Je viens de me replonger dans l'intégralité de la série, et quel pied.
J'ai abordé cette série il y a quelques années (disons 2/3 décennies) et je n'en avais retiré alors qu'une lecture trop superficielle. Et je n'avais pas su, trop jeune, me dépatouiller de ce mélange onirico-SF-historique-fantasy.
En reprenant la série aujourd'hui, je me suis véritablement régalé.
Bien évidemment, la qualité du dessin permet de plonger dans chaque tome avec gourmandise, mais c'est en se faisant une idée très générale de l'oeuvre qu'on l'apprécie le plus. C'est comme si une 30aine de petites toiles "réussies" faisaient, en se reculant, une fresque génialissime. La complexité du monde créé, les implications et retours nombreux vers le background de l'enfant des étoiles, la justesse de chaque nouvelle pierre posée à l'édifice, c'est du grand art. On découvre certains tomes avec une petite baisse d'intensité dans la lecture (je pense aux historiettes de l'enfant des étoiles et de Aaricia) puis, au détour d'un album ultérieur, les références refont surface. On se replonge alors avec plaisir dans les tomes "délaissés". Je trouve que les auteurs ont su trouver le moyen scénaristique pour que nous utilisions tous les chemins de traverse entre les tomes, à notre convenance, comme une toile d'araignée dont nous emprunterions les différents fils à notre guise, le tout sans perdre le fil, l'intérêt...
Du tout bon.
Comme je l'ai dit, il y a des tomes plus ou moins réussis à titre individuel mais qui ont un impact réel sur l'oeuvre globale et c'est en ce sens qu'il faut la regarder.
Mon fils de 9 ans vient de plonger dedans (le "cycle" des Archers et du pays Qâ avec la jolie Kriss) et il est scotché. Comme quoi le temps n'a pas de prise non plus sur l'oeuvre. Magnifique.
165 avis et une série déjà classée comme culte, à quoi pourrait bien servir mon avis ?
A rien du tout, j'en ai conscience : il n'y a plus lieu de convaincre là où la célébrité méritée parle d'elle même...
Ah si, Carne y sangre, je sais à quoi pourrait bien servir mon avis !!! A témoigner de ma gratitude !!!
Merci à vous, auteurs de cette magnifique série intelligente et imaginative !!!
Merci de redonner au lecteur ce simple plaisir du texte, de lui faire profiter de ce soin méticuleux jusqu'aux intérieurs de couverture, de l'ébahir sur ces joutes verbales ahurissantes et délirantes, de lui rappeler tout cet héritage littéraire immense, et de le transporter dans des aventures rocambolesques tenant ce même lecteur captif (et ô combien heureux de l'être) de sa lecture !!!
Et quel talent de nous faire nous sentir tout à la fois dans une pièce de théâtre, dans un roman, dans de la poésie, le tout au travers d'une BD qui peut prétendre fièrement en défendre le genre !
C'est un croc !… C'est une cape !… Que dis-je, c'est une cape ?… C'est De Cape et de Crocs ! Et tant pis si c'était facile ou déjà fait, l'ivresse de ma lecture à peine achevée sera mon excuse !
J'ai failli mettre 4/5. La légère baisse de tension du dernier opus "Charleston" m'y a fait hésiter.
Je laisse néanmoins la cote maximale car je crois que les auteurs sont parvenus avec cette série à faire la chose la plus difficile qui soit : faire une histoire captivante avec... rien !
Il n'y a pas de héros, encore moins de super-héros, pas de suspense artificiel, pas de "méchants", pas de sorcellerie à la noix, pas de mobile, pas de faille spatio-temporelle, pas de technologie démentielle plus qu'improbable, pas de créature délirante, bref aucun des artifices nécessaires à tout mauvais scénariste en mal d'imagination pour parvenir à tout de même accoucher d'une histoire !
Ici, rien de tout cela, il n'y a... rien. Ou presque rien. Seulement la quiétude quotidienne d'une petit village assez reculé du Québec.
Et la prouesse extraordinaire de cette réalisation est que l'on ne s'ennuie jamais à la lecture, avec des protagonistes très attachants, issus de cette communauté très quelconque.
Le graphisme est beau beau beau ; le fini ciselé de Tripp passant sur le bouillonnement de Loisel, le tout surmonté de belle couleurs chatoyantes, c'est grandiose !
Il faut un peu de temps pour se familiariser avec les expressions locales, mais une fois cela acquis, que du bonheur à la lecture.
On suit les aventures de Vera, une belle jeune femme, au bout du monde pour retrouver son frère jumeau qu'elle n'a jamais connu et dont elle apprend l'existence à la mort de son père. Au travers de ses missions humanitaires en tant qu'infirmière, cette fille de gitan part à la recherche de ses origines. On accompagne volontiers l'héroïne dans ses voyages non seulement géographiques mais également dans ses voyages intérieurs.
L'intrigue est fort bien menée et les différents tomes vont s'avérer plus passionnant les uns que les autres. Différents thèmes y sont évoqués de manière crédible : le piratage des mers, la vie dans les bidonvilles, les missions humanitaires, le conflit en Afghanistan... Le fil conducteur demeure toujours la recherche du frère.
Nous passons un très bon moment de lecture servi par des dessins corrects assez réalistes. Il faut dire que l'héroïne est très attachante. Véra figure également parmi mes préférés car elle véhicule beaucoup d'humanité avec ses doutes et ses qualités dont la générosité. :8
Finesse du dessin et du scénario, beauté des couleurs, profondeur du personnage principal : cette BD ne manque pas d’atouts! Ce récit est plein de vie et surtout imprégné d'humanité. Il y a ce quelque chose d’indéfinissable qui a fait pencher la balance dans le bon sens du tout ce que j’aime dans la bd. Généralement, je suis plutôt grand public. Avec ce titre, c’est plus intimiste. Je vous recommande chaudement la lecture de cette série. Vous pourriez très vite y trouver votre compte.
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Ce pavé, car il n'y a pas d'autre mot pour nommer ce livre, m'attendait dans ma bibliothèque depuis plus de 6 mois. Il faut, un , du courage pour s'y attaquer, et deux, du temps , beaucoup de temps pour venir à bout de ses 670 pages !
Alors je me suis lancé et puis je n'ai pas laché ce livre, hop ! une lecture presque d'une traite.
Pff! tout d'abord il faut souligner le travail d'orfèvre de Graig Thompson. Le dessin est magnifique, les calligraphies superbes; cela ne m'étonne pas qu'il ait mis 6 ans je crois, à batir cette oeuvre, pour ne pas dire ce chef d'oeuvre.
Enfin, le scénario est habile, fin et surtout très bien construit, très bien huilé derrière un désordre apparent.
En mélant le Coran, l'Ancien testament, et les époques (sommes nous à l'époque des milles et une nuit ou alors à l'ére industrielle?), Graigh Thompson nous fait voyager dans le temps, dans l'espace mais essentiellement nous fait voyager tout court avec le destin de ces 2 enfants,Dodola et Zam.
Certes, le récit est dur (les sévices imposés à Dodola), parfois drôle (le changement d'eau en or) mais surtout prenant.
A lire d'urgence.
Alex Alice propose une adaptation grandiose du mythe de Siegfried.
L’intrigue est passionnante et l’auteur réussit à conserver le souffle épique de la saga nordique. S’il adapte à son goût certains éléments, il reste relativement fidèle à la légende.
Les dessins d’une très grande qualité : décors, fluidité dans l’action, personnages magnifiques et charismatiques, design créatif… Tout est impeccable !
Mon seul bémol concerne l’épilogue de la trilogie. Alice choisit de proposer une fin personnelle qui me déçoit un peu.
Mais l’émerveillement et le plaisir procuré par Siegfried en font pour moi une série culte.
Si j'avais écrit mon avis il y a quelques mois ou années, la note aurait été moindre, c'est certain. J'ai été déçue par les tournures que prenait le récit : faut-il vraiment rallonger une série qui se vend bien ? La réponse est clairement non. D'abord le trésor des iles Tangerines, puis la Lune, puis le maitre d'armes, etc... Il suffit ! Ajoutée à cela la complexité de certains dialogues, j'avais abandonné ma lecture au tome 8.
Puis vint la relecture ! Quel délice !
Je fus immédiatement entrainée dans les aventures de nos héros, me délectant de chaque case, et comprenant enfin l’enthousiasme de tous ces lecteurs. Je ne reprendrais pas l'ensemble des points forts de cette série, parfaitement énumérés dans les dizaines d'avis précédemment écrits, mais j'ai rarement vues d'aussi belles planches, et tant de recherche dans l'écriture des dialogues. Chapeau, messieurs Masbou et Ayrolles !
Bref, une série à posséder, à lire, mais surtout, à RELIRE !
Dans ce style de BD, récit autobiographique avec une plongée dans une culture méconnue, je n'y trouve aucun défaut même après une relecture quelques années plus tard. C'est toujours aussi drôle, très instructif et... réel ! Après la lecture du bouquin, tu te demandes comment les nord-coréens ont pu en arriver là. Cela me laisse perplexe.
Le dessin qui est très simpliste n'en demeure pas moins très expressif et lisible. Les lieux et les personnages se reconnaissent sans difficulté.
En tout cas, moi j'ai craqué, j'ai fini par l'acheter.
La sortie du 10e et dernier tome est l'occasion parfaite pour relire l'intégralité de la série et réécrire mon avis.
Je me rappelle de ma première lecture, la première chose qui me revient ce sont ces longs dialogues écrits en vers ou en français plus ou moins vieux.... J'avais bien mis 15 pages avant de rentrer dedans et de succomber au style génial de la série. De cape et de crocs est une réussite totale car la série réussit à allier un dessin absolument génial et un scénario et des dialogues merveilleux. Une osmose parfaite entre toutes les composantes d'une bande dessinée.
Coté dessin, le trait est splendide, les couleurs sont magnifiques, les personnages parfaitement réussis, idem pour les décors variés et détaillés ! Bref l'ensemble est harmonieux pour le plus grand bonheur des yeux. Il faut bien sûr regarder attentivement chaque case parce que des petits détails marrants se sont glissés par ci par là... et oui, l'humour est omniprésent dans cette série !
Coté scénario, que dire ? Une histoire prenante, des héros attachants comme dans aucune autre série ! Eusèbe... Ah Eusèbe... il me fait mourir de rire à chacune de ses apparitions. Alors oui c'est vrai que l'histoire a été rallongée par rapport à ce qui était prévu initialement. Ca se ressent un peu par moments qu'on l'a étirée en longueur. J'ai été moins emballé par certaines orientations de l'intrigue, notamment sur la lune. J'espérais sans doute une tournure différente. Mais au final peu importe ! Car ce qui compte, au delà de l'orientation de la trame de l'histoire, c'est que la qualité d'écriture d'Ayrolles reste incroyable tout au long des 10 tomes.
Les dialogues sont parfois sensationnels. On ne compte pas les passages où ils sont en alexandrins, ce qui n'est déjà pas courant, mais en plus ils ont un sens et pour couronner le tout ils sont souvent très drôles. Chapeau ! Autre prouesse de la même trempe il y a un tome où chaque région de la lune est peuplé par des gens dont le nom rappelle une figure de style littéraire (les contrepétins, les litotiens)... et chacun parle uniquement grâce à cette figure de style. Je pourrais continuer cette liste avec pas mal d'autres éléments. C'est dingue comme Ayrolles manie la langue française et comment il parvient à garder cette qualité pendant 10 tomes. Quelle autre série peut se vanter d'avoir ce niveau d'écriture ? Pas beaucoup à mon avis.
En conclusion une série merveilleuse à posséder absolument dans toute bédéthèque qui se respecte.
J'ai franchement été séduit par les trois tomes que je viens de lire. Les planches de dessin sont magnifiques avec ces décors sophistiqués. C’est surtout le scénario qui a retenu toute mon attention. Le plaisir de lecture a été au maximum ce qui est assez rare pour le souligner. Il est vrai qu'on retrouve tous les éléments du genre science-fiction d'anticipation avec un mélange Matrix, Indépendance Day, Stargate, La fin du monde, Alien, La planète des singes, Starship Troopers, Terminator etc... Ce sont autant de références qui en font une œuvre résolument bien ancrés dans son temps.
Pour les fans de science-fiction, c'est en tout cas un vrai must à découvrir ! Le concept est d'ailleurs fort intéressant : la Terre a été détruite partiellement par une invasion extraterrestre en 2055. En 5 ans, les hommes ont tous été exterminé au terme d’une guerre sans pitié. Des scientifiques voulant sauvés la race humaine ont conservé dans des laboratoires souterrains des formes d'embryons qui reprennent leur place près de 400 ans après le désastre. Entre temps, ces fameux extraterrestres les Drachs ont quitté notre planète mais ils ont laissé derrière eux des Sentinelles, une sorte de robots insectoïdes qui détruisent toute forme de vie au cas où. Il est vrai qu’il est difficile dans ces conditions extrêmes de reconstruire une nouvelle société. C’est donc un véritable combat entre les derniers survivants qui sont tous des enfants ou des adolescents et des machines tueuses avec la peur du retour de ces entités d’un autre monde.
Cela ressemble un peu à la fameuse série Seuls de Vehlmann mais en plus dramatique et en plus psychologique. Si les protagonistes avaient été des adultes, je pense que cela aurait sans doute gagné en crédibilité auprès d'un plus large public. Il y a également des facilités scénaristiques qui vont agacer plus d’un lecteur. Pour autant, on se laisse prendre par cette aventure qu'on suivra avec plaisir car c'est intrigant et effrayant à la fois. Les trois premiers tomes forment un cycle d'après l'éditeur alors que la fin du 3ème ne semblait pas clairement le laisser entendre.
On en saura un peu plus avec la parution du 4ème tome qui est très attendu. En tout cas, cela faisait longtemps que je n'avais plus lu une aussi bonne histoire de science-fiction. Je conseille vivement l'achat et la découverte de cette série. Un must depuis Universal War One ! C’est dire !
Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
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Je viens de me replonger dans l'intégralité de la série, et quel pied. J'ai abordé cette série il y a quelques années (disons 2/3 décennies) et je n'en avais retiré alors qu'une lecture trop superficielle. Et je n'avais pas su, trop jeune, me dépatouiller de ce mélange onirico-SF-historique-fantasy. En reprenant la série aujourd'hui, je me suis véritablement régalé. Bien évidemment, la qualité du dessin permet de plonger dans chaque tome avec gourmandise, mais c'est en se faisant une idée très générale de l'oeuvre qu'on l'apprécie le plus. C'est comme si une 30aine de petites toiles "réussies" faisaient, en se reculant, une fresque génialissime. La complexité du monde créé, les implications et retours nombreux vers le background de l'enfant des étoiles, la justesse de chaque nouvelle pierre posée à l'édifice, c'est du grand art. On découvre certains tomes avec une petite baisse d'intensité dans la lecture (je pense aux historiettes de l'enfant des étoiles et de Aaricia) puis, au détour d'un album ultérieur, les références refont surface. On se replonge alors avec plaisir dans les tomes "délaissés". Je trouve que les auteurs ont su trouver le moyen scénaristique pour que nous utilisions tous les chemins de traverse entre les tomes, à notre convenance, comme une toile d'araignée dont nous emprunterions les différents fils à notre guise, le tout sans perdre le fil, l'intérêt... Du tout bon. Comme je l'ai dit, il y a des tomes plus ou moins réussis à titre individuel mais qui ont un impact réel sur l'oeuvre globale et c'est en ce sens qu'il faut la regarder. Mon fils de 9 ans vient de plonger dedans (le "cycle" des Archers et du pays Qâ avec la jolie Kriss) et il est scotché. Comme quoi le temps n'a pas de prise non plus sur l'oeuvre. Magnifique.
De Cape et de Crocs
165 avis et une série déjà classée comme culte, à quoi pourrait bien servir mon avis ? A rien du tout, j'en ai conscience : il n'y a plus lieu de convaincre là où la célébrité méritée parle d'elle même... Ah si, Carne y sangre, je sais à quoi pourrait bien servir mon avis !!! A témoigner de ma gratitude !!! Merci à vous, auteurs de cette magnifique série intelligente et imaginative !!! Merci de redonner au lecteur ce simple plaisir du texte, de lui faire profiter de ce soin méticuleux jusqu'aux intérieurs de couverture, de l'ébahir sur ces joutes verbales ahurissantes et délirantes, de lui rappeler tout cet héritage littéraire immense, et de le transporter dans des aventures rocambolesques tenant ce même lecteur captif (et ô combien heureux de l'être) de sa lecture !!! Et quel talent de nous faire nous sentir tout à la fois dans une pièce de théâtre, dans un roman, dans de la poésie, le tout au travers d'une BD qui peut prétendre fièrement en défendre le genre ! C'est un croc !… C'est une cape !… Que dis-je, c'est une cape ?… C'est De Cape et de Crocs ! Et tant pis si c'était facile ou déjà fait, l'ivresse de ma lecture à peine achevée sera mon excuse !
Magasin général
J'ai failli mettre 4/5. La légère baisse de tension du dernier opus "Charleston" m'y a fait hésiter. Je laisse néanmoins la cote maximale car je crois que les auteurs sont parvenus avec cette série à faire la chose la plus difficile qui soit : faire une histoire captivante avec... rien ! Il n'y a pas de héros, encore moins de super-héros, pas de suspense artificiel, pas de "méchants", pas de sorcellerie à la noix, pas de mobile, pas de faille spatio-temporelle, pas de technologie démentielle plus qu'improbable, pas de créature délirante, bref aucun des artifices nécessaires à tout mauvais scénariste en mal d'imagination pour parvenir à tout de même accoucher d'une histoire ! Ici, rien de tout cela, il n'y a... rien. Ou presque rien. Seulement la quiétude quotidienne d'une petit village assez reculé du Québec. Et la prouesse extraordinaire de cette réalisation est que l'on ne s'ennuie jamais à la lecture, avec des protagonistes très attachants, issus de cette communauté très quelconque. Le graphisme est beau beau beau ; le fini ciselé de Tripp passant sur le bouillonnement de Loisel, le tout surmonté de belle couleurs chatoyantes, c'est grandiose ! Il faut un peu de temps pour se familiariser avec les expressions locales, mais une fois cela acquis, que du bonheur à la lecture.
El Niño
On suit les aventures de Vera, une belle jeune femme, au bout du monde pour retrouver son frère jumeau qu'elle n'a jamais connu et dont elle apprend l'existence à la mort de son père. Au travers de ses missions humanitaires en tant qu'infirmière, cette fille de gitan part à la recherche de ses origines. On accompagne volontiers l'héroïne dans ses voyages non seulement géographiques mais également dans ses voyages intérieurs. L'intrigue est fort bien menée et les différents tomes vont s'avérer plus passionnant les uns que les autres. Différents thèmes y sont évoqués de manière crédible : le piratage des mers, la vie dans les bidonvilles, les missions humanitaires, le conflit en Afghanistan... Le fil conducteur demeure toujours la recherche du frère. Nous passons un très bon moment de lecture servi par des dessins corrects assez réalistes. Il faut dire que l'héroïne est très attachante. Véra figure également parmi mes préférés car elle véhicule beaucoup d'humanité avec ses doutes et ses qualités dont la générosité. :8 Finesse du dessin et du scénario, beauté des couleurs, profondeur du personnage principal : cette BD ne manque pas d’atouts! Ce récit est plein de vie et surtout imprégné d'humanité. Il y a ce quelque chose d’indéfinissable qui a fait pencher la balance dans le bon sens du tout ce que j’aime dans la bd. Généralement, je suis plutôt grand public. Avec ce titre, c’est plus intimiste. Je vous recommande chaudement la lecture de cette série. Vous pourriez très vite y trouver votre compte. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Habibi
Ce pavé, car il n'y a pas d'autre mot pour nommer ce livre, m'attendait dans ma bibliothèque depuis plus de 6 mois. Il faut, un , du courage pour s'y attaquer, et deux, du temps , beaucoup de temps pour venir à bout de ses 670 pages ! Alors je me suis lancé et puis je n'ai pas laché ce livre, hop ! une lecture presque d'une traite. Pff! tout d'abord il faut souligner le travail d'orfèvre de Graig Thompson. Le dessin est magnifique, les calligraphies superbes; cela ne m'étonne pas qu'il ait mis 6 ans je crois, à batir cette oeuvre, pour ne pas dire ce chef d'oeuvre. Enfin, le scénario est habile, fin et surtout très bien construit, très bien huilé derrière un désordre apparent. En mélant le Coran, l'Ancien testament, et les époques (sommes nous à l'époque des milles et une nuit ou alors à l'ére industrielle?), Graigh Thompson nous fait voyager dans le temps, dans l'espace mais essentiellement nous fait voyager tout court avec le destin de ces 2 enfants,Dodola et Zam. Certes, le récit est dur (les sévices imposés à Dodola), parfois drôle (le changement d'eau en or) mais surtout prenant. A lire d'urgence.
Siegfried
Alex Alice propose une adaptation grandiose du mythe de Siegfried. L’intrigue est passionnante et l’auteur réussit à conserver le souffle épique de la saga nordique. S’il adapte à son goût certains éléments, il reste relativement fidèle à la légende. Les dessins d’une très grande qualité : décors, fluidité dans l’action, personnages magnifiques et charismatiques, design créatif… Tout est impeccable ! Mon seul bémol concerne l’épilogue de la trilogie. Alice choisit de proposer une fin personnelle qui me déçoit un peu. Mais l’émerveillement et le plaisir procuré par Siegfried en font pour moi une série culte.
De Cape et de Crocs
Si j'avais écrit mon avis il y a quelques mois ou années, la note aurait été moindre, c'est certain. J'ai été déçue par les tournures que prenait le récit : faut-il vraiment rallonger une série qui se vend bien ? La réponse est clairement non. D'abord le trésor des iles Tangerines, puis la Lune, puis le maitre d'armes, etc... Il suffit ! Ajoutée à cela la complexité de certains dialogues, j'avais abandonné ma lecture au tome 8. Puis vint la relecture ! Quel délice ! Je fus immédiatement entrainée dans les aventures de nos héros, me délectant de chaque case, et comprenant enfin l’enthousiasme de tous ces lecteurs. Je ne reprendrais pas l'ensemble des points forts de cette série, parfaitement énumérés dans les dizaines d'avis précédemment écrits, mais j'ai rarement vues d'aussi belles planches, et tant de recherche dans l'écriture des dialogues. Chapeau, messieurs Masbou et Ayrolles ! Bref, une série à posséder, à lire, mais surtout, à RELIRE !
Pyongyang
Dans ce style de BD, récit autobiographique avec une plongée dans une culture méconnue, je n'y trouve aucun défaut même après une relecture quelques années plus tard. C'est toujours aussi drôle, très instructif et... réel ! Après la lecture du bouquin, tu te demandes comment les nord-coréens ont pu en arriver là. Cela me laisse perplexe. Le dessin qui est très simpliste n'en demeure pas moins très expressif et lisible. Les lieux et les personnages se reconnaissent sans difficulté. En tout cas, moi j'ai craqué, j'ai fini par l'acheter.
De Cape et de Crocs
La sortie du 10e et dernier tome est l'occasion parfaite pour relire l'intégralité de la série et réécrire mon avis. Je me rappelle de ma première lecture, la première chose qui me revient ce sont ces longs dialogues écrits en vers ou en français plus ou moins vieux.... J'avais bien mis 15 pages avant de rentrer dedans et de succomber au style génial de la série. De cape et de crocs est une réussite totale car la série réussit à allier un dessin absolument génial et un scénario et des dialogues merveilleux. Une osmose parfaite entre toutes les composantes d'une bande dessinée. Coté dessin, le trait est splendide, les couleurs sont magnifiques, les personnages parfaitement réussis, idem pour les décors variés et détaillés ! Bref l'ensemble est harmonieux pour le plus grand bonheur des yeux. Il faut bien sûr regarder attentivement chaque case parce que des petits détails marrants se sont glissés par ci par là... et oui, l'humour est omniprésent dans cette série ! Coté scénario, que dire ? Une histoire prenante, des héros attachants comme dans aucune autre série ! Eusèbe... Ah Eusèbe... il me fait mourir de rire à chacune de ses apparitions. Alors oui c'est vrai que l'histoire a été rallongée par rapport à ce qui était prévu initialement. Ca se ressent un peu par moments qu'on l'a étirée en longueur. J'ai été moins emballé par certaines orientations de l'intrigue, notamment sur la lune. J'espérais sans doute une tournure différente. Mais au final peu importe ! Car ce qui compte, au delà de l'orientation de la trame de l'histoire, c'est que la qualité d'écriture d'Ayrolles reste incroyable tout au long des 10 tomes. Les dialogues sont parfois sensationnels. On ne compte pas les passages où ils sont en alexandrins, ce qui n'est déjà pas courant, mais en plus ils ont un sens et pour couronner le tout ils sont souvent très drôles. Chapeau ! Autre prouesse de la même trempe il y a un tome où chaque région de la lune est peuplé par des gens dont le nom rappelle une figure de style littéraire (les contrepétins, les litotiens)... et chacun parle uniquement grâce à cette figure de style. Je pourrais continuer cette liste avec pas mal d'autres éléments. C'est dingue comme Ayrolles manie la langue française et comment il parvient à garder cette qualité pendant 10 tomes. Quelle autre série peut se vanter d'avoir ce niveau d'écriture ? Pas beaucoup à mon avis. En conclusion une série merveilleuse à posséder absolument dans toute bédéthèque qui se respecte.
H.O.P.E.
J'ai franchement été séduit par les trois tomes que je viens de lire. Les planches de dessin sont magnifiques avec ces décors sophistiqués. C’est surtout le scénario qui a retenu toute mon attention. Le plaisir de lecture a été au maximum ce qui est assez rare pour le souligner. Il est vrai qu'on retrouve tous les éléments du genre science-fiction d'anticipation avec un mélange Matrix, Indépendance Day, Stargate, La fin du monde, Alien, La planète des singes, Starship Troopers, Terminator etc... Ce sont autant de références qui en font une œuvre résolument bien ancrés dans son temps. Pour les fans de science-fiction, c'est en tout cas un vrai must à découvrir ! Le concept est d'ailleurs fort intéressant : la Terre a été détruite partiellement par une invasion extraterrestre en 2055. En 5 ans, les hommes ont tous été exterminé au terme d’une guerre sans pitié. Des scientifiques voulant sauvés la race humaine ont conservé dans des laboratoires souterrains des formes d'embryons qui reprennent leur place près de 400 ans après le désastre. Entre temps, ces fameux extraterrestres les Drachs ont quitté notre planète mais ils ont laissé derrière eux des Sentinelles, une sorte de robots insectoïdes qui détruisent toute forme de vie au cas où. Il est vrai qu’il est difficile dans ces conditions extrêmes de reconstruire une nouvelle société. C’est donc un véritable combat entre les derniers survivants qui sont tous des enfants ou des adolescents et des machines tueuses avec la peur du retour de ces entités d’un autre monde. Cela ressemble un peu à la fameuse série Seuls de Vehlmann mais en plus dramatique et en plus psychologique. Si les protagonistes avaient été des adultes, je pense que cela aurait sans doute gagné en crédibilité auprès d'un plus large public. Il y a également des facilités scénaristiques qui vont agacer plus d’un lecteur. Pour autant, on se laisse prendre par cette aventure qu'on suivra avec plaisir car c'est intrigant et effrayant à la fois. Les trois premiers tomes forment un cycle d'après l'éditeur alors que la fin du 3ème ne semblait pas clairement le laisser entendre. On en saura un peu plus avec la parution du 4ème tome qui est très attendu. En tout cas, cela faisait longtemps que je n'avais plus lu une aussi bonne histoire de science-fiction. Je conseille vivement l'achat et la découverte de cette série. Un must depuis Universal War One ! C’est dire ! Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5