Les derniers avis (7530 avis)

Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Krrpk
Krrpk

J’avais déjà apprécié le premier album de cette série quand il est sorti en 2012. J’aimais les aventures de ce petit extra-terrestre trop mignon en planète étrangère et socialement hostile. Les habitants sont en effet racistes, violents et lubriques. Et les extra-terrestres étrangers se retrouvent souvent obligés de faire des boulots indignes et sous-payés. Satire sociale, donc, mais sublimée par un humour trash et absurde qui tranchait avec le côté très gentillet du dessin. Le premier album était déjà très bien, donc, et valait quatre étoiles à mes yeux. Mais le deuxième est juste un cran au-dessus, alors qu’on aurait pu croire que l’auteur allait tourner en rond, que tout avait été dit dans un premier tome certes très bon mais constitué d’une suite de sketchs alignés au petit bonheur la chance (ce qui peut avoir son charme), le deuxième impose une cohérence scénaristique globale tout en restant aussi drôle. Mon verdict est sans appel : il faut lire Krrpk. Il s’agit ni plus ni moins du meilleur titre de la collection Shampooing, qui regorge pourtant d’autres pépites.

11/02/2015 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

J'avoue avoir hésité pendant un moment pour acheter ce one shot. Les bandes dessinées muettes de qualité étant assez rares sur le marché, (la dernière en date étant Là où vont nos pères) la tentation était grande pour moi d'en faire l'impasse. Pourtant devant les articles dithyrambiques sur cet album, je me suis finalement décidé à l’acquérir, avant même qu'il n'obtienne le prix de la Fnac. Il faut tout de même reconnaitre que le scénario de Lupano, scénariste de renom, reconnu depuis quelques années , ne souffre d'aucun défaut dans ce one shot qui oscille entre humour et tendresse. C'est limpide, fluide (pour un album intitulé "un océan d'amour', il n'en fallait pas moins), et surtout très drôle. On passe de la Bretagne à Cuba en quelques pages, sans se rendre compte des multiples rebondissements qui ponctuent cet ouvrage de plus de 220 pages. Et que dire du dessin de Panaccione qui illustre parfaitement l'histoire de ce pauvre pécheur, empêtré dans ses filets et naufrages. C'est beau, émouvant le plus souvent, mais surtout très touchant pour le lecteur que je suis. Une réussite totale, une de plus pour Lupano.

09/02/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Lorsque j’ai découvert Watchmen, j’ai été littéralement submergé par une émotion nouvelle que j’avais rarement ressentie à la lecture d’un comics. Je découvrais une véritable merveille sur le sens de la vie dans le chaos du monde. Il faut dire que dès sa sortie en 1986, cette œuvre avait bouleversé le monde de la bande dessinée en remportant successivement la plupart des prix et récompenses. Le succès a été tout de suite au rendez-vous. Les critiques ont été élogieuses. Il faut comprendre que ce n’est pas une œuvre comme les autres. Elle a un côté innovateur et sophistiqué qui la place loin devant les autres. C’est une œuvre qui fait référence. Le monde du comics a changé après Watchmen en devenant un peu plus mature. Tout d’abord, on observe un style narratif incomparable avec une lecture sur plusieurs niveaux ! Que dire également de ces cases d'une sidérante beauté visuelle! Et pour couronner le tout, nous avons droit à un scénario intelligent et maîtrisé! Cette BD révèle une véritable personnalité artistique. C'est un style hors du commun qui pousse la qualité de cette histoire à un très haut niveau. A côté de cette BD, l'autre Monument Amour du comics Batman - Dark Knight fait vraiment pâle figure. Chaque case est à étudier avec parcimonie car il y a des détails qui paraissent insignifiants à première vue et qui se révèlent importants pour la compréhension de l'histoire. Une œuvre d'art sensorielle où l'auteur capture le secret des êtres au coin d'un regard. On pénètre dans l'intimité de ces supers héros avec un certain parti pris mais qui peut varier selon la perspective d'un personnage à l'autre. Les rapports entre eux sont complexes et évolutifs. Cela plaît à un public qui va au-delà du super héros caricatural. Sur fond d'une actualité inquiétante à l'époque de la guerre froide, cette intrigue a un final tout à fait étonnant. Les auteurs ont imaginé une uchronie où Nixon aurait encore gardé le pouvoir car la guerre du Viêt-Nam aurait été gagnée par les Etats-Unis. Cette fine équipe qui compose les gardiens est constituée des personnages suivants : - Rorschach (Walter Kovacs, le justicier psychotique au masque évoquant les tâches d’encre du fameux test) - Le Spectre soyeux II (Laurel Jane Juspeczyk, dite Jupiter, fille du premier Spectre et seconde compagne du Dr Manhattan). - Le Hibou II (Dan Dreiberg, successeur "adoubé" par le premier Hibou, Hollis Mason). - Ozymandias (Adrian Veidt, alias "homme le plus intelligent du monde" et athlète émérite) - Le Comédien (Edward Morgan Blake alias le psychopathe désabusé de la bande) - Docteur Manhattan (Jon Osterman alias « Dieu existe et il est américain ») Un film en 2009 réalisé par Zack Snyder est venu couronnée l’adaptation de ce roman graphique hors norme. Il a bénéficié en règle générale de très bonnes critiques en provenance de la Presse. Cependant, le public qui s’attendait à voir de gentils super-héros à la façon 4 fantastiques a été plutôt dérouté. Le comédien qui est assassiné au début est un véritable salopard. Le Dr Manhattan alias l’homme bleu est plutôt froid… Un mauvais bouche à oreille a alors commencé à fonctionner. On pensait que les néophytes allaient s’intéresser à cette bd. C’est vrai que les fans n’ont pas été déçus car la version cinématographique est assez fidèle au comics. Et dire que les gardiens ont été réputé inadaptable au cinéma ! Le thème principal est la fin du monde. Il faut dire que l’horloge de l’apocalypse avance de minutes en minutes. Minuit sur l'horloge représentait une catastrophe mondiale, la fin de la civilisation telle qu'on la connaît. J’ai adoré cette référence à ce qui existe réellement. A noter que depuis le 22 janvier 2015, l'horloge affiche minuit moins trois (23:57). Il faut bien avouer que cette œuvre n’est pas à la portée de tout le monde de par son approche. Il faut le savoir et l’accepter. Les lecteurs de la bd à papa ou à grand-papa peuvent oublier car ce n’est pas leur code ou leur registre à moins de transcender. Il faut «parvenir» à aimer en décortiquant certains critères purement objectifs. Cela ne sera pas facile pour le lecteur qui doit disposer de beaucoup de patience. Le nirvana est tout au bout du chemin ! Un plaisir total garanti pour ce que je qualifie de culte tant son apport a été riche pour un renouvellement de la BD. Si seulement toutes les BD procuraient un tant soit peu cette perfection ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 5/5 - Note Globale: 4.5/5

27/05/2007 (MAJ le 05/02/2015) (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Encyclopédie des débuts de la Terre
L'Encyclopédie des débuts de la Terre

Un album magique! Ceux qui ont aimé des albums comme Dieu qui pue, Dieu qui pète ou Le Jardin armé et autres histoires ne doivent pas passer à côté. Au menu : un graphisme faussement naïf au service d'intrigues mythologiques d'une grande profondeur thématique. Malgré les nombreux récitatifs, les intrigues à tiroir, tout est léger, parfois carrément drôle. Un petit bijou.

04/02/2015 (modifier)
Par jurin
Note: 5/5
Couverture de la série Sukkwan island
Sukkwan island

L’histoire de ce père qui décide de passer une année sabbatique avec son fils de treize ans sur une île déserte proche de l’Alaska m’a bouleversé. Pourtant le départ est assez classique, on assiste à l’installation et l’organisation de nos deux « robinsons » sur une île coupée du monde. Il y a longtemps que j’ai lu une BD aussi forte, c’est sombre, violent, une ambiance oppressante à la limite du supportable, une véritable claque. Un huis-clos qui met très mal à l’aise le lecteur. Le dessin de Ugo Bievenu est à la hauteur du récit , un graphisme noir et blanc de la meilleure veine ,un dessin très bien travaillé sur les paysages et les décors mais un bémol sur l’expressivité des visages. Un ouvrage de grande qualité , une bd incontournable et j’espère pour ceux qui poserons le pied sur l’île , d’avoir la satisfaction d’avoir lu une BD de grande qualité.

02/02/2015 (modifier)
Couverture de la série Undertaker
Undertaker

Sur la couverture d'Undertaker, un sticker annonce : « Le plus grand western depuis Blueberry ». Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'avoue que, pour une fois, la comparaison n'est pas usurpée ! Xavier Dorison choisit de mettre en scène Jonas Crow, un croque-mort du Far-West, comme ceux qui jalonnent les aventures de Lucky Luke en se frottant sinistrement les mains dès qu'un duel se prépare. Il reprend tous les clichés : le costume noir, l'air sinistre, le vautour… mais dote en plus son personnage d'un solide sens de l'humour (ses sermons improvisés valent leur pesant de whisky frelaté, exemple : « tu laisseras ton prochain faire ses conneries tant que c'est avec son blé et avec son cul ») et aussi d'une probité à toute épreuve (quand on le paye pour enterrer un mort, on peut lui faire confiance pour mener la mission à son terme quitte à en faire quelques autres). L'histoire est a priori simple. Un tyranneau local décide de mettre fin à ses jours, mais auparavant, il boulotte son or pour emporter, au sens propre, sa fortune dans sa tombe. Crow, accompagné de la gouvernante coincée du défunt (dans le style Katharine Hepburn dans Une Bible et un Fusil), est chargé des funérailles… Mais bien sûr, rien ne va comme prévu, et toute la ville se met aux trousses du cercueil. On quitte vite les références aux westerns policés de l'âge d'or hollywoodien pour lorgner vers l'inspiration spaghetti, dans un mode baroque et violent, du style Tire encore si tu peux. Le rythme du récit est soutenu, et réserve de beaux rebondissements. Les dialogues sont vifs, émaillées de répliques hilarantes. Dorison est en très grande forme. Je pense que cet Undertaker restera une de ses meilleures séries. En tous cas, le premier opus donne clairement envie de lire la suite ! Au dessin, Dorison retrouve l'excellent Ralph Meyer, avec lequel il a déjà commis un Asgard de bonne facture (mais dont l'histoire en deux tomes n'avait à mon avis pas la même ampleur). En tous cas, Meyer est tout à fait à l'aise dans l'ambiance western. Son trait est alerte pour donner vie aux personnages (belles galerie de trognes “sergioléonesques”), minutieux juste-ce-qu'il-faut pour les décors, inventif pour les cadrages, et il est rehaussé par une mise en couleur qui magnifie les ambiances. Je trouve que l'on est plus près du dessin de Michel Rouge quand il a repris Comanche que du Blueberry de Jean Giraud. Mais ce n'est pas grave, nul n'est tenu de tutoyer les dieux, et l'ensemble est digne des meilleurs albums du Bouncer de François Boucq, ou du Jerry Spring de Jijé… Voilà à quel haut niveau on se situe. Annoncé à grand renfort de publicités dithyrambiques par l'éditeur, je l'attendais impatiemment, et l'envoi de cette nouvelle série tient finalement toutes ses promesses. Longue vie à l'Undertaker !

02/02/2015 (modifier)
Par Mitch
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Les Aigles de Rome est LA série de référence pour un passionné de l'Antiquité romaine comme moi. Précision dans les costumes et les uniformes, contexte historique respecté à la lettre, intrigue palpitante même si les grandes lignes de la fin de la série sont déjà connues: rien ne manque. Le tout servi par le dessin de Marini, à mes yeux le meilleur artiste de sa génération. Alix prend du coup un gros coup de vieux, même si cette série reste mythique à mes yeux car elle a eu le mérite de largement contribuer à installer le péplum dans le neuvième art.

02/02/2015 (modifier)
Par sejy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Colère de Fantômas
La Colère de Fantômas

« Je me vengerai ! »… Les premières planches séduisantes crachent une vindicte improbable aux échos embarrassants : j’ai rattrapé, malgré moi, le souvenir grotesque (parodique ?) des œuvres de Hunebelle. Présumant d’emblée un vice rédhibitoire, je mollarde sans vergogne dans la soupe qui a nourri mon plus jeune âge. Cette mémoire est-elle si détestable ? Une filmographie somme toute égayante, avec ses pitres et son super vilain cabotin dont la face informe contribua à chamarrer quelques fonds de slips d’un bambin exagérément sensible. Mais au présent, chaque visionnage est devenu une revisite ingrate, confinant l’enthousiasme dans un rire dénaturé aux sarcasmes ; je me braque davantage. Quel hasard invraisemblable, quelles pirouettes ridicules légitimeront trois tomes soumis à ce chimérique présage ? Conjurer le talion, la bobine à un fil d’abdiquer sous l’assaut mécanique et tranchant du docteur Guillotin : permettez-moi de pouffer ! Je le connais ce Fantômas ! Par cœur, par trop… Et si mes caleçons n’étaient pas saufs ? Que la légende soufflait brutalement combien je me montre imprudent ; ne serait-ce qu’à évoquer son nom ? Celui-ci n’est pas l’autre. Celui-là prie un autre Dieu, taquine d’autres muses. En cet instant, en cet endroit, c’est une Némésis rouge qui s’éveille puis l’exhorte. Je la dénude ; captivé. Sillonnant les pages comme on égraine un chapelet diabolique ; effaré. Devant mes yeux, un siècle de frustrations, d’humiliations est englouti dans le sang et la rage pour reconquérir le mythe. Une silhouette ubiquiste immonde pille, broie obstinément parmi le feu et les tripes, incarnant des pulsions de barbarie foudroyantes qui fascinent les mœurs comme elles les assassinent. Génie démesuré, insaisissable, inflexible : Sa Majesté du Mal est absolue, de nouveau loyale à ses géniteurs. Charriés par le sillage contemporain de cette hubris charcutière, des prétendants insolents de charisme, des troisièmes couteaux étranges, feuilletonesques à ravir. Jetés en pâture, les uns et les autres s’agitent et s’égosillent, s’affolent, s'aventurent ou s’enfuient, s’invectivent, s’embrochent et s'entr'égorgent, s’illuminant fatalement dans l’ombre du fléau. Sa cavalcade dramatique consent quelquefois à brider les battements des tambours. Les angoisses cèdent alors la jubilation aux fantasmes ou à l’esprit. Lady Beltham paraît en belle du saigneur vaporeuse, ambiguë. La moustache primesautière de l’impétueux Juve émancipe les traits rafraîchissants d’un humour frigo disputant les sourires au cynisme impérieux de sa gouvernante. Acrobate, l’intrigue rend les hommages au genre et à ses figures Belle Époque en interprétant la valse espiègle des rebondissements, en distillant les clins d’œil historiques ou les coups de coude astucieux. Mais pas question de plier à la duperie du romanesque. Némésis poursuit ses desseins au cœur de l’effroi. La lutte échevelée sème toujours les macchabées, absout encore les amoralités. Et s’il faut un ultime rempart à la sauvagerie, ne confions pas tous nos espoirs au filtre des tableaux. La manière de relier les peurs d’un siècle aux névroses de notre quotidien moderne est sublime, mais éprouvante. Transbahutées dans une palette pourvoyeuse d’épouvante et son technicolor hématique aux rhésus orange mauvais, vert funèbre. Violence intuitive d’un esthétisme qui caresse le surréalisme dans les lignes incertaines et fiévreuses, dans la contorsion des corps ou les visages anguleux. Qui peint des ambiances irréelles, sourdes ou diaphanes, dissout le tangible dans les jeux de substances et de clair-obscur. Qui asservit le rythme en découpant, équarrissant le motif narratif pour faire convulser le temps à son souhait, dans un désordre expressionniste emprunté aux pinceaux luminescents de Macke ou à la sinistrose de Grosz. Poésie addictive du chaos qui vocifère : Fantômas est mort, vive Fantômas ! Maîtres adorés de la résurrection, utopistes vénérés du crime, bref, chers auteurs de talent, il y aura - c’est indispensable - un prolongement à ce triptyque. Que mes désirs impatients viennent à expirer, sacrifiés sur l’autel de votre bon vouloir, et… Je me vengerais !

24/01/2015 (modifier)
Par LONGBAUGH
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Planète Hulk
Planète Hulk

Planète Hulk est la meilleure histoire de Hulk que j'ai lue (avec Ultimate Wolverine Vs Hulk), je parle bien sûr de l'histoire entière en 2 tomes. Je trouve l'idée du scénario excellente, on ne s'ennuie pas une seconde, l'histoire est bourrée d'action et de rebondissements, avec plein de personnages attachants. En lisant Planète Hulk on a beaucoup de mal à ne pas penser à Spartacus tant les histoires se ressemblent, mais pour ceux qui ne sont pas fans des péplum je vous rassure moi non plus c'est pas ma tasse de thé. Au niveau de la qualité des dessins c'est variable, il y a du bon, et du moins bon. La majeure partie du 1er tome est bien dessiné, par le dessinateur Carlo Pagulayan qui est excellent, avec l'aide de Jae Lee autre dessinateur de talent. Pour les dessins un peu moins bons ça ne gâche en rien le plaisir de lire le comic. Pour le tome 2 au niveau du dessin il y a toujours le formidable Carlo Pagulayan qui dessine la majorité de l'histoire, avec un nouveau collègue car le reste des dessinateurs a changé, et c'est pas plus mal car c'est l'incroyable dessinateur Gary Frank qui a rejoint l'équipe, qui dessine quasiment le reste du run avec d'autres dessinateurs que je ne connais pas, mais visuellement le tome 2 est beaucoup mieux réussi que le 1er. Donc si vous êtes fan de Hulk, Planète Hulk, tome 1 et 2, est à lire obligatoirement, et si vous êtes juste fan de comics, Planète Hulk est un comic incontournable.

22/01/2015 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Sens
Sens

Une fois de plus, MAM nous fais la preuve de son génie créatif et nous surprend avec un album inclassable qui joue avec les codes du récit dessiné. Le livre se présente comme un exercice de style sur le thème de la flèche qui indique une direction et qu'un homme essaye de suivre. Mais cette fuite en avant se transforme petit à petit en quête de sens et en une réflexion plus profonde sur le hasard, le libre arbitre, et le sens de la vie. Ce livre-objet, de très belle facture, peut se lire très vite, mais laisse une trace indélébile, et est un petit chef d'oeuvre, malgré sa simplicité apparente. Seul bémol: la faute d'orthographe dans le nom de l'auteur écrit en alphabet de flèches (la flèche du i pointe vers le bas et non vers le haut).

16/01/2015 (modifier)