Les derniers avis (7550 avis)

Couverture de la série Gung Ho
Gung Ho

J’ai vraiment adoré Gung Ho ! De base, je suis un grand fan des univers post-apocalyptiques, peu importe le format : en films (World War Z, Je suis une légende), en comics (The Walking Dead), en romans ou même en jeux vidéo (Metro 2033, The Last of Us). Du coup, cette BD cochait déjà toutes les cases pour moi… et elle a largement dépassé mes attentes. Ce que j’ai trouvé génial, c’est la manière dont l’univers est construit : brutal, oppressant mais aussi hyper crédible. On sent le danger omniprésent, et en même temps, on retrouve cette énergie de la jeunesse qui refuse de plier, même face au chaos. Les personnages sont marquants, chacun avec ses faiblesses et ses coups de rage, ce qui les rend super attachants et humains. Graphiquement, c’est une claque : le trait est nerveux, les planches regorgent de détails, et les couleurs donnent une identité visuelle unique à la BD. L’ambiance est tellement immersive qu’on a l’impression de marcher dans ce monde ravagé aux côtés des héros. Si comme moi vous aimez les récits post-apo qui mélangent tension, humanité et adrénaline, foncez les yeux fermés !

30/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

Zaï Zaï Zaï Zaï est une bande dessinée aussi absurde qu’hilarante. Tout part d’un détail insignifiant – un auteur de BD qui oublie sa carte de fidélité au supermarché – et s’emballe jusqu’à devenir une véritable cavale nationale. Fabcaro transforme une situation banale en une critique féroce de la société, des médias, de la consommation et de nos petites habitudes quotidiennes. Le ton est volontairement décalé : chaque page regorge de répliques absurdes et de situations improbables, qui finissent pourtant par mettre le doigt sur des travers bien réels. Le dessin simple et épuré colle parfaitement à l’humour et laisse toute la place aux dialogues. C’est une lecture rapide mais percutante, qui fait rire tout en amenant à réfléchir. On se surprend à y voir un miroir ironique de notre époque, entre paranoïa, jugements hâtifs et emballement médiatique.

29/09/2025 (modifier)
Par Blatte147
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vie pleine de joie du triste chien Cornelius
La Vie pleine de joie du triste chien Cornelius

Probablement à ce jour, la meilleure bd que j'ai lue de toute ma courte vie. En réalité, le livre Cornélius n'est pas une bd, et il n'a rien à faire sur ce site. Prendre Cornélius comme une bande dessinée est une erreur, il faut prendre comme un mythe, un mythe ayant traversé les âges, ayant traversé les époques, et ayant traversé les visions (fausses, car il n'y en a en réalité qu'un) d'auteurs différents. C'est pas facile de décrire ce livre, cela semble être un enchaîné de planches, de bd ou d'illustration, avec plus ou moins de liens entre elles, semblant toutes venir d'époques, et d'auteurs différents, toujours tournant autour du chien Cornelius. La préface nous le dit clairement : "Ce livre est le premier d'une série de quarante volumes [...] dans le but de rassembler une partie de la production autour du personnage, né il y a 300 ans dans la République de Maïame" Les notes de fin de pages (que certains ont sauté) le font aussi comprendre, Cornélius a une importance incroyable dans ce monde, cest l'équivalent de Picsou ! l'auteur nous révèle aussi sa grande connaissance de l'histoire de la bande dessinée et de ses codes à travers le temps. chaque page semble fourmiller de détails propres à l'époque où elle serait soi-disante sortie. certaines pages rappellent les bd de Mafalda, d'autres les publicités des magazines anciens, ou encore d'autres, semblant toutes droites sorties d'un fanzine étudiant. C'est une sensation qui ne m'était jamais arrivé, Cornélius est une bd, donnant envie de lire. Cornélius est une bd donnant envie de s'instruire, c'est une bd donnant envie d'apprendre l'histoire, c'est une bd qui m'a donné envie d'en lire d'autres. Certaines personnes se sont plaint de l'histoire de Cornélius, la trouvant peu intéressante, c'est là ce que je trouve génial. Il faut avoir de l'imagination avec Cornélius. dans un monde parallèle, il existe des millions d'histoires de ce chien, ce faisant, je demande alors "quelle importance ?" Parmis toutes les œuvres de Cornélius, il y en a forcément des mieux, mais cette bd de 300 pages n'est qu'un episode parmis tant d'autre, il ne faut pas le prendre au sérieux. Mon avis est vraiment trèss nul, comparé au truc génial qu'est Cornélius, je ne peux donc que vous conseiller fe vous jeter dedans, sans prêter attention aux avis extérieurs, comme je l'ai fait.

29/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Batman: Year One est un classique incontournable qui retrace les débuts de Batman avec une intensité et une profondeur rarement égalées. Frank Miller signe un scénario sobre mais puissant, centré sur la transformation de Bruce Wayne en justicier et ses premiers pas dans Gotham, tout en explorant la corruption de la ville et le rôle des forces de l’ordre. Le dessin de David Mazzucchelli est épuré mais extrêmement efficace : chaque planche transmet à la fois le climat oppressant de Gotham et la tension psychologique des personnages. Le récit est rythmé, dramatique et crédible, loin des excès habituels des super-héros, ce qui rend cette lecture encore plus marquante. En résumé : Année Un est une origin story exemplaire, sombre, réaliste et captivante. C’est un must pour tout fan de Batman, débutant ou connaisseur.

25/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Wolverine - Arme X
Wolverine - Arme X

L’Arme X est une lecture incontournable pour tout fan de Wolverine. Barry Windsor-Smith signe à la fois le scénario et le dessin, et réussit à livrer un récit glaçant sur les origines du mutant canadien. On est plongé dans un laboratoire froid et déshumanisé, où Logan est réduit à l’état de cobaye, torturé physiquement et psychologiquement, jusqu’à devenir l’arme vivante que l’on connaît. Ce qui frappe, c’est l’ambiance oppressante : peu de dialogues, beaucoup de narration intérieure, et un rythme qui reflète parfaitement l’horreur du conditionnement. Le style graphique, à la fois détaillé et cru, accentue la brutalité et la souffrance qui transpirent à chaque page. C’est un récit dur, violent, parfois dérangeant, mais d’une puissance incroyable. Plus qu’une simple “origin story”, c’est une plongée dans la perte d’humanité et la transformation forcée en machine à tuer. L’Arme X est un classique sombre et essentiel de l’univers X-Men, qui reste aujourd’hui encore l’un des portraits les plus marquants de Wolverine.

25/09/2025 (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Des filles normales
Des filles normales

Je n'ai jusqu'alors pas eu la chance de lire La Falaise, premier roman graphique a priori fort réussi mais déstabilisant, de Manon Debaye. Cette seconde œuvre retint néanmoins fortement mon attention : le style visuel m'attirait assez (un trait fin, précis et pourtant peu assuré, associé à de délicates couleurs crayonnées), la thématique musicale me réjouissait évidemment (des ados fans d'un musicien rock, composant elles-mêmes de la musique), le sujet féministe (le regard des hommes sur les corps féminins, ici adolescents), brûlant en cette rentrée littéraire, réclamait idéologiquement et professionnellement mon attention. Ce fut un choc ! De ces BD qui, une fois refermées, vous laissent coi quelques instants, les yeux possiblement humides de colère, l'esprit et les idées s'agitant frénétiquement, pour recréer du lien avec les thématiques sociétales contemporaines et les combats à mener, avec des souvenirs de lectures, films ou chansons ravivés. Manon Debaye est parvenue en quelques situations, à dresser un portrait assez juste de trois amies dissemblables et longtemps inséparables. Ce qu'elles se confient, ce qu'elles cachent, les personnalités des unes et des autres via les ascendances, décisions et prises de parole. Mais ici, contrairement à la merveille de Vanyda Celle que..., la cruauté affleure de toute part installant un malaise jusque dans des situations espérées rêvées (comme celle de la rencontre avec leur idole). Le véritable sujet s'impose alors : comment le regard des hommes sur les femmes façonne le monde, les corps, les attitudes... influençant sournoisement jusqu'au regard des mères ou celui des meilleures amies, atteignant naturellement l'estime de soi. La BD choisit d'aller vers le terrible drame, sans spectaculaire, ni panache, en demeurant dans un effroi glacial et contenu. La seconde partie évoquera l'après, la culpabilité, la reconstruction, la résilience, l'impossible oubli. Mini faiblesse du récit et des illustrations, ces destins brisés ne nous apparaitront pas avec clarté, les nouveaux visages entraperçus (ou vieillis ou appartenant à de nouveaux personnages), pas toujours aisément identifiables, créeront un doute et une distance, pas inintéressants d'ailleurs car renforçant l'impact du retournement de situation final. Et permettant furieusement d'insister sur les déterminismes sociaux engendrant honte et silence plutôt que colère et combat, sur l'affreuse réalité de ces situations tristement communes, peu perceptibles pour un œil extérieur même bienveillant. BD féministe importante, qui s'inscrit dans une urgence (au même titre que Notre affaire, Les Yeux d'Alex, Rouge signal, "Une obsession", "Ces lignes qui tracent mon corps"...), une dynamique sociétale contemporaine chamboulant enfin le petit monde de la BD, longtemps demeuré en retrait sur ces sujets.

24/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Wolverine - Old Man Logan
Wolverine - Old Man Logan

Old Man Logan est une histoire marquante de l’univers Marvel, qui ose sortir des sentiers battus. Mark Millar et Steve McNiven livrent un récit post-apocalyptique où Logan n’est plus le X-Men invincible qu’on connaît, mais un vieil homme brisé, hanté par son passé. Le ton est sombre, violent et parfois cruel, ce qui donne un souffle inédit au personnage. Le scénario joue habilement avec l’univers Marvel en montrant un futur où les héros ont disparu et où les méchants règnent. La découverte progressive des événements qui ont poussé Logan à renoncer à la violence est captivante et poignante. Quant aux dessins de McNiven, ils sont d’une puissance incroyable : les paysages désolés et les scènes d’action sanglantes marquent durablement. C’est une lecture incontournable pour ceux qui apprécient les récits plus matures et désespérés, proches d’un western crépusculaire.

22/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Locke & Key
Locke & Key

J’ai découvert Locke & Key par l’adaptation Netflix et, même si j’avais trouvé la série sympa, elle ne m’avait pas complètement marqué. Du coup, j’ai décidé de tenter l’œuvre originale en comics… et franchement, je ne regrette pas une seconde ! Le contraste m’a bluffé : le scénario est beaucoup plus sombre, plus intense et bien mieux ficelé que celui de la série. Les personnages gagnent en profondeur, leurs blessures et leurs évolutions m’ont beaucoup plus touché. On ressent vraiment le poids du drame familial et le côté horrifique est nettement plus glaçant. Les dessins de Gabriel Rodríguez sont incroyables : précis, expressifs et inventifs, ils donnent vie à Keyhouse et aux clés d’une façon que la série n’a jamais réussi à égaler. Chaque planche a une atmosphère qui te plonge directement dans l’histoire. En bref, si vous avez aimé la série, foncez sur les comics : c’est un tout autre niveau. Locke & Key en version originale est sombre, captivant et bien meilleur que son adaptation.

22/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Mégalo Poupos dans La Quête du gras
Mégalo Poupos dans La Quête du gras

La Quête du Gras est une véritable pépite. Roland Theimer réussit à livrer une bande dessinée à la fois hilarante et brillante, où l’absurde côtoie le raffiné. Les personnages sont démesurés mais étrangement familiers, et chaque page regorge de détails savoureux qui font sourire autant les lecteurs pressés que ceux qui aiment s’attarder sur chaque case. Mais ce qui frappe le plus, c’est que l’ouvrage dépasse largement sa nature culinaire : il flirte avec le phénomène de pop culture, au point qu’on en vient à en parler comme d’un univers à part entière. On rit, on s’étonne, on s’attache — et on ne peut qu’avoir envie d’y retourner. Bref, c’est original, inventif et terriblement addictif. J’ai hâte de découvrir la suite !

21/09/2025 (modifier)
Par Ryle
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Légende des Stryges
La Légende des Stryges

1997. Mon pote me traine à une séance de dédicace : le Chant des Stryges. Jamais entendu parler, mais à l'époque je suis déjà fan de bandes dessinées et fan de X Files, série que j'ai découvert un ou deux ans auparavant quand elle passait en troisième partie de soirée. Je dévore l'album dans la file d'attente et j'arrive devant un certain Richard Guérineau qui me demande ce qui me ferait plaisir, mais refuse quand je lui demande de dessiner ces fameux stryges qu'on ne fait qu'apercevoir dans ce premier tome. Va pour les héros. On discute, on sympathise et puisqu'il n'y en a pas, je me lance dans la création d'un site dédié à ces mystérieuses créatures - et à la promotion de la série (au passage, c'est comme ça que quelques années plus tard je découvrais BDThèque, le webmaster m'invitant à y partager les avis relatifs à la série). 2025. 28 ans après avoir plongé dans l'univers des stryges, exploré les spins off (Maitre de Jeu, Clan des Chimères, Siècle des Ombres et Hydres d'Arès dont on ne sait jamais vraiment s'ils font partie ou non de cet univers) et les cross-over (Asphodèle), et sept ans après la conclusion épique de la série originale, c'est forcément avec plaisir que je replonge dans la légende créée par Corbeyran. Vous l'avez donc compris, je suis mordu depuis presque 30 ans et je vous laisserais donc modérer ma note et mon avis en conséquence (ou pas). Les premières planches nous plongent en Egypte, avec la découverte d'un tombeau contenant les corps de créatures antiques (et comme depuis le début, je vous raconte ma vie au lieu de vous parler de la série, une dernière parenthèse quant au fait que l'Egypte antique est une autre thématique dont j'étais fan à l'époque. A bien y réfléchir, je le suis toujours). Bon aller, ce coup-ci je parle de l'album ! Diptyque indépendant des autres séries, ce premier tome parvient à être à la fois fidèle à l'ADN de la série originale et à mon sens parfaitement accessible aux nouveaux lecteurs. On retrouve l'ambiance sombre, le mélange de fantastique et d'enquête qui fait le charme des Stryges. Mais la véritable révélation est pour moi l'arrivée de Nicolas Bègue au dessin. Son trait fin et précis permet de créer des atmosphères prenantes et donne vie à chaque personnage avec une impressionnante minutie. Chaque décor est tout simplement remarquable. Les scènes d'action sont dynamiques, et il excelle à faire ressurgir la menace et la beauté inquiétante des créatures. Je pense que l'album ravira les fans de la première heure (ce fut mon cas) et qu'il saura sans aucun doute conquérir une nouvelle génération de lecteurs. Lecture plus que recommandée pour quiconque aime les récits fantastiques bien construits et portés par un dessin de haut vol.

19/09/2025 (modifier)