Les derniers avis (32428 avis)

Par Borh
Note: 4/5
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

Série assez ancienne aussi mais mieux vaut tard que jamais. Une histoire très Lovecraftienne dans un sous-marin et une cité antique sous-marine. C'est très bien, je pense même que ça pourrait faire un bon scénario de film. Les planches sont assez denses beaucoup de cases et de textes. Les dessins de style assez réaliste font le taf. Je ne vois pas comment on n’aimerait pas cette BD si on aime Lovecraft.

24/04/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 4/5
Couverture de la série Okko
Okko

C'est maintenant relativement ancien mais il est jamais trop tard. J'ai trouvé ça globalement très bien. Les scénarios sont intéressants, les personnages attachants. L'organisation de la série par cycles de 2 tomes est une bonne idée, ça permet de garder un bon rythme. Seul reproche que je ferais, c'est que la fin est un peu rapide et assez anticlimatique. Faut pas s'attendre à un duel de fin épique à la Kurosawa. Mais je conseille quand même sans problème. Côté dessin j'aime beaucoup. Peut-être que le design d'Okko lui-même avec un prognathisme monstrueux, j'aime moyen. J'ai rien contre les héros pas beau mais Hub y est vraiment allé fort sur le menton.

24/04/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 4/5
Couverture de la série Gagner la Guerre
Gagner la Guerre

Je ne connais pas du tout le roman, mais j'ai trouvé ça excellent. C'est de la Renaissance-Fantasy qui se passe dans une ville Ciudalia qui ressemble un peu à la Rome ou Florence de la renaissance avec un anti-héros Benvenuto particulièrement retort dont on suit les mésaventures. Ça me rappelle un peu la série Le Scorpion (de Desberg et Marini) mais en mieux. Côté dessins je trouve ça également excellent.

24/04/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 4/5
Couverture de la série Elric (Glénat)
Elric (Glénat)

J'ai énormément aimé le début à Melniboné, le côté à la fois majestueux et horrible de la cité et de ses habitants est très bien rendu. Je dirais même que la bd en rajoute par rapport aux livres. La suite reste très bien de mon point de vue mais un peu moins. C'était pareil dans les livres. Le plus gênant, c'est qu'il y a parfois un manque de cohérence dans le personnage même d'Elric. Il peut passer de psychopathe cruel à bon samaritain d'une histoire à l'autre sans que son évolution psychologique soit vraiment bien expliquée. Mais là encore c'était un défaut des bouquins, écrits souvent à la va vite et qui reflétaient l'humeur du moment de Moorcock. Côté dessins, c'est pas mal mais il y a un manque de cohérence du fait du changement de dessinateur.

24/04/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 4/5
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

J'ai vraiment beaucoup aimé. Le dernier tome est le meilleur et la série se finit en apothéose. Un peu comme W.E.S.T, Dorison sait finir ses séries en beauté ce qui n'est pas donné à tout le monde. En défaut, c'est peut-être trop long au vu de ce qui est raconté. Le premier tome n'est qu'une longue introduction. Les tomes 2 et 3 sont lents. Imo la série aurait été mieux en 3 tomes plus rythmés. Le 4eme tome est parfait comme il est mais les 3 premiers tomes auraient pu tenir en 2 en enlevant pas mal de moments pas très utiles. Je ne m'en suis pas non plus rendu compte dans le feu de la lecture, mais avec le recul, il y a aussi pas mal d'incohérences ou de trucs inutiles. Je ne vais pas spoiler, mais un exemple : il n'y a absolument aucun intérêt à avoir repris le personnage original de Long John Silver dans cette série. Son passé du roman l'Île au Trésor est totalement anecdotique et inexploité. On aurait pu appeler ce personnage avec un autre nom, ça n'aurait rien changé à l'histoire. Côté dessin, les couvertures de Lauffray sont splendides. Mais l'intérieur c'est malheureusement pas le même niveau. Certaines planches sont très soignées mais le dessin est le plus souvent assez simple même parfois brouillon.

24/04/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Mort
Le Grand Mort

Cette série est globalement excellente mais je trouve qu'il y a un gros ventre mou entre le troisième et le sixième tome. Au début j'avais du mal à m'arrêter mais par la suite, il y a des moments où j'ai dû me forcer pour continuer parce que c'était chiant. Ça avance très lentement, parfois dans un tome de 60 pages, il ne va y avoir que 5-6 pages qui font vraiment avancer l'histoire... Mais au final l'histoire se tient très bien, les personnages sont très attachants, juste que ça aurait été mieux en 5 tomes à mon avis. L'ambiance est tout de même extrêmement noire, ce qui n'est pas forcément évident à la lecture du premier tome plutôt léger, plein de magie et d'émerveillement. C'est noir mais très cohérent, certains trucs font écho à la crise du COVID et à la guerre en Ukraine alors que la série s'est finie en 2019, donc il y a petit un côté visionnaire de la part de Loisel. Même si bien sûr, la situation de notre monde n'est pas tombée aussi bas que celle de série (en tout cas pas encore). Côté dessin, j'ai trouvé ça excellent très coloré, un style assez léger qui tranche avec l'histoire très sombre (et la fait mieux passer).

24/04/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5
Couverture de la série Faut pas prendre les cons pour des gens
Faut pas prendre les cons pour des gens

L'humour absurde que j'apprécie tant en BD. Mention spéciale pour les différentes scènes sur les kamikazes, les flics remplacés par les profs, l'interrogatoire du futur, la ville anti-migrants... J'ai vraiment rigolé, c'est génialement con. Parfois l'humour noir et pince-sans-rire dominent, ce qui fait un peu plus cogité. Le principe est bien de pousser la bêtise humaine à l'extrême, mais cela permet quand même de mettre en avant plusieurs maux de notre société occidentale. Les thèmes abordés sont même franco-français. C'est un recueil de blagues plutôt indépendantes entre elles, même si certaines s'enchaînent en gardant le même environnement. Il est annoté que certaines histoires reprennent des publications début des années 2000 (Psikopat) et 2008 (L'écho des savanes), pour lesquelles le dessin a été réadapté. Sur la forme, Emmanuel Reuzé a permis de donner à cette BD une homogénéité graphique bienvenue. Sur le fond, il y a quelque chose d'assez navrant: certaines blagues datent d'il y a 15 à 20 ans, pour autant elles sont toutes encore liées avec l'actualité de nos jours... Si ce n'est davantage. Mais bon, il faut savoir rire de tout, sinon qu'est ce qu'il nous reste! Forcément, avec la présence d'images figées, le rapprochement avec Fabcaro est à noter. Si vous aimez Desproges, Gotlib ou plus généralement le burlesque, vous aimerez cette BD. Et si vous aimez cette BD, il faut enchaîner avec les réalisations de Fabcaro. Attention à l'overdose, ce sont des plats savoureux qui se mangent lentement. Edit: assez d'accord avec l'avis de Titanick aussi, j'ai un petit doute sur le plaisir conservé après une seconde lecture. Je conseille plutôt l'emprunt dans un premier temps.

24/04/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série Petzi
Petzi

Ah, Petzi ! Que de temps passé à lire et relire les deux ou trois albums que j’avais. Et qu’est-ce que j’ai pu rêver que je partais en voyage avec Petzi et ses amis. Il ne m’en reste qu’un dans l’ancienne édition avec les délicieuses petites icônes sous la case qui indiquent quel personnage est en train de parler. Du coup j’en avais racheté quelques uns pour les enfants, des éditions plus récentes avec les bulles. Perso, j’aime moins mais je reconnais que c’est plus adapté pour les bambins d’aujourd’hui. Parce que Petzi, c’est toujours super bien, je viens de les relire. C’est rond, coloré, lisible comme il faut. Oui, c’est plein de bons sentiments ; oui, il n’y a que des gentils et c’est très bien comme ça. Les valeurs d’entraide et d’amitié sont valorisées, il y a de l’aventure et un soupçon de suspense. Laissons un peu rêver le très jeune public auquel ces histoires s’adressent. Et vive les crêpes au chocolat !

23/04/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Etoile du Désert
L'Etoile du Désert

Très belle ambiance dans cet album. Les cadrages sont travaillés et le dessin élégant avec une colorisation chaude et intimiste. On a l’impression de ressentir la chaleur, l’odeur de sueur et de crasse. Les personnages ont des caractères bien trempés et des visages très expressifs. Aucun n’est sympathique, pour ne pas dire odieux, et en même temps chacun est attachant pour un aspect de sa personnalité. Ca évite un récit moralisateur et manichéen. L’histoire se déroule au moment de la construction du chemin de fer qui va vers l’Ouest américain. Une transition entre deux mondes, entre deux périodes de l’histoire des États-Unis. Deux hommes que tout oppose vont finir par se retrouver face à face dans une lutte à mort. L’un est un fonctionnaire de Washington… il ressemble à Sean Connery (perso, je n’aime pas trop ce genre de ressemblances) dont la vie était prévue pour être organisée à l’abri de tout imprévu, l’autre un hors la loi, auteur d’un coup audacieux qui devait lui rapporter gros. Son amour sans partage pour la nature sauvage fait de lui un personnage intéressant et original alors que son adversaire, a priori dans son bon droit, est un homme rigide, au ton cynique et à la vision très étroite de la vie. Tous ces ingrédients aboutissent à un western noir, dense, et fort. Tout m’a plu dans cette série à part la voix off que j’ai trouvée à certains moments un peu mièvre et agaçante. Les premières pages qui plantent le personnage principal sont particulièrement réussies tout comme la chute de l’histoire.

23/04/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série El Boxeador
El Boxeador

4,5/5. Comment comment ? Les aviseurs avisés ne l'ont pas encore avisé ? Mais cette BD est ma-gi-strale! Tout juste inscrit à une nouvelle bibliothèque, je vois ce joli ouvrage au format à l'italienne. Un poil dubitatif en feuilletant les premières pages, je me demande ce qui vaut à cette BD le "coup de cœur" des bibliothécaires. Tentons voir, et je verrai si je peux leur faire confiance par la suite. Et je jubile! C'est l'histoire de deux hommes que tout oppose ou presque, car ils ont en commun une détermination rageante et aveuglante exprimée à travers un sport que tout deux pratique: la boxe. La première originalité a noté sera bien sur la forme. Ayant emprunté cet ouvrage à l'aveugle, j'ai totalement buté au milieu du bouquin. Me voilà à devoir retourner la BD pour continuer à lire? Mais non, pas du tout: le milieu, c'est la fin! "- Hein? - Oui oui!" Cette BD contient deux débuts et une conclusion! Côté pile, il y a Hector: "le Bourge", beau gosse au brushing, champion d'athlétisme en devenir et éduqué par un père autoritaire au passé glorieux. Côté face, voilà Rafa, surnommé "Warmachine": une brute épaisse, sans famille, vivant dans une maison close et ouvert à tous les vices que les nuits peuvent offrir. Nous suivons donc le parcours de chacun de ces personnages jusqu'à les retrouver pour un final épique où les deux destinées s'entrechoquent, et quel fracas! La seconde originalité de la même trempe est sur l'aspect graphique. 1 personne = 1 dessinateur. L'histoire de Rafa est travaillée par Rubén Del Rincón, et nous suivons le parcours d'Hector avec la plume de Manolo Carot. Mais gardons à l'esprit les similitudes mentionnées plus haut, et nous retrouverons une colorisation identique : ce noir et rouge-sang qui se noient sur un fond blanc pur. Cette colorisation m'a bousculé au début, et puis quelques esquives ont fini par avoir eu raison de moi: c'est d'une beauté terrifiante! Après je dois dire que ma préférence va clairement pour le style de Manolo Carot (Hector): alors que j'y trouvais trop de brouhaha au début, je finis par y voir des corps et des visages absolument magnifiques. Quel trait, vraiment! Les combats sont d'une nervosité palpitante et les regards sont perçants à souhait. Le dessin de Rubén Del Rincón m'apparaît moins grave avec le contour plus arrondi. Cette inégalité me fait retirer 1 demi étoile, encore que... Il n'y a plus que le scénario qui quitte les rayons de l'originalité mais qui, en même temps, reflète tout à fait la réalité de ce sport, ou l'image qui s'en dégage. En effet, le monde de la Boxe aime à donner des surnoms à chacune de ses étoiles et on se retrouve très souvent confronter à des légendes vivantes au style de jeu foncièrement différent. "L'art de la boxe" se ressent, je trouve, à chaque planche car se dégage la description d'une attitude sur le ring en accord parfait avec la nature profonde de l'individu-boxeur lorsqu'il en est éloigné. Il existe aussi une forme de réalité dans le sens où la boxe est un univers où les champions ont très souvent une histoire singulière. Et c'est bien là ce qu'a tenté de construire les auteurs. Pour moi c'est plus qu'une réussite. Après avoir fini une "première histoire", je me demandais si j'allais pleinement profité de la seconde puisque j'en connaissais la fin... Tu parles Charles! Les auteurs m'ont juste permis d'être autrement conquis! Je n'en dirai pas plus. Et puis la présentation, c'est un pavé qui se lit rapidement malgré tout et l'éditeur a soigné l'ouvrage, ça fait plaisir. Par contre 2/3 erreurs dans l'écriture et la grammaire (une illustration le montre). Pas méchant mais il a manqué une relecture plus assidue. Poignant, dramatique, beau, animal, humain, concret, profond, cohérent, fracassant... Que demande le peuple ? Me concernant, c'est parmi les découvertes "coups de cœur" de l'année, à n'en pas douter.

23/04/2022 (modifier)