J'aime beaucoup de dessin de Stassen, ses personages un peu "bonhommes", son gros trait et ses couleurs élégantes. Avec cet album qui traite d'un sujet difficile (le génocide Rwandais), il prends des risques et s'en sort bien. Il n'affronte pas la violence de face mais met en scène, avec un brin de fantastique, une fable qui met en évidence les corresponsabilités de différents acteurs de ce drame. Le propos est pertinent...
Quant à la lisibilité que certains ont critiqués plus bas. Je vous rassure, c'est un album très simple à suivre. Certains n'ont peut-être pas remarqué que le passé était facile à discerner du présent. Les cases concernant le passé sont entourées d'un trait noir, les autres non. Passé quelques pages, on comprends assez vite la logique narrative de l'album.
A lire!
Qu'est-ce que c'est drôle! Je n'aime pas l'héroïc fantasy, les récits se ressemblent souvent trop et les scénaristes se contentent trop souvent de faire du sous-Tolkein et les dessinateurs du sous-Loisel. Mais le genre revisité par Sfar et Trondheim, c'est quelque chose! Sans rire, il y a beaucoup plus d'idées dans cette série que dans les 9/10eme des séries du genre qui se prennent au sérieux. Certains feraient bien d'en prendre de la graine...
Bourgeon nous fait découvrir à travers ce cycle deux mondes très différents: une ville grouillante de monde et un désert sauvage et inquiétant. Deux univers graphiques que l'on découvre en suivant une fine équipe qui ne sait pas encore dans quoi elle s'est engagée...
La base somme toute classique de l'histoire (les vierges et les dragons...) pouvait faire craindre un scénario banal. Ce n'est pas le cas, et on reste accroché jusqu'au bout par cette histoire, suspendu il est vrai au fabuleux dessin de Varanda.
Mais pourquoi un one-shot? L'histoire aurait bien mérité deux tomes.
Des assurances surréalistes, des parcours dans une jungle surréalistes, des clients tous aussi bizzare dont chaque décors correspond à un phantasme, une situation qui destabiliserai presque notre brave Moucherot.
Il est de tout les front, s'entraîne fort, ramène la nourriture à la maison, le Tigre du Bengale est paré contre tout les dangers !
Situations surréaliste, des aventures poétiques et parodique.
Boucq est expert de la caricature, un trait saisissant l'instant d'une expression et d'un mouvement, un geste corporel.
Une très bonne série !
Alors je conseille l'achat mais il faut être averti d'une chose : l'humour est ULTRA particulier. Lisez donc 4 ou 5 pages avant de l'acquérir, ça suffit pour se faire une idée.
Je lis et relis les tomes que j'ai mais je comprends toujours rien, et j'aime ça ! Suis-je maso docteur ?
On assiste à la vie d'un troupeau de brebis aux noms en "ette" qui s'occupent en lynchant des touristes ou en taquinant le bêlier. Le berger a une collec de chandails impressionante et de temps en temps un indien à vélo passe dans le ciel pour remplacer le temps qu'est pas là.
Dans les alpages les mariages consanguins étaient légion, donnant naissance à des enfants légers intellectuellement, qu'on nommait les génies des alpages. Effectivement, dans cette histoire, tout le monde est barré !
Cet album a reçu le prix René Goscinny. Si vous faites un rapide sondage d'opinion parmi un échantillon de bédéphiles, vous constaterez que tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Pourtant, la collaboration entre Ferrandez et Benacquista me semble bien être une réussite.
Le dessin est tout à fait à la hauteur et participe grandement à l'atmosphère du récit. Ce dernier est très psychologique. Ne vous attendez pas à des poursuites à la Starsky et Hutch ou à des séances de tirs à la Stallone ! Le héros est un flic, mais c'est surtout un être humain particulièrement tourmenté dont la souffrance est le fil rouge de l'histoire. "L'outremangeur" est le récit d'une rédemption.
On a donc là un très bon album. Si vous aimez des BD comme "Le cahier bleu" de Juillard, les Tito ou même "Monsieur Jean", ne passez pas à côté de cet "Outremangeur" délicieusement humain.
C'est un de ces albums qui sollicitent le lecteur. Non, ce n'est pas du gros nez passe-partout ni du trait consensuel. Pour entrer dans "Le réducteur de vitesse", il vous faudra dépasser votre possible aversion de départ pour un graphisme original qui n'est pas très attractif. On a pu faire la même critique au "Maus" de Spiegelmann ou à "L'ascension du Haut-Mal" de David B. Ceux qui les ont lu comprennent sans doute ce que ce parallèle implique : il faut un petit effort pour entrer dans leur univers, mais on est sacrément récompensé. Christophe Blain se lit de même.
L'auteur a servi dans la marine. "Le réducteur de vitesse" n'est pas une autobiographie, mais Blain s'inspire de personnages réels pour donner vie à son équipage (le médecin blagueur par exemple). Le scénario est extrêmement original : on a rarement lu en BD les aventures d'un appelé qui vomit systématiquement ses tripes quand la mer tangue ! Original donc, mais aussi sacrément bien mené sur 76 planches. Hé oui. Fan des 44 pages et de la BD vue et revue, ne jetez pas trop vite la pierre à Christophe Blain car son travail mérite vraiment le coup d'oeil. Et puis, on est chez Dupuis, l'éditeur des "Femmes en blanc" et autres BD grand public. Vous voyez bien qu'on est en terrain connu ! Et si vous êtes un bédéphile averti, réjouissez-vous de voir la collection Aire Libre s'enrichir d'un nouveau titre à sa dimension.
"Le roi des méduses", c'est le retour d'un des plus talentueux dessinateurs de la fin du XXe siècle et du début de celui-ci, j'ai nommé Thierry Ségur. "Légendes des contrées oubliées" avait déjà été une bonne petite claque graphique et l'une des meilleures choses arrivées à l'heroic fantasy depuis "La quête de l'oiseau du temps". Ce nouvel album est absolument époustouflant sur le plan du dessin. Somptueux, magnifique, exceptionnel, splendide, magistral, sont quelques adjectifs de notre belle langue qui pourraient exprimer la qualité du coup de pinceau de Ségur. C'est assurément l'une des plus belles bd disponibles sur le marché.
Côté scénario, c'est original et poétique (d'après une nouvelle de Pierre Bettencourt) mais l'adaptation n'est pas toujours très heureuse. C'est un peu décousu parfois, trop elliptique peut-être. Le découpage, en revanche, est très bon, mais peut-être est-ce dû à Ségur.
Au total, on n'est pas passé loin du chef d'oeuvre. C'est le cas pour le dessin, mais l'histoire est un ton au-dessous (ce qui reste tout à fait honorable) malgré une originalité charmeuse. Il demeure que cet album est digne de figurer dans votre bédéthèque, et en bonne place s'il vous plaît.
Et dire que cette série était la première publication de Thierry Robin! Quel dessin magnifique, quelle mise en page! C'est haut en couleurs. Certaines planches sont absolument magnifiques.
Côté scénario, les trois premiers tomes sont très réussis, je serais même prêt à leur donner 5 étoiles. Malheureusement la conclusion du dernier tome me laisse un peu dubitatif. Elle consiste en un changement de ton radical qui n'est pas, à mon avis, des plus heureux. Robin à voulu surprendre, mais du coup, on a l'impression qu'il nie le côté "conte" des trois premiers tomes. J'aimais cette simplicité et ce classicisme, la fin vient remettre en cause trop de choses à mon goût. Elle est intéréressante, mais ne me plaît qu'à moitié. J'aurais préféré une fin plus classique, ce n'est pourtant pas mon penchant naturel, mais une fin moderne pour conclure un récit très classique ne donne pas l'impression que l'auteur maîtrise réellement son récit. Une seconde lecture sera nécessaire pour me faire un avis définitif sur cette fin.
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Déogratias
J'aime beaucoup de dessin de Stassen, ses personages un peu "bonhommes", son gros trait et ses couleurs élégantes. Avec cet album qui traite d'un sujet difficile (le génocide Rwandais), il prends des risques et s'en sort bien. Il n'affronte pas la violence de face mais met en scène, avec un brin de fantastique, une fable qui met en évidence les corresponsabilités de différents acteurs de ce drame. Le propos est pertinent... Quant à la lisibilité que certains ont critiqués plus bas. Je vous rassure, c'est un album très simple à suivre. Certains n'ont peut-être pas remarqué que le passé était facile à discerner du présent. Les cases concernant le passé sont entourées d'un trait noir, les autres non. Passé quelques pages, on comprends assez vite la logique narrative de l'album. A lire!
Donjon Zenith
Qu'est-ce que c'est drôle! Je n'aime pas l'héroïc fantasy, les récits se ressemblent souvent trop et les scénaristes se contentent trop souvent de faire du sous-Tolkein et les dessinateurs du sous-Loisel. Mais le genre revisité par Sfar et Trondheim, c'est quelque chose! Sans rire, il y a beaucoup plus d'idées dans cette série que dans les 9/10eme des séries du genre qui se prennent au sérieux. Certains feraient bien d'en prendre de la graine...
Le Cycle de Cyann
Bourgeon nous fait découvrir à travers ce cycle deux mondes très différents: une ville grouillante de monde et un désert sauvage et inquiétant. Deux univers graphiques que l'on découvre en suivant une fine équipe qui ne sait pas encore dans quoi elle s'est engagée...
La Geste des Chevaliers Dragons
La base somme toute classique de l'histoire (les vierges et les dragons...) pouvait faire craindre un scénario banal. Ce n'est pas le cas, et on reste accroché jusqu'au bout par cette histoire, suspendu il est vrai au fabuleux dessin de Varanda. Mais pourquoi un one-shot? L'histoire aurait bien mérité deux tomes.
Jérôme Moucherot
Des assurances surréalistes, des parcours dans une jungle surréalistes, des clients tous aussi bizzare dont chaque décors correspond à un phantasme, une situation qui destabiliserai presque notre brave Moucherot. Il est de tout les front, s'entraîne fort, ramène la nourriture à la maison, le Tigre du Bengale est paré contre tout les dangers ! Situations surréaliste, des aventures poétiques et parodique. Boucq est expert de la caricature, un trait saisissant l'instant d'une expression et d'un mouvement, un geste corporel. Une très bonne série !
Le Génie des alpages
Alors je conseille l'achat mais il faut être averti d'une chose : l'humour est ULTRA particulier. Lisez donc 4 ou 5 pages avant de l'acquérir, ça suffit pour se faire une idée. Je lis et relis les tomes que j'ai mais je comprends toujours rien, et j'aime ça ! Suis-je maso docteur ? On assiste à la vie d'un troupeau de brebis aux noms en "ette" qui s'occupent en lynchant des touristes ou en taquinant le bêlier. Le berger a une collec de chandails impressionante et de temps en temps un indien à vélo passe dans le ciel pour remplacer le temps qu'est pas là. Dans les alpages les mariages consanguins étaient légion, donnant naissance à des enfants légers intellectuellement, qu'on nommait les génies des alpages. Effectivement, dans cette histoire, tout le monde est barré !
L'outremangeur
Cet album a reçu le prix René Goscinny. Si vous faites un rapide sondage d'opinion parmi un échantillon de bédéphiles, vous constaterez que tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Pourtant, la collaboration entre Ferrandez et Benacquista me semble bien être une réussite. Le dessin est tout à fait à la hauteur et participe grandement à l'atmosphère du récit. Ce dernier est très psychologique. Ne vous attendez pas à des poursuites à la Starsky et Hutch ou à des séances de tirs à la Stallone ! Le héros est un flic, mais c'est surtout un être humain particulièrement tourmenté dont la souffrance est le fil rouge de l'histoire. "L'outremangeur" est le récit d'une rédemption. On a donc là un très bon album. Si vous aimez des BD comme "Le cahier bleu" de Juillard, les Tito ou même "Monsieur Jean", ne passez pas à côté de cet "Outremangeur" délicieusement humain.
Le réducteur de vitesse
C'est un de ces albums qui sollicitent le lecteur. Non, ce n'est pas du gros nez passe-partout ni du trait consensuel. Pour entrer dans "Le réducteur de vitesse", il vous faudra dépasser votre possible aversion de départ pour un graphisme original qui n'est pas très attractif. On a pu faire la même critique au "Maus" de Spiegelmann ou à "L'ascension du Haut-Mal" de David B. Ceux qui les ont lu comprennent sans doute ce que ce parallèle implique : il faut un petit effort pour entrer dans leur univers, mais on est sacrément récompensé. Christophe Blain se lit de même. L'auteur a servi dans la marine. "Le réducteur de vitesse" n'est pas une autobiographie, mais Blain s'inspire de personnages réels pour donner vie à son équipage (le médecin blagueur par exemple). Le scénario est extrêmement original : on a rarement lu en BD les aventures d'un appelé qui vomit systématiquement ses tripes quand la mer tangue ! Original donc, mais aussi sacrément bien mené sur 76 planches. Hé oui. Fan des 44 pages et de la BD vue et revue, ne jetez pas trop vite la pierre à Christophe Blain car son travail mérite vraiment le coup d'oeil. Et puis, on est chez Dupuis, l'éditeur des "Femmes en blanc" et autres BD grand public. Vous voyez bien qu'on est en terrain connu ! Et si vous êtes un bédéphile averti, réjouissez-vous de voir la collection Aire Libre s'enrichir d'un nouveau titre à sa dimension.
Le Roi des Méduses
"Le roi des méduses", c'est le retour d'un des plus talentueux dessinateurs de la fin du XXe siècle et du début de celui-ci, j'ai nommé Thierry Ségur. "Légendes des contrées oubliées" avait déjà été une bonne petite claque graphique et l'une des meilleures choses arrivées à l'heroic fantasy depuis "La quête de l'oiseau du temps". Ce nouvel album est absolument époustouflant sur le plan du dessin. Somptueux, magnifique, exceptionnel, splendide, magistral, sont quelques adjectifs de notre belle langue qui pourraient exprimer la qualité du coup de pinceau de Ségur. C'est assurément l'une des plus belles bd disponibles sur le marché. Côté scénario, c'est original et poétique (d'après une nouvelle de Pierre Bettencourt) mais l'adaptation n'est pas toujours très heureuse. C'est un peu décousu parfois, trop elliptique peut-être. Le découpage, en revanche, est très bon, mais peut-être est-ce dû à Ségur. Au total, on n'est pas passé loin du chef d'oeuvre. C'est le cas pour le dessin, mais l'histoire est un ton au-dessous (ce qui reste tout à fait honorable) malgré une originalité charmeuse. Il demeure que cet album est digne de figurer dans votre bédéthèque, et en bonne place s'il vous plaît.
Rouge de Chine
Et dire que cette série était la première publication de Thierry Robin! Quel dessin magnifique, quelle mise en page! C'est haut en couleurs. Certaines planches sont absolument magnifiques. Côté scénario, les trois premiers tomes sont très réussis, je serais même prêt à leur donner 5 étoiles. Malheureusement la conclusion du dernier tome me laisse un peu dubitatif. Elle consiste en un changement de ton radical qui n'est pas, à mon avis, des plus heureux. Robin à voulu surprendre, mais du coup, on a l'impression qu'il nie le côté "conte" des trois premiers tomes. J'aimais cette simplicité et ce classicisme, la fin vient remettre en cause trop de choses à mon goût. Elle est intéréressante, mais ne me plaît qu'à moitié. J'aurais préféré une fin plus classique, ce n'est pourtant pas mon penchant naturel, mais une fin moderne pour conclure un récit très classique ne donne pas l'impression que l'auteur maîtrise réellement son récit. Une seconde lecture sera nécessaire pour me faire un avis définitif sur cette fin.