Les derniers avis (7654 avis)

Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mickey's Craziest Adventures
Mickey's Craziest Adventures

Rapide flashback : même si j'en ai très peu parlé ici et là, j'ai lu beaucoup d'aventures des personnages de Mickey ou de Donald dans ma jeunesse. Le journal de Mickey, Mickey Parade et compagnie font partie de mes classiques. Malgré une nette préférence pour les aventures de Donald et de ses neveux ou du célébrissime Picsou, l'univers de Mickey, souvent moins drôle, n'avait aucun secret pour moi.... Puis paf on grandit, on oublie et, et, et.... Quelle ne fut pas ma surprise de voir Trondheim au scénario d'une commande et d'un partenariat de 4 albums Glénat sur la souris la plus célèbre de Disney ! Avec Keramidas aux commandes qui a fait ses armes dans un studio Disney section animation avant de voler de ses propres ailes, c'était déjà l'assurance d'un joli duo pour réanimer la souris au short rouge dans un univers déjanté... Pari tenu car ce joli album toilé est non seulement une madeleine de Proust incontestable mais une oeuvre culte de plus pour les papas de Lapinot et de l'excellente trilogie Alice au pays des Singes !!! Jouant des contraintes imposées par Disney (pas d'alcool ou armes à feu entres autres), Trondheim a du se régaler en concoctant un scénario rythmé et complètement déjanté s'affranchissant même des transitions désuètes puisque son histoire est entrecoupée de pans béants dans sa narration. Une histoire incomplète, comment cela ? Très simple, les auteurs ont fait mine de retrouver un récit incomplet et jamais publié en français qu'ils auraient traduit et réhabilité... En fait chaque planche est numérotée et il en manque pas mal volontairement, libre au lecteur de se constituer lui même les transitions nécessaires. Vous êtes perdu ? Pas du tout ! Il ne faut pas oublier que Trondheim est passé maitre dans le style Oubapo et que l'ensemble n'est que prétexte à une succession de gags de haute volée en une page et dont il est facile de relier les pages manquantes. Sur base d'un traditionnel vol de Picsou par Pat Hibulaire et les Rapetou, Trondheim et Keramidas nous basculent en 44 pages dans l'univers complet, drôle et absurde de Mickeyville ! Ainsi Donald et Mickey forment un sacré duo, toujours en mouvement. Qu'ils soient rapetissés, explorent un temple inca ou aillent même sur la lune, leurs péripéties vont vous rappeler votre jeunesse et vous faire marrer car oui on rit des codes Disney détournés par les auteurs de façon non seulement respectueuse mais référentielle. Pour ma part, Mickey n'aura jamais été aussi drôle sur papier que dans cette aventure où il sera affublé d'un Donald fidèle à lui-même. Keramidas est un auteur complet dont le style dynamique et cartoon s'adapte parfaitement au style rétro et vintage de Mickey. Il faut également souligner le travail exemplaire de Brigitte Findakly aux couleurs "restaurées" et aux nombreuses taches et effets vieillis de la bd (n'oubliez pas qu'il s'agit d'un trésor perdu puis retrouvé) lui donnant un effet "Grindhouse" des plus réussis. Bref, la réussite est totale. On lit d'abord par curiosité forcément puis on tombe sous le charme en à peine 3 pages.... Merci Trondheim et Keramidas de nous offrir un tel bijou sur un univers aussi éculé et balisé que celui de Mickey et de Donald ! Ruez vous vite dessus, vous ne le regretterez pas d'autant plus que le prix de 15 euros est tout à fait inhabituel pour un album de cette qualité éditoriale.

06/03/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

115 avis ... je doute que le mien change quoique ce soit aux statistiques... J'ai découvert Thorgal en album quand le tome 3 venait de paraître, et ensuite, année après année, j'ai découvert patiemment et annuellement la suite de cette longue et belle épopée. D'emblée, c'est le travail du dessinateur et peintre polonais Rosinski qui m'a le plus touché ; quel graphisme ; quelle claque visuelle, et quel talent ! Vient ensuite les scénarios réussis de Van Hamme, qui soit dit en passant, en tant que scénariste, a eu bien de la chance d'être secondé par un tel maestro du dessin. Certainement le meilleur de son époque (± 1977 ). Ensemble, ça détonnait ! Le passage à Sente crée une creux scénaristique évident. Vivement que Dorison dans les prochains épisodes trouve ses marques dans cet univers qui devrait lui aller comme un gant.

04/03/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Terreur
Terreur

Dessin : 20 étoiles et encore davantage si cela était possible ... Scénario : bof ... 3/5 Voila un BD dont on s'abstiendra du scénario pour goutter, savourer, se délecter, humer, s'abattre de bonheur, devant une telle qualité graphique qui je crois n'a jamais été pareillement atteinte dans le petit univers du 9ème art. Le grand oeuvre graphique, telle une pierre philosophale, c'est ici qu'elle se trouve. René Follet s'est surpassé comme jamais. Graphiquement, on frôle les cimes. Quand d'aucuns s'essayent avec plus ou moins de bonheur (souvent moins) à une couverture à la peinture à l'huile .... ici, c'est toute la BD qui est peinte avec extrême talent, à la peinture à l'huile ; chaque case est un tableau en soi. Alors pour le conseil, ne passez pas devant se monument graphique. Pourquoi les plus grands scénaristes se contentent-t-ils de dessinateurs commerciaux souvent juste passables en comparaison des talents de ce peintre hors pair qu'est René Follet ? Et pourquoi un tel talent se voit réduit à devoir scénariser un album d'André-Paul Duchâteau .... Que le monde est bête, ou mal fait .... ou les lecteurs aveugles ?

03/03/2016 (modifier)
Par Tolllo
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Okko
Okko

J'ai commencé cette série sans rien en attendre, n'étant pas un grand fan du médiéval fantastique "asiatique". La première lecture fut laborieuse du fait du fantastique trop présent à mon goût. Je suis tombé par hasard sur la série complète à un prix défiant toute concurrence, et en ai fait l'acquisition, au cas où j'aurais loupé quelques chose. Et bien oui ! j'avais loupé une grande bd avec des personnages hauts en couleurs. Les 4 premiers diptyques, sur des thèmes à chaque fois différents sont prenants. Ils développent une solide histoire, et laissent les personnages évoluer au fil des tomes. Car oui les personnes évoluent, autant que notre vision des choses en en apprenant plus sur eux. Le dernier diptyque clôt magistralement la série. Tout nous est conté. D'où ils viennent, ce qu'il sont, et pourquoi. Je ne me posais pas particulièrement de questions à leur sujet et malgré tout les réponses sont là. Le scénariste ne s'est pas fichu de nous. Il nous a pondu une fin aux petits oignons. Bref une série magistrale, 5 grosses histoires réparties sur 10 tomes, qui forment un ensemble du tonnerre ! 18/20

29/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

(Après lecture des 24 premiers tomes) Cette série est vraiment une réussite. Pourtant je n’étais pas un public acquis d’avance : a priori , je ne suis pas spécialement attiré par les histoires de zombies et j’avoue que l’engouement général me faisait craindre que la série soit surévaluée. J’ai donc été très agréablement surpris : j’ai dévoré les 24 premiers tomes en quelques jours… Comme cela a déjà été dit, si Walking Dead fonctionne si bien, c’est parce que les scènes de baston avec les zombies ne remplissent pas toutes les pages, et qu’on s’attache davantage au comportement d’humains lambda en situation extrême, et leurs relations entre eux. Cela, Kirkman le maîtrise parfaitement. Malgré une série qui est maintenant relativement longue, il arrive à maintenir une multitude de personnages qui possèdent crédibilité et cohérence, même pour ceux qui ont évolué de façon importante au long du récit. De plus, il n’hésite jamais à faire avancer le scénario : en tuant des personnages, bien sûr, mais aussi en causant des changements de situation assez définitive. Ainsi, depuis le début de la série, on est passé d’un temps d’errance et de débrouille au jour le jour à un abri provisoire relativement protégé (la prison) puis à l’établissement d’une véritable vie en communauté (Alexandria). C’est toujours agréable de voir un auteur qui ne se contente pas de laisser toujours ses personnages dans la même situation, simplement parce que le début de la série a trouvé son public avec un certain schéma narratif. J’ai parfois un peu tiqué sur l’idéologie sous-jacente de la série, qui me semble globalement assez conservatrice, mais les personnages sont suffisamment bien écrits pour que j’aie pu passer outre. La période avec les Sauveurs (tomes 20 et quelques) m’a paru tirer un peu en longueur sur la baston, mais cela reste bien fait. Dès le début de la série, Kirkman a été parfaitement clair : cette série ne va nulle part en particulier, elle n’a pas de fin prévue, il n’y a pas de « clé de compréhension » cachée à tout cela. Mais ça ne pose aucun problème ! Tant que chaque tome continue à nous passionner... Ma note personnelle serait quatre étoiles, mais il est évident que Walking Dead servira désormais de point de comparaison pour toute histoire de zombie, que ce soit en BD ou pas. De mon point de vue, c’est précisément la définition d’une série culte.

27/02/2016 (modifier)
Par NicolasBD
Note: 5/5
Couverture de la série Panique organique
Panique organique

Topissime, on explore le corps grâce à 2 bactéries qui se baladent grâce à un sous-marin "cadeau céréales". C'est drôle et léger, chouettes situations et un bon scenario qui dose ce qu'il faut de suspense! Attention, il ne s'agit pas d'un cours d'anatomie mais bien d'un bon moment de détente.

25/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série La Lune est blanche
La Lune est blanche

Magnifique ! Il faudrait être semi-aveugle ou semi-inculte pour ne pas le percevoir. Il est vrai que la beauté ne peut être perçue que par un minimum de personnes ayant la sensibilité nécessaire. La Terre a néanmoins besoin de tout pour faire un monde. J'accepte la diversité. Emmanuel Lepage réitère l'exploit du Voyage aux îles de la Désolation ou de Un printemps à Tchernobyl mais il arrive à faire mieux pour nous faire ressentir l'étrange pureté du 6ème continent. Il nous émerveille par cette aventure humaine hors du commun. Des BD sur les découvreurs de l'Antarctique, il y en a plein mais pas une sur le devenir actuel de ce monde de l'extrême. Le sujet est bien évidemment passionnant. On ne lâche pas une case tant c'est intéressant à tous les points de vue. Et puis, nous avons ici une véritable expédition humaine avec ses innombrables dangers mortels. Je viens de lire l'une des meilleures BD documentaires de ces dernières années. Alors, j'ai juste envie de remercier les frères Lepage pour ce bon moment de lecture.

24/02/2016 (modifier)
Par Pierig
Note: 5/5
Couverture de la série In God We Trust
In God We Trust

Deuxième bd de Winshluss que je lis et deuxième claque que je me prends ! Après un Smart monkey évolutionniste, voici qu’il s’attaque au créationnisme en la personne de Dieu. Sans être un spécialiste es bible, les grands passages de l’ancien/nouveau testament sont pastichés. Car c’est bien d’une caricature et de second (voire troisième) degré dont il est question. La version revue et corrigée de la bible selon Winshluss met les zygomatiques à contribution. C’est quand même bien barré avec des rencontres hautement improbables (Dieu et Superman en est un exemple). Vous l’aurez compris, c’est irrévérencieux et les puristes s’en retrouveront choqués. Mais il n’y a pas de volonté gratuite de nuire à mon sens. Peut-on rire de tout ? Manifestement, l’auteur ne se pose pas la question. Une bonne bd pour peu qu’on ne se prenne pas trop au sérieux et qu’on soit open-minded.

19/02/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5
Couverture de la série Okko
Okko

J'ai longtemps boudé Okko, pensant que c'était juste une énième série de fantasy grand public sans grand intérêt. La lecture des dix volumes m'a évidemment permis de réviser ce jugement aussi hâtif qu'injuste. Okko, c'est d'abord un univers japonisant envoûtant au background particulièrement développé. Hub s'est inspiré du Japon médiéval ravagé par les conflits entre seigneurs de la guerre. Il a imaginé un empire nippon alternatif englobant la magie, le folklore et les mythes japonais. L'ensemble, foisonnant et dense, n'est pas sans rappeler le très bon roman de Thomas Day La Voie du Sabre récemment adapté en BD. L'univers graphique est lui-aussi de très, très grande qualité. Les dessins sont juste magnifiques et Hub semble aussi à l'aise avec les extérieurs qu'avec les intérieurs. Tout y est extrêmement soigné et détaillé : costumes, décors ou design des personnages. Les environnements sont variés et habilement liés à chacun des quatre éléments. Rien à redire non plus sur la jolie colorisation. Bref que du tout bon ! Les personnages principaux, Okko en tête, semblent au début vraiment très classiques. Mais plus la saga progresse, plus ils gagnent en profondeur. Hub dévoile par petites touches leur passé, ce qui les rend plus singuliers et plus intéressants. La série fonctionne en diptyque ayant chacun son intrigue plus ou moins autonome. Chaque diptyque est passionnant car l'auteur soigne vraiment son scénario. Le passé d'Okko est simplement effleuré dans les premiers tomes. Mais plus la saga avance, plus ce passé se précise et interfère avec la trame principale et l'on se rend compte que tout est évidemment lié. Hub prend son temps, distille les révélations avec parcimonie jusqu’au diptyque final où tout est dévoilé. Bref une fin à la hauteur de la série. J'ai adoré Okko qui est définitivement une de mes séries préférées. Culte !

19/02/2016 (modifier)
Par SkAmby
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sculpteur
Le Sculpteur

Quelle joie !! J'ai lu cet ouvrage dès sa sortie. Il me faut toujours un peu de recul pour ne pas en dire du bien ou du mal de façon précipitée. Alors déjà ce bouquin est un vrai pavé, le genre bottin que certains utiliseraient sous la lumière d'une lampe en pleine face. Pour ne pas laisser trop de traces. J'ai au départ été un peu dubitatif sur le choix de cette colorisation. Mais elle permet de se concentrer sur les aspects essentiels de l'histoire. Le mythe de Faust, on en parle beaucoup pour cette histoire. De mon point de vue, ce n'est pas autour de ce mythe que s'articule l'histoire. Ce n'est qu'un mécanisme pour parler d'un sujet beaucoup plus complexe. Le processus de création. La réalisation d'une œuvre... C'est vrai que le sujet est complexe pour beaucoup d'artistes, pour comprendre le cheminement de l'idée à sa concrétisation il s'en passe des choses. Comment créer une œuvre qui puisse être un prolongement de soi, de son être alors que nous ne cessons jamais d'être influencés par ce qui nous entoure. Comment être authentique, dénué de subjectivité pour mettre l'art à nu. Cela semble impossible... Le détachement est une chose difficile d'autant plus si on côtoie d'autres artistes, on baigne dans un milieux d'influences où chaque "vision des choses" peut déteindre sur vous. C'est là où je trouve que c'est une prouesse narrative absolument magistrale. Ce dégoût de lui même, rejeter et renier son art, c'est à mon sens un passage obligé pour se détacher, pour pouvoir créer au sens noble du terme. Détruire les bases pour repartir, partir de rien, du néant. Parfois David pense même qu'il faudrait détruire toutes les bases, pas seulement les siennes. Tout au long de ce roman graphique, David ne cesse de marcher sur ce fil, tantôt il envie, tantôt il renie, il aime puis il déteste. L'auteur nous démontre avec brio le tiraillement existentiel que peut être la volonté de créer à tout prix. C'est en soi, un véritable rite initiatique. Je me demande d'ailleurs si cette œuvre n'est pas en quelque sorte autobiographique. Il s'en est écoulé du temps depuis ses dernières publications. Est ce que "le sculpteur" n'aurait pas été accouché dans la douleur ? Jusqu’à cette libération, une fin exceptionnelle !

18/02/2016 (modifier)