Là l'auteur a réussit un coup de maître et a gommé les défauts de Monster.
Il développe encore très bien la psychologie de ses personnages que ce soit pour les principaux comme les secondaires. L'histoire imaginée est vraiment excellente et l'on suit avec hâte et intérêt les rebondissements de l'intrigue. L'histoire est en 8 volumes ce qui pour un manga rend l'achat très abordable.
Le dessin sert très bien l'histoire et le design des robots est vraiment excellent.
Un manga culte à lire absolument.
J'avoue être très étonné par les critiques précédentes.
Je suis moi même un grand amateur des Alix de la "belle" époque ... et je trouve que cette nouvelle version est enfin le coup de fouet qui manquait à une série qui radotait.
Selon moi, autant le style de Jacques Martin se justifiait dans les années 60 autant il est rigide et daté de nos jours où le graphisme a fait de tels progrès ... on ne peut plus accepter (sauf pour des raisons de nostalgie) les textes sans fin, les scènes sans dynamique, les personnages fades se ressemblant tous. La comparaison entre "Roma Roma" et ce qui se fait sur Rome en BD est douloureuse pour la production des "héritiers" de Jacques Martin.
Donc, enfin un "coming out", enfin Alix rencontre Murena.
Enfin un dessin splendide et un scénario dynamique. Je lis cet ouvrage avec plaisir, je suis très touché par la transposition de cet univers "sacré". Je me prends à retrouver dans tel ou tel visage une expression de l'ancien Alix. C'est une belle réussite.
Un seule bémol, ils n'ont pas réussi à vieillir Alix, peu de rides, toujours cet air d'éternel adolescent.
Pour me résumer c'est du niveau de Murena et donc j'attends la suite avec impatience.
Dans ce superbe roman graphique – un pavé de près de 600 pages ! - plein de poésie, véritable parcours introspectif accompagné de flashbacks sur son enfance, Craig Thompson nous raconte comment une amourette adolescente va avoir une énorme répercussion sur le cours de sa vie que son entourage voulait croire toute tracée… « Blankets » signifie « couverture » en français, et comme le titre du roman l’indique, il y est beaucoup question de couvertures… la région du Midwest semble en permanence sous une « couverture » de neige, accompagnée d’un froid glacial qui pousse à hiberner sous la couette… mais le terme revêt aussi un autre sens, car la couverture qui sert à se protéger peut être aussi morale, elle est celle qui permet de passer inaperçu, de ne pas se faire remarquer, de se fondre dans la masse afin de ne pas être jugé… et c’est bien de cela dont il est question ici : faut-il se satisfaire de ses croyances qui rassurent tout autant qu’elles emprisonnent et sacrifier sa liberté ?
J’ai trouvé à cet ouvrage une grande qualité graphique, où le trait noir et blanc est d’une grande finesse, alternant le minimalisme « cartoon » lié à l’enfance et les courbes sensuelles et gracieuses lorsque l’auteur évoque son amour d’adolescence. Quant à l’histoire, elle bénéficie d’une grande fluidité et n’est jamais plombée par son sujet, qui pourtant pourrait vite dévier vers l’auto-apitoiement ou une sensiblerie un peu gnangnan… L’auteur se contente de produire un récit lucide et sensible, sans concession, sans aigreur ni colère, avec juste une touche d’ironie et des images fortes, où il explique comment [SPOILER] à la suite d’une désillusion amoureuse [fin du SPOILER], il s’est détaché de la religion malgré la pression familiale et sociale.
Voici un style graphique dont je raffole, très proche de celui de Karascoët dans Miss Pas Touche, sauf qu’ici Yomgui Dumont pousse le souci du détail nettement plus loin et nous offre des planches de toute beauté. L’équilibre entre les couleurs, les détails, les décors et les expressions des personnages est parfait, tourner les pages est un vrai bonheur. Un autre point commun aux deux séries… leur noirceur.
« Chambres Noires » raconte une histoire que l’on pourrait presque qualifier de déjà-vue, sans apporter de véritable originalité au genre, c’est un récurrent récit de fantômes. En guise de préface, l‘histoire commence par une présentation de la maisonnée, de ses habitants et de leurs activités, façon petite chronique assez drôle par ailleurs. Mais c’est surtout dans son traitement qu’elle accroche, Olivier Bleys sait distiller les informations nécessaires au bon moment pour maintenir un excellent suspense. Il y a aussi une grande richesse au niveau des personnages qui sont très nombreux et suffisamment développés pour que l’on s’attache à eux. Une petite touche humoristique vient se glisser de-ci de-là, et elle tombe toujours pile poil quand il faut et surtout quand on ne s’y attend pas. J’ai eu un coup de cœur pour Bertille et ce pauvre Erratum…
Suite et fin
Celle-ci ne fait que confirmer mes premières impressions, toutes les qualités du premier opus sont présentes, avec en plus un déroulement de l’histoire on ne peut plus prenant, le suspense étant maintenu jusqu'au final. La qualité du graphisme est constante, avec ses innombrables détails et des expressions pleines de vie ; j'aime aussi la manière dont Yomgui Dumont joue sur les contrastes, notamment avec les yeux des personnages.
Cette série est surtout un véritable coup de cœur avec un attachement inconditionnel aux personnages, charismatiques, drôles et attendrissants ; par ailleurs les méchants sont vraiment odieux ce qui par opposition les rend intéressants.
Autre point important, moi qui n'aime pas des masses les histoires de fantômes, j'ai été enchantée par celle-ci et tout cela vaut bien la note maximale.
La sortie de l'édition de luxe m'a permis de me replonger dans ce superbe manga. Une très belle édition soit dit en passant.
Clairement, c'est un manga qu'on ne peut pas lire à la va-vite tellement l'histoire est dense et les personnages nombreux.
On suit avec plaisir le destin de ce médecin qui doit vivre avec le poids d'avoir sauvé un meurtrier dangereux et qui fera tout pour l’arrêter. J'aime particulièrement l'importance que Urasawa a donné aux personnages secondaires, bien qu'au final on les voit presque autant que Temna.
L'auteur prend clairement son temps pour distiller les infos sur le fond de l'histoire et pour faire avancer le récit, mais c'est un plaisir, je trouve, de rencontrer la multitude de personnages sur le chemin de Temna. Enfin, je trouve que les 2 derniers tomes offrent un très bon final.
Et même si la fin est un petit peu ouverte, je trouve qu'on a quand même la majorité des réponses sur l'histoire des jumeaux et sur ce qui s'est passé dans leur enfance, avec leur mère, Bonaparta etc...
Concernant le dessin, j'aime beaucoup son style, où l'on n'a pas de graphiques fouillis comme sur d'autres mangas.
Après, pour ceux qui ont l'habitude de suivre les séries de Urasawa, on retrouve toujours un peu les mêmes "gueules" mais bon.
Bref, pour ma part, Monster avait été peut-être le 1er manga "adulte" que j'avais découvert il y a de ça plusieurs années, et après une 2eme relecture ces jours-ci, c'est définitivement un des meilleurs qu'il m'ait été donné de lire.
Je conseille donc d'y aller les yeux fermés (sauf si on est allergique au genre thriller bien sûr), et surtout essayez de le lire d'une traite, pour apprécier au mieux toutes les histoires annexes qui s’entremêlent les unes avec les autres durant tout le récit.
Les yeux fermés je mets 4 étoiles pour cette série « coup de cœur ». Coup de cœur parce que bizarrement elle n’est pas trop connue bien que figurant dans le best of 2010 du site, mais nul doute qu’elle va finir par percer.
Monkey Bizness, c’est de l’humour « hard » et satirique par les auteurs de la mini série tv Les Lascars, mais là on n’est pas dans un type d’humour racaille banlieusard mais un style beaucoup plus trash et porno. Pour ceux qui ont aimé le film Pulp Fiction de Tarantino, le duo de singes Hammer-Jack Mandrill fait énormément penser à l’autre Travolta-Samuel Jackson pour le côté barbouzes sans morale quand il s’agit du boulot, et qui sont de vrais concierges pipelettes pendant les moments de détente où on parle de tout et de rien mais toujours avec une philosophie de bistro. D’ailleurs, dans cette jungle urbaine où tout le monde a un langage « tarantinesque » (j’entends par là, à base de « putain », « enfoiré » et autre), le gorille Hammer n’a pas son pareil pour manier la langue de Racine et en cela il a un côté décalé et hilarant. Aussi, le fait qu’il distribue les mandales à tour de bras m’a rappelé Sœur Marie-Thérèse et du coup, ça renforce ma sympathie pour cette série.
Autre point positif, la BD fait une bonne centaine de pages ce qui est assez rare quand en plus le dessin et les couleurs sont de qualité.
J’apprécie de plus en plus la section Label 619 des éditons Ankama, ça me rappelle les meilleures années de Fluide Glacial. La relève est assurée.
Alpha...directions
Magnifique ouvrage, terminé magistralement par une fabuleuse postface qui m'a un peu plus rapproché de l'auteur.
Car moi aussi, je m'interroge (de plus en plus, j'ai l'impression...) sur le rationnel et l'origine non seulement de la vie, mais de l'existence en général.
La recherche de la "pensée de Dieu", au sens du dernier livre des frères Bogdanov (expression venant à l'origine d'une réplique d'Albert Einstein), est à la fois passionnante et effrayante pour l'esprit (car seuls les imbéciles sont heureux et que la connaissance peut être source de souffrance).
Bref, Jens Harder soulève la ou les questions que tout être humain devrait se poser, sauf s'il l'occulte volontairement pour mettre son esprit à l'abri de tout ce que cette quête pourrait avoir de dérangeant.
Lorsque l'on voit l'histoire du monde défiler devant soi, les tribulations et "problèmes" humains semblent bien ridicules...
Que sommes nous face à la toute puissance de mère nature, qui peut détruire en un clin d'oeil d'éternité tout ce qu'elle a mis des millions d'années à engendrer?
C'est vraiment très intéressant, j'ai appris plein de choses sur la formations de l'univers, la biologie, la géologie, un vrai régal! Il est remarquable de constater que l'auteur nous enseigne beaucoup avec des images, et très peu de texte. Ainsi, les cases peuvent ne transmettre qu'une idée. C'est simple, mais très efficace. Par exemple, après le big bang, l'auteur a glissé une case représentant un volume, puis un chronomètre pour expliquer la naissance de l'espace et du temps.
Graphiquement, les planches sont splendides, très travaillées, dans un style bi ou trichrome.
Cette narration de l'histoire de l'univers, puis de la terre, est agrémentée de nombreuses illustrations nous montrant comment les temps les plus reculés marquent encore notre époque actuelle, et comment les différentes religions se sont souvent rapproché étrangement de la représentation de la création de la terre telle que nous la concevons actuellement.
Mon seul regret est qu'effectivement, comme quelqu'un l'a déjà fait remarquer, j'aurais souhaité que toutes les références issues de notre ère soient expliquées ou tout au moins légendés dans l'annexe.
J'ai déjà défini un ouvrage "culte" comme pouvant être relu sans peine maintes et maintes fois, ou comme laissant un sentiment très particulier. "Alpha...directions" est clairement de ce genre là.
Il va maintenant me falloir prendre mon mal en patience en attendant "Bêta...directions"...
(162)
Allez, une fois n'est pas coutume. Je rajoute un "culte". Cette excellente histoire de la préhistoire de la BD mérite bien les cinq étoiles.
Précurseur d'Hippolyte Calys, Tournesol, Champignac ou Géo Trouvetou, le savant Cosinus décide un jour de partir faire le tour du monde pour imiter son cousin Fenouillard.
Le pauvre homme, aussi étourdi que malchanceux, ne parviendra jamais à sortir de Paris...
Plusieurs scènes mémorables me reviennent en mémoire : celle, au début du livre, où il doit accompagner des amies au spectacle mais décide de finir un calcul au tableau noir. Il s'agace à chaque fois qu'elles lui rappellent qu'il faut partir et finit par leur dire d'y aller sans lui. "Vous n'aurez pas atteint le Pont-Neuf que je vous aurai rattrapées !". Ce qu'elles font. A leur retour du spectacle, trois heures plus tard, elles retrouvent un Cosinus débraillé, ayant posé veste et cravate, les cheveux pleins de craie, qui leur hurle "Puisque je vous dis d'y aller sans moi ! Vous n'aurez pas atteint le Pont-Neuf..."
Autre scène fameuse : le véhicule révolutionnaire qu'invente Cosinus, qui rassemble toutes les formes de propulsion alors connues : l'anémélectropédalicouventombrosoparacloucycle. Oui, je l'ai appris par coeur et je m'en souviens encore...
Dernier gag qui me revient : celui, récurrent, du paisible Dr Hilaire (Max), dentiste de son état, qui sera la victime involontaire de la plupart des trouvailles de Cosinus et finira fou.
Sans doute la meilleure des quatre séries de Christophe, devant, dans l'ordre, le Sapeur Camember, La Famille Fenouillard et Les Malices de Plick et Plock.
Comme dans Rural !, Etienne Davodeau se met en scène, et ce n'est évidemment pas par égocentrisme. En effet, s’il maîtrise le sujet du neuvième art, il n’hésite pas à se montrer « ignorant » en matière d’œnologie. Davodeau est avant tout le bédéaste de l’humain, attaché à montrer les « vrais gens ». Il mise sur l’authenticité et son trait est en accord avec lui-même. Il ne cherche pas à faire joli à tout prix, l’esbroufe n’est pas le genre de la maison, et certains lecteurs exigeants n’apprécieront peut-être pas son style. Mais Davodeau va à l’essentiel et s’il glisse par ci par là des paysages de vignes, ceux-ci dégagent davantage la propre sensibilité de l’auteur qu’une beauté formelle. Et lorsque ce dernier recourt au lavis noir et blanc, il le fait avec subtilité, et à cet égard, je trouve les ciels d’orage ou les reflets sur les trottoirs après la pluie très réussis.
Ce récit original est construit comme une quête initiatique, où chacun de deux protagonistes est en alternance le maître et l’élève. Cela confère une vraie dynamique à l’histoire qui sinon aurait pu paraître plus monotone. Et même si on ne s’intéresse au départ ni à la BD, ni au vin, on ne peut qu’y prendre du plaisir, car ce que célèbre Davodeau ici, c’est d’abord la richesse intrinsèque aux relations humaines, les rencontres (et il y en a !), en d’autres termes l’amitié tout court, simple, généreuse et sans calcul, celle qui se forge en trinquant, antithèse de l’amitié « facebook » de nos ultra modernes solitudes. Pour résumer l’affaire, on a tous (et souvent) quelque chose à apprendre de l’autre, si « ignorant » soit-il ! Il s’agit donc également d’une invitation à la curiosité et à la modestie – ce qui hélas n’empêchera peut-être pas certains messieurs « Je-Sais-Tout » de s’en servir pour briller en société… Une vraie leçon de vie, en somme.
On peut voir aussi ce livre comme un plaidoyer en faveur d’une viticulture traditionnelle, et à ce titre Richard Leroy est admirable dans sa détermination à renoncer au traitement chimique de ses vignes, à considérer la terre comme un être vivant, à la respecter, car pour Richard et ses amis vignerons qui se lancent dans l’aventure, c’est bien la terre qui fait le vin. Même l'utilisation du tracteur est néfaste d’après ces puristes, qui font cela par passion, tiennent à leur liberté et préfèrent produire de la qualité quitte à produire un peu moins... discréditant ainsi les choix productivistes d’une partie de leurs confrères sans pour autant souscrire au modèle bio. Et pourtant, ils n'ont pas pour autant de certitudes et on se rend compte que la viticulture n'est pas une science exacte... Tels des artistes, ils cherchent, explorent, expérimentent, se plantent parfois mais savent au moins ce qu'ils ne veulent pas.
Pour son initiation au neuvième art, Etienne emmène Richard sur les routes entre deux tailles de vigne. Ainsi on visite une imprimerie, on traîne ses guêtres dans des festivals, on cause bédé et on rend visite à des confrères (Jean-Pierre Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, Emmanuel Guibert) ou à son éditeur (Futuropolis), et ce, en n’oubliant jamais de trinquer évidemment !
Mon verdict : le millésime Davodeau 2011 est exceptionnel, il est « droit », a « une belle chair », avec un petit goût capiteux qui demeure longtemps en bouche, à tel point qu’il donne vraiment très envie de le partager…
Franchement, je ne vois rien à reprocher à ce one shot qui allie graphisme personnel de grande qualité et scénario sans fausse note.
Cet album est l’occasion de découvrir une histoire de fou qu’on a peine à croire qu’elle eu réellement existé. Mais comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu et la bêtise humaine est sans bornes. Alors pourquoi pas ? Finalement peu importe la part de fiction que comporte ce récit. Il met en lumières l’ignorance humaine et ses conséquences brutales qu’elle peut occasionner. Tout le monde en prend pour son grade, français comme anglais. Wilfrid Lupano a l’intelligence de ne pas asséner de morale, elle s’impose d’elle même. De plus, une révélation en toute fin d’album apporte une toute autre dimension à ce récit qui aurait pu se cantonner à un fait divers local. Félicitations aussi à Jérémie Moreau . . . Je ne m’étendrai pas sur la qualité de ses planches, un petit tour dans la galerie est plus parlant. Un auteur à suivre de près !
Culte pour moi car sans défauts.
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Pluto
Là l'auteur a réussit un coup de maître et a gommé les défauts de Monster. Il développe encore très bien la psychologie de ses personnages que ce soit pour les principaux comme les secondaires. L'histoire imaginée est vraiment excellente et l'on suit avec hâte et intérêt les rebondissements de l'intrigue. L'histoire est en 8 volumes ce qui pour un manga rend l'achat très abordable. Le dessin sert très bien l'histoire et le design des robots est vraiment excellent. Un manga culte à lire absolument.
Alix Senator
J'avoue être très étonné par les critiques précédentes. Je suis moi même un grand amateur des Alix de la "belle" époque ... et je trouve que cette nouvelle version est enfin le coup de fouet qui manquait à une série qui radotait. Selon moi, autant le style de Jacques Martin se justifiait dans les années 60 autant il est rigide et daté de nos jours où le graphisme a fait de tels progrès ... on ne peut plus accepter (sauf pour des raisons de nostalgie) les textes sans fin, les scènes sans dynamique, les personnages fades se ressemblant tous. La comparaison entre "Roma Roma" et ce qui se fait sur Rome en BD est douloureuse pour la production des "héritiers" de Jacques Martin. Donc, enfin un "coming out", enfin Alix rencontre Murena. Enfin un dessin splendide et un scénario dynamique. Je lis cet ouvrage avec plaisir, je suis très touché par la transposition de cet univers "sacré". Je me prends à retrouver dans tel ou tel visage une expression de l'ancien Alix. C'est une belle réussite. Un seule bémol, ils n'ont pas réussi à vieillir Alix, peu de rides, toujours cet air d'éternel adolescent. Pour me résumer c'est du niveau de Murena et donc j'attends la suite avec impatience.
Blankets - Manteau de neige
Dans ce superbe roman graphique – un pavé de près de 600 pages ! - plein de poésie, véritable parcours introspectif accompagné de flashbacks sur son enfance, Craig Thompson nous raconte comment une amourette adolescente va avoir une énorme répercussion sur le cours de sa vie que son entourage voulait croire toute tracée… « Blankets » signifie « couverture » en français, et comme le titre du roman l’indique, il y est beaucoup question de couvertures… la région du Midwest semble en permanence sous une « couverture » de neige, accompagnée d’un froid glacial qui pousse à hiberner sous la couette… mais le terme revêt aussi un autre sens, car la couverture qui sert à se protéger peut être aussi morale, elle est celle qui permet de passer inaperçu, de ne pas se faire remarquer, de se fondre dans la masse afin de ne pas être jugé… et c’est bien de cela dont il est question ici : faut-il se satisfaire de ses croyances qui rassurent tout autant qu’elles emprisonnent et sacrifier sa liberté ? J’ai trouvé à cet ouvrage une grande qualité graphique, où le trait noir et blanc est d’une grande finesse, alternant le minimalisme « cartoon » lié à l’enfance et les courbes sensuelles et gracieuses lorsque l’auteur évoque son amour d’adolescence. Quant à l’histoire, elle bénéficie d’une grande fluidité et n’est jamais plombée par son sujet, qui pourtant pourrait vite dévier vers l’auto-apitoiement ou une sensiblerie un peu gnangnan… L’auteur se contente de produire un récit lucide et sensible, sans concession, sans aigreur ni colère, avec juste une touche d’ironie et des images fortes, où il explique comment [SPOILER] à la suite d’une désillusion amoureuse [fin du SPOILER], il s’est détaché de la religion malgré la pression familiale et sociale.
Chambres Noires
Voici un style graphique dont je raffole, très proche de celui de Karascoët dans Miss Pas Touche, sauf qu’ici Yomgui Dumont pousse le souci du détail nettement plus loin et nous offre des planches de toute beauté. L’équilibre entre les couleurs, les détails, les décors et les expressions des personnages est parfait, tourner les pages est un vrai bonheur. Un autre point commun aux deux séries… leur noirceur. « Chambres Noires » raconte une histoire que l’on pourrait presque qualifier de déjà-vue, sans apporter de véritable originalité au genre, c’est un récurrent récit de fantômes. En guise de préface, l‘histoire commence par une présentation de la maisonnée, de ses habitants et de leurs activités, façon petite chronique assez drôle par ailleurs. Mais c’est surtout dans son traitement qu’elle accroche, Olivier Bleys sait distiller les informations nécessaires au bon moment pour maintenir un excellent suspense. Il y a aussi une grande richesse au niveau des personnages qui sont très nombreux et suffisamment développés pour que l’on s’attache à eux. Une petite touche humoristique vient se glisser de-ci de-là, et elle tombe toujours pile poil quand il faut et surtout quand on ne s’y attend pas. J’ai eu un coup de cœur pour Bertille et ce pauvre Erratum… Suite et fin Celle-ci ne fait que confirmer mes premières impressions, toutes les qualités du premier opus sont présentes, avec en plus un déroulement de l’histoire on ne peut plus prenant, le suspense étant maintenu jusqu'au final. La qualité du graphisme est constante, avec ses innombrables détails et des expressions pleines de vie ; j'aime aussi la manière dont Yomgui Dumont joue sur les contrastes, notamment avec les yeux des personnages. Cette série est surtout un véritable coup de cœur avec un attachement inconditionnel aux personnages, charismatiques, drôles et attendrissants ; par ailleurs les méchants sont vraiment odieux ce qui par opposition les rend intéressants. Autre point important, moi qui n'aime pas des masses les histoires de fantômes, j'ai été enchantée par celle-ci et tout cela vaut bien la note maximale.
Monster
La sortie de l'édition de luxe m'a permis de me replonger dans ce superbe manga. Une très belle édition soit dit en passant. Clairement, c'est un manga qu'on ne peut pas lire à la va-vite tellement l'histoire est dense et les personnages nombreux. On suit avec plaisir le destin de ce médecin qui doit vivre avec le poids d'avoir sauvé un meurtrier dangereux et qui fera tout pour l’arrêter. J'aime particulièrement l'importance que Urasawa a donné aux personnages secondaires, bien qu'au final on les voit presque autant que Temna. L'auteur prend clairement son temps pour distiller les infos sur le fond de l'histoire et pour faire avancer le récit, mais c'est un plaisir, je trouve, de rencontrer la multitude de personnages sur le chemin de Temna. Enfin, je trouve que les 2 derniers tomes offrent un très bon final. Et même si la fin est un petit peu ouverte, je trouve qu'on a quand même la majorité des réponses sur l'histoire des jumeaux et sur ce qui s'est passé dans leur enfance, avec leur mère, Bonaparta etc... Concernant le dessin, j'aime beaucoup son style, où l'on n'a pas de graphiques fouillis comme sur d'autres mangas. Après, pour ceux qui ont l'habitude de suivre les séries de Urasawa, on retrouve toujours un peu les mêmes "gueules" mais bon. Bref, pour ma part, Monster avait été peut-être le 1er manga "adulte" que j'avais découvert il y a de ça plusieurs années, et après une 2eme relecture ces jours-ci, c'est définitivement un des meilleurs qu'il m'ait été donné de lire. Je conseille donc d'y aller les yeux fermés (sauf si on est allergique au genre thriller bien sûr), et surtout essayez de le lire d'une traite, pour apprécier au mieux toutes les histoires annexes qui s’entremêlent les unes avec les autres durant tout le récit.
Monkey Bizness
Les yeux fermés je mets 4 étoiles pour cette série « coup de cœur ». Coup de cœur parce que bizarrement elle n’est pas trop connue bien que figurant dans le best of 2010 du site, mais nul doute qu’elle va finir par percer. Monkey Bizness, c’est de l’humour « hard » et satirique par les auteurs de la mini série tv Les Lascars, mais là on n’est pas dans un type d’humour racaille banlieusard mais un style beaucoup plus trash et porno. Pour ceux qui ont aimé le film Pulp Fiction de Tarantino, le duo de singes Hammer-Jack Mandrill fait énormément penser à l’autre Travolta-Samuel Jackson pour le côté barbouzes sans morale quand il s’agit du boulot, et qui sont de vrais concierges pipelettes pendant les moments de détente où on parle de tout et de rien mais toujours avec une philosophie de bistro. D’ailleurs, dans cette jungle urbaine où tout le monde a un langage « tarantinesque » (j’entends par là, à base de « putain », « enfoiré » et autre), le gorille Hammer n’a pas son pareil pour manier la langue de Racine et en cela il a un côté décalé et hilarant. Aussi, le fait qu’il distribue les mandales à tour de bras m’a rappelé Sœur Marie-Thérèse et du coup, ça renforce ma sympathie pour cette série. Autre point positif, la BD fait une bonne centaine de pages ce qui est assez rare quand en plus le dessin et les couleurs sont de qualité. J’apprécie de plus en plus la section Label 619 des éditons Ankama, ça me rappelle les meilleures années de Fluide Glacial. La relève est assurée.
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Alpha...directions Magnifique ouvrage, terminé magistralement par une fabuleuse postface qui m'a un peu plus rapproché de l'auteur. Car moi aussi, je m'interroge (de plus en plus, j'ai l'impression...) sur le rationnel et l'origine non seulement de la vie, mais de l'existence en général. La recherche de la "pensée de Dieu", au sens du dernier livre des frères Bogdanov (expression venant à l'origine d'une réplique d'Albert Einstein), est à la fois passionnante et effrayante pour l'esprit (car seuls les imbéciles sont heureux et que la connaissance peut être source de souffrance). Bref, Jens Harder soulève la ou les questions que tout être humain devrait se poser, sauf s'il l'occulte volontairement pour mettre son esprit à l'abri de tout ce que cette quête pourrait avoir de dérangeant. Lorsque l'on voit l'histoire du monde défiler devant soi, les tribulations et "problèmes" humains semblent bien ridicules... Que sommes nous face à la toute puissance de mère nature, qui peut détruire en un clin d'oeil d'éternité tout ce qu'elle a mis des millions d'années à engendrer? C'est vraiment très intéressant, j'ai appris plein de choses sur la formations de l'univers, la biologie, la géologie, un vrai régal! Il est remarquable de constater que l'auteur nous enseigne beaucoup avec des images, et très peu de texte. Ainsi, les cases peuvent ne transmettre qu'une idée. C'est simple, mais très efficace. Par exemple, après le big bang, l'auteur a glissé une case représentant un volume, puis un chronomètre pour expliquer la naissance de l'espace et du temps. Graphiquement, les planches sont splendides, très travaillées, dans un style bi ou trichrome. Cette narration de l'histoire de l'univers, puis de la terre, est agrémentée de nombreuses illustrations nous montrant comment les temps les plus reculés marquent encore notre époque actuelle, et comment les différentes religions se sont souvent rapproché étrangement de la représentation de la création de la terre telle que nous la concevons actuellement. Mon seul regret est qu'effectivement, comme quelqu'un l'a déjà fait remarquer, j'aurais souhaité que toutes les références issues de notre ère soient expliquées ou tout au moins légendés dans l'annexe. J'ai déjà défini un ouvrage "culte" comme pouvant être relu sans peine maintes et maintes fois, ou comme laissant un sentiment très particulier. "Alpha...directions" est clairement de ce genre là. Il va maintenant me falloir prendre mon mal en patience en attendant "Bêta...directions"... (162)
L'Idée fixe du savant Cosinus
Allez, une fois n'est pas coutume. Je rajoute un "culte". Cette excellente histoire de la préhistoire de la BD mérite bien les cinq étoiles. Précurseur d'Hippolyte Calys, Tournesol, Champignac ou Géo Trouvetou, le savant Cosinus décide un jour de partir faire le tour du monde pour imiter son cousin Fenouillard. Le pauvre homme, aussi étourdi que malchanceux, ne parviendra jamais à sortir de Paris... Plusieurs scènes mémorables me reviennent en mémoire : celle, au début du livre, où il doit accompagner des amies au spectacle mais décide de finir un calcul au tableau noir. Il s'agace à chaque fois qu'elles lui rappellent qu'il faut partir et finit par leur dire d'y aller sans lui. "Vous n'aurez pas atteint le Pont-Neuf que je vous aurai rattrapées !". Ce qu'elles font. A leur retour du spectacle, trois heures plus tard, elles retrouvent un Cosinus débraillé, ayant posé veste et cravate, les cheveux pleins de craie, qui leur hurle "Puisque je vous dis d'y aller sans moi ! Vous n'aurez pas atteint le Pont-Neuf..." Autre scène fameuse : le véhicule révolutionnaire qu'invente Cosinus, qui rassemble toutes les formes de propulsion alors connues : l'anémélectropédalicouventombrosoparacloucycle. Oui, je l'ai appris par coeur et je m'en souviens encore... Dernier gag qui me revient : celui, récurrent, du paisible Dr Hilaire (Max), dentiste de son état, qui sera la victime involontaire de la plupart des trouvailles de Cosinus et finira fou. Sans doute la meilleure des quatre séries de Christophe, devant, dans l'ordre, le Sapeur Camember, La Famille Fenouillard et Les Malices de Plick et Plock.
Les Ignorants
Comme dans Rural !, Etienne Davodeau se met en scène, et ce n'est évidemment pas par égocentrisme. En effet, s’il maîtrise le sujet du neuvième art, il n’hésite pas à se montrer « ignorant » en matière d’œnologie. Davodeau est avant tout le bédéaste de l’humain, attaché à montrer les « vrais gens ». Il mise sur l’authenticité et son trait est en accord avec lui-même. Il ne cherche pas à faire joli à tout prix, l’esbroufe n’est pas le genre de la maison, et certains lecteurs exigeants n’apprécieront peut-être pas son style. Mais Davodeau va à l’essentiel et s’il glisse par ci par là des paysages de vignes, ceux-ci dégagent davantage la propre sensibilité de l’auteur qu’une beauté formelle. Et lorsque ce dernier recourt au lavis noir et blanc, il le fait avec subtilité, et à cet égard, je trouve les ciels d’orage ou les reflets sur les trottoirs après la pluie très réussis. Ce récit original est construit comme une quête initiatique, où chacun de deux protagonistes est en alternance le maître et l’élève. Cela confère une vraie dynamique à l’histoire qui sinon aurait pu paraître plus monotone. Et même si on ne s’intéresse au départ ni à la BD, ni au vin, on ne peut qu’y prendre du plaisir, car ce que célèbre Davodeau ici, c’est d’abord la richesse intrinsèque aux relations humaines, les rencontres (et il y en a !), en d’autres termes l’amitié tout court, simple, généreuse et sans calcul, celle qui se forge en trinquant, antithèse de l’amitié « facebook » de nos ultra modernes solitudes. Pour résumer l’affaire, on a tous (et souvent) quelque chose à apprendre de l’autre, si « ignorant » soit-il ! Il s’agit donc également d’une invitation à la curiosité et à la modestie – ce qui hélas n’empêchera peut-être pas certains messieurs « Je-Sais-Tout » de s’en servir pour briller en société… Une vraie leçon de vie, en somme. On peut voir aussi ce livre comme un plaidoyer en faveur d’une viticulture traditionnelle, et à ce titre Richard Leroy est admirable dans sa détermination à renoncer au traitement chimique de ses vignes, à considérer la terre comme un être vivant, à la respecter, car pour Richard et ses amis vignerons qui se lancent dans l’aventure, c’est bien la terre qui fait le vin. Même l'utilisation du tracteur est néfaste d’après ces puristes, qui font cela par passion, tiennent à leur liberté et préfèrent produire de la qualité quitte à produire un peu moins... discréditant ainsi les choix productivistes d’une partie de leurs confrères sans pour autant souscrire au modèle bio. Et pourtant, ils n'ont pas pour autant de certitudes et on se rend compte que la viticulture n'est pas une science exacte... Tels des artistes, ils cherchent, explorent, expérimentent, se plantent parfois mais savent au moins ce qu'ils ne veulent pas. Pour son initiation au neuvième art, Etienne emmène Richard sur les routes entre deux tailles de vigne. Ainsi on visite une imprimerie, on traîne ses guêtres dans des festivals, on cause bédé et on rend visite à des confrères (Jean-Pierre Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, Emmanuel Guibert) ou à son éditeur (Futuropolis), et ce, en n’oubliant jamais de trinquer évidemment ! Mon verdict : le millésime Davodeau 2011 est exceptionnel, il est « droit », a « une belle chair », avec un petit goût capiteux qui demeure longtemps en bouche, à tel point qu’il donne vraiment très envie de le partager…
Le Singe de Hartlepool
Franchement, je ne vois rien à reprocher à ce one shot qui allie graphisme personnel de grande qualité et scénario sans fausse note. Cet album est l’occasion de découvrir une histoire de fou qu’on a peine à croire qu’elle eu réellement existé. Mais comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu et la bêtise humaine est sans bornes. Alors pourquoi pas ? Finalement peu importe la part de fiction que comporte ce récit. Il met en lumières l’ignorance humaine et ses conséquences brutales qu’elle peut occasionner. Tout le monde en prend pour son grade, français comme anglais. Wilfrid Lupano a l’intelligence de ne pas asséner de morale, elle s’impose d’elle même. De plus, une révélation en toute fin d’album apporte une toute autre dimension à ce récit qui aurait pu se cantonner à un fait divers local. Félicitations aussi à Jérémie Moreau . . . Je ne m’étendrai pas sur la qualité de ses planches, un petit tour dans la galerie est plus parlant. Un auteur à suivre de près ! Culte pour moi car sans défauts.