Les derniers avis (7596 avis)

Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Secrets - L'Angélus
Secrets - L'Angélus

Comment reconnaître une très bonne bd ? L'Angélus en est une assurément ! Non seulement le scénario est palpitant avec une réelle qualité d'écriture dans les dialogues mais les dessins de Homs sont magnifiques. Il n'y a rien de plus exaltant quand la combinaison de ces deux paramètres fait merveille. Bon, Giroud nous a habitué à du haut de gamme dans cette collection Secrets de famille (mise à part quelques ratés mais aucunement lié à son talent de conteur). La surprise vient plutôt de Homs, ce parfait inconnu qui commence à peine dans le dessin avec une véritable maîtrise dans les proportions et dans la fluidité du trait ! Cela relève le niveau de la pauvre Marianne Duvivier qui peine vraiment dans la même collection. Il est d'ailleurs surprenant que Giroud continue sa collaboration alors que le niveau graphique paraît trop faible mais ceci est une autre histoire... En l'occurence, le graphisme nous fait plonger dans une véritable ambiance cinématographique. J'ai juste un petit bémol concernant le scénario pour n'épargner personne de ma plume un peu acerbe, je vous l'accorde. Je trouve que ce premier tome s'achève de manière assez conventionnelle et non sur un petit coup de surprise ce qui aurait été un plus indéniable dans la montée de l'adrénaline. Pour autant, le second tome achève ce dyptique de manière très satisfaisante. Les origines de la naissance de Clovis nous seront enfin révélées et la conclusion ne sera pas forcément celle que pensait le lecteur. Le scénariste a finalement réussi à nous berner au rythme d'une métamorphose plutôt réussie de son personnage principal. On en redemande surtout avec cette qualité. Note Dessin: 4,5/5 – Note Scénario: 4,5/5 – Note Globale: 4,5/5

01/07/2010 (MAJ le 07/10/2011) (modifier)
Par Chéreau
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maus
Maus

Que dire devant l'indicible ? Il m'a fallu des années pour avoir le courage d'ouvrir ce monument. Je n'ai pas réussi à le lire d'une traite. Il m'a fallu quinze jours pour attaquer la deuxième partie, qui démarre avec l'arrivée à Auschwitz. Et l'expérience a été conforme à l'idée que je m'en faisais. Elle m'a hanté plusieurs semaines. L'horreur absolue ne nous est pas assénée d'un grand coup qui anesthésierait la conscience à trop la sidérer. Non, on entre petit à petit, jour après jour, recul après recul, dans l'insupportable. On prend le temps de connaître le personnage principal, Vladek Spiegelman, homme loin d'être parfait ou héroïque, qui ne se singularise, on ne s'en rend compte que peu à peu, que par une hallucinante capacité à survivre. Il n'a pu raconter que parce qu'il avait survécu. Peut-être est-il la seule personne à avoir passé dix mois à Auschwitz et à en être ressorti vivant, à avoir "habité" à Auschwitz, là où la plupart ne venaient qu'y mourir. C'est cette incroyable rareté, ce mélange de chance et d'opiniâtreté, qui rendent son témoignage si précieux. Vladek Spiegelman est une anomalie statistique. De ceux qui en avaient tant vu, aucun n'était censé revenir. Mais Maus, c'est aussi un récit de l'après : comment vivre avec ça ? Qu'est ce que les survivants peuvent transmettre à leurs enfants ? On sent l'auteur hanté lui aussi par ce passé dont il hérite mais qui ne pourra jamais lui appartenir. En réalité, ce passé, ce questionnement, c'est le nôtre à tous. Nous devrons vivre en sachant que ça a vraiment eu lieu.

05/10/2011 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série En Mer
En Mer

Je me dois, une fois de plus, de remercier mon libraire pour avoir mis en avant ce petit bouquin et surtout de me l'avoir conseillé (et accessoirement de me l'avoir vendu). Je suis resté scotché par la beauté du dessin en noir et blanc, que l'on peut situer entre "Bones" et "Popeye". Drew Weing possède un style particulier qui fait que notre poète-matelot semble à l'étroit dans les cases. C'est surtout l'histoire développée qui m'a bouleversé. La poésie est avec la bande dessinée, une de mes passion. En suivant l'histoire de ce destin raté (ou réussi selon du côté ou on se place) d'un jeune poète en mal d'inspiration, l'auteur atteint son but: celui de nous émouvoir avec une simplicité désarmante, une vignette par page, des dialogues inexistants, une lecture rapide, un dessin apparemment simple, et un personnage attachant, que l'on voit vieillir, chose assez rare dans le monde de la bd. Et que dire du format choisi? un petit format, comme les livres de poésie que je glisse régulièrement dans ma poche. Je vous conseille évidemment la lecture, les dernières pages sont touchantes et émouvantes. Il s'agit là d'un petit bijou, une surprise de cette rentrée qui mérite toute votre attention.

04/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Portugal
Portugal

Une découverte que ce Portugal ainsi que son auteur Pedrosa, paru chez Dupuis dans leur collection Aire Libre. Un pavé de 255 pages (hors carnet de croquis et dessin original daté et signé du tirage de tête) à la couverture colorée, bucolique, mélancolique et tout autant chaleureuse. Pedrosa fait preuve ici d'une maturité certaine dans le dessin, le scénario. Une histoire personnelle, un trentenaire à la recherche de ses racines, de son histoire que l'on pourrait résumer de la façon suivante en citant l'un des personnages (page 197) : " Est ce que je suis le pays où je suis né ou est ce que je suis peu importe le pays" ? Le dessin est merveilleux, le choix de Pedrosa de tout faire en couleur directe donne un sentiment d'immédiateté à l’œuvre, les personnage se confondent avec le décor, comme si l'individu et les lieux ne faisaient qu'un, interagissant l'un avec l'autre. Pedrosa réussi à créer rapidement un sentiment d'empathie pour ses personnages pittoresques, des gens urbains (cf. Les Gens urbains de Jean Luc Cornette et Maud Millecamps paru chez Quadrants), nous suivons ainsi leur pérégrination tout comme nous contemplerions un tableau. Ce livre est un livre sensitif, de travail sur la mémoire, ses racines, son histoire personnelle. Il en ressort une quiétude, un apaisement, et la satisfaction du repos. Pedrosa touche à l'universalité dans se récit, à faire de cette quête personnelle du personnage principal un thème nous touchant tous et toutes à la fois. Pour terminer cet avis, j'invite tous les amoureux de bandes dessinées à découvrir ce bijoux, certainement la BD de l'année.

03/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Un Gros Livre d'Enfer (C'est l'enfer)
Un Gros Livre d'Enfer (C'est l'enfer)

Ça n'est pas à proprement dit une BD, mais plutôt une suite de dessins non reliés les uns aux autres mais toujours sur le même thème : le système éducatif américain et ses protagonistes. Je suis vraiment fan de l'humour de Matt Groening, décryptant les pensées et envies des écoliers, collégiens et lycéens avec bonheur, ou analysant les différents types de professeurs ou d'élèves, avec toujours une critique sous-jacente (ou non) du fonctionnement de l'éducation aux Etats-Unis. Cette BD m'a parfois fait pensé à Calvin et Hobbes, que j'adore également. Le dessin est quant à lui adapté à l'humour, et la simplicité de ce coup de crayon ne m'a absolument pas dérangé. Les personnages font d'ailleurs fortement pensé à ceux des Simpsons. Cette BD mérite d'être plus reconnue, c'est effectivement l'une des meilleures BDs d'humour que je connaisse (à mon humble avis). Note de la modération : Avis portant à l'époque uniquement sur le tome "l'Ecole c'est l'enfer"

26/09/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

"Lanfeust de Troy", saga incontournable (du moins d'en entendre parler) pour toutes personnes s'intéressant un peu à la BD. Et c'est vrai qu'après deux lectures de la série, je peux considérer cette saga comme (à peu près) culte. Déjà, c'est cette série qui m'a fait découvrir et apprécier l'Héroïc-Fantasy. Il est vrai que ce n'est pas un genre que je porte spécialement dans mon cœur, mais Arleston et Tarquin ont le chic pour rendre le monde de Troy agréable et cohérent. Lanfeust me fait apprécier aussi l'H-F grâce à un dessin, certes pas vraiment originaux, mais plutôt moderne (c'est un peu moins vrai dans les 2 premiers tomes) et pas ultra-réaliste, par contre c'est toujours joli ; les personnages ont des "bonnes gueules" et ce monde imaginaire possède un bestiaire impressionnant, fourmillant de dizaines de créatures (chose que j'apprécie). La colorisation aussi est très jolie (dans les derniers tomes, c'est flagrant qu'elle est réalisée à l'ordinateur, mais elle reste assez subtile pour ne pas déranger la lecture). L'histoire... Aah l'histoire de Lanfeust, c'est une grande saga, remplie de multiples péripéties, de combats, de siège de châteaux, de cimetières de créatures fabuleuses et autres rencontres avec des milliers de dieux orientaux. C'est un scénario captivant du début à la fin, et même si certaines parties du récit m'ont un peu moins plu (la nouvelle romance de Lanfeust à la fin du tome 8 par exemple). Cette série ne se prend pas non plus la tête et est relativement drôle (contrairement à une pléiade d'autres séries de H.-F.). Bref, Lanfeust, une des premières BDs que j'ai autant apprécié lorsque j'ai commencé à en lire beaucoup, c'est une merveilleuse saga (on ne peut pas en dire autant des spin-off issus du monde de Troy), à lire et à relire (on ne peut pas en dire autant des spin-off issus du monde de Troy) :) !

05/11/2006 (MAJ le 25/09/2011) (modifier)
Par Chalybs
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Il existe quelques séries mythiques qu’il n’est bien souvent plus la peine de présenter. Les aventures de Tintin en font indéniablement partie. Au vu du nombre d’avis déjà postés sur cette série, est-il encore nécessaire d’un ajouter un ? Tintin, fait partie d’un trio qui a bercé mon enfance avec Astérix et Lucky Luke. A une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre, le monde de la BD se limitait à une poignée de séries et d’auteurs. Ce post est ma façon à moi de rendre hommage à un auteur qui a forgé en grande partie ce que la bande dessinée est aujourd’hui. Un auteur qui a sûrement provoqué plus d’une vocation et carrière… Tintin, Milou, le Capitaine Haddock, le professeur Tournesol, la Castafiore, les Dupondt…Qui n’a jamais entendu ces noms ? Le nombre de personnages dans l’ensemble de la série est impressionnant. Mieux encore, chaque personnage créé dispose de son caractère, de sa personnalité. Hergé avait un don afin de donner vie à de nouveaux personnages et ne s’est jamais limité dans les sujets abordés, dans les situations donnant une vie foisonnante et mondialement crédible à son personnage. Preuve en est actuellement avec la sortie du film éponyme, dirigé par Steven Spielberg en toute simplicité. Hergé a su à maintes reprises reproduire la pensée de ses contemporains ou caricaturer son époque avec talent, laissant une trace de l’Histoire au sein de son œuvre. Cela avec tellement de crédibilité que certaines polémiques se sont déclenchées autour de ses premiers albums et notamment "Tintin au Congo". Polémique vaine à mon sens, comme si tous les manuels d’histoire devaient rayer de leurs pages tous les passages liés, entre autre, à la colonisation… Au-delà de cela, Hergé fut un visionnaire dans bien des domaines. Le plus beau fut sans doute son épopée spatiale, qui emmena Tintin et ses amis sur la Lune ! Mais Hergé nous emmena aussi à maintes reprises en voyages autour de la terre, nous promenant, en Afrique, Amérique du Nord, du sud, au Moyen Orient, en Inde, en Ecosse, en Chine, au Tibet, pour n’en citer que quelques-uns… Son souci du détail était impressionnant. Hergé se renseignait énormément avant de réaliser un album. De nombreux lieux, situations politiques, personnages, évènements… agrémentant ses albums sont issus de faits historiques réels ou tirés directement d’expériences, de rencontres de sa propre vie. Hergé se documentait énormément, notamment à l’aide de photos ou approchait des experts dans leur domaine afin de respecter son exigence de réalisme et de crédibilité de ses aventures. Cela se retrouve au fil de ses albums avec par exemple, l’aventure vers la lune, les aventures à Shanghai sous l’invasion Japonaise, ou encore l’éclipse de soleil dans "Le temple du soleil"… Chacun de ses albums est souvent un reflet de son époque. Pourtant, Hergé s’est aussi permis quelques digressions à l’aspect très terrien et vrai de ses albums. C’est ainsi que l’on trouve par-ci des extra-terrestres et par-là un Yéti ! Malgré tout, la qualité de l’œuvre est d’une constance impressionnante qui dépasse les frontières des âges, des appartenances politiques, des situations professionnelles… Un petit mot sur le dessin ? Hergé est l’inventeur et le chef de fil de la ligne claire. Hergé encore une fois a été le précurseur d’un style. Beaucoup de dessinateur ont embrayé sur ses pas et se revendiquent de la ligne claire. Le trait d’Hergé si on compare "Tintin chez les Soviets" et ne serait-ce que "Tintin et les cigares du Pharaon" a énormément évolué et progressé pour devenir d’une stabilité, d’une finesse aussi bien dans le trait que dans la mise en page et le découpage de ses albums indémodable. Tintin est une œuvre phare dans le monde de la bande dessinée. Une œuvre à mon sens que chacun se doit de découvrir. Une œuvre qui, traduite dans une centaine de langues !, mérite sûrement mieux que toute autre le terme de "culte". Respect.

23/09/2011 (modifier)
Par js
Note: 5/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

Le troisième testament, une série immanquable qui donne le ton dès la couverture du tome 1, somptueuse (comme les autres d'ailleurs). Le scénario est excellent et même si le côté Sean Connery (dans le "Nom de la Rose") du héros est peu décevant au début, le reste de l'histoire est épique ! Le scénario allie tous les ingrédients qui permettent une lecture prenante et passionnante ! On s'attache d'emblée aux personnages : le héros au passé un peu obscure, la jolie héroïne et les méchants qui ont un style bien trouvé ! L'histoire part vite et tient un bon rythme jusqu'à la fin ; fin d'ailleurs excellente et pas du tout attendue ! J'aime beaucoup le côté religieux et ésotérique de cette série, c'est bien ficelé, bien mené et relativement facile à suivre au final ! Le dessin est exquis ! Je me suis régalé à revisiter chaque planche afin de regarder tous les détails, de bien voir les nuances de couleurs et les traits de chaque décor et de chaque personnage ! Un excellent travail qui ravira le lecteur ! Un scénario original et prenant, un dessin excellent et coloré et 4 tomes aussi bons les uns que les autres ; pourquoi priver sa bibliothèque de cette série ?

21/09/2011 (modifier)
Par js
Note: 5/5
Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

Petit plaisir : l'achat de l'intégrale du Prince de la nuit ! Moi qui en ai un peu marre de cet engouement pour les vampires "gentils" et "tout public" (non non je ne dirai aucun nom), voilà une histoire avec un vrai vampire qui a traversé les âges, qui envoûte les gens, qui n'a aucune pitié, qui tue après s'être régalé de ce nectar rouge plein d'hémoglobine et qui craint le Soleil, l'ail et les crucifix !!! C'est bête, mais c'est un vrai vampire ça ! Le scénario est bien pensé, simple mais efficace. On suit notre héros tentant de venir à bout de ce maudit vampire et bien que ce postulat peut être banal, le récit tient en haleine, enchaîne de bons rebondissements et garde un petit suspens omniprésent très agréable pour la lecture de ce type d’œuvre. De plus, l'idée de suivre la généalogie des Rougemont est bien pensée ; d'autant plus que ces récits vont établir des liens intéressants entre Rougemont (notre héros) et d'autres personnages. Le second cycle baisse en un peu le niveau de la série mais reste très prenant et ajoute quelques retournements de situation plutôt pas mal, même si l'ensemble reste un peu plus plat et joue plus dans les stéréotypes. La fin du tome 6 est un peu frustrante mais est excellente ! Le dessin est excellent. Un trait fin, précis et soucieux du détail. Les décors sont assez bluffants tout comme les expressions des personnages. Les couleurs font un peu vieillottes mais cela donne du charme à la série et colle finalement bien avec le récit ! Le Prince de la nuit, un récit envoûtant et crédible ; un vampire comme je les aime et une histoire qui récolte tous les ingrédients (des originaux et des stéréotypés) pour, à mon avis, avoir sa place dans les immanquables !

21/09/2011 (modifier)
Par Tyler
Note: 5/5
Couverture de la série Locke & Key
Locke & Key

Envoûtant, poignant, limite stressant,... si l'histoire de cette famille vous prend au cœur en lisant ce comics alors, vous aussi vous ne trouverez pas tous les adjectifs qualitatifs à cette œuvre. Joe Hill est énervant car son style d'écriture est parfait ! On pourrait lui reprocher un style d'écriture cherchant à fidéliser le lecteur mais tout est soigné ici ! L'intrigue, le suspense, la psychologie des personnages, les rebondissements,... A aucun moment l'auteur n'a recherché la facilité. C'est juste incroyable pour un auteur avec si peu d'expérience ! L'élève devrait dépasser le maître sans problème... C'est une histoire exceptionnelle servie par un dessin qui l'est tout autant. C'est clairement ma plus grosse claque depuis que je lis des BD. Akira m'a coiffé au poteau, De Cape et de Crocs m'a plié en deux, Freaks' Squeele m'a diverti comme aucune autre, Ultimates a changé ma façon de voir les super héros, et Locke and Key m' a juste mis K.O. Locke and Key c'est comme un croisement entre l'univers de Sandman, de Preacher, de Lovecraft et de Stephen King... Bien sûr il y aura toujours des lecteurs pour dire "mouais bof", alors tant pis pour eux car je serai obligé d'ouvrir leur crâne et d'enfoncer cette clé qui leur ouvrira l'esprit suffisamment pour se rendre compte qu'il y a des œuvres où l'on ne peut dire "mouais bof" ! Même si l'on n'aime pas, on doit reconnaître le talent quand il est là ! Pour finir, je remercie les auteurs de fournir un comics travaillé aux détails près afin de nous sortir de notre train train "super héros/tintin/2nd guerre mondiale/mickey"

20/09/2011 (modifier)