Bonne série, particulièrement pour le premier cycle qui mériterait 5/5 à lui tout seul. Les autres cycles sont différents en terme de scénario, bien qu’il s’agisse à chaque fois d’intrigue fantastico-policière, les Albums 3, 4,5 & 6 sont beaucoup trop « surnaturels » à mon goût et perdent largement en qualité de narration. Je pense que dans l'intérêt de la série il faut revenir dans l'esprit du premier cycle.
Coté dessin : il s’améliore au fur et à mesure des livres. Le trait se précise et la mise en couleur est tout à fait en harmonie avec ce genre d’histoire.
Le petit conseil : acheter 1&2 les yeux fermés ; si vous aimez l’histoire du 3&4, vous aimerez très certainement 5&6
Ajout du 10/11/06 : Le 4ieme cycle commence en toute beauté avec cet album « wintertime ». La lecture est vraiment captivante. Je sens que quelques très anciens problèmes de familles de nos héros vont resurgir tout en étant mêlé à une intrigue de momie Egyptienne ! Pas compliqué du tout ! Franchement c’est bien, vivement la suite !
Plus de 60 ans d'action et de bonne humeur.
Franquin 1er le Grand reste LE dessinateur de cette série. Il fut aidé par bon nombre de grandes signatures dont Greg.
Tome & Janry réussirent à en garder très souvent l'esprit en dignes héritiers.
Fournier eut bien du mérite de passer après Franquin et ne s'en est pas si mal tiré.
Munuera et Morvan posent leurs marques dans un 1er album correct mais peu folichon.
Yves Chaland fit une tentative nostalgique et design.
Nic Broca & Cauvin, mieux vaut en rire qu'en pleurer...
Jijé inventa Fantasio, dessinait trop vieillot mais fut le maître du maître (Franquin).
Luc Lafnet n'est connu que des collectionneurs fous.
Idem pour Henri Gillain.
Quant au créateur initial, Rob-Vel... ben, euh... Il eut le mérite de créer le perso...
Machine qui rêve est un album à part, une tentative bien faite mais qui heurta la plupart des lecteurs. Dommage...
Spirou est une BD indispensable à tout bédéphile. Certains albums restent des summums (le nid, Z etc...). D'autres volumes (je songe à ceux de Nic Broca) me font mal au coeur pour Spirou :(
Pourquoi cet homme se laisse dépérir ? Toute la question est là dans cet album. Bien sûr, au premier abord, on pense tous que c'est à cause de la perte de son Tar, mais la narration de ces huit jours, nous donne petit à petit d'autres indices, plus subtils, plus forts aussi. Une histoire d'amour perdue ? Un mariage sans conviction ? Une famille non aimante ? Le tar est évidemment qu'une excuse, mais la perte d'envie est réel. Au travers d'anecdotes de la vie passée, présente et future de cet homme, Marjane Satrapi fait passé un message : le fameux carpe diem, pour ne pas par la suite regretter sa vie (cela fait un peu Cercle des poètes disparus la !).
Une Illustration à la "Satrapi", en quelques coups de crayons, elle chope parfaitement les expressions et les attidudes de ses personnages et nous les rend attachant bien au-delà du scénario.
Bref, du bon Satrapi, à ne pas bouder !
Note approximative : 3.5/5
A la lecture des 3 premiers chapitres de cette BD, j'étais complètement sous le charme.
Le dessin est beau, tout simplement beau. Il n'est pas "épatant" à mes yeux comme certains dessins plus proches de tableaux de peinture que de dessins BD (je pense par exemple à La Vengeance du Comte Skarbek de Rosinski) mais il est très beau et très agréable à lire.
Quant à l'histoire, elle se laisse couler, comme un poème, comme un rêve, comme une évasion sur une île que personnellement je trouverais paradisiaque (Prado est galicien, je suis d'origine bretonne, on doit avoir les mêmes fantasmes d'île abandonnée, de phare dominant une mer changeante, etc...).
Mais à partir du chapitre 4 arrive un peu d'action et ça a, d'une certaine manière, brisé le charme pour moi. S'en suit une intrigue qui devient un peu plus terre à terre, avec engueulades, incompréhensions, drames. Je trouvais ça pas mal mais j'étais nettement moins charmé.
Et puis vient la fin, ajoutant une dose de fantastique (ou de poésie comme vous le voudrez). Je n'ai pas trouvé cette fin mauvaise mais je l'ai finalement trouvée un peu simple, sans grand bouleversement comme la citation de Borges en début d'album aurait pu me le faire espérer. En tant que grand lecteur de SF-Fantastique, disons que cette fin m'a semblé presque facile.
Globalement, j'ai bien aimé cet album, je l'ai trouvé très beau, j'ai vraiment été charmé par le début. Mais il me reste au final une impression d'oeuvre qui aurait pu être nettement meilleure si elle avait été encore plus loin dans la poésie uniquement sans s'embarrasser de la part d'"action" trop terre à terre des chapitre 4 et 5.
Autant prévenir de suite. J’ai longuement hésité entre 3 et 4 étoiles. Le moins que je puisse dire c’est qu’il s’agit d’une bd costaude qu’il faut savoir apprivoiser. Ce n’est pas très compliqué à lire, remarquez, on entre dedans facilement, mais il n’est pas aisé de savoir quand on en ressort. Je crois avoir une interprétation de cette histoire absurde mais j’imagine qu’il doit en exister d’autre… Le style graphique de Pontarolo est très particulier, très carré, un peu froid mais esthétique, le type même de graphisme qu’on attend d’une collection comme Carrément bd. A tenter !
C'est vraiment un bon shonen, Naruto! Avec comme grande qualité à mon sens de limiter la répétitivité. On est souvent bien surpris par les gags ou la tournure des événements, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas, qu'on se laisse prendre et qu'on finit au fil de l'eau par porter dans son coeur ce petit shonen avec son petit héros. C'est vrai tout de même qu'on enchaîne combats, gags, combats, gags... mais le tout reste frais et sympathique.
J'aime beaucoup le fait que deux histoires -celle concernant le tournoi et celle concernant les villages- s'entremêlent et se répondent.
J'ai été assez gêné par le manque de clarté des dessins du début des tomes, notamment dans les scènes de combat, mais tout ceci s'améliore au fur et à mesure des tomes.
Les personnages sont supers sympathiques, tous charismatiques, ce qui fait qu'on se prend vite au jeu des relations entre les personnages.
Naruto, c'est clairement pas de la grande littérature, mais c'est une série plaisante, distrayante, sympathique et amusante. Ce qui en fait tout son charme...
Corbeyran est un auteur talentueux dont j’apprécie particulièrement sa manière d’élaborer les scénarii, reposant sur des personnages atypiques qui évoluent dans un monde à la fois farfelu et sombre mais toujours emprunt d’une note d’optimisme (la digue, Abraxas ou encore le Phalanstère). De plus, Corbeyran a su s’associer avec des dessinateurs sachant retranscrire admirablement l’atmosphère si particulier de ses récits.
L’univers de "PEST", très riche, n’est pas sans rappeler celui d’Horologiom (principe des castes et la présence de drôles d’engins). En outre, le récit, bien rodé, se suit avec intérêt.
Quant aux planches, elles fourmillent de détails grâce au soin apporté par Bouillez aux personnages ainsi qu’aux décors. Avec seulement deux albums à son actif, ce dessinateur a su imposer un style personnel très séduisant.
A lire
Le mariage du dessin et de la photographie est dans cette bd, très réussi. On entre dans le sujet de manière très aisée et grâce à la rigueur du conteur, à la précision du découpage, on "ne lâche plus l'affaire", afin d'avoir bouclé les tomes (1 et 2 pour le moment).
Le graphisme qui n'est pas pour autant un modèle du genre (pour moi, du moins), illustre bien le propos. Simple, allant à l'essentiel, il parvient à servir l'histoire aussi bien que les photographies. Et c'est important de le préciser, parce que ce n'était pas forcément évident.
La série a obtenu le prix de la bd de France infos (prix délivré à l'unanimité par un jury de 9 journalistes). Au vu de l'ensemble, ce n'est pas étonnant. La rigueur du scénar et le traitement graphique et photographique tiennent en effet, du véritable reportage.
En résumé, cette bd est un moment de lecture plein d'enseignement et à la dimension humaine remarquable.
Un incontournable pour les amateurs du genre.
C'est une très très bonne surprise, cet album. Le scénar est à la fois simple et vraiment original. Contrastant avec les éternels histoires de chevalier dressé contre le psychopathe de service, l'aventure d'Alim et des siens nous entraîne hors des sentiers battus et rebattus. En même temps, elle nous invite gentiment à réfléchir sur tous les dogmes fondant nos religions. C'est simple, sans prétention mais ça fait mouche de belle manière.
Et pour ne rien gâter, cette série qui commence est servie par un graphisme limpide et très maîtrisé et par une mise en couleur formidable. Bref, j'ai passé un moment de lecture hyper chouette et ne manquerai certainement pas la sortie du deuxième tome.
J'ai acheté cet album sans savoir de quoi il parlait, après avoir lu le sublime et terrible Colombe et la Horde du même auteur, persuadé que son talent n'était pas un accident et que j'allais encore lire un très bon (voire même excellent) bouquin. Bien m'en a pris. :)
Cet album n'a qu'un seul vrai défaut : son prix ! 28€ pour une BD, ça m'agace pas mal... Heureusement, c'est un grand format de 150 pages.
Ce type de BD relatant un voyage personnel n'est pas une exception, mais il est finalement assez ambitieux puisqu'il peut facilement devenir ennuyeux pour le lecteur. Je suis aussi enthousiaste qu'après avoir lu Le Photographe ou Clichés Beyrouth 1990 tant l'auteur a réussi à impliquer le lecteur dans son récit, dans son aventure. Il a décidé de partir réellement à l'aventure à l'autre bout du monde, loin des pseudo-aventures modernes et bourgeoises, et de tout noter et dessiner dans son petit carnet de croquis (qu'il s'est d'ailleurs fait voler sur place, argh)
Le dessin, quasi intégralement en noir & blanc (sauf quelques pages en milieu d'album, teintées d'ocre) est un peu plus réaliste que dans Colombe et la Horde, un peu plus gras aussi. J'aime beaucoup le résultat, ça ne ressemble à aucun autre style d'auteur que je connais. On peut aussi remarquer un réel effort dans la mise en scène, les cadrages sont dynamique et précis.
Cet album me confirme que Simon Hureau a un talent énorme de dessinateur et de conteur. J'achéterai ses prochains album sans me poser de question !
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Fog
Bonne série, particulièrement pour le premier cycle qui mériterait 5/5 à lui tout seul. Les autres cycles sont différents en terme de scénario, bien qu’il s’agisse à chaque fois d’intrigue fantastico-policière, les Albums 3, 4,5 & 6 sont beaucoup trop « surnaturels » à mon goût et perdent largement en qualité de narration. Je pense que dans l'intérêt de la série il faut revenir dans l'esprit du premier cycle. Coté dessin : il s’améliore au fur et à mesure des livres. Le trait se précise et la mise en couleur est tout à fait en harmonie avec ce genre d’histoire. Le petit conseil : acheter 1&2 les yeux fermés ; si vous aimez l’histoire du 3&4, vous aimerez très certainement 5&6 Ajout du 10/11/06 : Le 4ieme cycle commence en toute beauté avec cet album « wintertime ». La lecture est vraiment captivante. Je sens que quelques très anciens problèmes de familles de nos héros vont resurgir tout en étant mêlé à une intrigue de momie Egyptienne ! Pas compliqué du tout ! Franchement c’est bien, vivement la suite !
Spirou et Fantasio
Plus de 60 ans d'action et de bonne humeur. Franquin 1er le Grand reste LE dessinateur de cette série. Il fut aidé par bon nombre de grandes signatures dont Greg. Tome & Janry réussirent à en garder très souvent l'esprit en dignes héritiers. Fournier eut bien du mérite de passer après Franquin et ne s'en est pas si mal tiré. Munuera et Morvan posent leurs marques dans un 1er album correct mais peu folichon. Yves Chaland fit une tentative nostalgique et design. Nic Broca & Cauvin, mieux vaut en rire qu'en pleurer... Jijé inventa Fantasio, dessinait trop vieillot mais fut le maître du maître (Franquin). Luc Lafnet n'est connu que des collectionneurs fous. Idem pour Henri Gillain. Quant au créateur initial, Rob-Vel... ben, euh... Il eut le mérite de créer le perso... Machine qui rêve est un album à part, une tentative bien faite mais qui heurta la plupart des lecteurs. Dommage... Spirou est une BD indispensable à tout bédéphile. Certains albums restent des summums (le nid, Z etc...). D'autres volumes (je songe à ceux de Nic Broca) me font mal au coeur pour Spirou :(
Poulet aux Prunes
Pourquoi cet homme se laisse dépérir ? Toute la question est là dans cet album. Bien sûr, au premier abord, on pense tous que c'est à cause de la perte de son Tar, mais la narration de ces huit jours, nous donne petit à petit d'autres indices, plus subtils, plus forts aussi. Une histoire d'amour perdue ? Un mariage sans conviction ? Une famille non aimante ? Le tar est évidemment qu'une excuse, mais la perte d'envie est réel. Au travers d'anecdotes de la vie passée, présente et future de cet homme, Marjane Satrapi fait passé un message : le fameux carpe diem, pour ne pas par la suite regretter sa vie (cela fait un peu Cercle des poètes disparus la !). Une Illustration à la "Satrapi", en quelques coups de crayons, elle chope parfaitement les expressions et les attidudes de ses personnages et nous les rend attachant bien au-delà du scénario. Bref, du bon Satrapi, à ne pas bouder !
Trait de craie
Note approximative : 3.5/5 A la lecture des 3 premiers chapitres de cette BD, j'étais complètement sous le charme. Le dessin est beau, tout simplement beau. Il n'est pas "épatant" à mes yeux comme certains dessins plus proches de tableaux de peinture que de dessins BD (je pense par exemple à La Vengeance du Comte Skarbek de Rosinski) mais il est très beau et très agréable à lire. Quant à l'histoire, elle se laisse couler, comme un poème, comme un rêve, comme une évasion sur une île que personnellement je trouverais paradisiaque (Prado est galicien, je suis d'origine bretonne, on doit avoir les mêmes fantasmes d'île abandonnée, de phare dominant une mer changeante, etc...). Mais à partir du chapitre 4 arrive un peu d'action et ça a, d'une certaine manière, brisé le charme pour moi. S'en suit une intrigue qui devient un peu plus terre à terre, avec engueulades, incompréhensions, drames. Je trouvais ça pas mal mais j'étais nettement moins charmé. Et puis vient la fin, ajoutant une dose de fantastique (ou de poésie comme vous le voudrez). Je n'ai pas trouvé cette fin mauvaise mais je l'ai finalement trouvée un peu simple, sans grand bouleversement comme la citation de Borges en début d'album aurait pu me le faire espérer. En tant que grand lecteur de SF-Fantastique, disons que cette fin m'a semblé presque facile. Globalement, j'ai bien aimé cet album, je l'ai trouvé très beau, j'ai vraiment été charmé par le début. Mais il me reste au final une impression d'oeuvre qui aurait pu être nettement meilleure si elle avait été encore plus loin dans la poésie uniquement sans s'embarrasser de la part d'"action" trop terre à terre des chapitre 4 et 5.
Sapiens
Autant prévenir de suite. J’ai longuement hésité entre 3 et 4 étoiles. Le moins que je puisse dire c’est qu’il s’agit d’une bd costaude qu’il faut savoir apprivoiser. Ce n’est pas très compliqué à lire, remarquez, on entre dedans facilement, mais il n’est pas aisé de savoir quand on en ressort. Je crois avoir une interprétation de cette histoire absurde mais j’imagine qu’il doit en exister d’autre… Le style graphique de Pontarolo est très particulier, très carré, un peu froid mais esthétique, le type même de graphisme qu’on attend d’une collection comme Carrément bd. A tenter !
Naruto
C'est vraiment un bon shonen, Naruto! Avec comme grande qualité à mon sens de limiter la répétitivité. On est souvent bien surpris par les gags ou la tournure des événements, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas, qu'on se laisse prendre et qu'on finit au fil de l'eau par porter dans son coeur ce petit shonen avec son petit héros. C'est vrai tout de même qu'on enchaîne combats, gags, combats, gags... mais le tout reste frais et sympathique. J'aime beaucoup le fait que deux histoires -celle concernant le tournoi et celle concernant les villages- s'entremêlent et se répondent. J'ai été assez gêné par le manque de clarté des dessins du début des tomes, notamment dans les scènes de combat, mais tout ceci s'améliore au fur et à mesure des tomes. Les personnages sont supers sympathiques, tous charismatiques, ce qui fait qu'on se prend vite au jeu des relations entre les personnages. Naruto, c'est clairement pas de la grande littérature, mais c'est une série plaisante, distrayante, sympathique et amusante. Ce qui en fait tout son charme...
Pest
Corbeyran est un auteur talentueux dont j’apprécie particulièrement sa manière d’élaborer les scénarii, reposant sur des personnages atypiques qui évoluent dans un monde à la fois farfelu et sombre mais toujours emprunt d’une note d’optimisme (la digue, Abraxas ou encore le Phalanstère). De plus, Corbeyran a su s’associer avec des dessinateurs sachant retranscrire admirablement l’atmosphère si particulier de ses récits. L’univers de "PEST", très riche, n’est pas sans rappeler celui d’Horologiom (principe des castes et la présence de drôles d’engins). En outre, le récit, bien rodé, se suit avec intérêt. Quant aux planches, elles fourmillent de détails grâce au soin apporté par Bouillez aux personnages ainsi qu’aux décors. Avec seulement deux albums à son actif, ce dessinateur a su imposer un style personnel très séduisant. A lire
Le Photographe
Le mariage du dessin et de la photographie est dans cette bd, très réussi. On entre dans le sujet de manière très aisée et grâce à la rigueur du conteur, à la précision du découpage, on "ne lâche plus l'affaire", afin d'avoir bouclé les tomes (1 et 2 pour le moment). Le graphisme qui n'est pas pour autant un modèle du genre (pour moi, du moins), illustre bien le propos. Simple, allant à l'essentiel, il parvient à servir l'histoire aussi bien que les photographies. Et c'est important de le préciser, parce que ce n'était pas forcément évident. La série a obtenu le prix de la bd de France infos (prix délivré à l'unanimité par un jury de 9 journalistes). Au vu de l'ensemble, ce n'est pas étonnant. La rigueur du scénar et le traitement graphique et photographique tiennent en effet, du véritable reportage. En résumé, cette bd est un moment de lecture plein d'enseignement et à la dimension humaine remarquable. Un incontournable pour les amateurs du genre.
Alim le tanneur
C'est une très très bonne surprise, cet album. Le scénar est à la fois simple et vraiment original. Contrastant avec les éternels histoires de chevalier dressé contre le psychopathe de service, l'aventure d'Alim et des siens nous entraîne hors des sentiers battus et rebattus. En même temps, elle nous invite gentiment à réfléchir sur tous les dogmes fondant nos religions. C'est simple, sans prétention mais ça fait mouche de belle manière. Et pour ne rien gâter, cette série qui commence est servie par un graphisme limpide et très maîtrisé et par une mise en couleur formidable. Bref, j'ai passé un moment de lecture hyper chouette et ne manquerai certainement pas la sortie du deuxième tome.
Palaces
J'ai acheté cet album sans savoir de quoi il parlait, après avoir lu le sublime et terrible Colombe et la Horde du même auteur, persuadé que son talent n'était pas un accident et que j'allais encore lire un très bon (voire même excellent) bouquin. Bien m'en a pris. :) Cet album n'a qu'un seul vrai défaut : son prix ! 28€ pour une BD, ça m'agace pas mal... Heureusement, c'est un grand format de 150 pages. Ce type de BD relatant un voyage personnel n'est pas une exception, mais il est finalement assez ambitieux puisqu'il peut facilement devenir ennuyeux pour le lecteur. Je suis aussi enthousiaste qu'après avoir lu Le Photographe ou Clichés Beyrouth 1990 tant l'auteur a réussi à impliquer le lecteur dans son récit, dans son aventure. Il a décidé de partir réellement à l'aventure à l'autre bout du monde, loin des pseudo-aventures modernes et bourgeoises, et de tout noter et dessiner dans son petit carnet de croquis (qu'il s'est d'ailleurs fait voler sur place, argh) Le dessin, quasi intégralement en noir & blanc (sauf quelques pages en milieu d'album, teintées d'ocre) est un peu plus réaliste que dans Colombe et la Horde, un peu plus gras aussi. J'aime beaucoup le résultat, ça ne ressemble à aucun autre style d'auteur que je connais. On peut aussi remarquer un réel effort dans la mise en scène, les cadrages sont dynamique et précis. Cet album me confirme que Simon Hureau a un talent énorme de dessinateur et de conteur. J'achéterai ses prochains album sans me poser de question !