Voici une oeuvre unique par beaucoup d'aspects. Son scénario écrit au début des 70's par Jim Henson et Jerry Juhl était destiné à un film. D'une créativité en avance sur son temps, le film ne fut jamais produit et le scénario considéré comme perdu.
Jim et Jerry connurent un succès planétaire quelques années plus tard avec le Muppet Show. Jim Henson restera comme une légende du monde de la marionnette par son inventivité, sa créativité et son humour. Après la mort de Jim et de Jerry le scénario fut retrouvé et les ayants droits décidèrent d'en faire un roman graphique.
Géniale initiative renforcée par le choix de Ramon K. Pérez comme dessinateur. Car cette oeuvre est avant tout visuelle. Le texte est rare et n'est là que pour accentuer l'effet de l'absurde et du décalage. Oups erreur !!!! Mille pardons il y a du texte sur certaines planches : le script original de Jim et Jerry en Américain qui accompagne les aventures surréalistes de notre héros.
Encore un effet de décalage garanti.
Que dire du graphisme de Pérez ? Vous avez aimé l'oeuvre de Nicolas Petrimaux Il faut flinguer Ramirez et bien je trouve que " Jim Henson's Tale of Sand" est plus fort, plus dynamique, plus incongru, plus créatif, plus fou, plus rythmé... avec 6 ans d'avance. Chaque planche est une découverte où Henson pousse l'absurde jusqu'à son paroxysme.
Car il faut flinguer notre pauvre héros marionnette qui a ses pauvres 10 minutes d'avance pour courir au milieu de cette Monument Valley pleine de pièges ou d'objets sauveurs. Nul besoin de texte tellement le graphisme est explicite dans son opposition humour/angoisse ou espaces infinis/prison Cube.
Le final est une danse aussi imprévue que géniale.
Pérez modifie les colorations au fil du récit mais c'est toujours au plus juste de l'intensité dramatique et humoristique de l'aventure.
Une préface et une postface donnent certaines clés quant à la personnalité de Jim Henson et la genèse de cette oeuvre. Quelques photos bonus pour nous rappeler cette époque qui se voulait anticonformiste.
Une vraie perle couverte des prix les plus prestigieux US (justifiés à mon avis). A lire sans modération. Un must.
C'est fou à quel point Christophe Blain est doué pour la mise en scène et pour capter son lecteur ; ça lui avait permis de toucher le grand public avec Quai d'Orsay, il le refait ici pour nous offrir un documentaire passionnant et très instructif. Le contenu du documentaire lui-même est de Jean-Marc Jancovici, conférencier polytechnicien spécialisé dans le domaine de la problématique énergétique et du réchauffement climatique depuis une vingtaine d'années, mais c'est avant tout grâce à la scénographie de Blain que l'ensemble est rendu aussi fluide et prenant pour les lecteurs. Celle-ci est emplie d'humour, de métaphores visuelles, de représentations claires et didactiques qui fonctionnent de pair avec le sens de la vulgarisation du scientifique. On est capté dès les premières pages et on absorbe avec plaisir les informations de cet album pourtant très dense et épais. Il n'y a que la fin de l'album que j'ai trouvée un peu moins structurée que le reste, sans doute parce qu'elle explore des horizons possibles sans autant de certitude scientifique que les chapitres précédents.
J'ai appris beaucoup de choses à la lecture de cette BD, des choses parfois édifiantes, d'autres parfois déprimantes de réalisme. J'ai apprécié la logique scientifique sans faille, la prise de recul notamment sur l'impact des énergies abondantes sur la population humaine, son mode et de vie et sur la planète en moins de deux cent ans et la révélation de l'inévitable éphémérité de la société occidentale telle qu'on la connait. Arrivé à la moitié de l'album, le lecteur inquiet sera avide qu'on lui offre des solutions de secours pour sauver l'humanité et peut-être aussi la société malgré tout. Les auteurs en offrent quelques-unes, sans qu'aucune ne soit miraculeuse.
Jean-Marc Jancovici est connu pour être pro-nucléaire et il en fait la preuve ici en prônant cette solution comme la meilleure énergie disponible permettant d'éviter la pénurie autant que d'aller dans le mur climatique. Je suis moi-même pro-nucléaire, trouvant tout comme l'auteur aberrant le choix de l'Allemagne de l'avoir abandonné pour finalement être contrainte de retourner au charbon si polluant et de se plier au chantage gazier de la Russie. Mais malgré mon regard positif vers cette énergie, j'ai été légèrement troublé par à quel point Jancovici n'y voit quasiment que des qualités, avec très peu de défauts, au point même d'affirmer que des catastrophes similaires à Tchernobyl ou Fukushima n'ont aucune chance d'arriver en France. Je suis d'accord que la même chose exactement ne peut techniquement pas arriver, mais n'y a-t-il pas d'autres d'accidents possibles et inattendus que ce qui est arrivé dans ces deux centrales là ? Il affirme aussi que l'accident nucléaire lui-même n'a fait finalement que très peu de dégâts et que la catastrophe venait plus de la réaction de panique des humains que du nucléaire lui-même. A titre personnel, je veux bien éventuellement croire que les morts humaines directement liées à ces accidents soient relativement faibles, et encore cela dépend des méthodes de calcul comme la série Chernobyl l'a montré, mais ce sont surtout les zones contaminées qui en ont résulté qui me paraissent catastrophiques, même si j'avoue ne pas avoir de vision très claire sur son impact réel sur la santé, notamment à Fukushima.
Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé cette BD particulièrement instructive, le genre d'album dont on ressort des éléments marquants pour en discuter avec ses proches, et pour finalement leur conseiller de la lire à leur tour s'ils en ont l'occasion.
Je ne suis pas amateur de Jazz et ce style graphique très hachuré m'effraye un peu mais j'ai été très séduit par cet album de Renaud Dillies.
Si le fond est assez convenu la forme qui le soutient est franchement très bonne. Un artiste maudit, une lutte entre l'argent et l'art, l'amour ou la nature, ce sont des thèmes universels déjà souvent exploités.
La modernité et la créativité tient dans le graphisme original de l'auteur. Les couleurs d'Anne-Claire Jouvray réussissent à remplacer les notes de musique de la trompette de Rice pour nous envouter dans cette atmosphère sombre et poisseuse.
Betty expérimentera à ses dépens et à celui qu'elle aime que l'argent en soi n'est qu'une illusion qui vous coupe de la vie qui compte. La chute n'en est que plus brutale pour nos héros et pour le lecteur.
Une très bonne lecture. Les chants les plus beaux...
J’ai découvert Émile Bravo lors de la sortie de cet album, une tuerie !!
Je ne me lasse pas de le lire, qu’est ce que c’est bien fait et intelligent.
Un sacré one shot, d’une belle densité, on assiste à « l’éveil » de notre jeune groom, sa rencontre avec Fantasio … dans une période grave, nous sommes aux portes de la ww2.
Des personnages secondaires réussis, mention spéciale au couple de célébrités, il n’y a pas de scènes superflues. Ça n’oublie pas d’être drôle, léger et politique. Un beau travail d’équilibriste.
Nous ne sommes clairement pas dans une aventure classique de nos héros, mais l’album fonctionne d’autant plus.
Bien fait, original et marquant. Une pépite, une version que je n’attendais pas.
L’auteur proposera bien plus tard une suite à cette histoire - voir le cycle L’espoir malgré tout, pas déplaisante mais avec moins de maestro à mes yeux. Cependant, ça n’enlève en rien le charme du présent album, Le journal d’un ingénu, maîtrisé de bout en bout.
Une trilogie BD qui m'a été offerte à mon dernier anniv, et je ne suis pas déçu de sa lecture.
Fort bien documenté (références aux ouvrages de Jean Mabire et Saint Loup) tant dans le récit que le réalisme des uniformes et armements dessinés.
On se retrouve en immersion dans les ruines de Berlin et ses combats de rues que menèrent les volontaires français de la Waffen SS au sein du bataillon d'assaut Charlemagne.
J'ai adoré ! A lire et à relire !
Les Beaux Etés sont devenus, pour moi, un culte (parmi les évidences que représentent les BD de Zidrou).
L’histoire ? Elle est simple. Les Faldéraults décident de prendre la route chaque été à bord de mam’zelle Estérel. Une route semée de bonnes et de moins bonnes choses mais une route menant simplement au bonheur.
Les histoires de cette famille sont un réconfort et nous offrent un moment de douceur. Ces tranches de vies, cette partie d’intimité ne peut que nous faire du bien ou à la limite, nous faire sortir de notre lecture avec un brin de nostalgie.
Le dessin de Jordi Lafebre saura nous ravir et nous donner du baume au cœur.
Je suis un peu étonné du peu d'échos que cet ouvrage de Nicolas Wild a suscité. Nicolas Wild s'affirme de plus en plus au fil de ses productions comme un très bon dans sa catégorie reportage/documentaire.
Comme il le décrit, il a longtemps hésité et a souvent voulu abandonner ce projet tellement cela le sortait de sa zone de confort et tellement ça le bougeait.
Ce n'est pas si facile de se rendre compte qu'il n'y a nul besoin de faire 10 h d'avion pour caricaturer des vilaines dictatures qui pratiquent la torture, l'humiliation et le manque le plus élémentaire des droits humains.
Cela se passe sous notre nez mais nous sommes aveugles et coupables d'impuissance pour empêcher des faits qui sont dans notre rue.
Le reportage de Nicolas Wild le montre bien, 35 millions d'habitantes de la métropole peuvent être sous la menace d'actes présentés comme les pires stéréotypes moyenâgeux.
Nicolas Wild a eu le grand mérite de trouver l'exacte distance entre deux mondes qui se côtoient en cette remarquable maison des femmes de Saint-Denis (93). Le monde des victimes, toutes des femmes. Bien sûr la présence des hommes est toujours en ombres portées.
Présence souvent malveillante mais quelquefois salvatrice comme JB qui risque sa vie pour sauver sa Lyla aimée. Impossible de hiérarchiser les épreuves et les souffrances endurées par Grace, Lyla, Sophie ou Valentine. Elles ont toutes vécues un chemin de croix dans la durée.
La seule satisfaction que l'on peut avoir en refermant le livre, c'est qu'elles s'en soient sorties vivantes avec une possibilité d'avenir.
Pour écouter et aider ces victimes, Nicolas Wild nous montre le monde des soignant(e)s. Un monde un peu déroutant pour un néophyte car il semble assez distant bien que très compétent.
Nicolas Wild insiste sur la grande cohésion de ces professionnelles formidables qui savent que l'efficacité de leurs actions dépend de leur sang-froid et de la capacité de se protéger de se laisser submerger par une empathie légitime mais souvent déstabilisatrice et contreproductive.
Pour avoir côtoyé du public de CHRS, je sais combien ce travail est difficile et souvent peu valorisé.
C'est le grand mérite de Nicolas Wild de mettre en lumière l'énorme travail du Dr Ghada Hatem et de ses collègues qui brassent la réalité concrète d'un quotidien déprimant.
Travail de soins, d'organisation, de management, de communication et de lobbying pour que la structure dure et essaime.
Comme à son habitude Wild se met en scène avec humour. C'est vraiment très fort qu'il puisse incorporer un zest d'humour graphique ou dans son langage pour libérer la pression qu'impose l'ouvrage.
L'auteur est tellement dans le ton de l'ambiance du lieu qu'il nous livre une confidence qui abasourdit ses interlocutrices (et ses lecteurs).
Je considère que dans cet exercice de reportage qui ne doit pas tomber dans le voyeurisme ni travailler pour sa gloire perso, mais se mettre au service des victimes, Monsieur Nicolas Wild réussit un sans-faute.
Un Must pour comprendre le monde qui nous entoure.
Carbone et Silicium. Le nom évoque directement pour les fans de science-fiction les sociétés C/Si d'Asimov dans son cycle des robots : et pour cause, l'auteur (Bablet) nous propose une réflexion dans cet héritage direct de notre rapport aux I.A (c'est le nom à la mode pour parler de robots) mais aussi de leur rapport à nous.
L'oeuvre dépeint la décadence de l'humanité sur plusieurs siècles à travers les yeux de deux I.A. Les thèmes abordés le sont - à mon sens - avec plus de subtilité que dans Shangri-La et l'ensemble est d'une grande cohérence. La narration volontairement espacée sur des durées de temps très longues et les décors aux perspectives très fortes - Bablet dessine principalement à la règle - donne à l'ensemble un récit contemplatif dont la lecture m'a laissé très rêveur.
Je réécris mon avis après avoir lu et relu tous les albums de cette merveilleuse série.
Un des éléments qui fait que Batman est mon super-héros préféré est la galerie de méchant qu'il affronte. J'adore la plupart des méchants de Batman et j'étais bien content lorsqu’Urban Comics a annoncé ses 6 albums mettant en vedette des méchants importants de l'univers Batman (le Joker ne s'y retrouve pas car il y a déjà eu droit à sa propre anthologie).
Les histoires choisies sont globalement bonnes même si évidemment il y a du bon et du moins bon comme c'est le cas dans tout album de recueil. Je dois dire que les quelques histoires des années 50-60 m'ont laissé indifférent et la plupart des récits des années 2010 ne m'ont pas paru bon. Enfin, c'est quand même pas mal d'avoir des récits de différents périodes, cela permet d'avoir un survole de l'histoire des comics et voir comment Batman a évolué au fil du temps.
Les trois seuls gros reproches que j'ai sont:
1. Le Pingouin n'a droit qu'à deux histoires parus durant l'Age d'or (les années 40 et le début des années 50) alors que c'était le second méchant le plus récurrent de cette période et en plus je trouve que la plupart des histoires du Pingouin font parti du haut du panier des comics de cette époque. C'est incompréhensible lorsqu'on voit que Double-Face a droit à 5 histoires tirés de cette période (alors que les deux dernières ne sont pas terribles) et le Joker en avait autant dans sa propre anthologie. Le pire est qu'Urban Comics lance cette année une intégrale Batman commençant en 1987 et que l'album du Pingouin est dominé par des récits de la fin des années 80 et le début des années 90, et ben d'ici quelques temps son album va être remplit d'histoires qu'on peut trouver dans d'autres albums disponibles en français.
2, Je ne comprends pas qu'on ait pas mis le récit des années 60 qui marquait le retour du Sphinx. C'est pas que le récit soit particulièrement mémorable, mais ce récit est arrivé pile lorsqu'on commençait la production de la série Batman avec Adam West et cette histoire avait attiré l'attention des producteurs et cela a servit de base pour le premier double épisode et c'est la série qui va propulsé le Sphinx au rang des ennemis les plus connus et les plus importants de Batman alors ce récit est très important dans la biographie du méchant.
3. J’aurais aimé plus de récit issue de l'Age de bronze (les années 70- milieu des années 80) parce que c'est une période que j'aime bien. Il y a un récit de cette époque avec Double-Face qui est très bon par exemple. Au moins, j'aurais mis un récit de Poison Ivy de cette époque pour bien montrer comment elle était un personnage bien différent à l'époque, comme ils l'ont fait dans l'album avec Mister Freeze.
Mais bon ce sont des reproches d'un type qui connait bien Batman. Le lecteur lambda qui ne connait pas trop les comics sera juste content d'avoir des albums qui leur permettront de mieux connaitre les méchants les plus connus de la chauve-souris. Pour moi, cela reste malgré tout un très bon travail éditorial remplient de récits que j'aime relire de temps à autre. Il y a seulement l'album de Poison Ivy que je trouve vraiment moyen (seulement trois récits m'ont paru très bons). Mon intérêt variait aussi selon si j'adorais un méchant plus que d'autres (le Pingouin est mon méchant préféré parmi les 6 et comme par hasard son album est celui que je préfère).
Donc voilà il y a des défauts, mais aussi beaucoup de qualités et comme fan de Batman je trouve ses albums cultes alors je mets la note maximum. Je précise que pour aimer il faut être fan de récits de super-héros. Si vous n'aimez pas les codes du genre vous allez vite vous ennuyez. Il faut aussi accepter quelques éléments un peu trop récurrent par moment (sérieux la moitié des histoires de l'Épouvantail finissent avec l'Épouvantail victime de son propre gaz et maintenant il a peur). Je conseillerais aussi de commencer par l'album du méchant qui vous intéresse le plus !
200ème avis.
Mon choix se porte sur une série qui m’est chère, vous l’aurez compris à la vue de mon avatar.
Découverte au fil de ses parutions, je l’ai relue récemment et mon ressenti est identique à celui d’Alix. Qu’est ce que c’est bon !!
Une série qui me ravit, et qui monte en puissance à chaque tome. Je trouve le tout excessivement, magistralement, terriblement bien fait.
David Petersen m’impressionne, il assure tout lui même (scénario, dessin et couleur) et n’arrête pas de s’améliorer.
Son univers « Légendes de la garde » est juste magique à mes yeux, c’est mis en scène avec soin et dans une grande cohérence. Je peux comprendre que certains lecteurs ne s’y retrouvent pas, rien de super original ni bien sorcier au final, mais je ne sais pas trop comment expliquer, cette création résonne en moi, je trouve juste ça tout simplement génial. Vous savez, c’est quand vous avez cette petite voix dans votre tête pendant la lecture avec des : ah ouais, oh putain, ouah, trop bon, pfff (de bonheur) … à chaque page.
J’ai adoré cette transposition « moyenâgeuse » à la société « animale », l’auteur maîtrise son sujet et ses références pour nous proposer de la grande aventure à la taille de nos héros. J’ai été soufflé des combats contre les prédateurs, je les ai trouvé épiques. J’ai aimé me perdre dans cet univers, lire les bonus, suivre la carte des territoires, découvrir les différentes villes, les poèmes entre chapitres, reconstituer la chronologie, faire connaissance avec une multitude de personnages … le tout est d’une richesse incroyable.
On peut reprocher à l’œuvre certains défauts, un dessin un peu approximatif à ses débuts ou figé, une difficulté à reconnaître les personnages, un ton enfantin … mais qui ne m’ont absolument pas gêné tant le plaisir de lecture était là, du très très bon comics.
Bref une œuvre qui me parle et me touche, l’impression de retrouver mon âme d’enfant à chaque fois. Elle possède une belle place dans ma bibliothèque, et j’aime beaucoup la taille et la qualité des albums. Allez hop, soyons pas avare, culte et coup de cœur !!
Par contre, bien déçu que Gallimard ne traduise pas le recueil collectif :(
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Jim Henson's Tale of Sand
Voici une oeuvre unique par beaucoup d'aspects. Son scénario écrit au début des 70's par Jim Henson et Jerry Juhl était destiné à un film. D'une créativité en avance sur son temps, le film ne fut jamais produit et le scénario considéré comme perdu. Jim et Jerry connurent un succès planétaire quelques années plus tard avec le Muppet Show. Jim Henson restera comme une légende du monde de la marionnette par son inventivité, sa créativité et son humour. Après la mort de Jim et de Jerry le scénario fut retrouvé et les ayants droits décidèrent d'en faire un roman graphique. Géniale initiative renforcée par le choix de Ramon K. Pérez comme dessinateur. Car cette oeuvre est avant tout visuelle. Le texte est rare et n'est là que pour accentuer l'effet de l'absurde et du décalage. Oups erreur !!!! Mille pardons il y a du texte sur certaines planches : le script original de Jim et Jerry en Américain qui accompagne les aventures surréalistes de notre héros. Encore un effet de décalage garanti. Que dire du graphisme de Pérez ? Vous avez aimé l'oeuvre de Nicolas Petrimaux Il faut flinguer Ramirez et bien je trouve que " Jim Henson's Tale of Sand" est plus fort, plus dynamique, plus incongru, plus créatif, plus fou, plus rythmé... avec 6 ans d'avance. Chaque planche est une découverte où Henson pousse l'absurde jusqu'à son paroxysme. Car il faut flinguer notre pauvre héros marionnette qui a ses pauvres 10 minutes d'avance pour courir au milieu de cette Monument Valley pleine de pièges ou d'objets sauveurs. Nul besoin de texte tellement le graphisme est explicite dans son opposition humour/angoisse ou espaces infinis/prison Cube. Le final est une danse aussi imprévue que géniale. Pérez modifie les colorations au fil du récit mais c'est toujours au plus juste de l'intensité dramatique et humoristique de l'aventure. Une préface et une postface donnent certaines clés quant à la personnalité de Jim Henson et la genèse de cette oeuvre. Quelques photos bonus pour nous rappeler cette époque qui se voulait anticonformiste. Une vraie perle couverte des prix les plus prestigieux US (justifiés à mon avis). A lire sans modération. Un must.
Le Monde sans fin
C'est fou à quel point Christophe Blain est doué pour la mise en scène et pour capter son lecteur ; ça lui avait permis de toucher le grand public avec Quai d'Orsay, il le refait ici pour nous offrir un documentaire passionnant et très instructif. Le contenu du documentaire lui-même est de Jean-Marc Jancovici, conférencier polytechnicien spécialisé dans le domaine de la problématique énergétique et du réchauffement climatique depuis une vingtaine d'années, mais c'est avant tout grâce à la scénographie de Blain que l'ensemble est rendu aussi fluide et prenant pour les lecteurs. Celle-ci est emplie d'humour, de métaphores visuelles, de représentations claires et didactiques qui fonctionnent de pair avec le sens de la vulgarisation du scientifique. On est capté dès les premières pages et on absorbe avec plaisir les informations de cet album pourtant très dense et épais. Il n'y a que la fin de l'album que j'ai trouvée un peu moins structurée que le reste, sans doute parce qu'elle explore des horizons possibles sans autant de certitude scientifique que les chapitres précédents. J'ai appris beaucoup de choses à la lecture de cette BD, des choses parfois édifiantes, d'autres parfois déprimantes de réalisme. J'ai apprécié la logique scientifique sans faille, la prise de recul notamment sur l'impact des énergies abondantes sur la population humaine, son mode et de vie et sur la planète en moins de deux cent ans et la révélation de l'inévitable éphémérité de la société occidentale telle qu'on la connait. Arrivé à la moitié de l'album, le lecteur inquiet sera avide qu'on lui offre des solutions de secours pour sauver l'humanité et peut-être aussi la société malgré tout. Les auteurs en offrent quelques-unes, sans qu'aucune ne soit miraculeuse. Jean-Marc Jancovici est connu pour être pro-nucléaire et il en fait la preuve ici en prônant cette solution comme la meilleure énergie disponible permettant d'éviter la pénurie autant que d'aller dans le mur climatique. Je suis moi-même pro-nucléaire, trouvant tout comme l'auteur aberrant le choix de l'Allemagne de l'avoir abandonné pour finalement être contrainte de retourner au charbon si polluant et de se plier au chantage gazier de la Russie. Mais malgré mon regard positif vers cette énergie, j'ai été légèrement troublé par à quel point Jancovici n'y voit quasiment que des qualités, avec très peu de défauts, au point même d'affirmer que des catastrophes similaires à Tchernobyl ou Fukushima n'ont aucune chance d'arriver en France. Je suis d'accord que la même chose exactement ne peut techniquement pas arriver, mais n'y a-t-il pas d'autres d'accidents possibles et inattendus que ce qui est arrivé dans ces deux centrales là ? Il affirme aussi que l'accident nucléaire lui-même n'a fait finalement que très peu de dégâts et que la catastrophe venait plus de la réaction de panique des humains que du nucléaire lui-même. A titre personnel, je veux bien éventuellement croire que les morts humaines directement liées à ces accidents soient relativement faibles, et encore cela dépend des méthodes de calcul comme la série Chernobyl l'a montré, mais ce sont surtout les zones contaminées qui en ont résulté qui me paraissent catastrophiques, même si j'avoue ne pas avoir de vision très claire sur son impact réel sur la santé, notamment à Fukushima. Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé cette BD particulièrement instructive, le genre d'album dont on ressort des éléments marquants pour en discuter avec ses proches, et pour finalement leur conseiller de la lire à leur tour s'ils en ont l'occasion.
Betty Blues
Je ne suis pas amateur de Jazz et ce style graphique très hachuré m'effraye un peu mais j'ai été très séduit par cet album de Renaud Dillies. Si le fond est assez convenu la forme qui le soutient est franchement très bonne. Un artiste maudit, une lutte entre l'argent et l'art, l'amour ou la nature, ce sont des thèmes universels déjà souvent exploités. La modernité et la créativité tient dans le graphisme original de l'auteur. Les couleurs d'Anne-Claire Jouvray réussissent à remplacer les notes de musique de la trompette de Rice pour nous envouter dans cette atmosphère sombre et poisseuse. Betty expérimentera à ses dépens et à celui qu'elle aime que l'argent en soi n'est qu'une illusion qui vous coupe de la vie qui compte. La chute n'en est que plus brutale pour nos héros et pour le lecteur. Une très bonne lecture. Les chants les plus beaux...
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
J’ai découvert Émile Bravo lors de la sortie de cet album, une tuerie !! Je ne me lasse pas de le lire, qu’est ce que c’est bien fait et intelligent. Un sacré one shot, d’une belle densité, on assiste à « l’éveil » de notre jeune groom, sa rencontre avec Fantasio … dans une période grave, nous sommes aux portes de la ww2. Des personnages secondaires réussis, mention spéciale au couple de célébrités, il n’y a pas de scènes superflues. Ça n’oublie pas d’être drôle, léger et politique. Un beau travail d’équilibriste. Nous ne sommes clairement pas dans une aventure classique de nos héros, mais l’album fonctionne d’autant plus. Bien fait, original et marquant. Une pépite, une version que je n’attendais pas. L’auteur proposera bien plus tard une suite à cette histoire - voir le cycle L’espoir malgré tout, pas déplaisante mais avec moins de maestro à mes yeux. Cependant, ça n’enlève en rien le charme du présent album, Le journal d’un ingénu, maîtrisé de bout en bout.
Berlin sera notre tombeau
Une trilogie BD qui m'a été offerte à mon dernier anniv, et je ne suis pas déçu de sa lecture. Fort bien documenté (références aux ouvrages de Jean Mabire et Saint Loup) tant dans le récit que le réalisme des uniformes et armements dessinés. On se retrouve en immersion dans les ruines de Berlin et ses combats de rues que menèrent les volontaires français de la Waffen SS au sein du bataillon d'assaut Charlemagne. J'ai adoré ! A lire et à relire !
Les Beaux Étés
Les Beaux Etés sont devenus, pour moi, un culte (parmi les évidences que représentent les BD de Zidrou). L’histoire ? Elle est simple. Les Faldéraults décident de prendre la route chaque été à bord de mam’zelle Estérel. Une route semée de bonnes et de moins bonnes choses mais une route menant simplement au bonheur. Les histoires de cette famille sont un réconfort et nous offrent un moment de douceur. Ces tranches de vies, cette partie d’intimité ne peut que nous faire du bien ou à la limite, nous faire sortir de notre lecture avec un brin de nostalgie. Le dessin de Jordi Lafebre saura nous ravir et nous donner du baume au cœur.
À la Maison des femmes
Je suis un peu étonné du peu d'échos que cet ouvrage de Nicolas Wild a suscité. Nicolas Wild s'affirme de plus en plus au fil de ses productions comme un très bon dans sa catégorie reportage/documentaire. Comme il le décrit, il a longtemps hésité et a souvent voulu abandonner ce projet tellement cela le sortait de sa zone de confort et tellement ça le bougeait. Ce n'est pas si facile de se rendre compte qu'il n'y a nul besoin de faire 10 h d'avion pour caricaturer des vilaines dictatures qui pratiquent la torture, l'humiliation et le manque le plus élémentaire des droits humains. Cela se passe sous notre nez mais nous sommes aveugles et coupables d'impuissance pour empêcher des faits qui sont dans notre rue. Le reportage de Nicolas Wild le montre bien, 35 millions d'habitantes de la métropole peuvent être sous la menace d'actes présentés comme les pires stéréotypes moyenâgeux. Nicolas Wild a eu le grand mérite de trouver l'exacte distance entre deux mondes qui se côtoient en cette remarquable maison des femmes de Saint-Denis (93). Le monde des victimes, toutes des femmes. Bien sûr la présence des hommes est toujours en ombres portées. Présence souvent malveillante mais quelquefois salvatrice comme JB qui risque sa vie pour sauver sa Lyla aimée. Impossible de hiérarchiser les épreuves et les souffrances endurées par Grace, Lyla, Sophie ou Valentine. Elles ont toutes vécues un chemin de croix dans la durée. La seule satisfaction que l'on peut avoir en refermant le livre, c'est qu'elles s'en soient sorties vivantes avec une possibilité d'avenir. Pour écouter et aider ces victimes, Nicolas Wild nous montre le monde des soignant(e)s. Un monde un peu déroutant pour un néophyte car il semble assez distant bien que très compétent. Nicolas Wild insiste sur la grande cohésion de ces professionnelles formidables qui savent que l'efficacité de leurs actions dépend de leur sang-froid et de la capacité de se protéger de se laisser submerger par une empathie légitime mais souvent déstabilisatrice et contreproductive. Pour avoir côtoyé du public de CHRS, je sais combien ce travail est difficile et souvent peu valorisé. C'est le grand mérite de Nicolas Wild de mettre en lumière l'énorme travail du Dr Ghada Hatem et de ses collègues qui brassent la réalité concrète d'un quotidien déprimant. Travail de soins, d'organisation, de management, de communication et de lobbying pour que la structure dure et essaime. Comme à son habitude Wild se met en scène avec humour. C'est vraiment très fort qu'il puisse incorporer un zest d'humour graphique ou dans son langage pour libérer la pression qu'impose l'ouvrage. L'auteur est tellement dans le ton de l'ambiance du lieu qu'il nous livre une confidence qui abasourdit ses interlocutrices (et ses lecteurs). Je considère que dans cet exercice de reportage qui ne doit pas tomber dans le voyeurisme ni travailler pour sa gloire perso, mais se mettre au service des victimes, Monsieur Nicolas Wild réussit un sans-faute. Un Must pour comprendre le monde qui nous entoure.
Carbone & Silicium
Carbone et Silicium. Le nom évoque directement pour les fans de science-fiction les sociétés C/Si d'Asimov dans son cycle des robots : et pour cause, l'auteur (Bablet) nous propose une réflexion dans cet héritage direct de notre rapport aux I.A (c'est le nom à la mode pour parler de robots) mais aussi de leur rapport à nous. L'oeuvre dépeint la décadence de l'humanité sur plusieurs siècles à travers les yeux de deux I.A. Les thèmes abordés le sont - à mon sens - avec plus de subtilité que dans Shangri-La et l'ensemble est d'une grande cohérence. La narration volontairement espacée sur des durées de temps très longues et les décors aux perspectives très fortes - Bablet dessine principalement à la règle - donne à l'ensemble un récit contemplatif dont la lecture m'a laissé très rêveur.
Batman Arkham
Je réécris mon avis après avoir lu et relu tous les albums de cette merveilleuse série. Un des éléments qui fait que Batman est mon super-héros préféré est la galerie de méchant qu'il affronte. J'adore la plupart des méchants de Batman et j'étais bien content lorsqu’Urban Comics a annoncé ses 6 albums mettant en vedette des méchants importants de l'univers Batman (le Joker ne s'y retrouve pas car il y a déjà eu droit à sa propre anthologie). Les histoires choisies sont globalement bonnes même si évidemment il y a du bon et du moins bon comme c'est le cas dans tout album de recueil. Je dois dire que les quelques histoires des années 50-60 m'ont laissé indifférent et la plupart des récits des années 2010 ne m'ont pas paru bon. Enfin, c'est quand même pas mal d'avoir des récits de différents périodes, cela permet d'avoir un survole de l'histoire des comics et voir comment Batman a évolué au fil du temps. Les trois seuls gros reproches que j'ai sont: 1. Le Pingouin n'a droit qu'à deux histoires parus durant l'Age d'or (les années 40 et le début des années 50) alors que c'était le second méchant le plus récurrent de cette période et en plus je trouve que la plupart des histoires du Pingouin font parti du haut du panier des comics de cette époque. C'est incompréhensible lorsqu'on voit que Double-Face a droit à 5 histoires tirés de cette période (alors que les deux dernières ne sont pas terribles) et le Joker en avait autant dans sa propre anthologie. Le pire est qu'Urban Comics lance cette année une intégrale Batman commençant en 1987 et que l'album du Pingouin est dominé par des récits de la fin des années 80 et le début des années 90, et ben d'ici quelques temps son album va être remplit d'histoires qu'on peut trouver dans d'autres albums disponibles en français. 2, Je ne comprends pas qu'on ait pas mis le récit des années 60 qui marquait le retour du Sphinx. C'est pas que le récit soit particulièrement mémorable, mais ce récit est arrivé pile lorsqu'on commençait la production de la série Batman avec Adam West et cette histoire avait attiré l'attention des producteurs et cela a servit de base pour le premier double épisode et c'est la série qui va propulsé le Sphinx au rang des ennemis les plus connus et les plus importants de Batman alors ce récit est très important dans la biographie du méchant. 3. J’aurais aimé plus de récit issue de l'Age de bronze (les années 70- milieu des années 80) parce que c'est une période que j'aime bien. Il y a un récit de cette époque avec Double-Face qui est très bon par exemple. Au moins, j'aurais mis un récit de Poison Ivy de cette époque pour bien montrer comment elle était un personnage bien différent à l'époque, comme ils l'ont fait dans l'album avec Mister Freeze. Mais bon ce sont des reproches d'un type qui connait bien Batman. Le lecteur lambda qui ne connait pas trop les comics sera juste content d'avoir des albums qui leur permettront de mieux connaitre les méchants les plus connus de la chauve-souris. Pour moi, cela reste malgré tout un très bon travail éditorial remplient de récits que j'aime relire de temps à autre. Il y a seulement l'album de Poison Ivy que je trouve vraiment moyen (seulement trois récits m'ont paru très bons). Mon intérêt variait aussi selon si j'adorais un méchant plus que d'autres (le Pingouin est mon méchant préféré parmi les 6 et comme par hasard son album est celui que je préfère). Donc voilà il y a des défauts, mais aussi beaucoup de qualités et comme fan de Batman je trouve ses albums cultes alors je mets la note maximum. Je précise que pour aimer il faut être fan de récits de super-héros. Si vous n'aimez pas les codes du genre vous allez vite vous ennuyez. Il faut aussi accepter quelques éléments un peu trop récurrent par moment (sérieux la moitié des histoires de l'Épouvantail finissent avec l'Épouvantail victime de son propre gaz et maintenant il a peur). Je conseillerais aussi de commencer par l'album du méchant qui vous intéresse le plus !
Légendes de la Garde
200ème avis. Mon choix se porte sur une série qui m’est chère, vous l’aurez compris à la vue de mon avatar. Découverte au fil de ses parutions, je l’ai relue récemment et mon ressenti est identique à celui d’Alix. Qu’est ce que c’est bon !! Une série qui me ravit, et qui monte en puissance à chaque tome. Je trouve le tout excessivement, magistralement, terriblement bien fait. David Petersen m’impressionne, il assure tout lui même (scénario, dessin et couleur) et n’arrête pas de s’améliorer. Son univers « Légendes de la garde » est juste magique à mes yeux, c’est mis en scène avec soin et dans une grande cohérence. Je peux comprendre que certains lecteurs ne s’y retrouvent pas, rien de super original ni bien sorcier au final, mais je ne sais pas trop comment expliquer, cette création résonne en moi, je trouve juste ça tout simplement génial. Vous savez, c’est quand vous avez cette petite voix dans votre tête pendant la lecture avec des : ah ouais, oh putain, ouah, trop bon, pfff (de bonheur) … à chaque page. J’ai adoré cette transposition « moyenâgeuse » à la société « animale », l’auteur maîtrise son sujet et ses références pour nous proposer de la grande aventure à la taille de nos héros. J’ai été soufflé des combats contre les prédateurs, je les ai trouvé épiques. J’ai aimé me perdre dans cet univers, lire les bonus, suivre la carte des territoires, découvrir les différentes villes, les poèmes entre chapitres, reconstituer la chronologie, faire connaissance avec une multitude de personnages … le tout est d’une richesse incroyable. On peut reprocher à l’œuvre certains défauts, un dessin un peu approximatif à ses débuts ou figé, une difficulté à reconnaître les personnages, un ton enfantin … mais qui ne m’ont absolument pas gêné tant le plaisir de lecture était là, du très très bon comics. Bref une œuvre qui me parle et me touche, l’impression de retrouver mon âme d’enfant à chaque fois. Elle possède une belle place dans ma bibliothèque, et j’aime beaucoup la taille et la qualité des albums. Allez hop, soyons pas avare, culte et coup de cœur !! Par contre, bien déçu que Gallimard ne traduise pas le recueil collectif :(