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Le Temps des Bombes

Note: 3.61/5
(3.61/5 pour 18 avis)

France, au tout début du XXe siècle. Suite à une dispute avec son père, Augustin s’enfuit en pensant avoir laissé ce dernier pour mort.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Anarchiste ! La BD au féminin Paris Terrorisme

France, au tout début du XXe siècle. Suite à une dispute avec son père, Augustin s’enfuit en pensant avoir laissé ce dernier pour mort. A Paris, il se joint à un groupe d'Anarchistes qui fondent un journal et commettent de sanglants attentats. De retour à la demeure familiale, il tente de créer une communauté de vie, une colonie Anarchiste. Jusqu'au bout d'une trajectoire qui conjugue Tragedie et Utopie, Augustin eprouvera la force des liens du sang.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1992
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Le Temps des Bombes

22/04/2002 | Kael
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Par Pierrick
Note: 2/5

J'ai été déçu par cette série. Je m'attendais, à la lecture du synopsis, à infiltrer les milieux anarchistes de la fin du XIX e siècle. J'espérais en apprendre plus sur les motifs de cet engagement, sur les moyens de procéder des grands anarchistes. Eh bien non! J'ai eu, finalement, l'impression de suivre les aventures insouciantes d'un groupe de jeunes prolétaires (pas si prolétaires que ça d'ailleurs) plus préoccupés par les petits plaisirs de la vie de tous les jours que par la manière de concrétiser leurs idées anarchistes. Le dernier tome m'a carrément rappelé le film de la troupe du Splendid "les babas-cool". Les personnages de l'histoire décident en effet de monter une communauté capable de vivre en autarcie!!

14/12/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Le milieu anarchiste à la fin du 19e siècle, entre tentatives d'attentats et utopies de systèmes égalitaires et libertaires, c'est une thématique historique plutôt originale que je connaissais bien peu. Cette bande dessinée aborde le sujet de manière plutôt approfondie et intéressante. Elle met en scène des personnages assez variés et intéressants. En suivant une partie de leur parcours, on comprend leurs motivations et presque ce qui les pousse à agir parfois de manière aussi extrême. Je craignais que l'histoire n'aborde que des revendications populaires, des attentats et un combat contre l'autorité, ce qui aurait donné une bande dessinée assez similaire à d'autres que j'avais déjà lues. J'ai donc été agréablement surpris que le dernier tiers de l'album raconte la tentative de création d'une petite communauté anarchiste. C'est intéressant, bien mené, et on en voit vite les limites comme la fin bien pessimiste de l'album le prouvera. Ce ne fut pas une lecture qui m'aura passionné mais je l'ai plutôt appréciée, d'une part parce qu'elle se lit comme un bon roman de fiction, et d'autre part parce qu'elle est assez instructive sur le plan historique, politique et sociologique.

29/10/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une très bonne histoire sur un groupe d'anarchistes. Ce groupe est très intéressant. Chaque personnage a une psychologie bien définie et est très bien exploité. Personne n'est à l'écart dans l'histoire. J'adore leurs discussions autour de leur idéologie. Ce sont vraiment les passages les plus passionnants de la série. En revanche, et ça fait baisser la note, je n'ai pas aimé le dessin en noir et blanc de l'intégrale parue chez Delcourt. Si certaines œuvres doivent être lues en noir et blanc, c'est aussi le cas pour la couleur. Sans la couleur, le dessin m'a paru un peu vide et moche.

07/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je ne suis pas parvenu à apprécier aussi bien cette oeuvre comme je l'aurais voulu initialement malgré toute la bonne volonté du monde. C'est comme ça ! On suit les aventures d'un jeune garçon de famille très bourgeoise à savoir Augustin qui se plonge dans les milieux anarchistes de la vie parisienne de la fin du XIXème siècle. Je n'arrive réellement pas à comprendre les motivations de ce héros érudit poseur de bombes. S'agit 'il des suites de la querelle qui l'a opposé violemment à son père qu'il croit avoir laissé pour mort ? De vieilles blessures d'enfance qui détermine le destin d'une personne... J'ai trouvé que le dessin manquait de finesse dans les contours et surtout de précision dans les décors. Peut-être suis-je trop exigeant ! Il y a d'ailleurs beaucoup de choses qui me paraissent manquer pour faire ressusciter le Paris de cette époque. Pourtant, un autre auteur, Dethorey avait bien réussi dans son oeuvre : L'exécution. Il n'y a pas la même magie par comparaison. Certes, l'action est centrée sur les actes de ce groupe d'anarchistes, sur leur division par rapport aux objectifs de leur idéaux. C'est tout de même intéressant de voir la construction de ce phalanstère selon les principes de l'idéologie anarchiste. Les deux premiers albums se laissent lire agréablement dans la plus pure tradition romanesque. Le dernier volume qui sonne comme un désenchantement est un peu moins réussi à mon goût. La fin était inéluctable diront certains. Objectivement, le 3 étoiles est de rigueur.

02/02/2008 (MAJ le 13/04/2009) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le temps des bombes retrace le parcours d'un jeune bourgeois qui fréquente les milieux anarchistes, et cela du début (les motivations) à la fin (les désillusions). Attention, il ne s'agit pas d'une critique des mouvements anarchistes mais bien du parcours d'un adolescent. L'histoire reste donc centrée sur le héros, sur ses fréquentations et sur la rivalité qui naîtra entre lui et son meilleur ami pour la conquête d'un coeur féminin. Malgré de grandes qualités au niveau du scénario, je n'avais pas été totalement conquis par cette série du fait que le dessin laisse à désirer. Moynot avait dû s'employer dans un style qui n'était pas le sien (du semi-réaliste à la Julien Boisvert) et cela se ressent et gâche un peu le plaisir de la lecture. Mais si ce dessin ne vous rebute pas et que vous êtes sensible aux histoires d'adolescent candide qui perd ses illusions au fur et à mesure qu'il grandit, ceci devrait vous plaire. En tout les cas, à moi, cela avait finalement bien plu.

09/02/2009 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Beaucoup de bonnes choses dans ce bouquin (que je ne vous décrirai pas, lisez plutôt les avis précédents) mais 2 remarques pour justifier un avis mitigé. 1- J'ai lu la version en N&B en 1 seul volume. Erreur fatale, le dessin n'a pas la classe d'un Tardi ! Il est trop simple et dans certaines cases il y a des vides de "dessins" qui gâchent la lecture. On sent qu'il manque un truc. De temps à autre, j'ai même eu du mal à reconnaître certains personnages. J'imagine donc la version couleur plus agréable à lire... 2- Je trouve la théorie anarchiste très peu fouillée, expliquée. On ne comprend pas bien les prises de position de cette bande. Par exemple, un des leurs tue une poignée d'innocents et se retrouve condamné à mort par la justice (c'est sûr que la peine de mort, c'est pas vraiment une solution mais là n'est pas le propos du bouquin). Et ça y est, toute la bande se transforme en psychopathes sanguinaires ! Non franchement, je n'ai pas compris le déclic. En plus, je déteste les histoires dites sérieuses où les morts ne sont pas considérés importants. La mort n'est pas un évènement anodin tout de même !

24/02/2006 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5

L'anarchisme est un thème qui personnellement me passionne. Moynot aborde avec finesse cette utopie et porte un regard parfois dur et parfois tendre sur ces jeunes révolutionnaires, de la formation de leurs idéaux à la mise en pratique, parfois sanglante, de ceux-ci. Je ne suis pas franchement emballé par son trait, dont le style assez naïf cadre mal avec son propos (note : j'ai lu la version couleur en trois tomes). On passe outre cependant assez facilement, pris par l'histoire de ce fils de bonne famille qui découvre les joies de la communauté et les contraintes qu'elle impose. Le dernier tome, bien que moins passionnant, a d'ailleurs le mérite de décrire objectivement l'échec d'une expérience et de ne pas embellir une théorie qui pourait aparaître sur le papier des plus séduisantes. Il y a une sorte de passage à l'âge adulte dans ce dernier tome qui n'est pas pour autant un renoncement ou une dénonciation du style : "t'as grandi maintenant, arrête de rêver et joue en bourse". C'est là tout le mérite de Moynot.

10/03/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Bonne idée que de nous plonger dans le Paris des années 1880-90, au cœur des apprentis anarchistes. Ceux-ci ballottent entre action coup de poing et réflexion journalistique. La cellule constituée par Milou et Augustin est en soi une micro-société avec ses meneurs, ses penseurs, ses déséquilibrés… Très intéressant, dommage que le dessin de Moynot faiblisse au début du troisième chapitre, car la rigueur de ses décors et costumes, mais aussi la représentation des aspirations et désirs de ces « sans-milieux » force le respect.

23/02/2004 (modifier)
Par miya
Note: 4/5

Une Bd sympa qui se lit bien. L’ambiance et la reconstitution du début siècle sont bien rendues. Le dessin simple participe grandement à la qualité de cet album. Les personnages sont attachants et l’on suit agréablement leur aventures anarchistes. Sur les trois chapitres qui composent l’histoire, le troisième est le plus intéressant. Un bon moment de passé à la lecture du «temps des Bombes» et un prochain en perpective à la seconde lecture.

19/09/2003 (modifier)
Par hipopom
Note: 4/5

Le Paris fin de siècle est très bien rendu dans cette bd, ici en noir et blanc, ainsi que le milieu anarchiste. L'utopie se dégage des planches et les personnages sont vraiment très 1890's, un régal. L'histoire est prenante même si elle reste plus ou moins prévisible, n'empêche elle nous accroche et est très bien construite. Les personnages sont bien étudiés et sont attachants. La bd ne sombre jamais dans la niaiserie quand elle le pourrait. Le dessin est très vivant et le noir et blanc est une bonne idée. On suit avec passion les aventures de ces "scélérats".

16/08/2003 (modifier)