu la version noir et blanc). J'ai aussi beaucoup apprécié le scénario. Comme c'est un manga, la narration est assez différente de si l'histoire avait été traitée à la "franco-belge". Katsuhiro Otomo étire son histoire sur six gros volumes d'en moyenne 300 pages. Il y a beaucoup, voire énormément d'action (et de destructions de bâtiments). C'est certes bourrin, mais finalement, l'histoire n'est pas bête, et est suffisamment travaillée pour être appréciable. Je ne sais pas quel cycle j'ai préféré ; j'ai bien pris mon pied en lisant la partie où Kanéda et Tetsuo sont rivaux tout en recherchant Akira, mais la partie post-(post-)apocalyptique où toute civilisation est détruite (les trois derniers tomes) est aussi un régal. En conclusion, et même si pour beaucoup c'est déjà fait, je ne rajouterais que : "C'est vraiment une série à lire, elle fait désormais partie de mes BDs préférées" (et je vais tenter de lire d'autres œuvres majeures de la même époque/du même style, tel Gunnm).
Fables
Je réécris mon avis après lecture des 12 premiers tomes VO… Quelle épopée ! Les 11 premiers tomes forment une grande aventure complète, qui commence tranquillement à Fabletown, et nous emmène ensuite dans une multitude de mondes magiques et merveilleux. L’histoire est variée au possible, et s’essaye à de nombreux genres (conte, aventure, fantasy… et même polar et roman graphique !). L’univers mis en place est d’une richesse phénoménale, et permet une multiplication d’intrigues presque infinie (surtout que l’immortalité des personnages permet des retours dans le passé – voir l’histoire du grand méchant loup lors de la seconde guerre mondiale par exemple). L’humour est omniprésent, et de nombreuses répliques m’ont fait mourir de rire (ah, Pinocchio et ses remarques sexuelles). Alors certes tous les tomes ne sont pas aussi bons. L’histoire débute gentiment pendant quelques tomes, puis décolle véritablement à partir du 5eme, pour attendre des sommets dans le 7eme, avant de retomber un peu… certains épisodes « roman graphiquesques » marquent une pause par rapport à la trame générale, et s’intéressent à la vie (passée ou présente) de certains personnages clés, ce qui permet de développer leur personnalité de façon intéressante. Le premier cycle se conclue de manière satisfaisante (encore non terminé en France, mais ça ne saurait tarder !), mais le tome 12 lance un nouveau cycle qui pour le moment ne me convainc guerre… à suivre ! Voila, une série titanesque, et un des meilleurs « comics » actuellement publié… à découvrir ! Je mets la note « culte » pour l’ensemble, même si tous les tomes ne la méritent pas.
Légendes des Contrées Oubliées
Ah, les Légendes des contrées oubliées. Que de souvenir. C'est LA BD qui m'a révélé qu'il y avait une vie après les "classiques". D'abord enfant on lit Asterix/Lucky Luke/Achille Talon/B&B et puis doucement vient le temps de se saisir, les mains tremblantes, des Graal du grand frère, les grands classiques que sont Bluberry, Comanche, Vaillant, Buck Danny........ et vint 1987 et cette découverte. Si je la chronique maintenant, c'est simplement que je n'avais jamais acheté cette merveille, me contentant de la relire ça et là sporadiquement. Et puis je viens de l'acheter, de m'y replonger et là, un flash back de près de 25 ans s'opère. Je la redécouvre comme aux premiers jours. D'abord il y a cette première planche, qui déçoit. Parce qu'on n'attend pas ces couleurs et ce dessin, tout simplement. Malgré cela, on s'accroche sur 5/6 pages et finalement ça accroche. Hop-la, demi tour, on reprend la lecture à la page 1 et on redécouvre. On avale le tout rapidement, on se gave de cette quête tolkenienne avec appétit. Ce scénario est bien une merveille, et surtout il évite tout manichéisme qui rend souvent les bd trop prévisibles et rend de la profondeur aux personnage, et finalement surtout à ceux pour lesquels on s'y attent le moins (Sssin / Hurl / Ewandor). Vient ensuite le temps de la relecture, posée, case à case, pour savourer le dessin, les composition, les choix de cadrage particuliers, les scenettes sur 1 à 2 petites cases qui viennent agrémenter la lecture (le poisson qui avale la pierre avant de la recracher par exemple), les fonds de scène avec cet impressionnant niveau de détail. Et là c'est un pied absolu que de découvrir les petits espions forniquer ou massacrer des chenilles.......... Un vrai bonheur.
Enchaînés
Magnifique scénario pour une intrigue haletante avec un dessin correct mais sans plus. Le postulat de départ est très intéressant : 4 personnages ordinaires choisis pour accomplir une mission sordide. Nous avons une jeune mère de famille, un employé de bureau quadragenaire, un adolescent perturbé et un retraité paisible. Ils vont être confrontés à une situation des plus étranges... En effet, on propose à chacun de tuer l'un d'entre eux en échange d'une forte somme d'argent. Ils n'accepteront pas. Et pourtant, la morale disparaît très vite lorsqu'un million de dollars est en jeu. On trouve alors de bonne raison de franchir la ligne rouge. Des destins qui s'affrontent pour le plaisir d'un manipulateur! J’ai tout de suite accroché à cette histoire qui développe la psychologie des personnages. Le rythme est implacable. On passe un excellent moment de lecture. L’un des meilleurs thrillers très assurément signé par l'un des meilleurs scénaristes du moment à savoir Callède! Ce dernier a d'ailleurs confirmé tout son talent dans d'autres séries qui ont également eu du succès. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
La Guerre des Sambre - Hugo & Iris
La saga des Sambre fut "culte" pour moi tant le romantisme dégagé me parlait. Ici, on remonte le temps d'une génération. Le dessin colle fort heureusement au cadre de cette histoire malgré le changement de dessinateur. Les ambiances sont respectées au rythme des tons donnés dans les couleurs (le noir charbon prédomine). Là où le bas blesse, ce sont les erreurs de prénoms qui s'accumulent tout au fil de la lecture. Ainsi Honorine serait la soeur jumelle de Camille et non Hortense d'après l'arbre généalogique au dos de la BD. Or, dans l'histoire, Honorine est présentée comme la nourrice... Par ailleurs, Solange serait la fille mort-née de la première couche de Maxime-Auguste et non Julienne comme annoncé. Vous suivez toujours? :| Je découvre également avec horreur que le cinquième chapitre "Maudit soit le fruit de tes entrailles" serait présenté comme le premier de la troisième génération. Pire que tout: on remonte la "guerre des yeux" aux origines de l'humanité soit 40000 avant JC... cela va trop loin et cela démystifie le cycle originale. Autant de séries parallèles prévues alors qu'il a fallu 20 ans à Yslaire pour terminer la saga originale. Cependant, au final, ce second cycle s'avère très plaisant à la lecture. C'est toujours aussi bien dessiné. Cela reste de très bonne facture ! Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
La Guerre des Sambre - Werner & Charlotte
Remonter dans le passé de cette famille me ferait presque grimper aux rideaux, plus j’avance dans cette série et plus je suis accro. Les personnages, qui gardent une grande part de mystère dans un cycle, se dévoilent dans le précédent, et enfin connaître ce que fut leur histoire est vraiment jouissif, d’autant qu’ils ont tous leur particularité et leur caractère bien distinct. J’avoue même m’être arrêtée à cinq ou six pages de la fin, car je préfère attendre d’avoir toute l’histoire afin de la lire de bout en bout, car la frustration de l’attente est trop insupportable. Ce que j’apprécie aussi c’est que l’histoire des yeux rouges est comme dans La Guerre des Sambre - Hugo et Iris, moins appuyée que dans Sambre, où elle lui donne presque un petit air trop farfelu. Dans cette partie du récit, le personnage de Jeanne-Sophie a été un vrai régal, une femme décidée et un peu garce comme je les aime. Je ne sais pas où vont s’arrêter les auteurs, mais ils pourraient remonter jusqu’à la préhistoire des Sambre que je serais ravie. Dans ce triptyque on trouve Bodoin au dessin et malgré des couleurs informatisées le résultat est excellent et en accord avec les autres dessinateurs, on reste dans les mêmes tons de couleurs et le faciès et l’expressivité des personnages sont parfaits, tout comme les décors. J’avoue un peu, que le dessin est aussi grandement responsable de mon addiction à l’épopée des Sambre dans son ensemble, car les visuels sont toujours merveilleux.
Calvin et Hobbes
Un petit bijou d'humour ! J'ai découvert le malicieux Calvin et son féroce tigre en peluche Hobbes il y a déjà quelques années au cours d'anglais. Depuis je me régale à chaque lecture ou relecture de cette série. Même si les gags peuvent être parfois répétitifs (déjà 24 albums, c'est un peu inévitable), je ne m'en lasse pas. On partage la douleur des parents face aux facéties de leur gamin ("Etre parents, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant"), l'enfer vécu par la baby-sitter et par sa voisine souffre-douleur Susie Perkins ("Les filles c'est comme les limaces. Elles doivent bien servir à quelque chose, mais à quoi ?"). Mais on s'attache également au petit Calvin, gamin de 6 ans à l'imagination débordante et à l'intelligence bien développée (ses réflexions philosophiques sont parfois dignes d'un grand penseur, du genre "L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens."). Ainsi qu'à son tigre, son meilleur ami, fan de thon en boîte, qui prend vie dans son imagination pour l'accompagner dans tous ses jeux... et l'attaquer férocément chaque fois qu'il rentre de l'école ("On peut sortir un tigre de la jungle, mais la jungle ne quitte jamais le tigre"). Une BD truffée d'humour et intelligente dans laquelle les moments de tendresse ne sont pas absents. ("Sans petit bisou, les rêves sont flous"). Le dessin de Bill Waterson est simple et les décors quasi inexistants, mais ça permet justement de mettre l'accent sur les expressions des personnages (la bouille de Calvin devant une assiette d'épinards est tout simplement irrésistible). Je terminerai en laissant la parole à Calvin : "L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes". Si vous ne connaissez pas, une série à découvrir de toute urgence ! P.S. : Toutes les citations sont tirées de différents volumes de la série.
Tanka
Comme Aurelien V, c'est avec cet album que je découvre (enfin !) Toppi. Et quelle claque ! Tous les ingrédients de ce que je peux apprécier dans une production artistique sont ici réunis : le rêve quoi ! J'ai un penchant pour les récits asiatiques, et Toppi ne semble pas en reste. Mon bonheur, c'est que môôôssieur est partageur, et n'est pas avar de son talent pour nous en faire profiter ! C'est sous la forme de quatre récits indépendants qu'il nous livre sa vision d'un magnifique Japon médiéval et fantastique. Moi qui ne suis pas forcément un adepte du format "nouvelle", j'avoue être tombé sous le charme du travail de notre italien. C'est déconcertant de beauté et de justesse dans l'agencement et la composition des pages. Son trait unique et reconnaissable entre tous, est d'une élégance et d'une créativité comme rarement on en croise dans une vie de lecture. Tout y est posé en contrastes, le noir et le blanc bien sûr, mais également dans les rapports des personnages, dans la taille de leur représentation, dans les planches mêlant savamment un trait fin et réaliste à l'abstrait rappelant par certains côtés le talent pictural d'un Klimt. Courbes et lignes se livrent un combat tortueux mais majestueux pour agencer des planches tout simplement envoutantes, le tout avec une grande fluidité... Stupéfiant ! Alors, si comme moi jusqu'à peu, Toppi n’évoquait rien ni personne en particulier c'est que vous êtes un heureux VEINARD ! Votre horizon n'est pas bouché, et cela prouve qu'il y a encore de merveilleux trésors et des perles étincelantes à aller pêcher de-ci de-là, au gré de vos lectures et des conseils que vous pourrez glaner. Car c'est grâce à BDT que j'ai découvert Toppi en survolant les forums... La curiosité ne sera pour moi jamais un vilain défaut ! Alors, encore chapeau Mr Toppi pour la qualité de votre travail, et bienvenue dans le petit panthéon de mes œuvres "cultes", par le biais de ce magnifique album qu'est "Tanka".