Les derniers avis (32245 avis)

Couverture de la série Okko
Okko

Très bon premier cycle que ce "cycle de l'eau" décomposé en 2 tomes. Les personnages sont bien implantés dans des décors qui nous font nous évader dans un Japon d'autrefois. Les scènes d'action sont claires et pas trop longues, ce qui permet à l'histoire de bien se développer. Cette BD est vraiment très agréable à lire et pas rébarbative pour deux sous. Vivement le prochain cycle, qui lui aussi devrait contenir 2 tomes.

30/08/2006 (modifier)
Par Anze
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alice 19th
Alice 19th

J'ai trouvé cette histoire fantastique. Au départ, je me disais "des mangas ? j'aime pas les mangas, c'est trop garçon..." ; mais je ne savais pas que l'on appelait ces mangas-là des shojos, mais passons... C'est "Alice 19th" qui m'a fait commencer à vraiment aimer les mangas. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'était le style de dessins, et le côté fantastique de Yuu Watase (un auteur qui a son propre style, il est vrai !). C'est une histoire que je vous conseillerais franchement. Si vous aimez les sentiments, l'humour et le triangle amoureux, alors vous aimerez "Alice 19th". Je tiens à préciser, que ce sont mes goûts, et je sais que nous n'avons pas forcément les mêmes, mais beaucoup de gens vous le diront, jetez-y au moins un coup d'oeil, il en vaut vraiment la peine !

30/08/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Les Fils de l'aventure
Les Fils de l'aventure

Premier tome : "L'enlèvement d'Aurore" Intrigué par une couverture désuète, j'ai dans un premier temps feuilleté ce livre en pensant avoir en mains une réédition des petits formats, voire des adaptations de romans de cape et d'épées (genre Le Capitaine Fracasse ou encore Le Bossu) que je lisais étant gosse. Que nenni ! Il s'agit bien d'un premier livre d'un jeune auteur de 70 ans, comme je l'ai découvert dans la dernière livraison de BoDoï (numéro 99). On y retrouve l'ensemble des éléments des films d'André Hunebelle, réalisateur du genre, avec des duels, des preux chevaliers prêts à défendre la veuve et l'orphelin, des valets dévoués (page 8, on y reconnaît Louis de Funès) et surtout des gentes demoiselles à sauver, sans oublier un trésor à découvrir. Le dessin est certes rétro, avec quelquefois, à mon avis, des petites erreurs dans le sens de la narration (avec une utilisation maladroite des grandes cases) mais je suis resté sous le charme de cette bande dessinée surannée. J'ajoute que l'histoire est prévue en 12 volumes et que le calendrier éditorial s'annonce soutenu puisque l'ensemble doit paraître avant l'été 2008, soit sur deux années. Un pari osé pour "Theloma", maison d'édition d'une série comme Labienus, assez difficile d'accès. Un bon divertissement, réservé à une génération de bédéphiles plus âgée, celle des films de Jean Marais ou de Georges Marchal. (hein ? qui ça ? mais Georges Marchal, celui des Trois mousquetaires voyons !) Second tome : "Les barbaresques" Embarquement immédiat pour l'aventure à bord du "roi des mers". L'essentiel de ce deuxième épisode est consacré à l'attaque des pirates, qui occupe, excusez du peu, près de 15 pages! Les dialogues sont toujours aussi mielleux mais il flotte dans cette bande dessinée, un parfum du film Le corsaire rouge (avec Burt Lancaster). Après une ambiance de capes et d'épées, place à l'aventure maritime. Un bémol, le personnage du comte de Lambert est trop naïf, trop caricatural par rapport aux autres mais passons... Les bons sentiments sont mis en valeur par l'auteur et cette série tranche vraiment avec la politique éditoriale de maisons comme Soleil voire Delcourt. Nostalgiques des petits formats noirs et blancs, cette série est pour vous. D'ailleurs les titres des volumes composant la série sont par égard éloquents : "les barbaresques", ''Les Naufragés"", "le trésor du temple maudit" etc, bref des titres à la Daphné du Maurier. C'est kitsch, c'est drôle, dépaysant et complètement décalé, désuet mais moi, j'ai aimé.

29/08/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Monster
Monster

Bien sûr, "Monster" est une série immanquable pour tout fan de manga. L’histoire est haletante au possible, et Urasawa est passé maître dans l’art des fausses pistes et autres retournements de situation. Reste que quand même, 18 tomes, ça me paraît trop. On sent vraiment que l’auteur tire sur la corde, et introduit des personnages secondaires pour ralentir l’action et faire traîner les choses… On a un peu l’impression de suivre un feuilleton télévisé hebdomadaire, où chaque épisode fait avancer l’intrigue mais sans plus, façon Lost, « oh, de la fumée noire, qu’est ce que ça peut bien être ?!», suivi de 3 épisodes ne faisant même pas mention de la fumée en question… mais je m’égare mon cher Jack. Cette longueur associée aux cotés absorbant et compliqué de l’histoire a un autre effet néfaste : la lecture est éprouvante ! Si on arrive à surmonter son impatience et attendre quelques jours entre chaque tome, on en finit par oublier le rôle des multiples personnages secondaires. Si on lit tout à la suite, c’est le mal de crâne assuré. Bon, j’insiste peut-être trop sur le nombre de tomes (tiens, ça coûte cher aussi… bon j’arrête). Il reste que l’histoire est palpitante, bien écrite et superbement mise en scène. La non-fin en a dérangé beaucoup (« tout ça pour ça ?! argh »), mais moi je l’ai bien aimée… J'aime bien les fins un peu ouvertes, je trouve ça plus poétique, on se fait sa fin à soi en quelque sorte. Bon, j’arrête là, je vais me faire traiter de rallongeur d’histoires moi aussi… "Monster" reste une série immanquable. Urasawa reste un auteur de génie. Mais comme j’aimerais que ses histoires se terminent en 10 tomes max…

29/08/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Aliens versus Predator
Aliens versus Predator

J’avoue avoir apprécié le film Aliens vs. Predator, c’est donc avec une certaine excitation (il ne me faut pas grand chose) que j’ai entamé la lecture de la BD dont s’est inspiré le film. 1ere constatation : l’histoire du bouquin diffère légèrement de celle adaptée au grand écran. Il s’agit toujours d’un groupe d’humains pris entre deux feux, au milieu d’une partie de chasse entre Predators et Aliens. Mais cette fois le décor change, délaissant les couloirs sombres d’un labyrinthe souterrain improbable au profit d’une planète avant-poste remplie de colons. On se retrouve du coup avec une ambiance beaucoup plus dans la lignée des films Alien, avec des civils coincés sur une planète, devant se barricader et se défendre comme ils peuvent. Le dessin est chouette, et colle bien à l’histoire, même si je me doute bien que les couleurs risquent de rebuter les lecteurs non habitués aux comics américains des années 80 (voir galerie). En conclusion, la BD "Aliens vs. Predator" n’est pas un chef-d’œuvre, mais devrait ravir les fans des films, dont je fais partie…

29/08/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Ripple - Une prédilection pour Tina
Ripple - Une prédilection pour Tina

A voir la couverture, "Ripple" peut paraître une œuvre repoussante et dans une certaine mesure c’est le cas. J’ai d’ailleurs hésité avant de l’acheter. L’histoire évoque un homme, piètre artiste, qui choisit un thème singulier « l’érotisme dans toute sa laideur » pour essayer de se démarquer dans sa profession. Intéressée par l’annonce du peintre qui cherche des modèles, une jeune femme, Tina, peu gâtée par la nature, (elle est obèse et possède deux canines impressionnantes) va se présenter. Commence alors entre les deux personnes, une relation destructrice, pornographique, où la sexualité est montrée dans toute sa crudité. Le jeune peintre devient, dès lors, obsédé par le corps difforme de Tina, ce qui l’entraîne dans une dérive perverse et vers des fantasmes maîtrisés. Et cette œuvre repoussante devient dès lors tout bonnement fascinante. Le désir malsain, l’obsession de l’artiste pour son modèle, le jeu de domination exercé par la jeune femme laissent un sentiment de malaise. Cependant, on remarque que derrière toutes ses « perversions », se cache une forme de tendresse, qui arrive à poindre par moment entre deux parades de sexe hard. Bref, une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains, mais qui à mon avis est un vrai grand roman graphique.

29/08/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Girls
Girls

La petite ville de Pennystown est un endroit calme et isolé dans la campagne ou la vie de ses habitants se déroule tranquillement. Un soir après une altercation au bar, un phénomène étrange se produit, c'est le début d'une série d'évènements inexplicables et le début du cauchemar pour les habitants de Pennystown... J'ai vraiment accroché à ce premier tome, je ne parlerai pas plus que ça du scénario, car les surprises méritent d'être découvertes à la lecture. Ce que je peux dire c'est que l'histoire s'annonce bonne et mystérieuse à souhait, que les habitants de cette petite ville sont tous impliqués par les évènements, même si l'on distingue quelques rôles principaux, un soin particulier a été apporté à tous les personnages, c'est un bonus important pour la crédibilité. Ca fait une sacrée galerie de caractères bien trempés tous plus vrais que nature ! Parmi eux on a les ploucs de service, les Pickett père et fils, le père fait assez vite parler la poudre et le fils est un pervers débile, avec un petit air de banjo en fond, on pourrait croire qu'ils sortent tout droit du film Délivrance, je parle d'eux car c'est ceux qui me paraissent le plus "cliché", mais leur rôle, bien que minime, n'est pas sans importance. Les dialogues nombreux entre tous les habitants de cette petite communauté, ne manquent pas de piquant ni de justesse, personne ne s'épargne, il y a beaucoup d'esprit, c'est un vrai plaisir. A propos des personnages et des interactions entre eux, c'est vraiment réussi. Les dessins sont largement assistés par l'informatique et ça se voit, c'est tout à fait voulu, passée la première impression de froideur, ce n'est pas gênant, c'est même carrément bien fait. Les nombreux effets spéciaux dont a besoin l'histoire, sont très réussis. C'est spécial mais c'est bon, ça a le mérite d'être stylé et original. "Girls" est une série qui démarre vraiment bien avec ce premier tome de cent trente pages, ou l'on a le temps de s'imprégner de l'ambiance, de voir l'histoire se dérouler tout en s'enfonçant dans le mystère, pour s'achever sur une fin superbe qui malmène fort notre patience. Vivement la suite ! Si vous aimez le fantastique, si vous appréciez les bouquins de Stephen King et l'ambiance des films de M. Night Shyamalan, procurez-vous vite cette BD. Je recommande chaudement. JJJ

29/08/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Ibicus
Ibicus

Des cases sans aucune couleur, les tons varient du plus profond des noirs au blanc le plus éclatant, dans ces cases, des images baignées de lumière, d'où se détachent de sèches silhouettes toutes en longueurs aux contours floutés. Ce parti pris graphique est surprenant, non seulement c'est très beau, mais cela évoque de vieilles images surgies d'un autre temps, des images accrocheuses, sans vraie netteté que l'on contemple plutôt que de regarder. Comme s'il s'agissait d'un rêve. Les dessins ne sont pas d'un genre courant mais ils forment une ambiance unique, irréelle... Quoi de mieux pour illustrer le périple de Siméon Ivanovitch? On est en 1917, dans une Russie en pleine révolution, dans ce contexte nous allons suivre Siméon Ivanovitch, un homme lâche et calculateur, un survivant prêt à toutes les bassesses pour accomplir son destin. Siméon est un personnage peu commun, d'apparence fragile, il va pourtant traverser toutes les épreuves, si il y laissera souvent des plumes, il ne sera jamais brisé. Siméon est un personnage que l'on ne peut pas aimer, on le déteste même, néanmoins on s'y attache, on ne peut s'empêcher de le suivre. Ce personnage, si particulier, est l'une des valeurs fortes de cette Histoire. Un personnage extraordinaire dans une ambiance qui ne l'est pas moins. Une phrase qui résume parfaitement mon avis sur "Ibicus". Cette série fait plus de cinq cent pages, ne craignez pas un démarrage lent, la mise en place est rapide. Une conversation au café à Petrograd, un rêve étrange... les bases sont posées, en un peu plus d'une dizaine de pages on est au plongé coeur du sujet et il est difficile de décrocher. "Ibicus" est un must. JJJ

29/08/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Prince Valiant
Prince Valiant

C'était un soir... J'avais décidé de vérifier le classement de mes vieux hebdos Hop-Là !... Mmmmh la bonne odeur, bien caractéristique, du vieux papier encré... Je prends le n° 1, du 7 Décembre 1937... Je regarde le dos... Paf !... La toute première page de Prince Valiant jamais éditée en France... Souvenirs, souvenirs... Hé oui, gentils sires et belles dames... C'est dans cet hebdo que ce chevalier fit ses premiers pas en francophonie. Créé par Harold Foster (textes et dessins) il avait d'abord connu les honneurs de la presse américaine dans le quotidien "King Features Syndicate" du 13 Février 1937, ce sous forme d'un strip hebdomadaire. Prince Valiant ?... Une magnifique fresque chevaleresque située vers le milieu du 5ème siècle. La saga met en scène le jeune Valiant, fils du roi exilé de Thulé. Ce jouvenceau a pour mentor et éducateur sire Gauvain et deviendra un des plus grands chevaliers de la Table Ronde. Au fil de la saga imaginée par Foster, Valiant fera la rencontre d'Aleta -princesse des Iles Brumeuses- qui deviendra sa compagne et la mère de ses enfants. Son premier fils, Arn, l'accompagnera même dans la suite de ses aventures. Et c'est qu'il va en vivre, des histoires : combattre les Saxons, découvrir le Nouveau Monde, partir à la quête du Graal... Dans un style très académique -représentatif du dessin des années 30- Foster va s'efforcer de recréer, de faire sentir, restituer toute la réalité et la crédibilité de cette époque. Il privilégie le texte dans l'image (pas de phylactères) -tout comme Sirius, entre autres, le fera pour ses premiers "Epervier Bleu"-. Ses planches offrent de magnifiques panoramiques et plans d'ensemble. Foster va "travailler" sur son Prince jusqu'en 1970. Atteint d'arthrite, il se fera remplacer peu à peu -pour la partie graphique- par John Cullen Murphy. Ce dernier, dès 1979, se fera assister par son propre fils Cullen Murphy. En France, Prince Valiant sera aussi appelé "Prince Vaillant" et aura -assez rapidement- l'honneur de parutions dans plusieurs hebdos dont, surtout, Le Journal de Mickey dès 1940. Suite à la très large diffusion de cet hebdo en francophonie, Valiant plaira à un très large lectorat. En 1953, l'histoire -recomposée- aura les honneurs du cinéma. Réalisé par Henry Hathaway, "Prince Valiant" aura pour acteur principal Robert Wagner et Janet Leigh dans le rôle d'Aleta. Prince Valiant ?... Une fresque grandiose, chevaleresque, imaginative, faite de bruits et de fureur, où honneur et droiture sont mis au premier plan. A (re)découvrir !... L'auteur ? Harold FOSTER, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à Halifax (Canada) le 16 Août 1892. Il décède le 25 Juillet 1982 à Winter Park (Floride). Outre "Valiant", Foster a illustré de nombreuses histoires de Tarzan à partir de 1929. Un bourreau du travail, oeuvrant plus de cinquante heures pas semaine sur chacune de ses planches ! Son trait est réaliste, très fouillé, souvent délicat même. Il influencera d'autres "grosses pointures" tels Alex Raymond, Clarence Gray, etc... Un véritable novateur dans le sens de la narration et dans le dynamisme de ses planches. Un tout grand, quoi... In fine : La série postée est celle des éditions parues chez Zenda dès 1987. Malheureusement elle ne vous propose que les aventures parues entre 1953 et 1971. Il ne s'agit donc pas d'une "intégrale". Moult éditeurs (Serg, Hachette, Slatkine, Futuropolis) ont proposé en albums "Prince Valiant" bien avant. La liste est longue... peut-être, un jour, vous en parlerai-je... J'oublliais : "Prince Valiant" a aussi été édité en "Récits Complets" ces très vieux "albums" brochés, agrafés d'origine, format "à l'italienne", édités Avant-Guerre (celle de 40) sont de plus en plus rares à trouver. J'en possède heureusement... pour qu'ils ne soient pas oubliés...

29/08/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Le terrain vague
Le terrain vague

Oda est un des auteurs japonais qui m'intrigue le plus. Dispersion et ses adolescents que le mal-être faisait littéralement imploser m'avait très fortement marqué (dire que j'ai dû attendre 10 ans pour lire le tome 2 !). "Le terrain vague" est du même cru et suit une artiste qui flirte avec la schizophrénie, qui a du mal à distinguer les rêves de la réalité, et qui doit choisir entre suivre le difficile chemin de la vie où la joie côtoie la souffrance et celui des êtres aimés et perdus qui aimeraient l'avoir à leurs côtés. Un album empreint d'une poésie violente et désespérée, mais qui finit bien. :)

29/08/2006 (modifier)