Kucek, pirate aussi couard que cupide, essaie de se dépêtrer tant bien que mal du côté de Zanzibar alors qu’il est activement recherché pour une question d’héritage et de gros sous . . . voici planté le décor.
Que dire de cette série si ce n’est qu’elle est fort sympathique et injustement trop méconnue car relativement ancienne, comme le souligne ThePatrick, mais qui ne revêt pas encore le statut de "moisi" (la bd, pas la patate ;) ).
En effet, l’histoire, sans être grandement originale (avec un final assez conventionnel), est homogène, bien construite et très agréable à suivre. Je n’ai pas eu le sentiment d’assister à une suite de péripéties mêlant des séquences confuses ou peu lisibles, contrairement à ThePatrick. L’humour, souvent présent, apporte une touche rafraîchissante et légère à l’ensemble. Concernant les personnages, Malibu est sans doute le plus attachant de par sa grande sensibilité.
Le coup de crayon d’Olivier Pont fait partie de ceux que je préfère (à l’image d’un Pierre Alary). Le trait est nerveux, précis, caricatural et très expressif. Malgré une très bonne entrée en la matière avec le premier tome, aussi bien au niveau du scénario que du dessin, le second pêche par des couleurs trop saturées et le troisième par un encrage rapide et manquant de précisions. Toutefois, ce petit bémol n’entache en rien ma très bonne impression sur cette série.
Ma note est sans doute galvaudée mais représente mon coup de coeur pour cette série et le travail des auteurs.
Voilà une petite série qui promet beaucoup. Cela faisait longtemps que je cherchais quelque chose comme ça. Enfin une histoire de samouraï avec ce qu'il faut de surnaturel et de beaux dessins...
Le dessin et la mise en couleur sont très vifs et tranchant à l'image du sabre d'Okko le héros de l'histoire. Les détails sont légions pour le plaisir de nos mirettes.
Le scénario n'est pas très original (les héros veulent retrouver Petite carpe qui a été enlevée par des méchants) mais intéressant et assez bien mené. Les personnages sont vraiment trop cool. Mon préféré est sans conteste Noburo le mystérieux géant masqué : quel look, quel charisme et quel combattant !!!!
J'ai passé un moment génial avec cette BD. Il est donc logique que j'en recommande vivement l'achat. Vivement le tome 2, j'en salive d'avance.
Très très bel album !
Comme l'ont souligné mes camarades, Renaud Dillies a utilisé un peu le même système narratif que pour son album précédent. Mais ce n'est pas un mal, bien au contraire. Car il sait, avec ses mots, ses histoires tellement simples, son graphisme si particulier, toucher les gens au plus profond. Bon, c'est sûr, la redite peut être un défaut, mais au bout de plusieurs albums, pas de deux...
Vraiment, on se sent concerné par cette sensation de vide immense que Sumato vit à la fin de l'album. On aime ces petits instants de grâce distillés dans l'album, cette histoire primesautière de deux potes qui croient en leur destinée, en leur passion.
Renaud, veux-tu m'épouser ? Comment ça, je suis déjà marié ? ;)
Sandman, un être étrange et tourmenté, mène ses enquêtes avec détermination dans le New-york fin 1930. D'emblée ce personnage n'est pas un super héros, il s'affuble d'un masque à gaz et possède quelques gadgets mais il n'a rien d'un surhomme ni d'un athlète. Ce n'est pas non plus un "vigilante" sans pitié, c'est juste un homme qui fait ça pour fuir ses cauchemars.
L'univers de cette BD est très réussi, les crimes commis sont vraiment sordides, souvent ceux-ci sont perpétrés par des personnages ambigus et les victimes sont pratiquement toujours membres des hautes sphères de la société. Cette société d'ailleurs composée de gens au passé plus ou moins trouble n'est pas épargnée dans le récit.
Les divers personnages sont tous assez travaillés, certains sont énigmatiques et les relations qui naissent entre eux sont toujours intelligemment introduites.
Les scénarios sont captivants et vraiment bien menés, seul le découpage m'a paru parfois étrange sautant d'une scène à une autre de façon un peu trop brusque.
Les dessins de cette BD sont loin d'être des chefs-d'oeuvre c'est clair, moi ça ne me gène pas. Et puis ce choix pour les dessins n'est peut être pas anodin, les personnages sont dessinés de façon à paraître laids, souvent les traits sont exagérément tirés, je trouve que ça renforce le côté un peu puant de ce monde.
Avec cette BD lue sans conviction je m'attendais à du "sans plus", et j'ai eu une agréable surprise, j'ai bien aimé ces "Mystérieuses enquêtes". Particulièrement le deuxième volume qui met en scène le milieu gay féminin, c'est assez inédit dans ce genre de BD et même si l'intrigue dans ce tome est un banal "rape and revenge" je l'ai trouvé agréable à lire.
Allez un 4/5, c'est dommage que cette série ne soit plus éditée en France.
Elle ne pleure pas, elle chante est une véritable baffe. Une baffe scénaristique, une histoire, que dis-je, un cri, une révolte, une vengeance, la souffrance incarnée par cette fille qui a subit l'inceste et qui "vomit" son récit à ce père mourant. Un huis-clos troublant, presque un monologue, parsemés de quelques dialogues, mais surtout de silences :
La mère
- Ce n'est pas un monstre tu sais
La fille
-...
Une baffe au niveau de l'illustration, tout simplement belle. Un décalage complet entre le quotidien décrit par les dessins, nous suggérant l'immobilité, l'attente, et le texte en encadré en haut de case d'une violence inouïe, on la sent bouillir, enfin animée de vie à l'approche de la mort du bourreau. On la voit téléphoner, sortir, prendre sa voiture, tourner la clé dans le contact, conduire, etc, etc. Et le texte nous dit : "mon père a eu un accident, j'aimerai qu'il crève..."
Une palette de couleur choisie aussi pour effectuer ce décalage, couleurs chaudes, parfois le choix des ombres chinoises accentue le coté dramatique du monologue.
Un album tiré d'un roman autobiographique. L'auteur fait une très belle préface que je vous invite à lire.
Les deux auteurs ont su capter ce cri, cette douleur avec une force et une sensibilité qui font de cette bd, un album tout en sensibilité, à fleur de peau.
Cet album est vraiment bien : les graphismes me plaisent énormément, tant par le jeu des couleurs que par la précision des dessins. La mise en page est assez originale, comme je l'aime. L'histoire, sans être exceptionnelle reste prenante. Et la lecture de l'opus terminé, j'ai vraiment eu envie de lire la suite.
Pour éclairer un "posteur" précédent, Hub n'est pas un nouveau. Sous ce pseudo se cache le dessinateur de Kazandou, un Manga lyonnais (si, si) du milieu des années 90. J'avais déjà adoré cette BD sauf qu'il s'est arrêté avant la fin et que la série n'est pas complète. J’espère que sans nous faire une série commerciale à multiples rallonges, il parviendra cette fois à achever son oeuvre.
Cette BD est vraiment un délice, les dessins sont vraiment superbes et je trouve que la version rééditée en couleur renforce encore plus l’histoire et permet d’éclaircir les pages. En effet les planches sont plutôt chargées et pour cela je trouvais la version noir&blanc particulièrement difficile à lire.
Il est clair qu’il est difficile de la classer sous un genre, mais je peux dire que c’est un mélange de seigneur des anneaux (pour les lieux), d’odyssée de l’espace et de Matrix (l’élu qui doute de l’être !)
En plus l’histoire se termine en seulement 3 tomes (1 seul en N&B)!
Enfin bref, achat chaudement recommandé.
"Mary la Noire" est un diptyque envoûtant.
On est porté par cette histoire touchante, aux allures de contes. D’ailleurs, le duo formé par Rodolphe & Florence Magnin n’est pas étranger à la réussite de cette courte série. En effet, ces deux auteurs se complètent à la perfection, le récit onirique de Rodolphe se mariant fort bien avec la touche de poésie apportée par les planches de la talentueuse Florence Magnin.
Le final m’a paru un peu précipité mais n’entache en rien la qualité de cette série, bien au contraire !
Il me reste à lire "L’autre monde" des mêmes auteurs, qu’il me tarde de découvrir !
J'ai vraiment beaucoup aimé poulet aux prunes. Décidément, la façon qu'a Marjane Satrapi de raconter ses histoires me touche particulièrement. On pouvait craindre qu'après Persepolis elle n'ait plus grand chose à raconter, grave erreur ! Poulet aux prunes est là pour nous le prouver.
Ici, la construction de récit est intelligente et rigoureuse, avec une progression dramatique parfaitement maîtrisée, et les personnages sont bien caractérisés, attachants. Le dramatique cotoie le comique de façon équilibrée, comme dans Persepolis, pour finalement faire de ce poulet aux prunes un récit doux amer émouvant, étonnant, original.
Vraiment une très bonne BD.
Futur classique ! Un premier album très prometteur, à base de manipulation, dans un cadre historique et géographique propice aux intrigues. Car Jean Dufaux prouve, une fois de plus, son talent pour des histoires passionnantes, des jeux de miroir...
Espérons que les différents éléments aperçus dans ce premier tome trouveront leur compte dans le second. En tous les cas, le graphisme de Martin Jamar, tour à tour proche d'un Juillard et du style Vécu, est très bon.
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Kucek
Kucek, pirate aussi couard que cupide, essaie de se dépêtrer tant bien que mal du côté de Zanzibar alors qu’il est activement recherché pour une question d’héritage et de gros sous . . . voici planté le décor. Que dire de cette série si ce n’est qu’elle est fort sympathique et injustement trop méconnue car relativement ancienne, comme le souligne ThePatrick, mais qui ne revêt pas encore le statut de "moisi" (la bd, pas la patate ;) ). En effet, l’histoire, sans être grandement originale (avec un final assez conventionnel), est homogène, bien construite et très agréable à suivre. Je n’ai pas eu le sentiment d’assister à une suite de péripéties mêlant des séquences confuses ou peu lisibles, contrairement à ThePatrick. L’humour, souvent présent, apporte une touche rafraîchissante et légère à l’ensemble. Concernant les personnages, Malibu est sans doute le plus attachant de par sa grande sensibilité. Le coup de crayon d’Olivier Pont fait partie de ceux que je préfère (à l’image d’un Pierre Alary). Le trait est nerveux, précis, caricatural et très expressif. Malgré une très bonne entrée en la matière avec le premier tome, aussi bien au niveau du scénario que du dessin, le second pêche par des couleurs trop saturées et le troisième par un encrage rapide et manquant de précisions. Toutefois, ce petit bémol n’entache en rien ma très bonne impression sur cette série. Ma note est sans doute galvaudée mais représente mon coup de coeur pour cette série et le travail des auteurs.
Okko
Voilà une petite série qui promet beaucoup. Cela faisait longtemps que je cherchais quelque chose comme ça. Enfin une histoire de samouraï avec ce qu'il faut de surnaturel et de beaux dessins... Le dessin et la mise en couleur sont très vifs et tranchant à l'image du sabre d'Okko le héros de l'histoire. Les détails sont légions pour le plaisir de nos mirettes. Le scénario n'est pas très original (les héros veulent retrouver Petite carpe qui a été enlevée par des méchants) mais intéressant et assez bien mené. Les personnages sont vraiment trop cool. Mon préféré est sans conteste Noburo le mystérieux géant masqué : quel look, quel charisme et quel combattant !!!! J'ai passé un moment génial avec cette BD. Il est donc logique que j'en recommande vivement l'achat. Vivement le tome 2, j'en salive d'avance.
Sumato
Très très bel album ! Comme l'ont souligné mes camarades, Renaud Dillies a utilisé un peu le même système narratif que pour son album précédent. Mais ce n'est pas un mal, bien au contraire. Car il sait, avec ses mots, ses histoires tellement simples, son graphisme si particulier, toucher les gens au plus profond. Bon, c'est sûr, la redite peut être un défaut, mais au bout de plusieurs albums, pas de deux... Vraiment, on se sent concerné par cette sensation de vide immense que Sumato vit à la fin de l'album. On aime ces petits instants de grâce distillés dans l'album, cette histoire primesautière de deux potes qui croient en leur destinée, en leur passion. Renaud, veux-tu m'épouser ? Comment ça, je suis déjà marié ? ;)
Les Mystérieuses enquêtes de Sandman
Sandman, un être étrange et tourmenté, mène ses enquêtes avec détermination dans le New-york fin 1930. D'emblée ce personnage n'est pas un super héros, il s'affuble d'un masque à gaz et possède quelques gadgets mais il n'a rien d'un surhomme ni d'un athlète. Ce n'est pas non plus un "vigilante" sans pitié, c'est juste un homme qui fait ça pour fuir ses cauchemars. L'univers de cette BD est très réussi, les crimes commis sont vraiment sordides, souvent ceux-ci sont perpétrés par des personnages ambigus et les victimes sont pratiquement toujours membres des hautes sphères de la société. Cette société d'ailleurs composée de gens au passé plus ou moins trouble n'est pas épargnée dans le récit. Les divers personnages sont tous assez travaillés, certains sont énigmatiques et les relations qui naissent entre eux sont toujours intelligemment introduites. Les scénarios sont captivants et vraiment bien menés, seul le découpage m'a paru parfois étrange sautant d'une scène à une autre de façon un peu trop brusque. Les dessins de cette BD sont loin d'être des chefs-d'oeuvre c'est clair, moi ça ne me gène pas. Et puis ce choix pour les dessins n'est peut être pas anodin, les personnages sont dessinés de façon à paraître laids, souvent les traits sont exagérément tirés, je trouve que ça renforce le côté un peu puant de ce monde. Avec cette BD lue sans conviction je m'attendais à du "sans plus", et j'ai eu une agréable surprise, j'ai bien aimé ces "Mystérieuses enquêtes". Particulièrement le deuxième volume qui met en scène le milieu gay féminin, c'est assez inédit dans ce genre de BD et même si l'intrigue dans ce tome est un banal "rape and revenge" je l'ai trouvé agréable à lire. Allez un 4/5, c'est dommage que cette série ne soit plus éditée en France.
Elle ne pleure pas, elle chante
Elle ne pleure pas, elle chante est une véritable baffe. Une baffe scénaristique, une histoire, que dis-je, un cri, une révolte, une vengeance, la souffrance incarnée par cette fille qui a subit l'inceste et qui "vomit" son récit à ce père mourant. Un huis-clos troublant, presque un monologue, parsemés de quelques dialogues, mais surtout de silences : La mère - Ce n'est pas un monstre tu sais La fille -... Une baffe au niveau de l'illustration, tout simplement belle. Un décalage complet entre le quotidien décrit par les dessins, nous suggérant l'immobilité, l'attente, et le texte en encadré en haut de case d'une violence inouïe, on la sent bouillir, enfin animée de vie à l'approche de la mort du bourreau. On la voit téléphoner, sortir, prendre sa voiture, tourner la clé dans le contact, conduire, etc, etc. Et le texte nous dit : "mon père a eu un accident, j'aimerai qu'il crève..." Une palette de couleur choisie aussi pour effectuer ce décalage, couleurs chaudes, parfois le choix des ombres chinoises accentue le coté dramatique du monologue. Un album tiré d'un roman autobiographique. L'auteur fait une très belle préface que je vous invite à lire. Les deux auteurs ont su capter ce cri, cette douleur avec une force et une sensibilité qui font de cette bd, un album tout en sensibilité, à fleur de peau.
Okko
Cet album est vraiment bien : les graphismes me plaisent énormément, tant par le jeu des couleurs que par la précision des dessins. La mise en page est assez originale, comme je l'aime. L'histoire, sans être exceptionnelle reste prenante. Et la lecture de l'opus terminé, j'ai vraiment eu envie de lire la suite. Pour éclairer un "posteur" précédent, Hub n'est pas un nouveau. Sous ce pseudo se cache le dessinateur de Kazandou, un Manga lyonnais (si, si) du milieu des années 90. J'avais déjà adoré cette BD sauf qu'il s'est arrêté avant la fin et que la série n'est pas complète. J’espère que sans nous faire une série commerciale à multiples rallonges, il parviendra cette fois à achever son oeuvre.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Cette BD est vraiment un délice, les dessins sont vraiment superbes et je trouve que la version rééditée en couleur renforce encore plus l’histoire et permet d’éclaircir les pages. En effet les planches sont plutôt chargées et pour cela je trouvais la version noir&blanc particulièrement difficile à lire. Il est clair qu’il est difficile de la classer sous un genre, mais je peux dire que c’est un mélange de seigneur des anneaux (pour les lieux), d’odyssée de l’espace et de Matrix (l’élu qui doute de l’être !) En plus l’histoire se termine en seulement 3 tomes (1 seul en N&B)! Enfin bref, achat chaudement recommandé.
Mary la Noire
"Mary la Noire" est un diptyque envoûtant. On est porté par cette histoire touchante, aux allures de contes. D’ailleurs, le duo formé par Rodolphe & Florence Magnin n’est pas étranger à la réussite de cette courte série. En effet, ces deux auteurs se complètent à la perfection, le récit onirique de Rodolphe se mariant fort bien avec la touche de poésie apportée par les planches de la talentueuse Florence Magnin. Le final m’a paru un peu précipité mais n’entache en rien la qualité de cette série, bien au contraire ! Il me reste à lire "L’autre monde" des mêmes auteurs, qu’il me tarde de découvrir !
Poulet aux Prunes
J'ai vraiment beaucoup aimé poulet aux prunes. Décidément, la façon qu'a Marjane Satrapi de raconter ses histoires me touche particulièrement. On pouvait craindre qu'après Persepolis elle n'ait plus grand chose à raconter, grave erreur ! Poulet aux prunes est là pour nous le prouver. Ici, la construction de récit est intelligente et rigoureuse, avec une progression dramatique parfaitement maîtrisée, et les personnages sont bien caractérisés, attachants. Le dramatique cotoie le comique de façon équilibrée, comme dans Persepolis, pour finalement faire de ce poulet aux prunes un récit doux amer émouvant, étonnant, original. Vraiment une très bonne BD.
Double Masque
Futur classique ! Un premier album très prometteur, à base de manipulation, dans un cadre historique et géographique propice aux intrigues. Car Jean Dufaux prouve, une fois de plus, son talent pour des histoires passionnantes, des jeux de miroir... Espérons que les différents éléments aperçus dans ce premier tome trouveront leur compte dans le second. En tous les cas, le graphisme de Martin Jamar, tour à tour proche d'un Juillard et du style Vécu, est très bon.