Une BD culte.
Un récit autobiographique d'une sensibilité et d'une justesse rares.
On est très rapidement en empathie avec le protagoniste principal.
A la fin du récit on se sent comme réchauffé par un bon gros manteau en plein hiver (d'ou le titre très bien choisi) et comme envahie par une nostalgie qui n'est pourtant pas la nôtre.
Indiscutablement une BD à lire et relire.
Chef d'oeuvre !
Qu'est-ce que j'ai pu être critique envers Zep surtout quand il a commencé sa manoeuvre d'émancipation de ces oeuvres d'adolescent attardé. Bon, on n'est pas là pour faire le procès de Titeuf. Je n'avais pas du tout aimé "Une Histoire d’hommes" et c'est presque un euphémisme que de le dire.
Pourtant, dans Happy Sex, j'avais perçu quelque chose qui pouvait devenir intéressant. Mais là, je tombe de haut. C'est bien le même auteur ? Il est vrai que le dessinateur a fait des merveilles. Reconnaissons les mérites à chacun !
J'ai non seulement aimé mais adoré littéralement. Déjà le thème bien qu'exploité régulièrement dans la bd m'a beaucoup séduit. En effet, je suis un peu de ceux qui pensent que l'idéal de l'être humain se trouverait avec les hommes et les femmes. Autant être les deux à la fois pour la recherche du plaisir maximum.
Une idée intéressante et riche qui a été habilement exploitée. Bref, une belle découverte mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Puritains, s'abstenir !
Classique noir de la Bd indépendante américaine, Black Hole fait aujourd'hui partie de mes Bds favorites.
L'histoire suit des groupes de jeunes marginalisés des 70s dont le quotidien est fait de relations sans lendemain et prise de drogues en tous genres. Ce mode de vie se voit chamboulé par l'apparition du virus du SIDA, qui les affectera bientôt quasi tous.
Je suis très rapidement rentré dans ce portait de la jeunesse américaine délaissée. J'ai trouvé ce travail authentique, et ai pu ainsi très rapidement m'attacher aux protagonistes. La description de cette société s'inscrit dans la continuité du travail de réalisateurs comme Arakki, Solondz ou encore Larry Clark.
Les graphismes sont pour moi extraordinaires. Ils sont le fruit d'une recherche esthétique dans la lignée de la ligne claire. Mais ils servent surtout à renforcer l'atmosphère vomitive de cet ovni du neuvième art. J'ai particulièrement apprécié l'illustration de l'aliénation par le SIDA, faite en attribuant des particularités physiques aux infectés, par exemple des petites queues.
Un classique à lire et relire, qui mérite une place de choix dans les bibliothèques des amateurs de Bd indépendante.
Incroyable ce manga japonais, qui s'empare de l'œnologie comme thème principal pour nous faire découvrir les saveurs des plus prestigieux vins du monde qui sont français : Bordeaux et Bourgogne en tête. Il y a un véritable travail de recherche de la part des deux auteurs, Tadashi Agi et Shu Okimoto, puisqu'on nous livre également dans le glossaire de précieux renseignements sur les appellations des vins et sur les meilleures récoltes. Il paraît que grâce à ce manga qui connait un véritable succès en Asie, les Sud-Coréens se bousculeraient dans les bars à vins !
Cependant, ce manga va plus loin qu'un cours sur la production vinicole ainsi que les millésimes en nous proposant une histoire de rivalité familiale assez passionnante. Le héros commence son parcours en étant dégoûté par le vin car son père l'a initié d'une façon peu orthodoxe depuis son plus jeune âge, ce qui a fini par le rebuter. Néanmoins, à la mort de son père, il est obligé de gagner un concours de dégustation pour conserver son héritage. Bref, un véritable défi pour celui qui éprouve une aversion pour le vin !
On va donc suivre la progression de ce jeune homme dans le milieu vinicole qui devra faire ses preuves pour devenir à son tour un expert en œnologie. Au travers de cet affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions. On s'intéresse également au parcours des différents personnages au cours de leur existence. Sous des apparences parfois anodines et rigolotes, cette bd recèle d'une très grande profondeur d'âme.
A l'efficacité du scénario s'ajoute un dessin réaliste et soigné comme il se doit. On tombe vite sous le charme. C'est vrai que les auteurs ont réussi à nous faire partager leur passion. Sitôt le premier tome lu, on n'a qu'une envie : déboucher une bouteille d'un grand cru, le servir dans une carafe à décanter et l'apprécier. "Les Gouttes de Dieu" sont à consommer sans modération !
Les tomes se succèdent et le plaisir est toujours présent grâce à sa remarquable construction notamment dans l'évolution psychologique des personnages. C'est une série qu'on n'a pas envie de ranger dans sa cave ! Et puis, grosse surprise : cette série a été nominée pour la catégorie "essentiel" au festival d'Angoulême 2009. Cela traduit un signal fort alors qu'on connaît l'aversion du festival pour la norme manga.
La série dépasse d'ailleurs en France les 400.000 exemplaires vendus. Elle fait des nouveaux adeptes chaque mois grâce à une certaine renommée. Le milieu de l'œnologie l'a reconnue comme un des meilleurs ouvrages qui n'a rien à envier avec des livres purement techniques. Il y a quelque chose de magique avec un pareil titre qui va au delà d'un public traditionnel de connaisseurs. Il est vrai que je possède moi-même l'intégralité des tomes. Je suis quand même content que cela va s'arrêter avec le tome 44. Je n'aime pas trop les mangas longs. Mais bon, j'ai fais une exception afin de découvrir le monde fascinant des vins.
Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Culte car il n'a pas d'équivalent. Un trait reconnaissable entre tous, un environnement sombre et sans compromis, un propos assumé. Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir.
Attention c'est violent mais parfois un pain dans la gueule fait se sentir en vie.
De très bonnes idées viennent accompagner cette série : le caractère filmique, les références cinématographiques, l’univers, le dessin (très particulier mais tellement beau), le noir et blanc (à quoi sert la couleur ?), le découpage, le format, la couverture, l'humour… bref cette série est excellente…
Un peu de détails : finalement il ne se passe rien dans ce premier tome (rien d’extrêmement innovant dans le monde des nombreux scénarios BD) et quand je lis le résumé de la série sur Bdthéque, je me rends compte qu’en quatre lignes, tout le scénario du premier tome a été dévoilé. Bon… espérons que le prochain tome créera une véritable intrigue, il serait dommage de passer à coté de cet univers graphique à cause d’un scénario trop fragile.
À la lecture du deuxième tome, on sent très clairement qu'un univers se met en place. L'auteur reprend tous les points forts du premier tome et y apporte un rythme plus soutenu. Plusieurs intrigues s'entrecroisent pour former un scénario complexe et agréable. Le dessin est toujours excellent, je ne critiquerai que quelques visages qui sont parfois trop caricaturaux, trop exorbités.
Le troisième tome se lit trop vite! Le scénario est drôle, fun et toujours aussi bien construit. On s'émerveille encore devant certaines planches et on regrette encore que certains visages soient parfois trop grossiers. C'est peut être le meilleur tome de la série qui croise de nombreux personnages des épisodes précédents. Attention cependant à ne pas trop tomber dans le loufoque ou dans la facilité en introduisant des personnages comme Steven Seagal et Chuck Norris...
Pour le quatrième tome, je refais l'éloge de l'ambiance, du scénario, de l'humour, des dessins mais ce qui vient de me frapper (et que j'ai sûrement oublié de citer plus haut), c'est la qualité du découpage, du choix des plans (contre-plongée, plongée...). C'est bien pensé, réfléchi, esthétique (j'ai même envie de dire intelligent! ).
Le cinquième tome est tout en actions mais toujours aussi bon, à la fois original, loufoque et caricatural.
Vraiment un gros bravo aux auteurs!
Culte car je ne connais pas d'équivalent.
Attention, une bonne connaissance de l'univers Superman est nécessaire sinon la note tombe à 3/5.
Le scénariste a reçu la bénédiction de DC Comics et a pu redéfinir la mythologie comme il l'a souhaité. Prise de risque dès le départ : Superman va mourir... (là où d'autres comics ont mis 40 ans avant de coucher l'idée sur papier). Enchaînement d'aventures surréalistes et épiques, on est plongé dans une version moderne des 12 travaux d'Hercule, située non seulement sur notre bonne vieille planète mais aussi dans l'espace et un espace parallèle. Le dessin est un mélange très intéressant de comics et BD européenne scifi.
En plus l'intégrale contient un blu-ray de l'animé, qui permet de faire découvrir l'oeuvre en 1h20.
Les éditions Urban Strips ont eu la géniale idée de rééditer les strips d'Hägar Dünor, que personnellement je lisais dans l'avant dernière pages du journal "Ouest-France" chez mes grand parents quand j'avais à peine une dizaine d'année.
Cet album m'a fait l'effet d'une madeleine de Proust.
Suivre les aventures du terrible viking Hägar Dünor est véritablement jubilatoire.
La vie de ce valeureux guerrier qui ne craint qu'une seule chose , sa femme, Hildegarde, nous est présentée sous forme de strips en noir et blanc, d'une à trois cases qui font mouches à chaque fois sous le trait de Dik Browne. En quelques coups de crayons, décors, humour souvent décalé, et situations sont parfaitement campés. Un véritable maître dans la concision, cet auteur ! D'ailleurs Greg s'est souvent inspiré des gags de Dik Browne dans sa série Achille Talon.
Je vous engage vivement à lire rapidement les aventures d'Hägar Dünor, de sa femme Hildegarde et de leurs enfants Homlet et Ingrid, sans oublier son compagnon d'infortune Eddie.
Ce livre, très bel objet éditorial, est présenté avec un portrait de l'auteur et un dossier sur l'adaptation de son œuvre en France.
Pour information, l'intégrale de cette série comptera 3 volumes. (le prochain sortira en automne 2016)
J'ai eu ce livre à Noël 2013, dû à un coup de cœur en voyant la splendide couverture avec la belle héroïne d'Osamu Tezuka appelée I.L (et oui c'est son nom !) et je l'ai commandé sur internet.
Contrairement aux L'Histoire des 3 Adolf, Kirihito, Ayako et La Femme insecte dont les histoires ne me plaisaient pas du tout, le manga I.L a des personnages bien plus beaux et attachants, surtout son héroïne.
I.L est une jeune femme,une justicière dormant dans un cercueil, tout comme son oncle portant à l'envers le nom de la créature mythique de la Transylvanie.
Elle est envoyée par un directeur de cinéma, Imari (personnage récurrent de Tezuka déjà vu dans Black Jack ou encore La Femme insecte) pour aider des gens ou pour rendre justice contre les vilains de certains chapitres (14 en tout !).
Parlons des dessins : j'aime énormément la plastique des personnages féminins de chez Tezuka qui ont vraiment des rondeurs splendides, contrairement aux autres mangas standards. C'est ce qui me plait dans ses oeuvres. (beaucoup de lecteurs ont critiqué ce style de dessins dans les précédents commentaires... :()
Bref un très beau manga que je conseille à tous et à toutes.
Coup de coeur, oui.
Depuis la découverte de cette série, je suis désormais fan de Toppi, dessinateur talentueux (au bas mot) de l'Italie de la grande époque des Serpieri et autres.
Devant ce personnage solitaire et énigmatique traversant les continents le long de belles planches N&B, comment ne pas penser à Corto Maltese? Et pourtant, il semble que les parcours des 2 auteurs ne se soient pas croisés.
Qu'importe, le Collectionneur n'a pas vocation à se mesurer à d'autres. Lui recherche des objets mystiques, anodins d'apparence mais extraordinaires dans leurs contextes. Et pour cela, il est prêt à tout, encore plus que tous les autres qu'il croisera.
Personnages hauts en couleurs, trait précis, jeux d'ombre et contraste magnifiques... n'en jetez plus.
Mais si, j'en jetterai davantage: l'intégrale contient un épisode totalement inédit, remettant à l'honneur une autre aventurière redoutable (enlève ton masque Kriss de Valnor, on t'a reconnu!).
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Blankets - Manteau de neige
Une BD culte. Un récit autobiographique d'une sensibilité et d'une justesse rares. On est très rapidement en empathie avec le protagoniste principal. A la fin du récit on se sent comme réchauffé par un bon gros manteau en plein hiver (d'ou le titre très bien choisi) et comme envahie par une nostalgie qui n'est pourtant pas la nôtre. Indiscutablement une BD à lire et relire. Chef d'oeuvre !
Esmera
Qu'est-ce que j'ai pu être critique envers Zep surtout quand il a commencé sa manoeuvre d'émancipation de ces oeuvres d'adolescent attardé. Bon, on n'est pas là pour faire le procès de Titeuf. Je n'avais pas du tout aimé "Une Histoire d’hommes" et c'est presque un euphémisme que de le dire. Pourtant, dans Happy Sex, j'avais perçu quelque chose qui pouvait devenir intéressant. Mais là, je tombe de haut. C'est bien le même auteur ? Il est vrai que le dessinateur a fait des merveilles. Reconnaissons les mérites à chacun ! J'ai non seulement aimé mais adoré littéralement. Déjà le thème bien qu'exploité régulièrement dans la bd m'a beaucoup séduit. En effet, je suis un peu de ceux qui pensent que l'idéal de l'être humain se trouverait avec les hommes et les femmes. Autant être les deux à la fois pour la recherche du plaisir maximum. Une idée intéressante et riche qui a été habilement exploitée. Bref, une belle découverte mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Puritains, s'abstenir !
Black Hole
Classique noir de la Bd indépendante américaine, Black Hole fait aujourd'hui partie de mes Bds favorites. L'histoire suit des groupes de jeunes marginalisés des 70s dont le quotidien est fait de relations sans lendemain et prise de drogues en tous genres. Ce mode de vie se voit chamboulé par l'apparition du virus du SIDA, qui les affectera bientôt quasi tous. Je suis très rapidement rentré dans ce portait de la jeunesse américaine délaissée. J'ai trouvé ce travail authentique, et ai pu ainsi très rapidement m'attacher aux protagonistes. La description de cette société s'inscrit dans la continuité du travail de réalisateurs comme Arakki, Solondz ou encore Larry Clark. Les graphismes sont pour moi extraordinaires. Ils sont le fruit d'une recherche esthétique dans la lignée de la ligne claire. Mais ils servent surtout à renforcer l'atmosphère vomitive de cet ovni du neuvième art. J'ai particulièrement apprécié l'illustration de l'aliénation par le SIDA, faite en attribuant des particularités physiques aux infectés, par exemple des petites queues. Un classique à lire et relire, qui mérite une place de choix dans les bibliothèques des amateurs de Bd indépendante.
Les Gouttes de Dieu
Incroyable ce manga japonais, qui s'empare de l'œnologie comme thème principal pour nous faire découvrir les saveurs des plus prestigieux vins du monde qui sont français : Bordeaux et Bourgogne en tête. Il y a un véritable travail de recherche de la part des deux auteurs, Tadashi Agi et Shu Okimoto, puisqu'on nous livre également dans le glossaire de précieux renseignements sur les appellations des vins et sur les meilleures récoltes. Il paraît que grâce à ce manga qui connait un véritable succès en Asie, les Sud-Coréens se bousculeraient dans les bars à vins ! Cependant, ce manga va plus loin qu'un cours sur la production vinicole ainsi que les millésimes en nous proposant une histoire de rivalité familiale assez passionnante. Le héros commence son parcours en étant dégoûté par le vin car son père l'a initié d'une façon peu orthodoxe depuis son plus jeune âge, ce qui a fini par le rebuter. Néanmoins, à la mort de son père, il est obligé de gagner un concours de dégustation pour conserver son héritage. Bref, un véritable défi pour celui qui éprouve une aversion pour le vin ! On va donc suivre la progression de ce jeune homme dans le milieu vinicole qui devra faire ses preuves pour devenir à son tour un expert en œnologie. Au travers de cet affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions. On s'intéresse également au parcours des différents personnages au cours de leur existence. Sous des apparences parfois anodines et rigolotes, cette bd recèle d'une très grande profondeur d'âme. A l'efficacité du scénario s'ajoute un dessin réaliste et soigné comme il se doit. On tombe vite sous le charme. C'est vrai que les auteurs ont réussi à nous faire partager leur passion. Sitôt le premier tome lu, on n'a qu'une envie : déboucher une bouteille d'un grand cru, le servir dans une carafe à décanter et l'apprécier. "Les Gouttes de Dieu" sont à consommer sans modération ! Les tomes se succèdent et le plaisir est toujours présent grâce à sa remarquable construction notamment dans l'évolution psychologique des personnages. C'est une série qu'on n'a pas envie de ranger dans sa cave ! Et puis, grosse surprise : cette série a été nominée pour la catégorie "essentiel" au festival d'Angoulême 2009. Cela traduit un signal fort alors qu'on connaît l'aversion du festival pour la norme manga. La série dépasse d'ailleurs en France les 400.000 exemplaires vendus. Elle fait des nouveaux adeptes chaque mois grâce à une certaine renommée. Le milieu de l'œnologie l'a reconnue comme un des meilleurs ouvrages qui n'a rien à envier avec des livres purement techniques. Il y a quelque chose de magique avec un pareil titre qui va au delà d'un public traditionnel de connaisseurs. Il est vrai que je possède moi-même l'intégralité des tomes. Je suis quand même content que cela va s'arrêter avec le tome 44. Je n'aime pas trop les mangas longs. Mais bon, j'ai fais une exception afin de découvrir le monde fascinant des vins. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Sin City
Culte car il n'a pas d'équivalent. Un trait reconnaissable entre tous, un environnement sombre et sans compromis, un propos assumé. Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. Attention c'est violent mais parfois un pain dans la gueule fait se sentir en vie.
Apocalypse sur Carson City
De très bonnes idées viennent accompagner cette série : le caractère filmique, les références cinématographiques, l’univers, le dessin (très particulier mais tellement beau), le noir et blanc (à quoi sert la couleur ?), le découpage, le format, la couverture, l'humour… bref cette série est excellente… Un peu de détails : finalement il ne se passe rien dans ce premier tome (rien d’extrêmement innovant dans le monde des nombreux scénarios BD) et quand je lis le résumé de la série sur Bdthéque, je me rends compte qu’en quatre lignes, tout le scénario du premier tome a été dévoilé. Bon… espérons que le prochain tome créera une véritable intrigue, il serait dommage de passer à coté de cet univers graphique à cause d’un scénario trop fragile. À la lecture du deuxième tome, on sent très clairement qu'un univers se met en place. L'auteur reprend tous les points forts du premier tome et y apporte un rythme plus soutenu. Plusieurs intrigues s'entrecroisent pour former un scénario complexe et agréable. Le dessin est toujours excellent, je ne critiquerai que quelques visages qui sont parfois trop caricaturaux, trop exorbités. Le troisième tome se lit trop vite! Le scénario est drôle, fun et toujours aussi bien construit. On s'émerveille encore devant certaines planches et on regrette encore que certains visages soient parfois trop grossiers. C'est peut être le meilleur tome de la série qui croise de nombreux personnages des épisodes précédents. Attention cependant à ne pas trop tomber dans le loufoque ou dans la facilité en introduisant des personnages comme Steven Seagal et Chuck Norris... Pour le quatrième tome, je refais l'éloge de l'ambiance, du scénario, de l'humour, des dessins mais ce qui vient de me frapper (et que j'ai sûrement oublié de citer plus haut), c'est la qualité du découpage, du choix des plans (contre-plongée, plongée...). C'est bien pensé, réfléchi, esthétique (j'ai même envie de dire intelligent! ). Le cinquième tome est tout en actions mais toujours aussi bon, à la fois original, loufoque et caricatural. Vraiment un gros bravo aux auteurs!
All*Star Superman
Culte car je ne connais pas d'équivalent. Attention, une bonne connaissance de l'univers Superman est nécessaire sinon la note tombe à 3/5. Le scénariste a reçu la bénédiction de DC Comics et a pu redéfinir la mythologie comme il l'a souhaité. Prise de risque dès le départ : Superman va mourir... (là où d'autres comics ont mis 40 ans avant de coucher l'idée sur papier). Enchaînement d'aventures surréalistes et épiques, on est plongé dans une version moderne des 12 travaux d'Hercule, située non seulement sur notre bonne vieille planète mais aussi dans l'espace et un espace parallèle. Le dessin est un mélange très intéressant de comics et BD européenne scifi. En plus l'intégrale contient un blu-ray de l'animé, qui permet de faire découvrir l'oeuvre en 1h20.
Hägar Dünor le Viking
Les éditions Urban Strips ont eu la géniale idée de rééditer les strips d'Hägar Dünor, que personnellement je lisais dans l'avant dernière pages du journal "Ouest-France" chez mes grand parents quand j'avais à peine une dizaine d'année. Cet album m'a fait l'effet d'une madeleine de Proust. Suivre les aventures du terrible viking Hägar Dünor est véritablement jubilatoire. La vie de ce valeureux guerrier qui ne craint qu'une seule chose , sa femme, Hildegarde, nous est présentée sous forme de strips en noir et blanc, d'une à trois cases qui font mouches à chaque fois sous le trait de Dik Browne. En quelques coups de crayons, décors, humour souvent décalé, et situations sont parfaitement campés. Un véritable maître dans la concision, cet auteur ! D'ailleurs Greg s'est souvent inspiré des gags de Dik Browne dans sa série Achille Talon. Je vous engage vivement à lire rapidement les aventures d'Hägar Dünor, de sa femme Hildegarde et de leurs enfants Homlet et Ingrid, sans oublier son compagnon d'infortune Eddie. Ce livre, très bel objet éditorial, est présenté avec un portrait de l'auteur et un dossier sur l'adaptation de son œuvre en France. Pour information, l'intégrale de cette série comptera 3 volumes. (le prochain sortira en automne 2016)
I.L
J'ai eu ce livre à Noël 2013, dû à un coup de cœur en voyant la splendide couverture avec la belle héroïne d'Osamu Tezuka appelée I.L (et oui c'est son nom !) et je l'ai commandé sur internet. Contrairement aux L'Histoire des 3 Adolf, Kirihito, Ayako et La Femme insecte dont les histoires ne me plaisaient pas du tout, le manga I.L a des personnages bien plus beaux et attachants, surtout son héroïne. I.L est une jeune femme,une justicière dormant dans un cercueil, tout comme son oncle portant à l'envers le nom de la créature mythique de la Transylvanie. Elle est envoyée par un directeur de cinéma, Imari (personnage récurrent de Tezuka déjà vu dans Black Jack ou encore La Femme insecte) pour aider des gens ou pour rendre justice contre les vilains de certains chapitres (14 en tout !). Parlons des dessins : j'aime énormément la plastique des personnages féminins de chez Tezuka qui ont vraiment des rondeurs splendides, contrairement aux autres mangas standards. C'est ce qui me plait dans ses oeuvres. (beaucoup de lecteurs ont critiqué ce style de dessins dans les précédents commentaires... :() Bref un très beau manga que je conseille à tous et à toutes.
Le Collectionneur
Coup de coeur, oui. Depuis la découverte de cette série, je suis désormais fan de Toppi, dessinateur talentueux (au bas mot) de l'Italie de la grande époque des Serpieri et autres. Devant ce personnage solitaire et énigmatique traversant les continents le long de belles planches N&B, comment ne pas penser à Corto Maltese? Et pourtant, il semble que les parcours des 2 auteurs ne se soient pas croisés. Qu'importe, le Collectionneur n'a pas vocation à se mesurer à d'autres. Lui recherche des objets mystiques, anodins d'apparence mais extraordinaires dans leurs contextes. Et pour cela, il est prêt à tout, encore plus que tous les autres qu'il croisera. Personnages hauts en couleurs, trait précis, jeux d'ombre et contraste magnifiques... n'en jetez plus. Mais si, j'en jetterai davantage: l'intégrale contient un épisode totalement inédit, remettant à l'honneur une autre aventurière redoutable (enlève ton masque Kriss de Valnor, on t'a reconnu!).