Le premier tome est vraiment génial : frais, sympa, drôle. On ne peut que craquer devant l'humour du papa, les bêtises des deux petits derniers ou l'intelligence du chien.
Et puis c'est mon cadeau pour les mamans attendant un bébé : ça marche à tout les coups, celles qui aiment les BD comme les autres adorent celle-là.
La suite est nettement un niveau au dessous, on reste attaché par principe à Marion et à sac-à-puce, mais l'histoire est moins bien ficelée.
Je vais me faire tirer dessus à boulets rouges par les puristes de l'Incal mais je préfère la recolorisation faites pour les US que l'originale. Elle est certes plus terne mais je trouve que ça passe vachement mieux. J'ai toujours trouvé que les couleurs de l'Incal, très flashy, rendaient le dessin très confus et pas agréable. Bon, ceci dit, je reconnais que je ne suis pas un aficionado de la première heure et je préfère même Avant l'Incal au cycle mère. Il est par contre très décevant qu'on ait rhabillé tout le monde pour cause de puritanisme US.
Sinon l'histoire en elle même est bien délirante mais moins mystique que l'Incal (et c'est sans doute ce que j'apprécie) qui part un peu en vrille sur la fin. La succession de Moebius n'était pas évidente et Janjetov s'en sort plus que bien.
Autant il y a des vieux albums soporifiques (Le fils de Barbe Rouge par exemple) autant certains autres sont géniaux (le dyptique du vaisseau fantome); les changements de dessinateurs ont enlevé un peu de cohérence à l'ensemble mais n'ont pas empéché de grands albums de voir le jour. Les 4 qui se passent chez les Ottomans sont grandioses avec un album "Le vaisseau de l'enfer" fabuleux. Faut aimer le style mais dans la piraterie, après Bouffe Doublons, c'est ce qu'on fait de mieux. Faut peut-être pas avoir la collection entière mais quelques albums sont indispensables. Et puis franchement, vu le nombre d'années écoulées, ça a quand même bien vieilli (dans le bon sens). Les Michel Vaillant et autres Buck Danny tiennent moins bien le coup.
J'ai toujours beaucoup de plaisir à lire la série des Donjon.
Les auteurs font preuve ici encore une fois de leur débordante imagination, on découvre les origines du gardien et de ses amis, la mystérieuse Alexandra et tout un univers dont on se demande s'il a des limites !
L'humour y est toujours aussi présent.
Le concept ne s'épuise pas !
Au départ, une très bonne idée, faire une bonne soeur totalement atypique, et au final, une très bonne BD !!Maester est un maitre en son genre : les dessins noir et blanc très soignés bourrés de détails hilarants et de références. On peut relire la BD 3 fois de suite, on trouvera toujours quelque chose en arrière plan qu'on avait pas vu, ou un pov' jeu de mot bien lourd mais bien marrant.
Certains trouvent réducteurs de lier les animaux aux personnalités qu'on leur prèterait naturellement (les reptiles sont méchants, les chiens et chats sont gentils), moi je trouve ça plutôt normal et ça me séduit même assez. "Blacksad" respecte complètement les codes du film noir; ce relatif manque d'originalité sur le choix des animaux me parait donc être en droite ligne avec ce parti pris. Moi, j'aime bien parce que je ressens ici la même ambiance que dans les meilleurs films du genre: on s'attend à voir débarquer Philip Marlowe au coin d'un case; ça sent l'odeur humide du feutre mou et le tabac froid.
Le dessin est asbsolument superbe, dense mais dynamique et si le tome 1 n'a pas été beaucoup plus qu'un coup de bambou graphique, le 2 ajoute à cela un scénario à la hauteur. L'intrigue policière, quoique très correcte, n'est une nouvelle fois pas extrêmement originale. Par contre elle prend place sur une ambiance étouffante de racisme et de groupuscule d'extrème-droite plus ou moins légal et c'est une franche réussite. L'album de la confirmation mais il manque un poil d'originalité à l'ensemble pour le 5 étoiles; on n'en est vraiment pas loin ceci dit.
Luz, auteur de l'excellent Les Mégret Gèrent la Ville nous refait là une BD sur le meme principe : Un personnage public qu'il n'aime que tres peu (c'est un doux euphemisme...) (et au passage que je n'apprecie guere plus) dans sa pseudo vie de tous les jours, sa vie tournée au ridicule, exagérée de toutes la manieres possibles. Plus elle sont ridicules, meilleurs c'est :)
je suis obligé de constater que cet album n'est pas aussi corrosif que celui sur les megret.
le personnage en lui meme est beaucoup moins drole, la caricature n'etait donc pas evidente.
ceci dit, Luz met d'avantage l'accent sur le coté social de son oeuvre. Chaque histoire comporte son petit message plus ou moins politisé, sans moralisme malsain, mais toujours avec humour. A la limite, ce ne peux gener que les personnes ayant un avis opposé au sien, mais ceux là ne lisent pas ses albums, ni le Charlie Hebdo (dans lequel est apparu Monsieur le Baron pour la premiere fois)
et puis, je dois avouer que j'adore le style de Luz. Aussi bien son style de dessin, que son style scenaristique.
les mises en scenes sont generalement excellentes, meme quand l'idée de depart du strip est assez moyenne.
bref, à lire pour se marrer de ce gros con qu'est Ernest. Pour une fois qu'il nous fait rire, profitons en !
La seconde merveille de Cosey. Ce n'est pas aussi proche de la perfection que Saigon-hanoi, mais l'histoire est plus riche. Les problèmes abordés sont souvent graves, mais cela ne se ressent jamais comme une oppression mais plutot comme une douce tristesse.
Le bonheur qui transparait est toujours aussi présent: un bonheur qui ne se laisse pas ternir par les détails matériels.
Le souci du détail est toujours aussi présent et on ne finit pas de découvrir que chaque détail, du dessin ou de l'histoire est pensé. De longues pages se passent même de paroles sans que cela en souffre. L'avant dernière page est aussi une superbe réussite.
Encore une belle histoire à ne pas mettre de côté.
Une bien belle BD, ma foi. Le dessin tout d'abord est assez particulier et très personnel. Son aspect parfois leger et un peu caricatural, agrémenté de perspectives audacieuses et coloré de manière magnifique (surtout dans le premier) donne une force incroyable aux personnages. C'est magique, et bien que ce ne soit pas un de mes genres favoris, je suis envouté par ce conte grâce, surtout à la façon dont le personnages du marquis est traité.
Cette série est une référence. C'est par là que j'ai découvert l'oeuvre d'Andreas. Il y a une inventivité impressionnante et bien que l'on parte parfois dans tous les sens un souci de donner une cohérence (parfois, il faut chercher un peu tout de même).
On retrouve aussi les qualités artistiques, plus dans le découpage et les prises de vue hallucinantes choisies que dans le dessin lui-même. Le dessin est quand même très bon.
Certains passages sont même vraiment mythique. Si vous n'avez pas peur de l'étrange plongez vous dans ce monde impressionnant qui donne un peu le vertige. Une expérience inoubliable.
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Sac à puces
Le premier tome est vraiment génial : frais, sympa, drôle. On ne peut que craquer devant l'humour du papa, les bêtises des deux petits derniers ou l'intelligence du chien. Et puis c'est mon cadeau pour les mamans attendant un bébé : ça marche à tout les coups, celles qui aiment les BD comme les autres adorent celle-là. La suite est nettement un niveau au dessous, on reste attaché par principe à Marion et à sac-à-puce, mais l'histoire est moins bien ficelée.
Avant l'Incal
Je vais me faire tirer dessus à boulets rouges par les puristes de l'Incal mais je préfère la recolorisation faites pour les US que l'originale. Elle est certes plus terne mais je trouve que ça passe vachement mieux. J'ai toujours trouvé que les couleurs de l'Incal, très flashy, rendaient le dessin très confus et pas agréable. Bon, ceci dit, je reconnais que je ne suis pas un aficionado de la première heure et je préfère même Avant l'Incal au cycle mère. Il est par contre très décevant qu'on ait rhabillé tout le monde pour cause de puritanisme US. Sinon l'histoire en elle même est bien délirante mais moins mystique que l'Incal (et c'est sans doute ce que j'apprécie) qui part un peu en vrille sur la fin. La succession de Moebius n'était pas évidente et Janjetov s'en sort plus que bien.
Barbe-Rouge
Autant il y a des vieux albums soporifiques (Le fils de Barbe Rouge par exemple) autant certains autres sont géniaux (le dyptique du vaisseau fantome); les changements de dessinateurs ont enlevé un peu de cohérence à l'ensemble mais n'ont pas empéché de grands albums de voir le jour. Les 4 qui se passent chez les Ottomans sont grandioses avec un album "Le vaisseau de l'enfer" fabuleux. Faut aimer le style mais dans la piraterie, après Bouffe Doublons, c'est ce qu'on fait de mieux. Faut peut-être pas avoir la collection entière mais quelques albums sont indispensables. Et puis franchement, vu le nombre d'années écoulées, ça a quand même bien vieilli (dans le bon sens). Les Michel Vaillant et autres Buck Danny tiennent moins bien le coup.
Donjon Potron-minet
J'ai toujours beaucoup de plaisir à lire la série des Donjon. Les auteurs font preuve ici encore une fois de leur débordante imagination, on découvre les origines du gardien et de ses amis, la mystérieuse Alexandra et tout un univers dont on se demande s'il a des limites ! L'humour y est toujours aussi présent. Le concept ne s'épuise pas !
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Au départ, une très bonne idée, faire une bonne soeur totalement atypique, et au final, une très bonne BD !!Maester est un maitre en son genre : les dessins noir et blanc très soignés bourrés de détails hilarants et de références. On peut relire la BD 3 fois de suite, on trouvera toujours quelque chose en arrière plan qu'on avait pas vu, ou un pov' jeu de mot bien lourd mais bien marrant.
Blacksad
Certains trouvent réducteurs de lier les animaux aux personnalités qu'on leur prèterait naturellement (les reptiles sont méchants, les chiens et chats sont gentils), moi je trouve ça plutôt normal et ça me séduit même assez. "Blacksad" respecte complètement les codes du film noir; ce relatif manque d'originalité sur le choix des animaux me parait donc être en droite ligne avec ce parti pris. Moi, j'aime bien parce que je ressens ici la même ambiance que dans les meilleurs films du genre: on s'attend à voir débarquer Philip Marlowe au coin d'un case; ça sent l'odeur humide du feutre mou et le tabac froid. Le dessin est asbsolument superbe, dense mais dynamique et si le tome 1 n'a pas été beaucoup plus qu'un coup de bambou graphique, le 2 ajoute à cela un scénario à la hauteur. L'intrigue policière, quoique très correcte, n'est une nouvelle fois pas extrêmement originale. Par contre elle prend place sur une ambiance étouffante de racisme et de groupuscule d'extrème-droite plus ou moins légal et c'est une franche réussite. L'album de la confirmation mais il manque un poil d'originalité à l'ensemble pour le 5 étoiles; on n'en est vraiment pas loin ceci dit.
Monsieur le Baron
Luz, auteur de l'excellent Les Mégret Gèrent la Ville nous refait là une BD sur le meme principe : Un personnage public qu'il n'aime que tres peu (c'est un doux euphemisme...) (et au passage que je n'apprecie guere plus) dans sa pseudo vie de tous les jours, sa vie tournée au ridicule, exagérée de toutes la manieres possibles. Plus elle sont ridicules, meilleurs c'est :) je suis obligé de constater que cet album n'est pas aussi corrosif que celui sur les megret. le personnage en lui meme est beaucoup moins drole, la caricature n'etait donc pas evidente. ceci dit, Luz met d'avantage l'accent sur le coté social de son oeuvre. Chaque histoire comporte son petit message plus ou moins politisé, sans moralisme malsain, mais toujours avec humour. A la limite, ce ne peux gener que les personnes ayant un avis opposé au sien, mais ceux là ne lisent pas ses albums, ni le Charlie Hebdo (dans lequel est apparu Monsieur le Baron pour la premiere fois) et puis, je dois avouer que j'adore le style de Luz. Aussi bien son style de dessin, que son style scenaristique. les mises en scenes sont generalement excellentes, meme quand l'idée de depart du strip est assez moyenne. bref, à lire pour se marrer de ce gros con qu'est Ernest. Pour une fois qu'il nous fait rire, profitons en !
Le Voyage en Italie
La seconde merveille de Cosey. Ce n'est pas aussi proche de la perfection que Saigon-hanoi, mais l'histoire est plus riche. Les problèmes abordés sont souvent graves, mais cela ne se ressent jamais comme une oppression mais plutot comme une douce tristesse. Le bonheur qui transparait est toujours aussi présent: un bonheur qui ne se laisse pas ternir par les détails matériels. Le souci du détail est toujours aussi présent et on ne finit pas de découvrir que chaque détail, du dessin ou de l'histoire est pensé. De longues pages se passent même de paroles sans que cela en souffre. L'avant dernière page est aussi une superbe réussite. Encore une belle histoire à ne pas mettre de côté.
Le Roi Cyclope
Une bien belle BD, ma foi. Le dessin tout d'abord est assez particulier et très personnel. Son aspect parfois leger et un peu caricatural, agrémenté de perspectives audacieuses et coloré de manière magnifique (surtout dans le premier) donne une force incroyable aux personnages. C'est magique, et bien que ce ne soit pas un de mes genres favoris, je suis envouté par ce conte grâce, surtout à la façon dont le personnages du marquis est traité.
Rork
Cette série est une référence. C'est par là que j'ai découvert l'oeuvre d'Andreas. Il y a une inventivité impressionnante et bien que l'on parte parfois dans tous les sens un souci de donner une cohérence (parfois, il faut chercher un peu tout de même). On retrouve aussi les qualités artistiques, plus dans le découpage et les prises de vue hallucinantes choisies que dans le dessin lui-même. Le dessin est quand même très bon. Certains passages sont même vraiment mythique. Si vous n'avez pas peur de l'étrange plongez vous dans ce monde impressionnant qui donne un peu le vertige. Une expérience inoubliable.