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Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Encore une chouette découverte grâce à la collection Nomad de l’éditeur. Année Un, comme son nom l’indique, retrace la première année de notre héros en tant que justicier, mais pas que, nous découvrirons également l’arrivée de Jim Gordon à Gotham en tant que lieutenant, un parallèle très intéressant. Pas d’énormes surprises sur leurs parcours respectifs, cependant ça s’avère très efficace et plutôt bien fait. L’album se lit relativement vite mais l’univers est bien exploité et l’histoire d’une belle densité. On apercevra quelques grands noms Catwoman, Dent … mais ils auront un rôle mineur, la star de l’album, en sus de notre justicier, est bien Gordon, c’est la meilleure version lue de ce personnage. Le graphisme de Mazzucchelli ne fait pas son âge et accompagne parfaitement le récit. Ça m’a amusé de voir que j’avais déjà croisé ce dessinateur avec Asterios Polyp au style bien différent, je n’avais pas fait le rapprochement durant ma lecture. Un bon bon tome de Batman, pas des plus surprenants mais solide dans sa réalisation, j’avais un peu peur de tomber sur un truc un poil trop vintage mais j’ai trouvé l’album intemporel à bien des niveaux. Un petit classique. Cerise sur le gâteau, la version Nomad contient une histoire bonus « À la vie à la mort », cette dernière est tout simplement géniale !! Je la connaissais déjà via Batman/Catwoman (excellent album encore non référencé) mais je trouve que l’on touche à l’excellence avec ces quelques pages, une synthèse pertinente et émouvante de la relation Bat/Cat.

24/03/2024 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vertige - 10 ans d'enquêtes sur la crise écologique et climatique
Vertige - 10 ans d'enquêtes sur la crise écologique et climatique

L’excellente Revue Dessinée édite régulièrement des albums d’enquêtes approfondies. Dans le cas présent, il s’agit d’un album compilation d’articles parus dans la revue pour l’anniversaire des dix ans. Dix ans donc d’investigations sur des sujets variés qui touchent les limites de notre planète et ce que nous en faisons. Pour qui connaît la ligne éditoriale de cette revue, on ne s’étonnera pas du sérieux de ces enquêtes dessinées. Les chapitres sur les scandales des algues vertes, du chlordécone, ou des pétroliers comme Total sont abondamment documentés, tous les faits rapportés sont datés et vérifiables, un journalisme d’investigation rempart et contre pouvoir des lobbys et politiques du profit, à défendre fermement par les temps qui courent. D’autres, tout aussi nécessaires et éclairants, sont plus des constats scientifiques (‘Suivez le guide’ sur la fonte des glaciers, ou celle du pergélisol ‘Un dégel glaçant’), et un état des lieux de dysfonctionnements de politiques, greenwashing en tête, je pense aux expertises sur les conservations de la biodiversité (‘Le choix du Koala’) et à l’analyse des mesures de compensation carbone (‘Nature à tout prix’) par exemple… et bien d’autres, aussi glaçants. Bref, de l’utile, du nécessaire, de l’indispensable, qui apporte une pierre de plus dans l’information du citoyen. Une information saine et essentielle dont ma seule crainte est qu’elle ne touche que les convaincus. À lire, et, pour me faire mentir, surtout à faire lire, à partager, le plus possible, y compris avec les moins motivés... J’ai oublié de parler de la partie graphique. Chaque sujet est bien illustré et donne envie de lire. Bon, il est vrai que pour un ouvrage collectif, sans doute que chacun trouvera des dessins plus à son goût que d’autres. Car même si ce n’est pas le plus important, ça aide aussi à faire passer le message.

24/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Collège Noir
Le Collège Noir

J'ai vraiment apprécié la lecture des trois épisodes de cette série pour ados. Ulysse Malassagne propose un récit très rythmé et très équilibré entre l'aventure et le fantastique. Son équipe de cinq élèves coincés pour les vacances est subtilement construite autour de différentes personnalités qui se complètent à merveille. Les cinq sont touchants, l'auteur sachant équilibrer l'importance des un(e)s et des autres dans le déroulement du récit. La trouvaille est la progression du récit qui nous fait découvrir la vraie personnalité de Léna. Le récit se déroule avec fluidité et logique autour des rebondissements provoqués par des rencontres avec les différents monstres issus des contes et légendes des campagnes françaises. Comme le souligne Ro, le côté "horreur" de certaines situations est vite contrebalancé par l'humour très présent dans les dialogues (merci Krum). Cela ouvre la lecture à un large public dès 8/10 ans. Graphiquement je trouve que notre équipe des cinq ne fait pas trop collège, c'est surtout le très bon personnage de Léna qui permet une identification à des ados plus âgés. Le choix de visages assez minimalistes n'empêche pas une belle expressivité et ces petits corps semblent animés d'un dynamisme de balle rebondissante. Le dessin des monstres est classique mais soigné. J'ai particulièrement apprécié les paysages qui m'ont immédiatement replongé dans mes sorties en Haute-Loire ou dans le Cantal. La lecture est assez rapide mais le plaisir est bien présent. Une série détente très agréable pour les ados et plus.

23/03/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dum Dum
Dum Dum

Après son bluffant Soleil mécanique, Lukasz Wojciechowski nous revient avec un album de nouveau illustré à l’Autocad. Mais cette fois, c’est une histoire plus familiale qu’il va narrer puisqu’il s’est directement inspiré des récits de son grand-père, évoquant les souvenirs qu’il avait gardé de son géniteur, Stanislaw, qui en est ici le protagoniste principal. Bien sûr, l’effet de surprise est moins présent que sur le premier, mais d’un point de vue visuel, cela reste toujours étonnant. Autocad est un logiciel de dessin assisté que l’auteur, architecte de formation, a détourné de sa fonction première pour illustrer son récit. Ce qui reviendrait un peu à utiliser un robot-mixeur pour battre des œufs en neige. Une démarche qui rappelle beaucoup celle de Martin Panchaud avec sa « Couleur des choses », publié chez le même éditeur et récompensé du fauve d’or à Angoulême l’an dernier. Alors bien sûr, quand on feuillette, on peut avoir un mouvement de recul. Ces fines lignes droites hyper minimalistes, hyper millimétrées, ont un aspect froid et pas très engageant pour tout puriste de la bande dessinée, mais il ne faudrait surtout pas s’arrêter à ça, car cet album recèle bien d’autres qualités, notamment son graphisme original. Pour ceux qui ont lu Soleil mécanique, l’effet de surprise sera amoindri mais le parti pris reste toujours aussi fascinant par son audace confinant à la poésie, où les dessins froidement architecturaux, tendance art déco, semblent tisser une passerelle vers un art abstrait empreint d’émotion. On s’habitue très rapidement aux codes de lecture innovants, qui voient les phylactères ne faire qu’un avec les cases. Pour contrebalancer cette « sécheresse » graphique, Wojciechowski réussit à produire un récit extrêmement accessible, profondément humain, à partir d’une histoire familiale tragique. Stanislaw, personnage en apparence insignifiant et docile alors qu’il vient d’être embauché par le bureau d’étude où bosse son oncle, est aussi le narrateur. Après le travail, il traine sa solitude dans les quartiers mal famés de Berlin. On le voit alors en proie à des accès de violence, lui le Polonais expatrié et confronté au racisme en pleine montée du nazisme, évoquée en filigrane dans l’histoire. Au fil des pages, le lecteur va découvrir que ces colères incontrôlables s’expliquent par un traumatisme profond et incurable remontant à l’enfance, et là selon l’expression consacrée, c’est la petite histoire dans la grande Histoire… avec des références explicites au « Cabinet du docteur Caligari » et au « Golem » deux films expressionnistes allemands de 1920 exerçant une grande fascination sur Stanislaw, peut-être par leur côté visionnaire. Dans le premier, il est question de tyrannie et d’obéissance aveugle des foules à l’autorité. Le second raconte l'histoire d'un rabbin qui conçoit un monstre dans l'espoir d'en faire son serviteur mais aussi le sauveur de la communauté juive… Et puis il y a cette balle de fusil « Dum Dum », qui a donné son nom au titre, et a participé au fameux traumatisme de ce dernier, un mot-leitmotiv dont la sonorité mécanique imprime sa rythmique au récit, renvoyant à cette « ligne droite et nette », guidée « par la main ferme et assurée du technicien » dévoué à l’ordre d’un système. Ce système même qui participera à l’avènement du régime hitlérien, même si dans le contexte évoqué, on n’en voit que les prémices… Mais au milieu de ces lignes droites, les blessures de Stanislaw font tache, dans tous les sens du terme. Au fur et à mesure de ses errances dans Berlin, les coups qu’il a reçus au visage deviennent plus visibles. Ces « taches », dessinées au pinceau, sans règle, apparaissent comme une menace pour les lignes millimétrées de l’architecte et leur bel ordonnancement. Symbolisant les émotions, en contrepoint de la froideur et l’insensibilité du trait sans défauts, elles vont tenter de s’imposer tout au long de la narration, telle une métaphore des souffrances muettes de Stan qui finiront par se révéler tragiquement au lecteur. Malgré son aridité apparente, « Dum Dum », tout comme son prédécesseur, est un ouvrage d’une grande richesse. Contre toute attente, Lukasz Wojciechowski a fait jaillir de son Autocad un onirisme émotionnel empreint d’une grande pudeur qui nous touche au plus profond de l’âme. Il nous propose un récit assez glaçant qui pourra facilement supporter plusieurs lectures pour en saisir toutes les subtilités. Derrière l’exercice de style, il y a un vrai fond qui nous oblige à questionner notre humanité, dès lors que le désir d’ordre du collectif tend à primer sur les individualités. Et ce n’est peut-être pas un hasard si l’auteur a su si bien exprimer tout cela, lui-même ayant le même métier que son aïeul, dont il livre parallèlement un bel hommage.

23/03/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Ibicus
Ibicus

J'ai décidé de me procurer cette intégrale après l'avoir vue en boutique d'occasion, et le coffret magnifique m'a fait l’œil de manière bien trop insistante pour que je n'aille pas le dénicher. Et je suis content, puisque ça fait des années que j'avais la série en visu. Et c'est franchement très bien ! En fait, je dirais que c'est le genre de série qui vaudrait un bon 3.5, que j'arrondis au-dessus parce que j'ai vraiment pris mon pied à lire les aventures rocambolesques de ce personnage parfaitement humain et complètement faillible. Je pense que c'est un des personnages les plus humains que j'ai lus dans une BD : pas courageux pour un sou, pas volontaire, cherchant la fortune et surtout à sauver sa peau. C'est une personnalité parfaitement humaine, rien de plus, et les lâchetés, méchancetés et coups bas qu'on le verra faire ne le rendent jamais antipathique. Ses aventures sont rocambolesques, mais curieusement crédibles pour un type qui passe dans la révolution Russe, les tourments de la guerre également, mais surtout dans une Russie qui change et évolue. Je n'ai jamais eu l'impression que c'était tiré par les cheveux, mais d'une logique assez ironique. Le tout est servi par le dessin de Rabaté, que j'apprécie à défaut d'aimer. Son utilisation du noir et blanc, ses ombrages et ses personnages passent très bien. Je note d'ailleurs que malgré son style, tout reste lisible et compréhensible. C'est facile de s'y retrouver dans la galerie assez touffue de personnages. Et il arrive parfaitement à retranscrire les mélanges d'ambiance, surtout lorsqu'on passe de la Russie à la Turquie baignée de soleil. Une bonne série d'aventures, rythmée et cruelle, mais aussi drôle et truculente, servi par un personnage moralement trouble, qui tente de sauver sa peau et reste obsédé par le fait de devenir riche. Les quatre tomes sont grinçants, acides, violents, amusants ... C'est de l'aventure, de la vraie !

23/03/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Cuisine des ogres
La Cuisine des ogres

A la différence de Mac Arthur, c'est le dessinateur (ou un style graphique singulier) qui occasionne mes achats impulsifs, très rarement un scénariste ou le sujet du bouquin. Et cette BD ne déroge pas à la règle, puisqu'il a juste fallu que je découvre le nom de Jean-Baptiste Andreae pour que je reparte avec l'album sous le bras. J'attendais avec impatience le retour d'Andreae après son magnifique Azimut et je n'ai pas été déçu. Une explosion d'inventivité. Son dessin est toujours aussi féerique, ses couleurs merveilleuses et sa mise en page dynamique. Un dépaysement total. Fabien Vehlmann nous propose un conte sombre et légèrement horrifique avec une pointe d'humour et de bons jeux de mots qui m'a mis en appétit. Ce tome est une entrée consistante en la matière et il appelle une suite à cette régalade. Oui, je me suis pourléché les babines dans cette cuisine des ogres. Les personnages sont savoureux, tantôt pimentés, tantôt tièdes ou encore saignants. Un monde fabuleux et cruel où on n'y mange pas du gigot d'agneau, les enfants sont au menu. On peut se faire émincer, ficeler ou engraisser pour les gargantuesques festins des maîtres des lieux. La recette de cette BD ne sera pas à une table étoilée, elle manque un peu de gras et de sel. De plus, la fin ne m'a pas enfariné, mais une lecture qui m'a rassasié et c'est bien là le principal. Je reviendrai avec plaisir à la table de ces deux chefs. Un 4 étoiles un peu généreux, mais un très beau conte que je ne peux que conseiller aux amoureux du genre. Coup de cœur (ou de foie si vous préférez).

22/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Mystery
Mystery

J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture bien drôle avec cette série de Mystery. Ced donne libre cours à son humour décalé et gentiment déjanté dans cette parodie amicale de super-héros. Les spécialistes de Comics y trouveront une pléiade de références détournées dans des scénarii qui défilent à cent à l'heure. On y retrouve des personnages historiques comme Hoover ou Howard Huges jouant aux Iron man ou autre Captain/Colonel America dans des boucles temporelles très farfelues. Le récit est saupoudré de dialogues souvent savoureux et franchement drôles dans un humour gentil et intelligent. Le graphisme de Stivo, façon toons animation, est une belle réussite. Il colle parfaitement à l'ambiance de la série et apporte une dose d'humour supplémentaire. L'équilibre comique entre le texte et l'image est bien réalisé. La mise en couleur est classique mais sonne très juste. Une belle série pour tous afin de passer un vrai bon moment de détente. 3.5 P.S je n'ai pas lu le HS qui se présente sous la forme d'un livre interactif "dont vous êtes le héros". Ced avait réalisé ce type d'ouvrage avec Sherlock Holmes avec une certaine réussite.

22/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Soleil de minuit
Le Soleil de minuit

Cette série a représenté une belle surprise et une agréable lecture (en tant qu'adulte). La jolie couverture colorée et dans un esprit jeunesse bien marqué m'a un peu trompé. Dès l'introduction les trois premières pages nous transportent dans un monde bien plus adulte avec une mise en couleur assez sombre et un texte recherché d'un niveau difficile. La suite revient à une atmosphère plus légère mais Francesca nous réserve bien des surprises dans un scénario très construit autour de notions d'harmonie cosmique et d'équilibre naturel. La pensée écologique autour du réchauffement climatique est donc présente mais présentée d'une façon presque philosophique pour un lectorat jeune. C'est dire si on est loin d'un récit guimauve et nian-nian et je ne peux que remercier l'auteure de faire confiance à son lectorat pour suivre son récit. Les quatre personnages principaux Niah, Sam, Bel et Liah sont travaillés tout en intelligence avec une nuance d'humour dans des dialogues très rythmés qui donnent un bon dynamisme au récit. Ce dynamisme est renforcé par un graphisme très moderne et une mise en couleur recherchée autour de trois nuances le brun-rouge, le bleu-nuit et le jaune-or en fonction des situations de l'histoire. Francesca utilise des nuances manga dans les déformations des visages ce qui s'intègre bien dans l'expressivité des personnages. Le modernisme est accentué par un découpage et une présentation des planches qui devraient plaire à un public assez large. Une agréable découverte pour une lecture jeunesse bourrée de qualités et qui peut s'adresser à un public plus large. Toutefois un texte assez adulte par moments peut désorienter un lectorat moins habitué à ce vocabulaire assez recherché. C'est un risque pris par cette jeune auteure.

22/03/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre des Amazones
La Guerre des Amazones

Voilà un album qui revient de loin ! Son dessinateur, l'auteur espagnol Guillermo G. Escalada est en effet malheureusement décédé à quelque planches de la fin... C'est le dessinateur Nicolas Bègue qui a pris le relais pour les dernières planches afin de permettre à cet album de voir le jour. Et quand on voit le dessin et la colorisation si particulière de Guillermo G. Escalada, je dis chapeau ! Pari réussi ! Loin des légendaires amazones grecques, cet album nous renvoie plus à l'histoire qu'aux mythes ! L'action se déroule au tout début du IXe siècle en Bohème où le roi Karl se prépare à défendre son royaume. Charlemagne a en effet envoyé son fils Karl, roi des francs christianiser les contrées slaves. Les deux filles du roi Krok décident de prendre les choses en main, pour défendre leur culture, ses croyances et la place des femmes. C'est avant tout le dessin de l'auteur espagnol qui frappe. Son coup de crayon très réaliste, très soigné et détaillé, tant dans les décors, les costumes ou les paysages, est impressionnant ! Ses planches sont immersives et réussissent parfaitement à retranscrire les ambiances nécessaires, que ce soit dans la pénombre des habitations, en pleine nature ou sur le champ de bataille. Côté scénario, ce oneshot fait le job, pointant du doigt cette période transitoire du développement du christianisme dans des contrées encore polythéistes. Les femmes y avaient une large place, ce qui est bien mis en avant dans cet album ; elles ont tout à perdre avec cette religion du dieu unique qui ramènera ces dernières à un rôle de génitrice en caricaturant à peine... Une belle découverte.

22/03/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Manoir de Chartwell
Le Manoir de Chartwell

Un auteur américain raconte les abus qu'il a vécus dans sa jeunesse. On est dans du comics underground où l'auteur montre la vérité toute cru sans filtre alors c'est clairement une lecture pour public averti. Adolescent, l'auteur est allé dans un pensionnat catholique tenu par un homme qui en profitait pour assouvir ses fantasmes sur ses élèves. Il y a des passages très dur et l'auteur ne se compte pas de montrer les abus. On va aussi voir les effets que cela eu sur sa vie d'adulte: abus d'alcool et de drogues, hypersexualisation, les parents qui essaient de minimiser les impacts psychologiques que les abus ont eu sur leur fils, etc et etc. C'est raconté de manière passionnante et je trouve l'auteur bien courageux de montrer autant de détail sur sa vie. Le dessin est du pur underground américain et cela va bien pour ce type de récit glauque. Il y a de superbes planches. Le seul vrai défaut est que la couverture ne donne vraiment pas envie de lire la BD. En tout cas, moi je pense que je ne l’aurais pas lu si je n’avais pas vu qu’il y avait des avis positifs sur le site.

21/03/2024 (modifier)