Les derniers avis (7533 avis)

Par Chalybs
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Habibi
Habibi

Rares sont les ouvrages qui ont une telle portée. Rares sont les ouvrages qui me laissent dans un tel état de flottement. Rares sont les ouvrages comme celui-ci, tout simplement. Cet album à mon sens est bien plus qu’une simple bande-dessinée. Qu’on l’aime, qu’elle nous gène, je suis sûr qu’elle ne pourra pas laisser indifférent. Pour ma part, j’ai peur de me lancer dans une critique où je ne serais pas à la hauteur de l’auteur, où mes écrits ne sauront pas rendre ma pensée, mes sentiments, mes émotions, où mes écrits ne sauront pas rendre hommage aux sentiments, émotions, aux pensées qui peuplent ces pages. Non, je ne radote pas. Car il y a bien le contenu de l’œuvre avec ce que l’auteur dépeint et le résultat avec ce que cela déclenche chez moi. "Habibi" c’est 672 pages de bonheur. Environ 14 albums classiques…j’ai mis pratiquement 6 heures pour en venir à bout. Alors, oui certainement qu’il faut être motivé pour se lancer dans ce pavé au format spécial, presque aussi épais que large ! Rarement le qualificatif de pavé aura si bien convenu à une bande dessinée… Malgré cette taille imposante l’album reste parfaitement abordable, d’un aspect tarifaire, au vu du travail fournit. 6 ans pour réaliser cette œuvre ! 6 années pendant lesquelles Craig Thomson s’est consacré à fignoler, bichonner son œuvre. Et je me lancerai en premier dans le dessin. Magnifique, fluide, inventif. D’une précision et d’une finesse ahurissante. D’une richesse imposante. Le dessin se mêle au texte et chaque lettre peut devenir un dessin à part entière. Il faut dire que la calligraphie des lettres de l’alphabet arabe se prête parfaitement au jeu. Craig Thomson d’ailleurs nous initiera à cet art qui consiste à lier, imbriquer, disposer les lettres entre elles de telle sorte que le final soit aussi créatif et représentatif qu’un véritable et pur dessin. Il va dès lors, sans dire que la mise en page, les cadrages, la composition de chaque page mérite que l’on s’arrête afin profiter et d‘admirer le travail réalisé. Tout dans cet album touche à la perfection. La recherche dans les vêtements, dans les décors qu’il s’agisse des paysages, des villes ou d’un simple bâtiment. Cet album est une véritable comète dans le ciel de la BD. Rare, magnifique, unique. S’appuyant sur une qualité graphique incontestable, le scénario qui nous est offert est lui aussi un modèle du genre. Les 672 pages ne demandent qu’à être lues. Une fois plongé dans cette histoire, j’avais bien du mal à voir passer le temps. Heureusement que certaines obligations personnelles m’obligeaient à mettre une alarme en marche afin de me tirer de ma contemplation. Cette histoire mêle plusieurs sujets de manière extrêmement intelligente, passant de l’un à l’autre de manière toujours logique, toujours fluide, ne nous laissant pas le temps de nous lasser, pour mieux y revenir quelques pages ou chapitre plus loin afin de compléter ou clore un pan de l’histoire. Car l’histoire n’est pas linéaire non plus, ce qui permet à l’auteur de toujours nous surprendre en expliquant par exemple d’un flashBack inattendu certaines scènes ou réaction de ses personnages. Ces principaux personnages Dodola et Zam sont d’ailleurs tous les deux extrêmement attachants. Forcément, en 672 pages l’auteur a largement le temps de développer leur psychologie et de nous conter leur histoire. La psychologie très juste de tous les personnages, principaux comme secondaires voire même tertiaire nous permet de mieux s’immerger dans l’histoire, de mieux la comprendre, de mieux nous l’approprier. L’histoire, sorte de conte des 1001 nuits moderne est souvent bien étrange par les sauts et les côtoiements existants. Nous passons parfois assez abruptement d’une époque très médiévale à des villes ultra modernes. Il est difficile de parler de tout ce que ce livre comporte tellement il est riche. Craig Thomson aborde trop de sujets pour que l’on puisse parler de tous. Je parlerai juste d’une poésie constante, d’une mélancolie planante, d’une beauté flagrante. Malgré tout, 3 thèmes ressortent prioritairement de cet album. L’écologie et le développement incontrôlé des villes modernes, l’amour et le sexe, sans oublier que Craig Thomson s’est initialement jeté dans cette œuvre afin de mieux comprendre l’Islam. Forcément, afin de rendre une copie logique, l’auteur a fortement lié chacun de ses trois thèmes dans la construction de son histoire. Pourtant au contraire d’autres lecteurs qui y ont vu des causes et effets, qui ont relié les déboires amoureux des héros et la religion, je n’ai pas personnellement ressenti ce lien ou ces accusations. J’ai personnellement vraiment dissocié chacun de ces thèmes à la lecture. De plus, connaissant plutôt pas mal l’islam, je ne pouvais établir de rapport. L’islam est amour et n’interdit surtout pas le sexe. Il faut juste que l’homme et la femme soit mariés. Dans notre civilisation « moderne », il est certain qu’un tel postulat peut paraitre préhistorique tant on a l’habitude maintenant de voir des jeunes coucher le premier soir et avorter le second soir, que le divorce est devenu plus courant que le mariage et qu’avoir une maitresse est presque une obligation pour ne pas paraitre has-been…(ce terme est lui aussi surement has-been...) Une fois encore la méconnaissance d’une chose amènera surement une mécompréhension et souvent son rejet. Et c’est peut-être la seule chose que je pourrais reprocher à cet album. C’est de ne pas assez démêler les sujets abordés. Du coup, l’auteur qui voulait découvrir l’islam fausse légèrement le jeu. Car son implication et son explication n’est finalement peut-être pas assez engagée. J’avoue qu’aujourd’hui, pondre un album de BD sur la religion est extrêmement courageux. L’auteur a donc décidé de mettre en parallèle l’histoire de Dodola et celle des textes sacrés. Les choix et les évènements rythmant la vie de Dodola sont ainsi souvent l’occasion d’un parallèle avec un élément religieux, avec la présentation d’un prophète (Noé, Moïse, Mohamed…) Si la majorité des textes sont extraits du Coran, Craig Thomson a semble-t-il porté un grand soin afin de montrer que chacun de ces récits ne se trouvent pas que dans le Coran et que finalement à bien y prendre garde, Le Judaïsme, Le Christianisme et l’Islam ont la même histoire, les mêmes prophètes. Pour l’Islam, puisqu’il s’agit principalement de cette religion dans cet ouvrage, seul Mohamed arrivé après Jésus diffère des autres religions. A la lecture de cet album, on sent fortement que Craig Thomson s’est longtemps renseigné malgré tout sur l’Islam. Tout ce que j’ai pu vérifier, par connaissance ou grâce à internet est vrai. Basés sur la genèse, sur les évangiles, sur l’ancien testament, le Coran ou des hadiths (textes rapportés des dires du prophète Mohamed) tout est vérifiable. L’œuvre prête à une longue réflexion pour qui veut bien s’y attarder. L’auteur une fois encore sans donner son avis personnel nous livre des faits qui ne sont surement pas fortuits. Je suis persuadé que l’on pourrait pondre une thèse rien qu’à étudier tous les messages que l’auteur a sciemment ou non parsemé son ouvrage. Ainsi par exemple avec l’affaire d’Abraham qui fut aussi appelé à sacrifier son fils, on comprend (enfin..je comprends) que la différence entre Chrétien et Musulman ne tient à rien, juste à savoir quel fils ne fut finalement pas égorgé mais remplacé par un bélier. Les causes et conséquences sont les mêmes, mais quand on cherche des poux à son voisin, tout est bon pour lui taper dessus. Sans comparer, sans critiquer, sans juger, l’auteur nous livre ainsi souvent plusieurs vision d’une même chose et à nous alors de faire notre propre opinion. Enfin, pour parler rapidement de l’aspect au sexe développé dans "Habibi" et que certains n’ont pas aimé car le reliant à la religion, une fois encore, j’y vois plus une sorte de Roméo et Juliette à l’amour trop fort et apparemment impossible de deux êtres qui, séparés, feront tout pour rester fidèles l’un à l’autre. Plus que de culpabilité, plus que de soumission, il s’agit ici de fidélité, d’amour vrai, de respect. Et s’il s’agit réellement de la vision de l’auteur, j’espère que vous lirez cet album avec votre vision des choses et que la somme de joyaux livrés dans ces 672 écrins vous permettra de passer outre cette vision, à mon sens, erronée. Un livre sublime, possédant de multiples niveaux de lecture comme seules les grandes œuvres savent le proposer avec une grande, très grande sensibilité et chose que je n’ai pas encore mentionnée, un humour très fin presque discret mais utilisé à très bon escient pour dédramatiser les passages les plus durs ou les plus durs à aborder scénaristiquement. J’ai fini mon avis après plus d’une semaine de tergiversation interne. Et bien que non 100% satisfait, je ne vois pas comment aujourd’hui je pourrais faire mieux. Ce qui confirme, décidément, que cet ouvrage est vraiment spécial !

03/02/2012 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zoo
Zoo

Un chef d'oeuvre absolu ! Bd d'un humanisme rare et aux talents graphiques inespérés. Que ceux qui recherchent de l'action et autres lectures faciles de gare passent leur chemin, ils ne pourront comprendre l'échine de ce joyau. Un tout grand moment d'abord de lecture graphique hors norme et ensuite au scénario magnifiquement humaniste comme quasi aucun dans tout l'univers de la BD l

03/02/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

Un pilier de la fantasy ce livre ! Je pense que dans le genre, on à rarement vu une telle chose, avec un début ultra-classique (héros perdu, quête pour la paix dans le monde, guerre permanente ....), des personnages stéréotypés (le singe benêt mais costaud, la fille à fort caractère, le gars blasé et faible ...) et une situation qui évolue vite. Puis, on arrive vers la moitié du tome avec des superbes idées, des développements très intéressants dans les personnages (surtout sur G'wel qui devient vraiment un personnage principal) et des nouvelles révélations qu'on n'attendait pas. Et la viennent les deux derniers chapitres. L'apothéose, le bouquet final, la conclusion parfaite. On atteint alors le niveau d'une bande-dessinée culte. L'avant-dernier chapitre apporte une totale surprise dans le rebondissement (je m'attendais au pire en voyant qu'on approchait de la fin du livre) et alors arrive le dernier chapitre. Celui-là justifie à lui tout seul l'achat du livre. Cette BD est un pilier de la fantasy dans son traitement : entre le début de l'histoire et sa conclusion, on est amené à un virage à 90° dans la narration et les personnages. De plus, l'œuvre apporte une conclusion assez surprenante pour de la fantasy (je laisse découvrir pour ceux qui n'auraient pas lu). Rajouté à ce scénario qui justifie tout l'achat, on trouve le dessin, superbe, avec une légère préférence pour le noir et blanc, fouillé et des personnages qui restent en mémoire. Une réussite graphique également. Bref, on pourrait résumer à la note simplement : culte. Rien de plus à ajouter. Un pilier dans le domaine de la fantasy, toujours aussi bon malgré son grand âge maintenant. A posséder, sans conteste.

29/01/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Oui, je pense que le 5/5 pour cette BD est parfaitement mérité. On a affaire ici à une série de manga très courte (même si il existe une suite qui est fortement déconseillée), sur le thème de la science-fiction. Jusque là, rien d'extraordinaire. Ensuite, on constate que c'est un manga très vieux, et vient l'appréhension du temps passé qui risque "d'abimer" l'œuvre. Alors on ouvre, et on est tout de suite happé par le dessin, riche et superbe, sombre et posant une ambiance vraiment spécifique dès les premières pages. Et alors, on se plonge dans l'histoire, dans des personnages extraordinaires, dans tout les styles, du méchant au gentil, tous semblent parfaitement réels, au point qu'on pourrait presque s'attendre à les voir sortir des pages, tant le réalisme est poussé. Puis on a fini le premier tome, et l'on se demande ce qu'il va advenir, alors on lit la suite. Et le schéma recommence : on a un peu peur que la qualité baisse, alors que la narration augmente successivement en intensité, qu'on assiste à des moments de plus en plus intenses, que le rythme s'accélère et ralentit dans une narration parfaitement maitrisée. Et lorsqu'on arrive à la conclusion, on ferme le dernier volume d'une série juste extraordinaire. Une série qui se relit des dizaines de fois, dont les thèmes touchent et traversent le temps sans souci, qui fait réfléchir sur beaucoup de choses, de la nature humaine aux dérives de la science, ainsi que sur les bidonvilles, ou les hommes en général. Une série indispensable à tout amateur de (très bonne) Science-fiction, qui se dévore et se relit toujours aussi bien malgré le poids des ans. 5/5 amplement mérité !

28/01/2012 (modifier)
Par zébu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fables
Fables

Aprés la lecture de 14 tomes. Je mets culte malgrés le fait que je trouve les couleurs un peu trop "flashy" par moment et même si les dessins sont plus ou moins réussis selon le dessinateur (l'ensemble s'avère toutefois remarquable) ; mais tout est question de goût me direz-vous. Alors pourquoi culte ? Et bien simplement à cause du scénario qui m'a littéralement envoutée ; pourtant c'était pas gagné d'avance car il faut dire que j'ai passé l'âge de lire des contines (trois petits cochons et compagnie). Mais l'histoire est tellement intelligemment écrite avec une profusion de personnages tous plus attachants les uns que les autres, un mélange de genre (fantastique, policier, fantasy, action...) très savamment orchestré, une touche d'humour salvateur, des histoires d'amours, de pouvoir, de trahison, un suspense à couper le souffle. Bref un monde si vaste qu'il semble pouvoir recéler des possiblités infinies et on en redemande. Mais surtout avec toujours ce sentiment, à chaque fin de tome, d'avoir passé un très bon moment de lecture et cette envie irrésistible de connaître la suite. Vraiment un chef-d'oeuvre à tomber qui vous rendra accros, à posséder absolument et qui plaira sûrement à tout homme ou femme agé de plus de 12 ans.

24/01/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Mythes de Cthulhu
Les Mythes de Cthulhu

La première fois que j'ai lu cette bande dessinée, je ne connaissais Lovecraft que de réputation. J'avais envie de lire son œuvre mais je n'avais pas trouvé de livre à la bibliothèque à ce moment là et même si cette bande dessinée m'avait donné envie de lire son œuvre, je ne l'ai pas fait ayant d'autres bandes dessinées ou livres à lire. Il y a deux mois j'ai finalement lu mon premier recueil d'histoires de Lovecraft et j'ai adoré. J'ai alors eu envie de relire cet album et je ne fus pas du tout déçu. Les auteurs adaptent bien les récits du maitre et ils réussissent l'exploit de ne pas rendre les histoires nulles en montrant les monstres. J'adore le dessin et comment le dessinateur représente l'univers de Lovecraft. Même si on voit les monstres, ils ne ressemblent à rien et donc on peut tout de même imaginer à quoi ils ressemblent comme c'est le cas dans les nouvelles. Le dessin crée une atmosphère sombre qui va à merveille aux histoires. Je conseille la lecture même si vous connaissez déjà les récits, vous ne le regretterez pas !

28/04/2008 (MAJ le 24/01/2012) (modifier)
Par Hergot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Une série magnifique, des histoires menées avec "brio" dans une atmosphère sombre, des dessins qui vous prennent aux tripes et des dialogues poignants. Blacksad est une merveille !!! A conseiller à tous les amateurs de BD polars sombres sachant apprécier les beaux dessins et les histoires sur lesquelles il faut se concentrer un minimum .

22/01/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une épatante aventure de Jules
Une épatante aventure de Jules

Je sais, 5/5 ça parait beaucoup, mais bon sang, qu'est-ce que cette BD le mérite. Je suis tombé amoureux de cette série dès que j'ai lu le premier tome, il y a de ça 8 ans (et quelques). Et depuis, je n'ai pas déchanté. Cette série, ce n'est presque que du positif. En fait, non, c'est uniquement du positif ! Les aventures de Jules, c'est des personnages attachants, énervants, amusants, normaux, surprenants, terriens ou pas, scientifique ou un peu ralentis, bref une tranche de population classique (sauf pour les extra-terrestres qui sont quand même plus rares). C'est aussi des aventures amusantes, qui se déroulent un peu partout, autour de plusieurs thèmes qui permettent à Émile Bravo de glisser plusieurs explications scientifiques, des petites précisions, des analyses ou des points de vue. C'est aussi un dessin superbe (je l'adore !) qui reste en tête, certaines cases simplement hilarantes avec les têtes des personnages. Un excellent plus. Et enfin, Jules c'est aussi un humour absolument extra, distillé partout et dans toute ses formes : dialogues, situations, quiproquos, absurde... On en a tout le temps sans interruption, ce qui donne lieu à de nombreux fou rires (mal appréciés quand on les lit dans le magasin, mais c'est dur de se retenir). Le cocktail final, qui pourrait parfaitement être indigeste, est simplement délicieux, et passant parfaitement dans tous les âges. On rit à tout âge, on réfléchit à tout âge. C'est véritablement une perle, un superbe bijou que nous offre Émile Bravo, et ce sur l'ensemble des 6 tomes qui sont d'égale qualité à mes yeux. Les péripéties sont toujours aussi géniales, et que dire de la famille de Jules ! J'accroche complètement. Une série qui peut s'offrir à tout âge, sans modération, et qui est parfaitement adapté aux jeunes, pour leur donner le goût des bonnes BD ! Mon coup de cœur du moment. Pour finir sur un jeu de mot pourri et archi prévisible, je dirais à l'auteur : "Émile, Bravo !"

17/01/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

Sans la moindre hésitation, j’attribue à cette superbe série la note maximale et un coup de cœur ! S’il m’a fallu quelques planches pour me plonger dans le récit, je n’ai plus pu décrocher par la suite, étant complètement passionné par cette extraordinaire aventure humaine. Comment rester de marbre devant le travail de l’équipe de MSF ? Devant le sort du peuple afghan ? Et puis surtout devant le sort de Bernard Lefèvre, le photographe ? Car il est bien question d’un périple physique incroyable mais tellement riche sur le plan humain. Je me suis parfaitement identifié au photographe et j’ai éprouvé à son égard une très grande empathie. C’est tellement rythmé et passionnant que le lecteur s’attache aux différents protagonistes et ressort franchement bousculé de sa lecture. Même s’il m’arrive de vivre des événements assez étonnants dans mon boulot, je dois dire que cet album m’a vraiment interpellé au regard de la vie sécurisée dont nous profitons… Cette aventure est pourtant bien réelle et les clichés photographiques de Bernard Lefèvre sont là pour nous le rappeler. Alternant un dessin assez simpliste, comme dans La Guerre d'Alan, avec des photos, j’ai adoré l’approche graphique de l’album. Le minimalisme du trait m’a moins dérangé dans cette série, car il sert parfaitement l’insertion des clichés photos. C’est très habilement transposé et le résultat final est à la hauteur du documentaire. Il est à noter que l’édition intégrale propose un dvd qui est assez appréciable en fin de lecture. Une fois encore, la BD a réussi à m’émouvoir et à m’étonner. Ce carnet de voyage fait incontestablement partie du must de ma bibliothèque. Cette lecture fut un pur moment de bonheur et me fait dire que ma passion pour la bande dessinée a encore de très beaux jours devant elle…

15/01/2012 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Si on me demande une série qui met en valeur le 9ème Art, je pense que Siegfried sera dans ma réponse. Je me suis explosé les yeux en lisant cette série tellement c'est beau ! Je m'attendais à de très beaux dessins (dans le genre du Troisième Testament), mais c'est encore mieux au final ! Les couleurs sont choisies avec intelligence et discernement et la blancheur écarlate de certaines planches entrecroise de sombres décors dans d'autres, un ravissement ! Ce qui a rendu le dessin encore plus maitrisé, ce sont les mimiques très simples que peut faire Mime face à des double-planches magistrales, cela 'allège' la perfection du crayon ! Alex Alice a explosé son potentiel pour nous livrer une œuvre sur laquelle il a passé du temps. Il a joué avec les codes de la bande dessinée : découpe des planches variée, réfléchie, originale et phylactères soignés, innovants et faisant partie intégrante du dessin (chose rare). Le scénario est vraiment bien ficelé, en triptyque (chouette !) et la narration est vraiment bien choisie ! Là aussi, Alice a réussi son effet : adapter divers "légendes" en BD et réussir à rendre une histoire prenante, chevaleresque ; le tout demeurant à la fois complexe (notamment le milieu et la fin du dernier tome) mais accessible à tous : jeunes-(plus) vieux, BDphiles passionnés-néophytes peu exigeants ! Bravo à Alex Alice qui a réalisé seul ce triptyque, d'une main de maître ! On sent qu'il s'est beaucoup investi mais qu'il est resté en confiance tout au long de la série ! 5/5 amplement mérité !

30/10/2010 (MAJ le 12/01/2012) (modifier)