Les derniers avis (32323 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Deadpool vs Punisher
Deadpool vs Punisher

3.5 Une très bonne surprise que ce one-shot dont je n'en attendais pas grand chose. C'est de la pure bd pop-corn, mais c'est très bon dans le genre. Le récit est divertissant et amusant contrairement à d'autres comics de super-héros qui se prennent trop au sérieux. Le duo Deadpool-Punisher fonctionne bien. Le fait qu'un des personnages principaux est très sérieux et l'autre dingue fait qu'il y a un bon mélange entre le drame et la comédie. J'ai retrouvé le Deadpool que j'aime: celui qui est l'élément comique dans un monde sérieux et non pas un élément comique dans un monde trop comique. Les répliques sont savoureuses, l'histoire se lit bien avec des bons retournements de situations et le récit est globalement bien maitrisé. Les astuces pour que les deux anti-héros s'affrontent ou collaborent selon les chapitres sont très bien trouvées. Le dessin est pas mal aussi. Disons que si on aime les comics d'action avec des blagues, c'est à lire.

02/06/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Daytripper (au jour le jour)
Daytripper (au jour le jour)

C'est en lisant récemment Toutes les morts de Laila Starr avec la belle préface de Fábio Moon que j'ai eu envie de relire cet album. Deux comics qui traitent des mêmes thématiques, la vie et la mort, avec des ressemblances dans la construction narrative. Un récit qui à travers la vie ou plutôt les vies de Brás est un hymne au bonheur. On va suivre le parcours de Brás à plusieurs périodes de son existence et à chaque fois la mort sera au rendez-vous. Une narration non chronologique qui prend le temps de déployer son sujet pour mieux nous en donner sa vision, savoir profiter du moment présent. J'ai encore pris beaucoup de plaisir à me replonger dans ce comics. La mise en images est une réussite, tant dans la mise en page que dans les couleurs choisies. Le trait est tout en finesse, avec de nombreux détails et tous les personnages ont "des gueules". A lire et à relire, c'est comme les vaccins, il faut faire une dose de rappel de temps en temps. Forcément, toujours un coup de cœur.

01/06/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Marquis d'Anaon
Le Marquis d'Anaon

Quelle belle série ce « Marquis d’Anaon » ! J’ai emprunté l’intégrale de cette bande dessinée en souvenirs des bons avis des bédéphiles et je ne le regrette pas ! Et pourtant, son feuilletage n’a pas été évident au début car les aventures de ce marquis démarraient mal pour moi au premier tome, je m’explique : je n’aime pas les récits fantastiques, ésotériques et cet album « L’île de Brac » commençait justement par des rumeurs et des croyances qui sortaient du moyen-âge, ça me bardait ! Et puis, j’ai persévéré ma lecture et j’ai découvert un héros pragmatique sachant garder la tête froide au beau milieu de personnages irrationnels… Ce marquis, je l’ai adoré au fil des tomes, j’ai aimé son humanité, sa logique, sa sensibilité… Fabien Vehlmann, le scénariste, nous a vraiment pondu un héros intéressant comme je les apprécie ! Ce qui est captivant dans cette bande dessinée, c’est que les évènements se déroulent à mi-chemin entre l’époque moyenâgeuse et le siècle des lumières, c’est comme si nous lecteurs assistaient au passage de l’obscurantisme vers une ère faite de découvertes scientifiques à travers les péripéties de notre héros. Bien sûr, tous les récits racontés par nos deux auteurs ne sont pas réels, ce n’est pas des récits historiques que nous proposent Fabien Vehlmann et Matthieu Bonhomme, le tout est romancé mais on a affaire à une très bonne série d’aventures. Cinq tomes du « Marquis d’Anaon » sont sortis jusqu’à ce jour, les auteurs auraient pu continuer cette série mais les chiffres de vente n’étaient pas à la hauteur des espoirs, ils ont donc dû l’arrêter… non pas brutalement puisque chaque album peut être lu indépendamment. A part le premier album « L’île de Brac » qui ne m’avait pas vraiment totalement enthousiasmé, tous les autres sont vraiment excellents parce qu’ils nous font voyager et parce que leurs récits sont suffisamment variés pour retenir l’attention sur les péripéties du marquis. Le graphisme de Matthieu Bonhomme est particulier. Le dessinateur était considéré comme partisan de la nouvelle génération d’auteurs, celle qui fréquentait l’atelier de la place des Vosges à Paris avec comme artistes Christophe Blain, Joann Sfar, etc… Rien que ça ! J’avoue que j’aime ce trait vivant parfois nerveux, parfois léger comme si les auteurs nous invitaient à ressentir les sentiments vécus par nos héros à travers leurs coups de crayon. Il y a quand même de sacrées belles planches dans cette bande dessinée au point que je serais curieux de feuilleter leurs versions noir et blanc… Dommage que la série soit arrêtée parce que je la considère comme une des meilleures bandes dessinées d’aventures que j’ai pues lire. Mais, il semble que les auteurs ne seraient pas contre le fait de redémarrer « Le Marquis d’Anaon » pour notre plus grand plaisir de bédéphiles… Je croise les doigts !

01/06/2022 (modifier)
Par Bruyen
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Giant Days
Giant Days

Une très chouette série qui décolle vraiment avec son tome 2 ! Le ton est agréable et l'écriture fluide. Le dessin de Lissa Treiman (une animatrice Disney) est vraiment cool et expressif. Et si la série change de dessinateur par la suite c'est pour évoluer avec le trait encore plus cool de Max Sarin qui fait des expressions absolument géniales aux personnages. C'est comme une chouette série à binger qui était pas mal en avance sur plein de sujets (les débats sur le féminisme, les amours LGBTQ+, les galères étudiantes etc.) mais en restant toujours drôle.

01/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Aimé Lacapelle
Aimé Lacapelle

Rien d’hilarant dans ces histoires à deux balles – quoi que, certaines m’ont vraiment bien amusé. En tout cas, rares sont celles que je n’ai pas trouvées réussies (j’ai lu la série d’une traite, dans l’intégrale petit format). Rien d’extraordinaire non plus dans les décors. Mais c’est justement là que réside la réussite principale de cette série. En effet, Ferri arrive à développer des histoires certes courtes, mais globalement amusantes, qui tiennent la route, dans un univers a priori des moins propices à l’aventure, à l’action, c’est-à-dire la cambrousse. Le héros, vieil agriculteur chevauche son tracteur comme certains cow-boys le faisaient de leur cheval, et, comme eux, il sert la justice, puisqu’il est membre du BIT (je vous passe le jeu de mots), le Bureau d’Investigation Tarnais. Ferri surjoue justement le côté rural, en particulier lorsque les personnages abusent d’un argot plus ou moins (plutôt plus que moins !) inventé par Ferri lui-même. De l’aventure rurale à deux balles donc, mais souvent amusante donc. A noter qu’au milieu de personnages plutôt vieux et burinés par l’effort et le grand air, quelques mamies mises à part, la plupart des femmes apparaissant sont au format pin-up (certains des meilleurs gags dérivant justement de la présence – finalement visible uniquement sur des affiches – de deux stripteaseuses qui mettent à ébullition la libido d’Aimé Lacapelle et de certains de ses amis). Lecture agréable, un bon moment de détente décalé ! Note réelle 3,5/5.

01/06/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Art de voler
L'Art de voler

J’ai vraiment bien aimé cet album, dans lequel l’auteur dresse en fait la biographie de son père – et plus généralement d’une génération de militants sacrifiés. Le sujet et la narration m’ont plu. L’enfance difficile dans la cambrousse autour de Saragosse, l’engagement anarchiste durant la guerre d’Espagne, l’exil en France (incarcération, résistance), puis une longue suite de désillusions, sur les idéaux bafoués, et à propos des êtres croisés (femmes, compagnons de lutte, famille, etc.). C’est aussi, on le comprend à la fin, lorsque l’auteur dans une postface présente son travail et ses interrogations, une façon pour lui de faire le deuil de son père (qui s’est suicidé), et de rendre hommage à ceux qui n’ont pas démérité de leurs idéaux, même si la vie ne leur a pas fait de cadeaux (en ce sens la mesquinerie, pour ne pas dire pire de la maison de retraite après la mort de son père est hallucinante – comme quoi Orpéa n’a rien inventé !). Il n’y a rien de brillant ni d’extraordinaire dans la personnalité du héros, mais il s’en dégage quand même une force qui ne peut laisser indifférent. Une chouette lecture en tout cas.

01/06/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Phoolan Devi, reine des bandits
Phoolan Devi, reine des bandits

Excellente idée de mettre en lumière le parcours de cette femme indienne. En tant que pacifiste convaincue, j’ai du mal admettre toute violence d’où qu’elle vienne. Mais je comprends, avec ce qu’elle a subi, qu’elle ait emprunté cette voie qui s’ouvrait à elle pour faire entendre ses droits et ceux des opprimés. Phoolan Devi a souffert du double handicap d’être une femme et de basse caste, née dans un environnement rural très machiste et inféodé aux traditions les plus rétrogrades. La soumission à la violence, physique et mentale, devrait être son lot quotidien mais son caractère la pousse à la désobéissance quelles qu’en soient les conséquences. Elle est devenue une sorte de Robin des Bois et a acquis une notoriété telle qu’elle a été élue députée, une fois libérée de sa peine d’emprisonnement. L’ouvrage nous retrace le parcours de Phoolan Devi de son enfance à ses années de bandit, à partir des mémoires de cette femme. Je ne sais si une part de romance y prend part, mais l’ensemble est bien narré. On comprend les horreurs subies et les rencontres, les influences, le cheminement d’esprit qui mène à son nouveau statut. Le dessin n’est pas celui que je préfère pour un récit d’aventures. Mais justement, ce n’est pas un récit d’aventure. Il m’a permis de mettre de la distance avec les violences trop réelles qu’elle a subies. Il montre l’horreur mais évite le voyeurisme. En cela il m’a paru parfaitement adapté. Un seul regret, effectivement, la bio s’arrête avant son parcours d’élue, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur son combat d’ordre politique. À lire absolument, sans conteste.

01/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Hosni
Hosni

J'ai beaucoup apprécié la façon avec laquelle Maximilien Le Roy nous trace le parcours d'Hosni qui se retrouve à la rue. Le scénario est une écoute attentive et bienveillante du témoignage d'Hosni sur son parcours de galère. Le ton est juste, sans misérabilisme avec beaucoup de lucidité quant aux accidents de vies mais aussi aux responsabilités qui mènent à la rue. La rapidité de l'engrenage et la difficulté de s'en sortir sont bien décrits. L'oeuvre de maximilien Le Roy casse avec justesse l'image romantique du clochard libre qui a pu être véhiculée auparavant. La rue est un milieu quasi carcéral très dangereux. Quand on pense qu'il y a de plus en plus de femmes qui se retrouvent dans cette situation, cela explique pourquoi le 115 ne traite pas en priorité un cas comme celui d'Hosni. Je trouve certains passages injustes car en France il y a beaucoup d'efforts fournis pour alléger la misère des SDF. Je trouve que "Hosni" ne souligne pas assez le travail des travailleurs sociaux, des associations ou des services de santé pour aider ce public. Il est presque impossible de s'en tirer seul avec la meilleure volonté du monde comme celle d'Hosni. C'est un récit sobre et clairvoyant sans volonté de jugement. Le graphisme et les couleurs soutiennent très bien la thématique à mon avis. Le découpage est classique et donne une bonne fluidité de lecture. Une lecture agréable sur un sujet très technique qui demande bien plus que des solutions miracles ou des effets d'annonces de périodes électorales.

01/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Malaterre
Malaterre

Après un sentiment mitigé sur La Fuite du cerveau, j'ai tenté cet album de M. Gomont et cela s'est bien mieux passé. De belles images d'une jungle moite où l'on voit un personnage imbu de lui-même et cumulant de prime abord tous les défauts se débattre avec son rêve de maintenir une propriété foncière en état. Se greffe là-dessus une histoire familiale compliquée et des enfants qui ne savent pas à quoi s'en tenir avec un tel paternel. Cela m'a rappelé par certains côtés le film The Lost city of Z. L'album est dense avec près de 200 pages. Le trait est nerveux à la manière de Christophe Blain. Une lecture de grande qualité.

31/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Gentlemind
Gentlemind

Bien… mais pas franchement bien. La raison , un dernier tiers du deuxième tome dans lequel les années défilent afin d’arriver à une conclusion dans laquelle, malheureusement, l’émotion ne passe qu’à moitié. Et c’est bien dommage car la série propose bien des atouts. A commencer par le trait d’Antonio Lapone, dont je suis grand fan. Une fois de plus il marque la série à laquelle il collabore grâce à son style ‘atome’. Cet esthétisme fonctionne parfaitement sur la première partie du récit -qui se déroule durant les années ’40 et ’50- et continue de faire son effet par la suite même si moins en adéquation avec l’époque. J’adore véritablement ce trait racé et cette mise en page très stylisée. Autres points forts de la série : son thème central et ses personnages. Sur deux tomes, nous suivons la création, l’ascension et la fin d’un magazine destiné à un public masculin. Mais ce sujet permet surtout de nous intéresser au destin de trois personnages centraux, ainsi qu’à celui de quelques personnages secondaires qui vont, pour certains, gagner en importance au fil du récit. Et je suis plutôt friand de ce genre de récit chorale qui voit plusieurs destins s’entrecroiser, tout comme je suis preneur de ce genre de thématique qui permet de voir une entreprise évoluer sur du long terme (le magazine disparaitra après 30 ans d’existence). Et puis, il y a quelques passages savoureux comme ce brainstorming du premier tome qui voit quelques femmes issues de diverses couches de la société américaine des années ’40 discuter au sujet des hommes et de leurs centres d’intérêt. Si la progression avait été mieux dosée, j’aurais été sur un franc 4/5. Là, je suis entre le pas mal enthousiaste et le franchement bien un peu trop flatteur. Bon ! Allez ! 4/5 parce que j’aime beaucoup le trait de Lapone… mais j’espérais mieux sur base du seul premier tome.

24/08/2020 (MAJ le 31/05/2022) (modifier)