Qui ne se souvient pas de la réplique de P'tit Gibus : "Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu !" ? Immortalisée par le film d'Yves Robert en 1961, cette histoire est revisitée, cette fois en BD, par le scénariste talentueux des Mesures du temps. Mathieu Gabella nous propose, en deux volets, sa vision du roman de Louis Pergaud, un classique un peu oublié. Il y met quelques éléments contemporains, tout en gardant l'esprit de l'histoire. N'ayant pas lu ledit classique, je ne saurais dire si l'adaptation est fidèle, mais ce qui est sûr, c'est que ce premier album est à la hauteur des attentes : frais, drôle (attention, c'est un album jeunesse) et inventif, grâce, également, au dessin de Valérie Vernay, habituée des "Chansons de ... en bande dessinée" et "Littératures en bandes dessinées", qui réalise là son premier album. Celui-ci se lit un peu vite (32 pages), mais c'est un format qui convient tout à fait aux enfants. De plus, la maquette réalisée par l'éditeur est très soignée, ce qui en fait un bel album.
Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont lourds, mais ils sont tout de même attachants, les quatre protagonistes de cette bd. Et les gags, même s'ils ne sont pas d'une extrême originalité, ne tombent jamais dans le vulgaire. Bon, vous l'aurez compris, ça vole pas bien haut tout de même. Mais pour qui aime un peu l'humour lourdaud, parfois scato(et je fais partie de ceux là), je dois dire que la mayonnaise prend plutôt bien. Les dessins, et notamment les expressions des personnages, desservent parfaitement les gags.
Ah, une petite réserve, qui me fait hésiter à conseiller l'achat: 10,5 € pour une bd petit format noir et blanc, couverture souple, ça fait un peu chérot...
Superbe !!
Amour, souffrance, climat mystérieux, tout est réuni pour faire d'Emma une parfaite réussite scénaristique. De Metter distille, en fin d'histoire, quelques éléments de fantastique très troublants, mais je n'en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'histoire. De surcroît, l'auteur (dont c'était, je crois, la première histoire en albums), propose un graphisme très proche de la peinture, faisant preuve d'un talent reconnu depuis. Chaque case est un véritable tableau ; je vous recommande celles où Emma apparaît nue (ben oui), absolument superbes.
Deux petits regrets cependant. D'une part, les hésitations de De Metter composent un Alex au visage changeant d'une case sur l'autre, ce qui est un peu gênant. D'autre part, les trois albums se lisent très vite, même si l'on se perd dans la contemplation du dessin.
Mais c'est à lire, assurément.
Une vision assez effrayante de la guerre du futur: l'ONU délègue ses missions à des sociétés privées qui empochent le pactole en vendant leurs images de guerre en direct aux télévisions. Cette conjonction entre guerre et télé-réalité est odieuse et magnifique à la fois. Les auteurs du Tueur commencent très fort avec ce premier tome très consistant, raconté sans temp mort. On pense évidemment à quelques similitudes avec le sujet de Reality Show... mais il y a ici, je trouve, bien plus matière à réflexion sur le futur de la guerre et des médias.
Cet album reprend les premières histoires courtes en forme de nouvelles parues dans 'Optic Nerve' et révélatrices d'une évolution fulgurante de l'art d'Adrian Tomine.
Moins abouti sans doute que Blonde Platine, cet album explore néanmoins de manière intéressante, un peu à la manière de Daniel Clowes, les mécanismes complexes des relations sociales problématiques, et les ressorts des amours adolescentes tourmentées.
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois.
Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer.
Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus.
Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu.
Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu.
En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture.
Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus.
Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante.
A lire sans hésiter.
Très belle fable, brillante d'originalité.
J'ai découvert cette BD par hasard et j'ai tout de suite été séduit par le dessin.
Quant au scénario, c'est un vrai petit bijou : on sent une intensité dramatique qui se fait ressentir avec de plus en plus d'acuité au fur et à mesure que se déroule l'histoire.
Attention quand même, c'est pas vraiment du polar, c'est plus du loufoque.
Superbe Bd, dans le droit fil de ce que fait MAM , avec en plus une touche ludique et une énigme astucieuse. Moins poétique, ou moins onirique plus exactement que la série des Julius, cette bd est à se procurer sans réfléchir (!) , comme d'ailleurs toute l'oeuvre de Mathieu.
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La Guerre des Boutons
Qui ne se souvient pas de la réplique de P'tit Gibus : "Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu !" ? Immortalisée par le film d'Yves Robert en 1961, cette histoire est revisitée, cette fois en BD, par le scénariste talentueux des Mesures du temps. Mathieu Gabella nous propose, en deux volets, sa vision du roman de Louis Pergaud, un classique un peu oublié. Il y met quelques éléments contemporains, tout en gardant l'esprit de l'histoire. N'ayant pas lu ledit classique, je ne saurais dire si l'adaptation est fidèle, mais ce qui est sûr, c'est que ce premier album est à la hauteur des attentes : frais, drôle (attention, c'est un album jeunesse) et inventif, grâce, également, au dessin de Valérie Vernay, habituée des "Chansons de ... en bande dessinée" et "Littératures en bandes dessinées", qui réalise là son premier album. Celui-ci se lit un peu vite (32 pages), mais c'est un format qui convient tout à fait aux enfants. De plus, la maquette réalisée par l'éditeur est très soignée, ce qui en fait un bel album.
4 têtes à claques
Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont lourds, mais ils sont tout de même attachants, les quatre protagonistes de cette bd. Et les gags, même s'ils ne sont pas d'une extrême originalité, ne tombent jamais dans le vulgaire. Bon, vous l'aurez compris, ça vole pas bien haut tout de même. Mais pour qui aime un peu l'humour lourdaud, parfois scato(et je fais partie de ceux là), je dois dire que la mayonnaise prend plutôt bien. Les dessins, et notamment les expressions des personnages, desservent parfaitement les gags. Ah, une petite réserve, qui me fait hésiter à conseiller l'achat: 10,5 € pour une bd petit format noir et blanc, couverture souple, ça fait un peu chérot...
Emma
Superbe !! Amour, souffrance, climat mystérieux, tout est réuni pour faire d'Emma une parfaite réussite scénaristique. De Metter distille, en fin d'histoire, quelques éléments de fantastique très troublants, mais je n'en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'histoire. De surcroît, l'auteur (dont c'était, je crois, la première histoire en albums), propose un graphisme très proche de la peinture, faisant preuve d'un talent reconnu depuis. Chaque case est un véritable tableau ; je vous recommande celles où Emma apparaît nue (ben oui), absolument superbes. Deux petits regrets cependant. D'une part, les hésitations de De Metter composent un Alex au visage changeant d'une case sur l'autre, ce qui est un peu gênant. D'autre part, les trois albums se lisent très vite, même si l'on se perd dans la contemplation du dessin. Mais c'est à lire, assurément.
Cyclopes
Une vision assez effrayante de la guerre du futur: l'ONU délègue ses missions à des sociétés privées qui empochent le pactole en vendant leurs images de guerre en direct aux télévisions. Cette conjonction entre guerre et télé-réalité est odieuse et magnifique à la fois. Les auteurs du Tueur commencent très fort avec ce premier tome très consistant, raconté sans temp mort. On pense évidemment à quelques similitudes avec le sujet de Reality Show... mais il y a ici, je trouve, bien plus matière à réflexion sur le futur de la guerre et des médias.
32 Histoires
Cet album reprend les premières histoires courtes en forme de nouvelles parues dans 'Optic Nerve' et révélatrices d'une évolution fulgurante de l'art d'Adrian Tomine. Moins abouti sans doute que Blonde Platine, cet album explore néanmoins de manière intéressante, un peu à la manière de Daniel Clowes, les mécanismes complexes des relations sociales problématiques, et les ressorts des amours adolescentes tourmentées.
Les Feux d'Askell
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois. Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer. Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus. Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
Sur la route encore
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu. Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu. En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture. Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus. Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Cité de verre
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante. A lire sans hésiter.
Qui a tué l'idiot ?
Très belle fable, brillante d'originalité. J'ai découvert cette BD par hasard et j'ai tout de suite été séduit par le dessin. Quant au scénario, c'est un vrai petit bijou : on sent une intensité dramatique qui se fait ressentir avec de plus en plus d'acuité au fur et à mesure que se déroule l'histoire. Attention quand même, c'est pas vraiment du polar, c'est plus du loufoque.
Le Dessin
Superbe Bd, dans le droit fil de ce que fait MAM , avec en plus une touche ludique et une énigme astucieuse. Moins poétique, ou moins onirique plus exactement que la série des Julius, cette bd est à se procurer sans réfléchir (!) , comme d'ailleurs toute l'oeuvre de Mathieu.