Voici la série qui a transformé mon attirance pour la BD en véritable passion! (Il faut préciser que je suis néophyte dans le genre, ce qui m'évitera les foudres des puristes considérant que de nombreuses séries antérieures auraient mérité cette remarque).
Après chaque lecture, j'ai toujours l'impression d'avoir visionné un très bon film à l'image du "Parrain" ou de "Il était une fois en Amérique".
La lecture des six tomes est particulièrement fluide grâce à un scénario et à une narration maîtrisés. Les cadrages, extrêmement précis et adaptés au contexte, nous plongent dans l'intrigue en créant un suspense constant (c'est d'ailleurs, à mon avis, ce qui caractérise l'oeuvre de Fabien Nury).
Bref, vous l'aurez compris, je suis un fan de cette série dont je recommande vivement la lecture et l'achat à l'occasion de la sortie prochaine de l'intégrale.
Là encore, comme dans Mes problèmes avec les femmes (Mes Femmes), c'est du grand Crumb pur jus, délirant à souhait, qui se la joue névrosé, crasseux, trash par endroits et surtout complètement obsédé par une certaine image de la femme. Il aime les tripoter partout, les triturer, leur entortiller les guibolles, plonger sa main dans certains orifices, et baver de frénésie sexuelle comme l'attardé bigleux qu'il se plaît à décrire. C'est sûr que peu d'auteurs de BD se rabaissent ainsi en se montrant sous un visage presque honteux, avec des fantasmes vraiment zarbi. Ce mec ferait presque peur par moments.
Mais tout ceci est vu bien évidemment à travers un humour furieusement drôle ; étrangement, ces récits ne sont pas vulgaires ou exagérément salaces comme on le dit souvent à propos de Crumb, il y a juste un peu de grivoiserie par-ci par-là, sans plus... et les dialogues sont souvent aussi drôles que les images qu'il faut consommer cru comme ses sujets.
Ces récits sont de différentes époques et sont plus inégaux en qualité que dans d'autres recueils de Crumb ; seuls quelques monologues ou dialogues bavards entre 2 personnages qui restent statiques, pourront ennuyer, mais ces récits permettent surtout de voir l'évolution graphique d'un auteur dont le trait quel qu'il soit, est immédiatement reconnaissable. C'est peuplé d'éléments devenus familiers aux amateurs de Crumb dont je suis depuis Fritz the Cat : ses grosses nanas aux popotins d'éléphant, aux cuisses de footballeurs, aux énormes godasses et aux nichons pointus. Et puis surtout, il y a Crumb lui-même qui se dessine avec ce physique ingrat en télescopant aussi son image, faisant preuve d'une autodérision jubilatoire.
Plus ça avance dans le temps, plus son dessin est constitué d'un noir et blanc gras, au trait à l'encre épaisse, c'est la période que je préfère, le dessin étant aussi plus élaboré qu'à ses débuts, il accentue la drôlerie des personnages.
Une oeuvre iconoclaste qui peut paraître difficile à décrypter pour qui découvre l'univers de Crumb, mais indispensable pour tout fan.
Une BD dense et longue qui propose une descente en enfer, ni plus ni -surtout- moins. C'est la vision la plus crédible que j'ai pu voir de ce que pourrait être l'Enfer s'il existait et était habité par des monstruosités à base d'humains qui ne peuvent plus mourir : un lieu en constante évolution, pour le pire, où l'inventivité pour les tourments ne connaît pas de limite, où l'on vit juste assez pour faire souffrir et souffrir encore plus, où toute forme d'espoir est systématiquement sanctionnée. C'est une plongée vertigineuse et épique ; la trame en son coeur fait la part belle à la guerre sans héroïsme, où trahison est la règle, le gain de pouvoir le but de toutes ces âmes damnées. Baroque, puissant, haineux, sublime.
Le lire et le relire pour mieux observer tous les détails. La simplicité du dessin, pas si simple si l´on regarde de près, nous donne toute l'ampleur et la qualité du trait.
L'histoire est très agréable à suivre et on se laisse glisser dans la peau des personnages.
Je recommande toute la série.
A l'origine quand j'ai découvert le tome 1 en 2006, mon impression a été de plonger dans un autre monde. Depuis cette impression ne s'est pas démentie.
Loisel et Tripp, dans un procédé créatif original et juste parfait, nous ont permis l'évasion en s'attachant à la vie somme toute assez ordinaire d'un village de la belle province dans les années 20.
Tout au long de la série nous suivons la vie de quelques habitants emblématiques de ce village. Il y a des acteurs principaux mais la force du récit c'est aussi l'importance qui est donnée aux personnages secondaires. Au fil des différents tomes de cette saga on en vient à vouloir de leurs nouvelles et ils sont présents apportant chacun à leur manière une pierre à l'édifice.
Depuis que je l'ai en ma possession cela fait deux ou trois fois que je relis cette histoire par petits bouts. Elle possède un rythme tranquille à mille lieux de notre monde qui en fait une lecture très plaisante.
Certains regrettent qu'elle s'éternise trop, sans aller jusque là c'est vrai que toute les bonnes choses ont une fin, aussi j'attends un dernier opus aussi magistral que le reste pour finir en beauté.
De la bonne et grande BD.
Majoration après lecture du tome 9 (Fin de la série)
Et bien voilà, huit années plus tard nous sommes rendus au terme de cette saga villageoise imaginée par Loisel et Tripp. Au bout du compte nous avons là un ensemble fort avec de nombreux personnages que nous avons aimé suivre. Leurs joies, leurs peines, leurs espoirs, les soucis de la vie quotidienne, leurs aspirations dans un pays et à une époque où les choses changeaient pour le pire ou le meilleur.
Cette série c'est aussi une ode aux différences, à l'émancipation d'une femme. La qualité première est que les auteurs ne nous assènent pas cela de manière brutale mais plutôt très subtilement, par petites touches.
L'ensemble est pour moi d'une cohérence parfaite, sans esbroufe mais rudement efficace. Je sais que je relirai cette série avec grand plaisir; alors oui certains tomes sont sans doute meilleurs que d'autres mais tous ensemble ils réussissent à créer un univers pour lequel les qualificatifs ne manquent pas.
Pour toutes ces raisons, ma note s'élève donc.
5 sur 5 pour cette magnifique bande dessinée, pourquoi ?
Je ne sais pas trop pourquoi, mais dès que j'ai lu Nuit blanche j'en suis tombé amoureux !
Amoureux de Sacha, de sa personne, de son intelligence, de son romantisme et de sa lutte pour une cause perdue. (Bon j’avoue, j’avoue, Nadia aussi j'en suis amoureux ...^^)
Depuis maintenant quelques années je suis cette bd et à chaque relecture (ce qui m'arrive souvent), je prends tout autant de plaisir ! Voire de plus en plus !
Le seul petit bémol que j'aurais à dire vis à vis de cette série c'est le peu de tomes, un plus grand nombre aurait permis de mieux connaître la vie, l'histoire de Sacha, et ainsi par conséquent plus sur la Russie des années 20 (dont maintenant, à cause de cette pentalogie, je suis passionné !)
Pour finir je ne suis peut être pas un super spécialiste en bandes dessinées mais ces dessins- assez réalistes et originaux - m'ont rapidement plu.
Pour conclure cette bd sera et restera à mes yeux un véritable coup de cœur! Et je ne suis pas prêt de mettre Sacha aux oubliettes !
Note : cet avis porte sur l'intégralité de l'oeuvre (déjà disponible en VO)
Je suis bluffé par la créativité affichée par ce comic très atypique (le scénariste puise beaucoup dans les mangas et la bd européenne), au moins une nouvelle idée de SF par page !
Je confirme le coté hermétique des débuts (qui apparemment a rebuté pas mal de lecteurs trop impatients), il faut arriver à la moitié de l’œuvre pour enfin appréhender tous les enjeux (un signe de l'incroyable richesse du background). Au moins c'est un comic qui ne prend pas ses lecteurs pour des méduses...
Cet oeuvre n'est pas parfaite (notamment au niveau narration) mais je lui mets quand même 5 étoiles pour ses idées novatrices (rares en SF de nos jours).
Un mega coup de coeur pour cette BD !
Je me suis fait transporter dans cette histoire et cet univers qui est un savant mélange entre Miyazaki et Jules Verne : La conquête de l'espace à la fin du 19ème siècle et qui s’appuie sur la théorie de l'éther (théorie que j'avoue ne pas connaître).
Alex Alice qui fait de la couleur directe, c'est vraiment splendide, c'est à tomber. Chaque page est un régal, la mise en page est top, les décors et les engins sont extra.
J'arrête les superlatifs, je pense que c'est assez clair.
Vivement le tome 2 pour avoir la suite et fin de cette formidable aventure.
L'auteur raconte comment il a vécu ses années collège avec Jeffrey Dahmer, un type qu'on a tous envie d'avoir comme pote. Bon, Dahmer n'était pas vraiment l'ami de l'auteur, il était surtout le type qui faisait des trucs bizarres que les étudiants trouvaient marrant.
J'ai lu cet album d'un trait tellement c'était intéressant. J'ai bien aimé apprendre la jeunesse de Dahmer, un tueur en série que je connaissais, mais pas trop (en gros, tout ce que je savais c'était son cannibalisme). Dahmer fait un peu pitié dans certaines scènes et heureusement l'auteur ne tombe pas dans le mélo facile du genre "Dahmer était une pauvre victime de la société".
Les notes à la fin sont un excellent bonus qui permet d'approfondir le sujet. Cela fait aussi réfléchir. Imaginez que vous appreniez qu'un de vos anciens camarades de classe est devenu un tueur en série.
Après relecture, j'aime de plus en plus cet album et je passe donc à la note maximal
Ca commence comme une enquête sur un adultère dans une petite ville des Etats Unis. Ça tourne au vrai bon drame familial, impliquant une centrale nucléaire, un industriel fabriquant de bonbons anti-radiation, le tout dans les vrombissements des voitures américaines, le claquement des planches à roulettes, la lumière de motels sordides et l’éclat des flingues de la pègre.
Une histoire très bien ficelée où le personnel et le professionnel vont se trouver intimement liés. C'est la suite des aventures de Sally Sallinger dont je n'avais pas lu le premier tome.
L’image est vraiment originale. Des traits, visiblement aux feutres noirs, très expressifs et peu nuancés cernent des visages adroitement stylisés. Des bouches et des nez pleins de personnalité. Les couleurs assez surprenantes donnent forme à un éclairage surexposé. Jamais de dégradé : les aplats de couleurs sont interrompus par des blancs francs, sans doute ménagés à l’aide d’un logiciel. Cette technique abrupte se marie très bien avec des dialogues extrêmement justes.
Un exemple d’explications tendues dans une voiture entre conjoints me revient en mémoire où les mots employés, le souffle des phrases sent vraiment le vécu.
Sally, avec sa bouche douloureuse, ses sourcils blasés, désespérément plats, son brushing roux vaguement démodé, agace un peu au début, mais finit par devenir plus qu’attachante. Son amant au look d’indien imposant est très réussi aussi, son visage bonhomme est délimité par quelques rides profondes vraiment bien choisies.
Bref, tant au niveau du dessin que du scénario et des dialogues, c’est un sans faute qui vous remue. Une histoire complexe avec des personnages consistants dans un décor aux limites entre l’imaginaire et le banal (une petite ville américaine mais vue par le prisme de mystérieux bonbons hallucinatoires…).
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Il était une fois en France
Voici la série qui a transformé mon attirance pour la BD en véritable passion! (Il faut préciser que je suis néophyte dans le genre, ce qui m'évitera les foudres des puristes considérant que de nombreuses séries antérieures auraient mérité cette remarque). Après chaque lecture, j'ai toujours l'impression d'avoir visionné un très bon film à l'image du "Parrain" ou de "Il était une fois en Amérique". La lecture des six tomes est particulièrement fluide grâce à un scénario et à une narration maîtrisés. Les cadrages, extrêmement précis et adaptés au contexte, nous plongent dans l'intrigue en créant un suspense constant (c'est d'ailleurs, à mon avis, ce qui caractérise l'oeuvre de Fabien Nury). Bref, vous l'aurez compris, je suis un fan de cette série dont je recommande vivement la lecture et l'achat à l'occasion de la sortie prochaine de l'intégrale.
Les Aventures de R. Crumb
Là encore, comme dans Mes problèmes avec les femmes (Mes Femmes), c'est du grand Crumb pur jus, délirant à souhait, qui se la joue névrosé, crasseux, trash par endroits et surtout complètement obsédé par une certaine image de la femme. Il aime les tripoter partout, les triturer, leur entortiller les guibolles, plonger sa main dans certains orifices, et baver de frénésie sexuelle comme l'attardé bigleux qu'il se plaît à décrire. C'est sûr que peu d'auteurs de BD se rabaissent ainsi en se montrant sous un visage presque honteux, avec des fantasmes vraiment zarbi. Ce mec ferait presque peur par moments. Mais tout ceci est vu bien évidemment à travers un humour furieusement drôle ; étrangement, ces récits ne sont pas vulgaires ou exagérément salaces comme on le dit souvent à propos de Crumb, il y a juste un peu de grivoiserie par-ci par-là, sans plus... et les dialogues sont souvent aussi drôles que les images qu'il faut consommer cru comme ses sujets. Ces récits sont de différentes époques et sont plus inégaux en qualité que dans d'autres recueils de Crumb ; seuls quelques monologues ou dialogues bavards entre 2 personnages qui restent statiques, pourront ennuyer, mais ces récits permettent surtout de voir l'évolution graphique d'un auteur dont le trait quel qu'il soit, est immédiatement reconnaissable. C'est peuplé d'éléments devenus familiers aux amateurs de Crumb dont je suis depuis Fritz the Cat : ses grosses nanas aux popotins d'éléphant, aux cuisses de footballeurs, aux énormes godasses et aux nichons pointus. Et puis surtout, il y a Crumb lui-même qui se dessine avec ce physique ingrat en télescopant aussi son image, faisant preuve d'une autodérision jubilatoire. Plus ça avance dans le temps, plus son dessin est constitué d'un noir et blanc gras, au trait à l'encre épaisse, c'est la période que je préfère, le dessin étant aussi plus élaboré qu'à ses débuts, il accentue la drôlerie des personnages. Une oeuvre iconoclaste qui peut paraître difficile à décrypter pour qui découvre l'univers de Crumb, mais indispensable pour tout fan.
Conte démoniaque
Une BD dense et longue qui propose une descente en enfer, ni plus ni -surtout- moins. C'est la vision la plus crédible que j'ai pu voir de ce que pourrait être l'Enfer s'il existait et était habité par des monstruosités à base d'humains qui ne peuvent plus mourir : un lieu en constante évolution, pour le pire, où l'inventivité pour les tourments ne connaît pas de limite, où l'on vit juste assez pour faire souffrir et souffrir encore plus, où toute forme d'espoir est systématiquement sanctionnée. C'est une plongée vertigineuse et épique ; la trame en son coeur fait la part belle à la guerre sans héroïsme, où trahison est la règle, le gain de pouvoir le but de toutes ces âmes damnées. Baroque, puissant, haineux, sublime.
Aldébaran
Le lire et le relire pour mieux observer tous les détails. La simplicité du dessin, pas si simple si l´on regarde de près, nous donne toute l'ampleur et la qualité du trait. L'histoire est très agréable à suivre et on se laisse glisser dans la peau des personnages. Je recommande toute la série.
Magasin général
A l'origine quand j'ai découvert le tome 1 en 2006, mon impression a été de plonger dans un autre monde. Depuis cette impression ne s'est pas démentie. Loisel et Tripp, dans un procédé créatif original et juste parfait, nous ont permis l'évasion en s'attachant à la vie somme toute assez ordinaire d'un village de la belle province dans les années 20. Tout au long de la série nous suivons la vie de quelques habitants emblématiques de ce village. Il y a des acteurs principaux mais la force du récit c'est aussi l'importance qui est donnée aux personnages secondaires. Au fil des différents tomes de cette saga on en vient à vouloir de leurs nouvelles et ils sont présents apportant chacun à leur manière une pierre à l'édifice. Depuis que je l'ai en ma possession cela fait deux ou trois fois que je relis cette histoire par petits bouts. Elle possède un rythme tranquille à mille lieux de notre monde qui en fait une lecture très plaisante. Certains regrettent qu'elle s'éternise trop, sans aller jusque là c'est vrai que toute les bonnes choses ont une fin, aussi j'attends un dernier opus aussi magistral que le reste pour finir en beauté. De la bonne et grande BD. Majoration après lecture du tome 9 (Fin de la série) Et bien voilà, huit années plus tard nous sommes rendus au terme de cette saga villageoise imaginée par Loisel et Tripp. Au bout du compte nous avons là un ensemble fort avec de nombreux personnages que nous avons aimé suivre. Leurs joies, leurs peines, leurs espoirs, les soucis de la vie quotidienne, leurs aspirations dans un pays et à une époque où les choses changeaient pour le pire ou le meilleur. Cette série c'est aussi une ode aux différences, à l'émancipation d'une femme. La qualité première est que les auteurs ne nous assènent pas cela de manière brutale mais plutôt très subtilement, par petites touches. L'ensemble est pour moi d'une cohérence parfaite, sans esbroufe mais rudement efficace. Je sais que je relirai cette série avec grand plaisir; alors oui certains tomes sont sans doute meilleurs que d'autres mais tous ensemble ils réussissent à créer un univers pour lequel les qualificatifs ne manquent pas. Pour toutes ces raisons, ma note s'élève donc.
Nuit blanche
5 sur 5 pour cette magnifique bande dessinée, pourquoi ? Je ne sais pas trop pourquoi, mais dès que j'ai lu Nuit blanche j'en suis tombé amoureux ! Amoureux de Sacha, de sa personne, de son intelligence, de son romantisme et de sa lutte pour une cause perdue. (Bon j’avoue, j’avoue, Nadia aussi j'en suis amoureux ...^^) Depuis maintenant quelques années je suis cette bd et à chaque relecture (ce qui m'arrive souvent), je prends tout autant de plaisir ! Voire de plus en plus ! Le seul petit bémol que j'aurais à dire vis à vis de cette série c'est le peu de tomes, un plus grand nombre aurait permis de mieux connaître la vie, l'histoire de Sacha, et ainsi par conséquent plus sur la Russie des années 20 (dont maintenant, à cause de cette pentalogie, je suis passionné !) Pour finir je ne suis peut être pas un super spécialiste en bandes dessinées mais ces dessins- assez réalistes et originaux - m'ont rapidement plu. Pour conclure cette bd sera et restera à mes yeux un véritable coup de cœur! Et je ne suis pas prêt de mettre Sacha aux oubliettes !
John Prophet
Note : cet avis porte sur l'intégralité de l'oeuvre (déjà disponible en VO) Je suis bluffé par la créativité affichée par ce comic très atypique (le scénariste puise beaucoup dans les mangas et la bd européenne), au moins une nouvelle idée de SF par page ! Je confirme le coté hermétique des débuts (qui apparemment a rebuté pas mal de lecteurs trop impatients), il faut arriver à la moitié de l’œuvre pour enfin appréhender tous les enjeux (un signe de l'incroyable richesse du background). Au moins c'est un comic qui ne prend pas ses lecteurs pour des méduses... Cet oeuvre n'est pas parfaite (notamment au niveau narration) mais je lui mets quand même 5 étoiles pour ses idées novatrices (rares en SF de nos jours).
Le Château des étoiles
Un mega coup de coeur pour cette BD ! Je me suis fait transporter dans cette histoire et cet univers qui est un savant mélange entre Miyazaki et Jules Verne : La conquête de l'espace à la fin du 19ème siècle et qui s’appuie sur la théorie de l'éther (théorie que j'avoue ne pas connaître). Alex Alice qui fait de la couleur directe, c'est vraiment splendide, c'est à tomber. Chaque page est un régal, la mise en page est top, les décors et les engins sont extra. J'arrête les superlatifs, je pense que c'est assez clair. Vivement le tome 2 pour avoir la suite et fin de cette formidable aventure.
Mon ami Dahmer
L'auteur raconte comment il a vécu ses années collège avec Jeffrey Dahmer, un type qu'on a tous envie d'avoir comme pote. Bon, Dahmer n'était pas vraiment l'ami de l'auteur, il était surtout le type qui faisait des trucs bizarres que les étudiants trouvaient marrant. J'ai lu cet album d'un trait tellement c'était intéressant. J'ai bien aimé apprendre la jeunesse de Dahmer, un tueur en série que je connaissais, mais pas trop (en gros, tout ce que je savais c'était son cannibalisme). Dahmer fait un peu pitié dans certaines scènes et heureusement l'auteur ne tombe pas dans le mélo facile du genre "Dahmer était une pauvre victime de la société". Les notes à la fin sont un excellent bonus qui permet d'approfondir le sujet. Cela fait aussi réfléchir. Imaginez que vous appreniez qu'un de vos anciens camarades de classe est devenu un tueur en série. Après relecture, j'aime de plus en plus cet album et je passe donc à la note maximal
Bonbons atomiques
Ca commence comme une enquête sur un adultère dans une petite ville des Etats Unis. Ça tourne au vrai bon drame familial, impliquant une centrale nucléaire, un industriel fabriquant de bonbons anti-radiation, le tout dans les vrombissements des voitures américaines, le claquement des planches à roulettes, la lumière de motels sordides et l’éclat des flingues de la pègre. Une histoire très bien ficelée où le personnel et le professionnel vont se trouver intimement liés. C'est la suite des aventures de Sally Sallinger dont je n'avais pas lu le premier tome. L’image est vraiment originale. Des traits, visiblement aux feutres noirs, très expressifs et peu nuancés cernent des visages adroitement stylisés. Des bouches et des nez pleins de personnalité. Les couleurs assez surprenantes donnent forme à un éclairage surexposé. Jamais de dégradé : les aplats de couleurs sont interrompus par des blancs francs, sans doute ménagés à l’aide d’un logiciel. Cette technique abrupte se marie très bien avec des dialogues extrêmement justes. Un exemple d’explications tendues dans une voiture entre conjoints me revient en mémoire où les mots employés, le souffle des phrases sent vraiment le vécu. Sally, avec sa bouche douloureuse, ses sourcils blasés, désespérément plats, son brushing roux vaguement démodé, agace un peu au début, mais finit par devenir plus qu’attachante. Son amant au look d’indien imposant est très réussi aussi, son visage bonhomme est délimité par quelques rides profondes vraiment bien choisies. Bref, tant au niveau du dessin que du scénario et des dialogues, c’est un sans faute qui vous remue. Une histoire complexe avec des personnages consistants dans un décor aux limites entre l’imaginaire et le banal (une petite ville américaine mais vue par le prisme de mystérieux bonbons hallucinatoires…).