Baker Street est avant tout un condensé d'humour, d'exotisme et d'aventure. Tous ses ingrédients sont réunis pour nous donner une série haute en couleurs où le résultat est tout à fait à la hauteur.
Pierre Veys m'a vraiment convaincu avec cette série. Les différentes histoires présentées ici sont vraiment savoureuses. Rien n'est laissé au hasard et on ne s'ennuie pas un seul instant. Une fois de plus, notre détective préféré, Sherlock Homes, nous est présenté sur un jour nouveau. Cette fois-ci, c'est plutôt le ridicule qui le guette.
Oui, le scénariste tourne ses enquêtes constamment en dérision. Les autres protagonistes du récit ont également quelque chose de vraiment attachant et personnellement, j'ai eu un petit faible pour Watson qui est, en fait, le vrai héros de cette histoire. Le ton du récit est très primesautier, une manière de travailler que j'avais déjà apprécié dans les séries d'Alain Ayrolles (De Caps et de Croc et Garulfo).
Le dessin de Nicolas Barral colle très bien avec l'histoire. A l'image du scénario, on retrouve, ici, la même verve et la même détermination à vouloir réaliser un travail bien fait. Les grimaces des personnages sont souvent hilarantes et leurs expressions sont très convaincantes.
Baker Street est un excellent remède pour oublier ses soucis. C'est un pur moment de bonheur.
A conseiller ........vivement !
C'est sans convictions que j'ai lu les deux tomes de l'édition "l'intégrale" et ça a été une agréable surprise.
Le premier volume avec Len Wein au scénario nous montre les origines de la créature. Les différentes histoires qui composent l'album sont d'un style classique, légèrement désuètes mais plaisantes et divertissantes. Le pitch de base est dans la pure tradition du comic: Un scientifique suite à un accident est transformé en une chose organique faite de boue et de plantes.
Le deuxième volume c'est donc la période Alan Moore et la vision qu'il a de la chose est différente. Il donne une autre vision de la créature et modifie fondamentalement la narration. Ici exit les bulles de pensées du précédent volume, la créature s'exprime. Les histoires ont un côté fantastique bien plus poussé, elles sont différentes mais souvent liées et la vue d'ensemble est surprenante.
Comme souvent avec Moore les références sont présentes. Un truc qui m'a amusé: Le clin d'oeil au film de Tobe Hooper "Massacre à la tronçonneuse" dans la première histoire où un dessin représente quasiment l'affiche originale du film.
Les dessins des deux albums sont différents mais le style reste identique et pour ma part j'adore, c'est très soigné.
Il vaut mieux lire les deux, en effet même si au niveau des histoires ils sont indépendants ces deux albums méritent d'être mis en opposition: D'un côté la vision classique du créateur de la créature et de l'autre la vision de Moore qui dynamite complètement l'histoire en la "réécrivant" pour lui donner un sens beaucoup plus spectaculaire.
Bref deux beaux gros albums dignes d'intérêt.
Série culte qui ne laisse pas indifférent, pour moi c'est 4/5.
Si le scénario est très bon, le plus de cette série vient du graphisme de Gimenez, tout simplement exceptionnel. (J'espère qu'il saura à nouveau s'entourer de bons scénaristes à l'avenir, car il n'a pas le même niveau, loin de là, comme scénariste. Ceux qui ont lu Le quatrième pouvoir me comprendront...)
Du tout bon qui a pris une belle place dans ma bibliothèque. :)
On en redemande !!!
Le concept de cette nouvelle bande dessinée plutôt originale, l'association d'un mythe, d'un pêché et d'une technologie actuelle, semblait difficile mais le pari est réussi dans l'ensemble.
Deux tomes aux scénarii efficaces, en effet on peut dire que les différentes contraintes que s'est imposé le scénariste sont respectées, même si le pêché choisi n'est pas forcément le plus évident. Si elle n'est pas super originale et palpitante, on rentre bien dans l'histoire quand même, et le suspense se fait ressentir au bout d'un moment, avec des fins pas si surprenantes, surtout si on connaît le mythe...
En même temps Alcante introduit une portée instructive, presque "philosophique", je dirais. Il nous fait réfléchir sur la réalité actuelle en abordant des faits de société controversés, qui pourraient être le reflet d'un avenir proche (le clonage notamment).
Pagot nous livre un dessin classique et réaliste, qui fonctionne bien avec l'ensemble de la BD, je ne trouve rien de spécial à redire là-dessus. Au contraire, le style de Radovanovic est plus particulier, je crois que c'est le premier album qu'il réalise. Son dessin est moins bon, je trouve ses traits quelquefois imprécis et hâtifs au niveau des personnages, avec des ratages par-ci par-là mais rien de réellement méchant. :)
Les couleurs et ombres du personnage principal me paraissent bizarrement choisies, mais ça ne tient qu'à moi...
Dans l'ensemble ces 2 premiers albums sont vraiment bons, l'idée est originale, c'est intéressant et ça se lit bien, vivement les prochains !
Il manque les jolies chansons du film Le Magicien d'Oz (sooomewheeeeere over the rainbooow...) mais cette adaptation n'est pas mal du tout.
C'est surtout graphiquement que c'est sympa. Enrique Fernandez nous fournit là un dessin très moderne, très dynamique, juste un petit peu trop froid et informatisé notamment au niveau des couleurs, qui globalement donne un ensemble visuel de très bonne qualité à cette BD. Seul reproche que je pourrais faire, les couleurs sont un peu trop ternes pour un monde aussi magique que le pays d'Oz.
Le scénario diffère du film. N'ayant pas lu le livre, je ne sais pas s'il lui colle mais quoiqu'il en soit, il y a des péripéties que je ne connaissais pas et donc ce n'est pas du déjà-vu pour moi. Concernant la narration, je lui reprocherais un petit manque de magie : il n'y a pas l'aspect absurde et surprenant des rencontres et découvertes de Dorothée, tout semble normal et à peine étonnant. Un peu dommage. Mais malgré cela, la lecture est plaisante et intelligente.
Une bonne BD jeunesse également lisible pour un adulte.
Tout d'accord avec la Patate toute chaude du dessous! C'est un délice, cet album! Que ceux qui n'avaient pas aimé le quasi hermétique Prosopopus se ravisent. Ici rien d'obscur, tout est clair, presque enfantin. Les textes sont délicieux, les personnages trop terribles. Je mettrais bien 5 étoiles mais j'attends le deuxième tome pour juger... A ne pas louper, si la suite est à la hauteur de ce premier tome, on tient là une grande série!
Bonne BD "à l'ancienne", bien dessinée, même si les bulles gâchent un peu les belles cases. Bonnes petites histoires bien faites. Bref une bonne association de 2 bons auteurs :D ! Que du bon !!!
L'héroïne est agréable à regarder et n'est pas potiche. Elle n'est pas non plus une superwoman dotée de supers pouvoirs, une femme normale... Ca change !
Le dernier volume verse beaucoup dans les « privates jokes » du monde de la BD, il en devient presque documentaire de l'époque d'avant les années 80.
Et bien moi cette BD m’a apporté autant de plaisir que « Quartier Lointain », autre chef-d’œuvre de Jiro Taniguchi. Les thèmes abordés y sont similaires (problèmes de famille), mais traités ici de façon un peu plus austère (on perd le coté fantastique du retour dans le passé).
Reste que l’ensemble est bouleversant, surtout les derniers chapitres. Certes les thèmes abordés ne sont pas spécialement originaux (incompréhension face à un divorce, puis éloignement de sa famille, et enfin regret à cause de cet éloignement), mais ils ont l’avantage de toucher beaucoup de monde. Par contre, je me demande s’il ne faut pas avoir un certain âge pour bien tout saisir… moi-même à 28 ans je me trouve un peu jeune pour me mettre dans la peau d’un adulte qui regrette sa relation avec ses parents. Bref, à mon avis une BD qui sera plus appréciée par nos amis les moins jeunes:D
Le dessin est superbe. Par contre comme cela a déjà été noté plus bas, la lecture est un peu fastidieuse à cause d’un découpage moitié européen, moitié japonais… enfin ça ne gâche pas la lecture hein.
Notez aussi que les traditions japonaises lors de la mort d’un proche sont décrites avec beaucoup de précision, ce qui est très intéressant et instructif.
Aller, un bon 4/5, comme pour « Quartier Lointain ». A lire !
Sous des débuts innocents, l'histoire commence gentiment pour se développer et aboutir dans un amalgame impressionnant de ténèbres, de démons, de rois, de monstres et de destinées.
Les persos sont excellents: Sensuï, Yoko le renard, Hieï.
Les dessins charment surtout vers la fin. (aaar cette galerie de portrait)
Ah que voilà une bonne BD... des dessins chouettos, en N&B comme je les aime, qui rendent bien les situations angoissantes (de toute façon, ça se passe souvent la nuit ou dans des lieux sombres...).
L'auteur a créé un univers à partir de créatures existantes, d'interaction hommes/magie, où personne n'est infaillible ni immortel. Courtney elle-même fait quelques conneries, heureusement qu'Onc' Aloysius est là pour la rattraper :)
Bref, c'est sympa et frais.
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Baker Street
Baker Street est avant tout un condensé d'humour, d'exotisme et d'aventure. Tous ses ingrédients sont réunis pour nous donner une série haute en couleurs où le résultat est tout à fait à la hauteur. Pierre Veys m'a vraiment convaincu avec cette série. Les différentes histoires présentées ici sont vraiment savoureuses. Rien n'est laissé au hasard et on ne s'ennuie pas un seul instant. Une fois de plus, notre détective préféré, Sherlock Homes, nous est présenté sur un jour nouveau. Cette fois-ci, c'est plutôt le ridicule qui le guette. Oui, le scénariste tourne ses enquêtes constamment en dérision. Les autres protagonistes du récit ont également quelque chose de vraiment attachant et personnellement, j'ai eu un petit faible pour Watson qui est, en fait, le vrai héros de cette histoire. Le ton du récit est très primesautier, une manière de travailler que j'avais déjà apprécié dans les séries d'Alain Ayrolles (De Caps et de Croc et Garulfo). Le dessin de Nicolas Barral colle très bien avec l'histoire. A l'image du scénario, on retrouve, ici, la même verve et la même détermination à vouloir réaliser un travail bien fait. Les grimaces des personnages sont souvent hilarantes et leurs expressions sont très convaincantes. Baker Street est un excellent remède pour oublier ses soucis. C'est un pur moment de bonheur. A conseiller ........vivement !
Swamp Thing
C'est sans convictions que j'ai lu les deux tomes de l'édition "l'intégrale" et ça a été une agréable surprise. Le premier volume avec Len Wein au scénario nous montre les origines de la créature. Les différentes histoires qui composent l'album sont d'un style classique, légèrement désuètes mais plaisantes et divertissantes. Le pitch de base est dans la pure tradition du comic: Un scientifique suite à un accident est transformé en une chose organique faite de boue et de plantes. Le deuxième volume c'est donc la période Alan Moore et la vision qu'il a de la chose est différente. Il donne une autre vision de la créature et modifie fondamentalement la narration. Ici exit les bulles de pensées du précédent volume, la créature s'exprime. Les histoires ont un côté fantastique bien plus poussé, elles sont différentes mais souvent liées et la vue d'ensemble est surprenante. Comme souvent avec Moore les références sont présentes. Un truc qui m'a amusé: Le clin d'oeil au film de Tobe Hooper "Massacre à la tronçonneuse" dans la première histoire où un dessin représente quasiment l'affiche originale du film. Les dessins des deux albums sont différents mais le style reste identique et pour ma part j'adore, c'est très soigné. Il vaut mieux lire les deux, en effet même si au niveau des histoires ils sont indépendants ces deux albums méritent d'être mis en opposition: D'un côté la vision classique du créateur de la créature et de l'autre la vision de Moore qui dynamite complètement l'histoire en la "réécrivant" pour lui donner un sens beaucoup plus spectaculaire. Bref deux beaux gros albums dignes d'intérêt.
La Caste des Méta-barons
Série culte qui ne laisse pas indifférent, pour moi c'est 4/5. Si le scénario est très bon, le plus de cette série vient du graphisme de Gimenez, tout simplement exceptionnel. (J'espère qu'il saura à nouveau s'entourer de bons scénaristes à l'avenir, car il n'a pas le même niveau, loin de là, comme scénariste. Ceux qui ont lu Le quatrième pouvoir me comprendront...) Du tout bon qui a pris une belle place dans ma bibliothèque. :) On en redemande !!!
Pandora Box
Le concept de cette nouvelle bande dessinée plutôt originale, l'association d'un mythe, d'un pêché et d'une technologie actuelle, semblait difficile mais le pari est réussi dans l'ensemble. Deux tomes aux scénarii efficaces, en effet on peut dire que les différentes contraintes que s'est imposé le scénariste sont respectées, même si le pêché choisi n'est pas forcément le plus évident. Si elle n'est pas super originale et palpitante, on rentre bien dans l'histoire quand même, et le suspense se fait ressentir au bout d'un moment, avec des fins pas si surprenantes, surtout si on connaît le mythe... En même temps Alcante introduit une portée instructive, presque "philosophique", je dirais. Il nous fait réfléchir sur la réalité actuelle en abordant des faits de société controversés, qui pourraient être le reflet d'un avenir proche (le clonage notamment). Pagot nous livre un dessin classique et réaliste, qui fonctionne bien avec l'ensemble de la BD, je ne trouve rien de spécial à redire là-dessus. Au contraire, le style de Radovanovic est plus particulier, je crois que c'est le premier album qu'il réalise. Son dessin est moins bon, je trouve ses traits quelquefois imprécis et hâtifs au niveau des personnages, avec des ratages par-ci par-là mais rien de réellement méchant. :) Les couleurs et ombres du personnage principal me paraissent bizarrement choisies, mais ça ne tient qu'à moi... Dans l'ensemble ces 2 premiers albums sont vraiment bons, l'idée est originale, c'est intéressant et ça se lit bien, vivement les prochains !
Le Magicien d'Oz
Il manque les jolies chansons du film Le Magicien d'Oz (sooomewheeeeere over the rainbooow...) mais cette adaptation n'est pas mal du tout. C'est surtout graphiquement que c'est sympa. Enrique Fernandez nous fournit là un dessin très moderne, très dynamique, juste un petit peu trop froid et informatisé notamment au niveau des couleurs, qui globalement donne un ensemble visuel de très bonne qualité à cette BD. Seul reproche que je pourrais faire, les couleurs sont un peu trop ternes pour un monde aussi magique que le pays d'Oz. Le scénario diffère du film. N'ayant pas lu le livre, je ne sais pas s'il lui colle mais quoiqu'il en soit, il y a des péripéties que je ne connaissais pas et donc ce n'est pas du déjà-vu pour moi. Concernant la narration, je lui reprocherais un petit manque de magie : il n'y a pas l'aspect absurde et surprenant des rencontres et découvertes de Dorothée, tout semble normal et à peine étonnant. Un peu dommage. Mais malgré cela, la lecture est plaisante et intelligente. Une bonne BD jeunesse également lisible pour un adulte.
Salvatore
Tout d'accord avec la Patate toute chaude du dessous! C'est un délice, cet album! Que ceux qui n'avaient pas aimé le quasi hermétique Prosopopus se ravisent. Ici rien d'obscur, tout est clair, presque enfantin. Les textes sont délicieux, les personnages trop terribles. Je mettrais bien 5 étoiles mais j'attends le deuxième tome pour juger... A ne pas louper, si la suite est à la hauteur de ce premier tome, on tient là une grande série!
Kelly Green
Bonne BD "à l'ancienne", bien dessinée, même si les bulles gâchent un peu les belles cases. Bonnes petites histoires bien faites. Bref une bonne association de 2 bons auteurs :D ! Que du bon !!! L'héroïne est agréable à regarder et n'est pas potiche. Elle n'est pas non plus une superwoman dotée de supers pouvoirs, une femme normale... Ca change ! Le dernier volume verse beaucoup dans les « privates jokes » du monde de la BD, il en devient presque documentaire de l'époque d'avant les années 80.
Le Journal de mon père
Et bien moi cette BD m’a apporté autant de plaisir que « Quartier Lointain », autre chef-d’œuvre de Jiro Taniguchi. Les thèmes abordés y sont similaires (problèmes de famille), mais traités ici de façon un peu plus austère (on perd le coté fantastique du retour dans le passé). Reste que l’ensemble est bouleversant, surtout les derniers chapitres. Certes les thèmes abordés ne sont pas spécialement originaux (incompréhension face à un divorce, puis éloignement de sa famille, et enfin regret à cause de cet éloignement), mais ils ont l’avantage de toucher beaucoup de monde. Par contre, je me demande s’il ne faut pas avoir un certain âge pour bien tout saisir… moi-même à 28 ans je me trouve un peu jeune pour me mettre dans la peau d’un adulte qui regrette sa relation avec ses parents. Bref, à mon avis une BD qui sera plus appréciée par nos amis les moins jeunes:D Le dessin est superbe. Par contre comme cela a déjà été noté plus bas, la lecture est un peu fastidieuse à cause d’un découpage moitié européen, moitié japonais… enfin ça ne gâche pas la lecture hein. Notez aussi que les traditions japonaises lors de la mort d’un proche sont décrites avec beaucoup de précision, ce qui est très intéressant et instructif. Aller, un bon 4/5, comme pour « Quartier Lointain ». A lire !
Yuyu Hakusho
Sous des débuts innocents, l'histoire commence gentiment pour se développer et aboutir dans un amalgame impressionnant de ténèbres, de démons, de rois, de monstres et de destinées. Les persos sont excellents: Sensuï, Yoko le renard, Hieï. Les dessins charment surtout vers la fin. (aaar cette galerie de portrait)
Courtney Crumrin
Ah que voilà une bonne BD... des dessins chouettos, en N&B comme je les aime, qui rendent bien les situations angoissantes (de toute façon, ça se passe souvent la nuit ou dans des lieux sombres...). L'auteur a créé un univers à partir de créatures existantes, d'interaction hommes/magie, où personne n'est infaillible ni immortel. Courtney elle-même fait quelques conneries, heureusement qu'Onc' Aloysius est là pour la rattraper :) Bref, c'est sympa et frais. Et si vous n'êtes pas capables d'attendre la suite en français, 2 autres tomes sont dispos sur amazon en VO.