Au départ, je n'avais acheté cette série que parce qu'elle était soldée. Bon je m'intéressais déjà au travail graphique de Pontarolo mais j'hésitais. L'opportunité a fait le larron.
Avec la connaissance du reste de l'oeuvre de Pontarolo, on peut dire qu'ici se trouvent déjà la plupart des préoccupations de l'auteur (préoccupations partagées par d'autres). Nous nous trouvons dans un monde étrange, onirique et décalé par moment. Les machines, ce sont d'abord les trains qui parcourent la (les) ville(s), ce sont ensuite des personnages que nous croyions humains et qui… ne le sont en définitive pas. Naciré est un conducteur de train qui va tomber amoureux de la responsable d'un passage à niveaux. Et tout va partir de cette amourette.
Pontarolo va pousser jusqu'à l'absurde afin de mettre en évidence les dérives de nos systèmes sociaux, les manipulations auxquelles nous pouvons être sujets. Bien sûr, d'autres ont déjà eu ce genre de démarche, et à chaque génération encore, mais pourtant…
La conclusion des aventures de Naciré avec ses machines peut vous laisser froid, mais elle est surtout sensée vous questionner…
Vous l'avez compris, je vous recommande chaudement cette mini série, sachant que de toute façon, c'est à vous de voir…
Note approximative : 3.5/5
Par cette BD de bonne taille (une centaine de pages quand même), Zep se livre aux lecteurs sur un ton un peu plus adulte que dans ses séries phares, notamment Titeuf. C'est une autobiographie légèrement romancée où il aborde les grands thèmes de sa jeunesse puis de sa vie d'adulte. Commençant par présenter sa vision du monde quand il était tout jeune, il nous présente ensuite ce qui a marqué sa vie : son dessin, ses amours difficiles, ses tristesses, son engagement, la musique, les beaux arts, le sexe, bref tout ce qui fait ce qu'il est devenu et tout ce qui fait qu'il ressemble à chacun de nous. Le ton est à l'humour, ou au léger cynisme. On réalise bien vite par exemple que les personnages des séries Les Filles Electriques et L'enfer des concerts, c'était bien sûr une grande partie de ce qu'était Zep lui-même dans son adolescence.
Les histoires sont douces, souvent amusantes, relativement poignantes par moment. Bref, c'est sympathique et surtout agréable à lire.
Les planches sont divisées en 1, 4 ou 6 dessins, dans un style qui m'a rappelé les Carnet de bord de Trondheim. Le dessin m'a bien plu, toujours dans le style typique de Zep mais joli, expressif et agréable à l'oeil.
Bref, une lecture qui ne révolutionnera pas le genre de l'autobiographie mais qui est bien agréable et qui est peut-être bien mon oeuvre préférée de Zep à l'heure actuelle.
Une série vraiment très intéressante et qui ne faiblit pas, malgré ses 12 tomes.
J'aime beaucoup des albums comme Fureur chez les Saints ou Un ange trépasse.
D'autre part, les derniers albums semblent prendre une direction vers un côté plus noir dans l'ambiance. Soda est de plus en plus désenchanté et les histoires sont vraiment très sombres.
Loyer nous propose ici une oeuvre autobiographique dans laquelle il peint son enfance passée dans le nord avec beaucoup d'émotion et de tendresse pour le milieu dur mais chaleureux des mineurs où même là et peut être plus qu'ailleurs un enfant demeure une véritable machine à rêver.
Une oeuvre magnifique que je recommande vivement pour autant que l'on apprécie le noir et blanc et les ambiances sombres.
En fait, je conseille surtout l'achat des 5 premiers albums. Les premiers scénarios de Joan Sfar étaient vraiment très bons et très drôles, notamment le troisième sur la tapisserie de Bayeux. Les personnages sont assez délirants et les références sont assez nombreuses.
A partir de Tartine et Yseult, le scénario est entièrement repris par Morvan. Cet album est réussi et correspond bien à l'humour des précédents. Mais le tome 6 Merlin Papa m'a laissé une impression de lourdeur tant le scénario est mal construit.
Au dessin, Munuera fait de belles choses dans un style cartoon. Je le préfère d'ailleurs sur cette série que dans sa reprise de Spirou.
Comme je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup les mangas de Yuu Watase, et celui-ci est le deuxième que j'ai lu. J'ai trouvé l'histoire intéressante, d'ailleurs, nous retrouvons le pouvoir des mots dans la vie réelle: alors que les insultes nous détruisent les encouragements nous font avancer. C'est comme cela que je perçois le lotis. Le dessin est très épuré, bien plus que dans les précédents mangas de Watase. Par contre, les éditions Glénat fournissent effectivement du papier de très bonne qualité mais... QU'EST-CE QUE C'EST CHER!!! Je préfère encore Tonkam. Sinon, c'est vrai que c'est rare de voir un manga en 7 tomes, d'habitude, il y en a beaucoup plus. A lire donc. Cela plaira encore plus aux adolescentes (je parle en connaissance de cause^^!!).
Je suis tout à fait de l'avis des autres internautes. Cette BD est sans prétention, l'histoire est très simple, sans nymphes célestes, livres magiques et héros torturés, mais est tout de même très agréable à lire. Ici, c'est la personnalité des personnages qui est mise en avant. Comme elles sont complètement opposées, il y a de nombreuses scènes très drôles... L'humour est omniprésent, c'est une BD remplie de fraîcheur et dotée d'un graphisme très mignon, dans le plus pur style Watase, avec tout plein de chibis^^... Le seul problème est que Tonkam augmente de plus en plus ses prix: D’abord 5€, puis 5.25€, pour arriver à 5.75€, je trouve que c'est une trop grosse augmentation!! Ils ne comprendront donc jamais la souffrance des porte-monnaies^^!?!?
Je suis définitivement fan des oeuvres de Yuu Watase... Ayashi ne Ceres n'échappe pas à la règle!! Les graphismes sont toujours très beaux, et ici, c'est la galerie des personnages entourant les deux héros (Aya et Toya) qui est la plus intéressante!! Je suis fan de madame Kyou et de sa conduite en voiture^^, ainsi que de Chidori, très drôle, et Shuro, personnage à la psychologie assez torturée...
Voilà, voilà, j'en ai assez dit. Ah si:attention, l'ambiance est tout de même TRES TRES glauque, il faut pas trop être sensible (enfin, je crois...)
Après (et en parallèle de) sa très bonne et très intéressante série Candélabres, Algésiras s'attaque ici a un très gros morceau, la trilogie protéiforme de Pierre Bordage : "Les guerriers du silence". Sachant que c'est Delcourt qui a contacté la scénariste pour ce projet, il fallait quand même un sacré courage (ou une bonne confiance en soi) pour relever ce défi. Défi très bien relevé cela dit, malgré plusieurs petites imperfections...
Commençons par le dessin : il s'agit du premier album de Philippe Ogaki est malgré toutes ses qualités, cela se voit... Surtout, ne me comprenez pas mal, le dessin est très bon, mais visiblement, Ogaki a du mal avec certains personnages, qu'il n'a pas encore totalement "dans le crayon" (si vous voyez ce que je veux dire). Quelques perspectives "spéciales", des visages difficilement reconnaissables sous certains angles... mais que des défauts appelés à disparaître s'il confirme les qualités que l'ont peut déjà percevoir nettement.
Le scénario ensuite : je précise tout de suite que je suis un lecteur de Pierre Bordage et que je connaissais déjà les livres avant d'ouvrir la BD...
Du point de vue du lecteur des romans, l'adaptation est bonne, les personnages que nous rencontrons sont fidèlement retranscrits, nous les retrouvons tels que nous les connaissons, moyennant des distorsions inévitables (bien que minimes dans mon cas) dues à Algésiras et à sa propre perception de l'histoire.
Du point de vue de quelqu'un qui ne connaît pas l'histoire maintenant... (exercice de style, je ne prétends pas avoir la science infuse...) : si l'introduction est on ne peut plus classique, le rythme de l'histoire va très vite s'emballer et partir dans presque tous les sens. Au vu de la quantité des personnages introduits dans ce premier tome, il faut accepter beaucoup de choses sans forcément les comprendre pour le moment. Et la vitesse à laquelle l'histoire démarre laisse également une impression de Stacatto qui peut être désagréable. Stacatto dû aux raccourcis inévitables empruntés par Algésiras.
Au final, un bon album de science-fiction, qui plaira surtout aux fans du genre, même si les autres, à moins d'être imperméables à ce genre en général, pourront également y trouver leur bonheur. Quant aux lecteurs de Bordage, ils ne seront pas déçus par la qualité de la transcription d'Algésiras... même si... ;op Et puis de toute façon, c'est vous qui voyez !
Voilà la fin des (més)aventures de Benjamin Tartouche. Après l'avoir laissé pour mort au bord d'une route (tome 1) et découvrant que son assassin voulait devenir maire (tome 2), les "affaires" reprennent tambour battant lors d'un discours électoral de l'assureur véreux Trusquin.
Bon, je ne vais pas vous gâcher la lecture en vous faisant un résumé, je veux juste vous faire partager tout le plaisir que j'ai eu à suivre les tribulations de Benjamin au fil des ces trois albums.
Chabouté est un dessinateur imaginatif et un magnifique conteur. Toutefois, j'imagine déjà les commentaires que certains laisseront au sujet de la fin de ce cycle. Je vous propose d'en discuter dans le sujet adéquat après votre lecture... Je sais bien que c'est à vous de voir, mais ne passez pas à côté, c'est tellement bon...
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Naciré et les machines
Au départ, je n'avais acheté cette série que parce qu'elle était soldée. Bon je m'intéressais déjà au travail graphique de Pontarolo mais j'hésitais. L'opportunité a fait le larron. Avec la connaissance du reste de l'oeuvre de Pontarolo, on peut dire qu'ici se trouvent déjà la plupart des préoccupations de l'auteur (préoccupations partagées par d'autres). Nous nous trouvons dans un monde étrange, onirique et décalé par moment. Les machines, ce sont d'abord les trains qui parcourent la (les) ville(s), ce sont ensuite des personnages que nous croyions humains et qui… ne le sont en définitive pas. Naciré est un conducteur de train qui va tomber amoureux de la responsable d'un passage à niveaux. Et tout va partir de cette amourette. Pontarolo va pousser jusqu'à l'absurde afin de mettre en évidence les dérives de nos systèmes sociaux, les manipulations auxquelles nous pouvons être sujets. Bien sûr, d'autres ont déjà eu ce genre de démarche, et à chaque génération encore, mais pourtant… La conclusion des aventures de Naciré avec ses machines peut vous laisser froid, mais elle est surtout sensée vous questionner… Vous l'avez compris, je vous recommande chaudement cette mini série, sachant que de toute façon, c'est à vous de voir…
Découpé en tranches
Note approximative : 3.5/5 Par cette BD de bonne taille (une centaine de pages quand même), Zep se livre aux lecteurs sur un ton un peu plus adulte que dans ses séries phares, notamment Titeuf. C'est une autobiographie légèrement romancée où il aborde les grands thèmes de sa jeunesse puis de sa vie d'adulte. Commençant par présenter sa vision du monde quand il était tout jeune, il nous présente ensuite ce qui a marqué sa vie : son dessin, ses amours difficiles, ses tristesses, son engagement, la musique, les beaux arts, le sexe, bref tout ce qui fait ce qu'il est devenu et tout ce qui fait qu'il ressemble à chacun de nous. Le ton est à l'humour, ou au léger cynisme. On réalise bien vite par exemple que les personnages des séries Les Filles Electriques et L'enfer des concerts, c'était bien sûr une grande partie de ce qu'était Zep lui-même dans son adolescence. Les histoires sont douces, souvent amusantes, relativement poignantes par moment. Bref, c'est sympathique et surtout agréable à lire. Les planches sont divisées en 1, 4 ou 6 dessins, dans un style qui m'a rappelé les Carnet de bord de Trondheim. Le dessin m'a bien plu, toujours dans le style typique de Zep mais joli, expressif et agréable à l'oeil. Bref, une lecture qui ne révolutionnera pas le genre de l'autobiographie mais qui est bien agréable et qui est peut-être bien mon oeuvre préférée de Zep à l'heure actuelle.
Soda
Une série vraiment très intéressante et qui ne faiblit pas, malgré ses 12 tomes. J'aime beaucoup des albums comme Fureur chez les Saints ou Un ange trépasse. D'autre part, les derniers albums semblent prendre une direction vers un côté plus noir dans l'ambiance. Soda est de plus en plus désenchanté et les histoires sont vraiment très sombres.
Les Mangeurs de Cailloux
Loyer nous propose ici une oeuvre autobiographique dans laquelle il peint son enfance passée dans le nord avec beaucoup d'émotion et de tendresse pour le milieu dur mais chaleureux des mineurs où même là et peut être plus qu'ailleurs un enfant demeure une véritable machine à rêver. Une oeuvre magnifique que je recommande vivement pour autant que l'on apprécie le noir et blanc et les ambiances sombres.
Merlin (Munuera)
En fait, je conseille surtout l'achat des 5 premiers albums. Les premiers scénarios de Joan Sfar étaient vraiment très bons et très drôles, notamment le troisième sur la tapisserie de Bayeux. Les personnages sont assez délirants et les références sont assez nombreuses. A partir de Tartine et Yseult, le scénario est entièrement repris par Morvan. Cet album est réussi et correspond bien à l'humour des précédents. Mais le tome 6 Merlin Papa m'a laissé une impression de lourdeur tant le scénario est mal construit. Au dessin, Munuera fait de belles choses dans un style cartoon. Je le préfère d'ailleurs sur cette série que dans sa reprise de Spirou.
Alice 19th
Comme je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup les mangas de Yuu Watase, et celui-ci est le deuxième que j'ai lu. J'ai trouvé l'histoire intéressante, d'ailleurs, nous retrouvons le pouvoir des mots dans la vie réelle: alors que les insultes nous détruisent les encouragements nous font avancer. C'est comme cela que je perçois le lotis. Le dessin est très épuré, bien plus que dans les précédents mangas de Watase. Par contre, les éditions Glénat fournissent effectivement du papier de très bonne qualité mais... QU'EST-CE QUE C'EST CHER!!! Je préfère encore Tonkam. Sinon, c'est vrai que c'est rare de voir un manga en 7 tomes, d'habitude, il y en a beaucoup plus. A lire donc. Cela plaira encore plus aux adolescentes (je parle en connaissance de cause^^!!).
Imadoki
Je suis tout à fait de l'avis des autres internautes. Cette BD est sans prétention, l'histoire est très simple, sans nymphes célestes, livres magiques et héros torturés, mais est tout de même très agréable à lire. Ici, c'est la personnalité des personnages qui est mise en avant. Comme elles sont complètement opposées, il y a de nombreuses scènes très drôles... L'humour est omniprésent, c'est une BD remplie de fraîcheur et dotée d'un graphisme très mignon, dans le plus pur style Watase, avec tout plein de chibis^^... Le seul problème est que Tonkam augmente de plus en plus ses prix: D’abord 5€, puis 5.25€, pour arriver à 5.75€, je trouve que c'est une trop grosse augmentation!! Ils ne comprendront donc jamais la souffrance des porte-monnaies^^!?!?
Ayashi No Ceres
Je suis définitivement fan des oeuvres de Yuu Watase... Ayashi ne Ceres n'échappe pas à la règle!! Les graphismes sont toujours très beaux, et ici, c'est la galerie des personnages entourant les deux héros (Aya et Toya) qui est la plus intéressante!! Je suis fan de madame Kyou et de sa conduite en voiture^^, ainsi que de Chidori, très drôle, et Shuro, personnage à la psychologie assez torturée... Voilà, voilà, j'en ai assez dit. Ah si:attention, l'ambiance est tout de même TRES TRES glauque, il faut pas trop être sensible (enfin, je crois...)
Les Guerriers du Silence
Après (et en parallèle de) sa très bonne et très intéressante série Candélabres, Algésiras s'attaque ici a un très gros morceau, la trilogie protéiforme de Pierre Bordage : "Les guerriers du silence". Sachant que c'est Delcourt qui a contacté la scénariste pour ce projet, il fallait quand même un sacré courage (ou une bonne confiance en soi) pour relever ce défi. Défi très bien relevé cela dit, malgré plusieurs petites imperfections... Commençons par le dessin : il s'agit du premier album de Philippe Ogaki est malgré toutes ses qualités, cela se voit... Surtout, ne me comprenez pas mal, le dessin est très bon, mais visiblement, Ogaki a du mal avec certains personnages, qu'il n'a pas encore totalement "dans le crayon" (si vous voyez ce que je veux dire). Quelques perspectives "spéciales", des visages difficilement reconnaissables sous certains angles... mais que des défauts appelés à disparaître s'il confirme les qualités que l'ont peut déjà percevoir nettement. Le scénario ensuite : je précise tout de suite que je suis un lecteur de Pierre Bordage et que je connaissais déjà les livres avant d'ouvrir la BD... Du point de vue du lecteur des romans, l'adaptation est bonne, les personnages que nous rencontrons sont fidèlement retranscrits, nous les retrouvons tels que nous les connaissons, moyennant des distorsions inévitables (bien que minimes dans mon cas) dues à Algésiras et à sa propre perception de l'histoire. Du point de vue de quelqu'un qui ne connaît pas l'histoire maintenant... (exercice de style, je ne prétends pas avoir la science infuse...) : si l'introduction est on ne peut plus classique, le rythme de l'histoire va très vite s'emballer et partir dans presque tous les sens. Au vu de la quantité des personnages introduits dans ce premier tome, il faut accepter beaucoup de choses sans forcément les comprendre pour le moment. Et la vitesse à laquelle l'histoire démarre laisse également une impression de Stacatto qui peut être désagréable. Stacatto dû aux raccourcis inévitables empruntés par Algésiras. Au final, un bon album de science-fiction, qui plaira surtout aux fans du genre, même si les autres, à moins d'être imperméables à ce genre en général, pourront également y trouver leur bonheur. Quant aux lecteurs de Bordage, ils ne seront pas déçus par la qualité de la transcription d'Algésiras... même si... ;op Et puis de toute façon, c'est vous qui voyez !
Purgatoire
Voilà la fin des (més)aventures de Benjamin Tartouche. Après l'avoir laissé pour mort au bord d'une route (tome 1) et découvrant que son assassin voulait devenir maire (tome 2), les "affaires" reprennent tambour battant lors d'un discours électoral de l'assureur véreux Trusquin. Bon, je ne vais pas vous gâcher la lecture en vous faisant un résumé, je veux juste vous faire partager tout le plaisir que j'ai eu à suivre les tribulations de Benjamin au fil des ces trois albums. Chabouté est un dessinateur imaginatif et un magnifique conteur. Toutefois, j'imagine déjà les commentaires que certains laisseront au sujet de la fin de ce cycle. Je vous propose d'en discuter dans le sujet adéquat après votre lecture... Je sais bien que c'est à vous de voir, mais ne passez pas à côté, c'est tellement bon...