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Couverture de la série Les Souvenirs de Mamette
Les Souvenirs de Mamette

Mamette nous raconte sa jeunesse au travers de ce spin-off. Et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’ont tant fait aimer cette gentille mémé. Tout d’abord, une grande tendresse de ton, accentuée par la rondeur du trait de l’artiste et par le choix de ses chaudes couleurs. La colorisation est cependant un peu inférieure à la série mère, selon moi. Mais il s’agit sans doute de goût personnel plutôt que d’un réel déclin de qualité. Ensuite, j’ai retrouvé avec plaisir beaucoup de petites notes d’humour, disséminées au cœur du récit. L’équilibre entre ces passages humoristiques, ces passages plus tendres et l’évolution de l’histoire est pour beaucoup dans ma bonne appréciation de l’ensemble. Ces trois éléments disposent de suffisamment d’espace pour s’exprimer pleinement sans qu’aucun des trois n’en souffre. Car la série propose bel et bien une histoire avec une véritable intrigue. On apprend bien des choses sur les parents de Mamette et on découvre ses premières amours. La fin du troisième tome fait le lien entre le passé de la gentille mémé et le présent, bouclant ainsi la boucle. Malgré quelques moments un peu plus creux, j’ai vraiment bien aimé !

09/02/2010 (MAJ le 15/09/2022) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Perpendiculaire au soleil
Perpendiculaire au soleil

Ouch !!!! Mais quel album !!! C'est BEAU déjà ! C'est grave ! C'est dur... cruel... mesquin... Mais ça respire d'humanité ! Que ce soit pour le pire ou le meilleur, l'âme humaine est ici capturée et mise à plat, à l'image de Renaldo McGirth, qui à l'aube de sa vie termine dans le couloir de la mort. Valentine Cuny-Le Callet a 19 ans quand elle entame une correspondance épistolaire avec lui. Commence alors l'histoire d'une amitié compliquée qui au fil des ans donnera naissance à ce pavé de 436 pages. La force de cet album tient pour moi avant tout dans l'absence de jugement de Valentine ; elle n'est pas là pour juger, mais découvrir quelqu'un (qui par ailleurs a toujours nié le meurtre dont on l'accuse) qui passe son temps dans 5m², isolé, sans aucune lumière naturelle. Au fil des échanges compliqués, on découvre petit à petit le quotidien spartiate de Renaldo. Compliqué est un doux euphémisme quand on prend connaissance des règles à respecter concernant le contenu des courriers... La liste des interdits est juste hallucinante et surtout laissée à l'appréciation de l'institution pénitentiaire. Valentine ne comptera plus les courriers découpés, tronqués ou qui ne parviendront jamais à Renaldo. Autant dire que quand leur projet de BD a commencé, cela a été un vrai casse tête ! Lire cet album aujourd'hui est donc un petit miracle en soi ! Ultime humiliation pour Renaldo, les condamnés à mort n'ont pas le droit de toucher de l'argent en produisant quoi que ce soit relatif au motif de leur incarcération : il ne sera donc même pas crédité en tant qu'auteur sur cet album pourtant paru en France chez Delcourt... Concernant le graphisme, chaque page est une pure merveille qu'on pourrait admirer de longues minutes. Que c'est beau ! Le travail de dessin et de gravure de Valentine est juste sublime ! Les dessins de Renaldo ne sont pas en reste, et les siens sont souvent très colorés, ce qui contraste d'autant avec le noir et blanc brut de Valentine. Un choc tant esthétique qu'intellectuel qui fait beaucoup réfléchir sur cette peine de mort et sa marchandisation par un système pénitencier qui semble avoir oublié ses objectifs...

15/09/2022 (modifier)
Par Antoine
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Pas très emballé à l'idée de lire cette BD, bien m'en a fallu de naviguer sur un célèbre site d'enchères et de trouver les deux tomes à bas prix. N'ayant jamais été fan de Picsou, Donald et Cie, la lecture des origines de Picsou n'avait que peu d'intérêt à mes yeux. Ce sont les notes dithyrambiques sur la Jeunesse de Picsou présentes sur ce site qui m'ont convaincu d'acheter cette dernière. Et là je dis merci à tous les "aviseurs" qui ont fait de cette bd un immanquable ! Parce que oui, le travail de Don Rosa frôle le génie. Je me suis éclaté à lire ses planches. Le dessin est beau. Le scénario est génial. Retracer l'enfance, l'adolescence, la vie d'adulte de Picsou est une prouesse réalisée avec brio par Don Rosa. Preuve de mon revirement d'avis sur ce sujet : j’en suis arrivé à être déçu des nombreuses ellipses présentes dans l’œuvre... Mais je ne perds pas espoir de lire un jour les épisodes manquants... Je salue au passage le travail titanesque de l'auteur, il y a peu d'incohérences, tout est calculé et réfléchi. Bravo l'artiste ! A lire, absolument, même sans être fan de l'univers Picsou. A posséder dans toute bonne collection de BD.

14/09/2022 (modifier)
Par Peltier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ishanti Danseuse sacrée
Ishanti Danseuse sacrée

J'ai adoré ! J'attendais la suite avec impatience ! Et rien ! Vraiment très dommage ! J'aurais fait la collection avec grand plaisir !

14/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Luminary
Luminary

J’ai retrouvé dans ce triptyque un des aspects que je préfère chez Luc Brunschwig, à savoir sa capacité à construire des personnages complexes, torturés et pourtant profondément humains. N’étant pas fan de récits de super-héros, c’était je pense la condition sine qua non pour que j’adhère à la série. Autre point que j’ai bien apprécié : le contexte général. Cet univers de grandes villes américaines des années 70 d’un côté, celui des grands cirques et de leur ménagerie de l’autre, les tensions raciales et politiques de l’époque, tout cela contribue au climat de la série, à son exotisme et au fait que cet univers nous est à la fois familier et éloigné. Puis vient le dessin de Stéphane Perger. Pas toujours facile d’accès au premier abord, ce trait a quand même de la gueule. La composition des planches est travaillée et la colorisation apporte beaucoup de matière au trait. Esthétiquement, c’est très réussi. Au niveau du scénario, le récit se lit avec plaisir. Fondamentalement, il est assez classique et j’ai bien plus accroché grâce à l’évolution des personnages et à leur humanité que du fait que l’intrigue aurait été particulièrement innovante ou originale. Mais ça se tient et on a droit au terme des trois tomes à une vraie… fin de cycle. Oui, fin de cycle et c’est en cela que la série me frustre un peu. Car si l’histoire se tient, on quitte un peu les personnages alors même que leurs aventures allaient commencer. On en laisse certains au bord du quai, prêts à embarquer pour de nouvelles aventures. Des portes n’ont pas été refermées. En clair, cette fin n’est pas une vraie fin mais plutôt une clôture de chapitre. Au final, ma note se situe entre le pas mal enthousiaste et le franchement bien un peu flatteur étant donné la manière dont l’histoire se conclut. Bon ! Allez ! Franchement bien parce que les auteurs ne sont pas responsables de l’arrêt de la série après seulement trois tomes (c’est une décision de l’éditeur suite à l’insuffisance des ventes) et parviennent tout de même à nous offrir une fin satisfaisante… mais je reste sur ma faim.

14/09/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Glace
Glace

« Glace » est la BD la plus « british » que j’ai lue depuis un moment… jusqu’au concept de « camion à glaces », véritable institution en Angleterre (où j’habite depuis 22 ans). Le climat anglais étant ce qu’il est, vivre purement de ce commerce est difficile, la concurrence est rude et les échauffourées fréquentes entre vendeurs servent de point de départ à ce roman graphique original. Les personnages sont barges et attachants, à commencer par l’ami de Howard, Jasper, gardien de musée mais aussi président de l’association de secours en montagne de Dobbiston, qui se bat contre le reclassement de la seule montagne de la région en colline. On apprend par ailleurs qu’il avait dans sa jeunesse été arrêté en France pour avoir « converti » des panneaux français en unités impériales (miles, yards) avec de la peinture. Bref, le ton est décalé au possible, mais l’histoire « feel good » aborde aussi les thèmes de l’amitié, de la persévérance, et je suis ressorti ravi de ma lecture. Il s’agit d’un premier album pour l’auteur anglais Matthew Dooley, et techniquement c’est une réussite. Le style minimaliste et les cases relativement petites rappellent un peu le style de Chris Ware, mais aussi d’un autre auteur anglais, Jon McNaught (voir L'Eté à Kingdom Fields par exemple). En tout cas la narration est fluide et maitrisée. Une histoire très humaine qui déborde de charme et d’humour anglais. Un coup de cœur en ce qui me concerne. Et pour plus d’info sur les « ice cream vans », voir la page Wikipédia dédiée.

14/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Temps des Bombes
Le Temps des Bombes

Un triptyque dont la lecture se révèle agréable, fluide, sur un sujet qui mêle exaltations diverses et déconvenues violentes. Dans la France du dernier quart du XIXème siècle, nous suivons un groupe de personnages issus de divers horizons, tous unis par les idées anarchistes – même si tous ne les conçoivent pas de la même façon. Au cœur de l’histoire et de ce groupe, un jeune homme, Augustin, en rupture de ban de son riche paternel, qui va découvrir ces idées anarchistes, ceux qui les font vivre à Paris, tout en découvrant l’amour. Si les deux premiers tomes nous montrent un récit assez classique autour des poseurs de bombes et autres adeptes de la « reprise individuelle », avec les dissensions qui se manifestent à l’intérieur des cercles libertaires, la dernière partie est plus originale. Outre qu’elle est aussi assez pessimiste et amère (l’histoire tourne en eau de boudin – et finit brutalement, dans tous les sens du terme d’ailleurs, j’en suis resté un peu frustré), l’expérience collective, libertaire et utopique, menée par Augustin et ses amis est intéressante. Comme je l’ai dit, c’est une lecture agréable, les personnages sont bien plantés, comme l’arrière-plan politique. Note réelle 3,5/5.

14/09/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête
Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête

Rien que la couverture donne le ton, l'improbable bestiole risque d'être moins joyeuse et sautillante qu'avec Franquin. Effectivement, on a là une histoire bien sombre. Bien sombre et bien belle. Une histoire de vraie bête sauvage, capturée par la cruauté des hommes et qui n’a d’autre choix que de se défendre avec les armes dont elle dispose. Mais c’est aussi, et surtout, une histoire humaine. Cruelle aussi envers notre jeune héros et sa mère, coupable de s’être laissé embobiner par un soldat allemand. Mais finalement, tout l’art des auteurs est d’en faire une histoire tendre aussi. Les personnages principaux sont plus que touchants. On a l’impression qu’ils sont libérés de tout préjugé. On ne peut qu’être de tout coeur avec eux. Cruauté et douceur, c’est aussi le dessin. Epoustouflant ! Quelle maîtrise ! Quelles trognes ! Les premières pages vous mettent dans l’ambiance et ne vous lâchent plus. J’attends la suite avec impatience.

13/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Chroniques de Roncevaux
Chroniques de Roncevaux

À la fois épique, sinistre et tragique, ce récit est une belle adaptation d’un épisode méconnue de l’Histoire : le massacre de Roncevaux. En toute honnêteté je ne sais pas si les évènements contés ont vraiment eu lieu, s’il existe des preuves ou si tout est romancé de A à Z, toujours est-il que si le récit comporte évidemment une bonne part de fiction, la partie historique est assez bien rendue je dois dire. La beauté graphique est d’une surprenante justesse, avec beaucoup de détails dans les vêtements, les armes et armures. De même les visages et personnages vivants ou animaux sont finement représentés, et les décors parfois grandioses. Oui, je suis sous le charme de cette sanglante chronique bourrée d’action, de batailles et d’escarmouche qui, si on peut la résumer ainsi, ressemble à une Bérézina carolingienne. Les francs, tout « enjaillés » par leurs derniers succès militaires, marchent direction Saragosse au-delà des Pyrénées en territoire muslim, histoire de mettre de la distance entre ces derniers et l’empire chrétien. La suite, à vous de la lire. J’aime bien l’Histoire, donc me concernant j’y ai pris du plaisir malgré une narration qui manque parfois d’inattendu je dirai. Non pas que ce soit plat, non, mais l’auteur ne se permet pas beaucoup de digressions historiques, donc selon sa sensibilité ce sera vu comme un plus ou un moins. Il faut dire que ces francs ne sont pas sympathiques du tout, même parmi les protagonistes principaux on a du mal à éprouver de l’empathie. Charles qui n’est pas encore Charlemagne, est calculateur, sans pitié, et cruel (pas très chrétien tout ça…) ; Roland est un casse-cou(ille) borné sans peur et sans reproche au point d’en être parfois caricatural, les autres francs ont un rôle plus ou moins anecdotiques mais il y en a pas un pour sauver l’autre. Le seul petit bémol à mes yeux concerne la partie où Roland veille de manière bienveillante sur les otages la princesse Onneka et son enfant. Je comprends complètement ce choix d’écriture, ça apporte de la douceur et nous montre un autre visage de Roland que celui du guerrier. Seulement sur 2 tomes leur relation n’a pas le temps de s’installer, je ne suis même pas sûr qu’ils échangent plus de deux phrases, donc ça donne un côté tiré par les cheveux. De même qu’Angelo le moine scribouillard, j’aurai apprécié que l’auteur l’approfondisse car c’est tout de même le narrateur. Une série courte (trop), superbement réalisée malgré quelques scories scénaristiques qu’on pardonnera car assez fluide dans la narration et surtout passionnante de bout en bout. Je recommande vivement. Monjoie !

13/09/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dernier week-end de janvier
Dernier week-end de janvier

Vraiment un bel album ce « dernier week-end de Janvier » ! Tout en finesse, en subtilité, en délicatesse et également en sensualité ! Pourtant, l’auteur, Bastien Vivès, n’a rien inventé de neuf dans ce récit puisqu’il s’agit d’une énième variation sur le thème de l’amour. Seules originalités de cette histoire : ça se passe pendant le festival de bandes dessinées d’Angoulème où on peut y reconnaitre facilement de nombreux lieux, sentir l’atmosphère particulière de cet évènement, et le personnage principal est un… dessinateur qui se soumet en trainant les pieds aux séances de dédicaces ! Mais tout cela ne présente pas l’intérêt essentiel du « Dernier week-end de Janvier » car Bastien Vivès a centré son récit sur la rencontre entre deux adultes bien établis : Denis, c’est-à-dire le dessinateur, et Vanessa. Quelques regards entre eux, quelques mots… et c’est le coup de foudre… et au diable leurs train-train habituels ! Et au placard, leurs vies de couple bien monotones et sans saveur ! Oui, il y a de l’adultère dans l’air… Je ne vous ferai ni un dessin pour que vous compreniez, ni la morale, je vous laisse juge ! Mais qu’est ce que ce récit est attachant et subtil ! Il faut dire que j’aime beaucoup le coup de crayon de Bastien Vivès et son sens de la narration qui siéent à merveille avec son scénario. Il suffit de feuilleter, parmi d’autres, la séquence en boîte de nuit pour entrevoir le talent de cet auteur, un régal de fluidité et de sensualité ! Et puis, Vanessa… qu’est-ce qu’elle est charmante ! Un bon, un très bon roman graphique, voilà ce que je retiens du « Dernier week-end de Janvier ». Bastien Vivès a un tel talent qu’il peut transformer facilement un récit banal en une histoire attachante et joliment mise en page. Vivement son prochain album !

13/09/2022 (modifier)